Le railroadgate de Lac-Mégantic

16 juillet 2013

Les analystes auront beau retourner dans tous les sens les circonstances entourant la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, nous n’aurons guère d’autres choix que d’aboutir au laxisme éhonté du ministère des Transports fédéral pour expliquer l’origine du déraillement du train de la MMA en plein cœur d’un village jusque là paisible et sans histoire.

En effet, les éléments de preuve contre le fédéral ne cessent de surgir, que ce soit les coupures budgétaires des dernières années dans le transport ferroviaire ou l’allègement de la réglementation ayant autorisé, entre autres, la circulation d’un train de 72 wagons avec un seul employé à bord sur un chemin de fer mal entretenu ou une baisse des effectifs annuelle à Transports Canada malgré une hausse fulgurante du transport sur rail de matières dangereuses.

Et, pendant ce temps-là, Stephen Harper procède à un remaniement de son cabinet qui donne l’impression d’un jeu de chaises musicales aboutissant, entre autres, au départ de Christian Paradis, député de Mégantic-L’Érable, remplacé par Denis Lebel, à titre de lieutenant au Québec, une décision qui marque du coup une perte d’influence du député de la région touchée par la tragédie de Lac-Mégantic.

Embourbé dans le sénatgate depuis des mois, le gouvernement Harper vient de s’enliser dans un railroadgate qui ne fera qu’aggraver le merdier dans lequel il s’enfouit progressivement au Québec…de toute façon, le parti Conservateur, originaire de l’Ouest, n’a-t-il pas abandonné depuis belle lurette l’idée de reconquérir le Québec?

quebechebdo 16 juillet 2013
Le Devoir 17 juillet 2013 "Le railroadgate" 
vigile.net tribune libre 17 juillet 2013 "Le railroadgate" 

Une curiosité qui frise la délectation morbide

15 juillet 2013

«Là, ça ne me tente plus de parler aux journalistes», supplie Lorraine, vous comprenez, j’ai encore le coeur qui fait boum, boum.» «On a mal ! On a mal !», martèle Céline, irritée par la présence «de la planète» dans sa cour arrière. «Ça ne doit pas être un cirque», lance la Méganticoise, tout en s’en prenant aux journalistes qui lui mettent «un micro sous la gueule». «J’ai entendu les gens pris dans le centre-ville en flammes crier. J’ai aujourd’hui besoin que les gens respectent ma vie privée.»

Des dizaines de visiteurs cherchent à immortaliser l’ampleur des dégâts, rivalisant d’adresse pour prendre des clichés de la scène derrière la clôture opaque érigée au lendemain de la catastrophe. Un agent de sécurité peine à suffire à la curiosité des curieux massés sur le parvis de l’église Sainte-Agnès, les exhortant à ranger dans leur poche ou leur sac leur appareil-photo, la prise de photos y étant proscrite.

On ne peut remettre en doute l’importance du courant de sympathie démontré par les Québécois envers les Méganticois depuis cette terrible catastrophe. Toutefois, à partir du moment où certains sinistrés se sentent envahis dans leur bulle, voire même violés dans leur deuil, nous devons mettre fin à une curiosité qui frise la délectation morbide et qui outrepasse démesurément les limites du respect fondamental envers des personnes affligées jusqu’au plus profond de leur être.

quebechebdo 15 juillet 2013
Le Devoir 29 juillet 2013

Lac-Mégantic: oui au report des élections municipales

15 juillet 2013

Devant l’imminence d’une campagne électorale municipale qui devrait prendre son envol en septembre 2013 en vue des élections du 3 novembre, le conseil municipal de Lac-Mégantic demande au gouvernement du Québec de prolonger son mandat de deux ans dans le but de se donner le temps nécessaire à la reconstruction du centre-ville.

 

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a indiqué le 14 juillet que le conseil municipal avait adopté cette position un peu plus tôt dans la journée, lors d'une séance extraordinaire. Elle a soutenu que les élections municipales qui viennent en novembre pourraient être «préjudiciables» à la reconstruction du centre-ville. «Je pense que toutes les énergies, tout le temps doit être consacré à planifier comment nous allons réparer ce qui a été détruit. »

 

Mme Roy-Laroche a toutefois rappelé aux journalistes qu'elle est «toujours en réflexion» sur son avenir. Elle a répété qu'elle sera là pour la reconstruction, «soit comme citoyenne ou comme mairesse». «Évidemment qu'après deux ans, le travail ne sera pas terminé. Mais ce que nous souhaitons, c'est qu'il soit assez avancé pour qu'une autre équipe municipale puisse prendre le flambeau et continuer, advenant le cas où il y aurait de nouveaux élus», a-t-elle ajouté.

La mairesse a déjà discuté de la possibilité d'un mandat prolongé lors du passage à Lac-Mégantic du ministre des Affaires municipales et des Transports, Sylvain Gaudreault. «Le ministre comprend la situation et a entendu le message de la mairesse», exprime son attaché de presse, Yann Langlais-Plante. «Il devrait prendre une décision d'ici quelques jours ou quelques semaines.»

Toutefois, pour que la demande du conseil municipal soit appliquée, il faudra un projet de loi. «Ça prend un changement législatif», affirme M. Langlais-Plante. La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités sera ciblée. «Ça prend d'abord des analyses du ministère».

De son côté, le président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, estime que reporter la date de scrutin est une «bonne idée» dans les circonstances. M. Forest croit qu'il serait difficile de faire entrer un nouveau groupe d'élus en pleine reconstruction. Le président de l’UMQ a par ailleurs réitéré son appui à la population de Lac-Mégantic, qui semble vouloir s'accrocher à leur «dame de granit». «Si c'est le souhait de la communauté de Lac-Mégantic, c'est certain qu'on va les appuyer».

Le conseil de Lac-Mégantic a également déposé lors de sa séance extraordinaire un avis de motion visant à interdire le transport ferroviaire de matières dangereuses sur son territoire, tout en admettant que les trains de marchandises non dangereuses pourraient toujours transiter par Lac-Mégantic.

Le ministre Sylvain Gaudreault n'a pas exclu cette option. «Il faut regarder les scénarios, parce qu'on ne peut pas passer ça n'importe où. Il ne faut pas non plus qu'on se retrouve dans des situations où on va risquer de répéter ce qui est arrivé. Il faut penser à une certaine distance. Tout est sur la table», a-t-il avancé.

Partant du constat que le transport ferroviaire est de juridiction fédérale, force est de constater que le gouvernement québécois ne sera pas invité à la « table » d’Ottawa pour participer aux décisions qui encourront le drame de Lac-Mégantic.

Toutefois, j’invite M. Gaudreault à « profiter » de cette négligence scandaleuse du gouvernement fédéral qui a coûté la vie à une cinquantaine de Québécois pour inciter ses collègues du conseil des ministres à larguer la galère de la gouvernance dite souverainiste et à monter à bord du navire-amiral de l’accession du Québec à son indépendance!

quebechebdo 15 juillet 2013

Le train de la honte

14 juillet 2013

Il se trouvera toujours des rapaces de bonne fortune pour profiter de la brèche que leur offre le système pour augmenter leurs profits. En ce sens, le drame de Lac-Mégantic ne fait pas exception à la règle.

En effet, on aura beau tenter de trouver des coupables auprès du conducteur du train, Tom Handing, ou des dirigeants de la compagnie ferroviaire MMA, on devra admettre tôt ou tard que les premiers responsables de cette catastrophe inimaginable demeurent les intervenants du ministère des Transports du Canada qui ont permis, par leur laxisme éhonté, la déréglementation tolérant un seul chauffeur à bord…conséquence directe de la descente du train de la honte au cœur d’un village jusqu’alors paisible!

quebechebdo 14 juillet 2013
Le Devoir 18 juillet 2013 "Le train de la honte au coeur d'une ville"

Les hommes forts au Québec: un phénomène culturel

14 juillet 2013

Selon Paul Ohl, l'auteur de la biographie sur Louis Cyr, qui a fait des recherches sur les hommes forts pendant une vingtaine d'années, le fait que le Québec ait développé davantage d'hommes forts au prorata de sa population que bien d'autres pays serait relié à un phénomène culturel.

«Lorsqu'on regarde la provenance de ces hommes au Québec, à l'époque, on se rend compte qu'ils viennent presque tous du milieu rural, qui est totalement axé sur le travail physique. Ils lèvent des troncs d'arbre. Ils se déplacent sur de grandes distances avec des charges à l'épaule. Ils soulèvent des pierres impossibles à lever par leur entourage…Il y avait deux types d'hommes forts, soit le colon bûcheron et le forgeron du village. Ce n'est pas pour rien que le premier modèle de Louis Cyr, c'est le grand Joseph Trudeau, le forgeron de Saint-Cyprien de Napierville», affirme Paul Ohl.

En outre, Paul Ohl croit que l'importance accordée à la force physique est un facteur dominant. «Dans ce temps, la démonstration de force est devenue une vertu cardinale. C'est ce qui élevait un homme au-dessus des autres. Dans les chantiers forestiers au XIXe siècle et au début du XXe siècle, 90 % des jeux entre les hommes étaient des tours de force comme le tir au poignet, celui qui levait la bûche la plus lourde. Et 90 % des conversations portaient sur les exploits de force des uns et des autres. »

Ils s'appelaient Jean, Paul, Adrien, Lionel, Charles et Antonio Baillargeon. «Ce sont les noms les plus célèbres, les plus glorieux de la région de Québec. C'est un phénomène génétique collectif. C'était la famille la plus forte au monde», explique Paul Ohl.

«Chacun des frères avait une spécialité. L’un déchirait l'annuaire téléphonique de New York. Un autre tirait un autobus avec ses dents et une grippe spéciale à sa mâchoire sur une distance de 10 pieds. Un troisième pliait des barres d'acier sur sa nuque, l’autre ouvrait un fer à cheval avec ses mains», raconte le biographe de Louis Cyr.

Paul Baillargeon, qui a été propriétaire d'un hôtel dans la rue Saint-Vallier à Québec et qui est le plus connu, « soulevait d'une main une barre olympique de 312 livres. Il agrippait un cheval pesant entre 900 et 1400 livres avec un harnais spécial tout en escaladant six barreaux dans une échelle», conclut Paul Ohl.

Enfin, les femmes ne sont pas en reste puisque, vers la fin du XIXe siècle, Marie-Louise Sirois, née à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, était considérée comme la femme la plus forte du monde. Elle pouvait soulever un baril de 243 livres. On prétend même qu'elle pouvait retenir deux chevaux en place à la manière de Louis Cyr.

quebechebdo 14 juillet 2013
vigile.net tribune libre 14 juillet 2013

Le verso d’une tragédie

13 juillet 2013

Au-delà des enquêtes cherchant à déterminer les responsables de la terrible tragédie qui a frappé la municipalité de Lac-Mégantic, la vague de sympathie et de solidarité qui a déferlé sur le Québec depuis la catastrophe ferroviaire qui a fauché une cinquantaine de vies nous démontre à quel point les Québécois sont tissés serrés les uns aux autres dans des situations aussi désastreuses.

Quoique ma « ferveur catholique » ait perdu beaucoup de son intensité avec les années, je ne peux rester insensible à ces veillées nocturnes à la chandelle qui s’organisent un peu partout à travers le Québec en guise de recueillement pour les victimes et les sinistrés méganticois.

C’est dans de telles occasions que le courage légendaire des Québécois resurgit des racines de nos ancêtres et contribue à réveiller le sentiment de solidarité qui a toujours caractérisé l’esprit de nos bâtisseurs…une sorte de « tous pour un » qui incarne, à sa façon, une particularité de la « société distincte » que nous formons!

quebechebdo 13 juillet 2013
vigile.net tribune libre 13 juillet 2013

Tragédie de Lac-Mégantic: Harding le bouc-émissaire

12 juillet 2013

Selon les informations, la société ferroviaire américaine The Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), propriétaire du train ayant causé la catastrophe de Lac-Mégantic, est l'une des deux seules entreprises au Canada à avoir obtenu une dérogation du ministère des Transports du Canada lui permettant de n'avoir qu'un seul conducteur à bord de ses trains, l’autre compagnie étant la Quebec North Shore & Labrador Railway, qui roule dans le Grand Nord.

En conséquence, les dirigeants de la MMA ont demandé cette dérogation qui leur a été octroyée par Transport Canada. Par ailleurs, les réactions de conducteurs de trains expérimentés laissent à penser qu’il est impossible pour un seul conducteur d’immobiliser de façon sécuritaire un train, un minimum de deux hommes étant nécessaire.

Devant ce constat, une question s’impose : Tom Harding, le conducteur du train impliqué dans la tragédie de Lac-Mégantic, n’est-il pas le bouc-émissaire idéal à qui les deux parties directement impliquées risquent de faire porter l’imputabilité?

À mon sens, il serait trop facile de jouer les faux-fuyants devant les responsabilités qui incombent et à Transport Canada et aux dirigeants de la MMA et de jeter le blâme sur un employé aux prises avec une négligence manifeste de la part des deux principaux intervenants dans cette funeste tragédie…Que les vrais coupables soient dénoncés et condamnés!

quebechebdo 12 juillet 2013
vigile.net tribune libre 12 juillet 2013 "Tom Harding, le bouc-émissaire"
Le Devoir 13 juillet 2013 "Le bouc-émissaire"

Lebel comme un coq en pâte au milieu des sinistrés

12 juillet 2013

Selon l'article 33 de la Loi sur la sécurité ferroviaire, le ministre fédéral des Transports peut obliger une entreprise à «mettre fin, totalement ou dans la mesure prévue dans l'avis, à l'utilisation d'installations ou de matériel ferroviaires d'un type déterminé, ou à toute pratique concernant leur entretien ou leur exploitation, qui, selon lui, risquent de compromettre de façon imminente la sécurité ferroviaire».

Qui plus est, dans la dernière version de la Loi, entrée en vigueur le 1er mai 2013, il est même spécifié que l'ordre du ministre a préséance sur les décisions du conseil des ministres et sur les demandes déposées par les entreprises visées par les injonctions ministérielles.

Or, depuis la catastrophe de Lac-Mégantic, le ministre des Transports Denis Lebel se comporte comme un coq en pâte au milieu des sinistrés en utilisant les faux fuyants habituels enrobés de la vacuité d’une langue de bois mielleuse :

«Notre gouvernement a déjà pris des mesures pour augmenter la sécurité ferroviaire au Canada et nous continuerons d'en faire plus. Nous allons laisser les autorités responsables compléter leurs enquêtes, nous continuerons de consulter nos experts et nous n'hésiterons pas à agir suite à leurs recommandations», peut-on lire dans le courriel expédié par l’attachée de presse du ministre.

Et patati…et patata…Prenez tout votre temps, monsieur le ministre, les sinistrés ont tout leur temps!

quebechebdo 12 juillet 2013
vigile.net tribune libre 13 juillet 2013

Catherine Dorion: l’étoffe d’un chef

12 juillet 2013

« Jean-Martin a eu le courage incompréhensible (« Non mais, était-il fou ? », me dis-je parfois) de fonder un parti (qui d’autre l’aurait fait ?) et de rassembler une foule de gens qui lui ressemblent. Il nous a fait cadeau, sinon de son endurance, du moins d’un courage inespéré de la part d’un homme dans sa position. Nous avons ça entre les mains. Nous avons entre les mains un parti qui, s’il meurt, renaîtra inévitablement sous une autre forme dans quelques années parce que le vide politique qu’ON a rempli est manifeste, prégnant. Nous avons entre les mains un parti qui ose affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant, et qui croit au potentiel de l’authenticité dans un monde où le citoyen-consommateur est plus qu’écoeuré de se faire bullshiter pour son vote ou pour son argent. Nous avons entre les mains un parti qui est encore plein de ces gens intelligents et inspirants qui se reconnaissaient en Jean-Martin. Nous n’avons aucune idée de ce qu’ON sera dans cinq ans : ça peut aller de pétard mouillé à succès fulgurant. Mais parce que nous avons déjà tout ça, moi, j’ai envie d’essayer. »

La réplique (1) › Option nationale – Le défaitisme, notre principal adversaire, Catherine Dorion, Le Devoir, 11 juillet 2013

Le 21 juin 2013, j’ai publié sur cette tribune un article relatif à la possibilité de voir Catherine Dorion briguer la chefferie d’ON sous le titre « Catherine Dorion à la chefferie d’Option nationale »

La réplique de Catherine Dorion relativement au défaitisme de Yannick Cormier suite au retrait de Jean-Martin Aussant de la vie politique revêt, à mon sens, l’argumentaire d’une réponse « indirecte » à mon invitation à briguer la chefferie d’ON.

Quoique je ne puisse présumer avec certitude de la décision finale de Catherine Dorion concernant ses intentions de briguer ou non la chefferie d’Option nationale, cette décision lui appartenant, je suis toutefois certain d’une chose, c’est que Catherine Dorion à l’étoffe d’un chef :

« Nous avons entre les mains un parti qui ose affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant, et qui croit au potentiel de l’authenticité dans un monde où le citoyen-consommateur est plus qu’écoeuré de se faire bullshiter pour son vote ou pour son argent. »…

Des mots qui brillent d’une limpidité sans équivoque, des mots qui font appel au « potentiel » et à l’ « authenticité » de ceux qui osent « affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant »

Enfin, je laisse la réplique à Catherine comme réponse positive percutante au défaitisme négatif de Yannick Cormier : « Mais si Jean-Martin a pogné, c’est justement parce qu’il y a au Québec à la fois ce paysage politique extrêmement morne au milieu duquel la sincérité ne peut que briller très fortement par contraste, et à la fois, cette nouvelle vague qui débarque à la recherche de cette sincérité-là précisément, à la recherche d’un sens qui ne découle pas d’un économisme aveugle ou d’un individualisme indéfectible, dogmes de notre temps. »

(1)Le déclencheur

« Je me sens floué. Le fait est qu’Option nationale ne te survivra pas. Fruit de ta défection du PQ, le parti a été poussé par une parenthèse historique. La crise du souverainisme […], puis Occupy, le printemps érable et leurs sursauts de militantisme ont gonflé les effectifs, mais pas la qualité de l’organisation. Se sont ainsi regroupés d’admirables déterminés autour d’une figure charismatique […]. Le problème était que le message véhiculé était personnalisé : Aussant, le vertueux démissionnaire. » – Yannick Cormier, Le Devoir, 28 juin 2013.

quebechebdo 12 juillet 2013

Lac-Mégantic: responsabilités partagées

11 juillet 2013

Même s’il est trop tôt pour établir avec certitude la part de responsabilité imputable aux divers intervenants impliqués dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, les dernières révélations provenant des médias laissent à penser que le gouvernement fédéral tout autant que Montreal, Maine Atlantic Railway devront répondre de négligence dans l’exercice de leur imputabilité.

D’un côté, le gouvernement fédéral qui a accordé une dérogation permettant à MMA, qui s’est engagée dans l’aventure pétrolière avec du vieux matériel et des infrastructures ferroviaires inadéquates ou non sécurisées pour ce type de transport, d’opérer ses trains avec un seul ingénieur à bord.

De l’autre, Edward A. Burkhardt, propriétaire de MMA, qui a rapidement établi sa réputation et sa fortune dans le redressement de sociétés ferroviaires acquises lors des privatisations des chemins de fer lancées à la fin des années 1990 et dont le leitmotiv reconnu est de réduire les coûts d’opération et d’augmenter la productivité.

Enfin, concernant les dédommagements qui devraient être versés aux sinistrés et aux victimes de la catastrophe de Lac-Mégantic, espérons que le gouvernement fédéral ne mettra pas autant de temps à passer à la caisse, compte tenu que le gouvernement du Québec attend toujours des compensations d'Ottawa pour la crise du verglas de janvier 1998 et les inondations en Montérégie du printemps 2011!

quebechebdo 11 juillet 2013
vigile.net tribune libre 12 juillet 2013 "Responsabilités partagées"

Commentaire:

"La grosse machine fédérale «en glaise» s'enlise facilement, à la moindre petite pluie. La vitesse d'exécution n'a jamais été prioritaire. Après qu'ils sont élus, ils nous répètent toujours: Donnez-nous le temps de… Comme le temps c'est de l'argent, donc çà prend du temps pour faire de l'argent, donc… attendons"

René L.
quebechebdo 11 juillet 2013