4 septembre 2026
La saga sur les révélations du premier ministre Carney eu égard aux exigences des négociateurs américains en lien avec les allégations sur la langue française dans le cadre des négociations s’est amplifiée avec les déclarations du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, qui accuse Mark Carney d’avoir inventé des exigences sur la langue française dans le cadre des négociations afin de bloquer l’élection du Parti Québécois.
À Ottawa toutefois, une source expliquait récemment que la question de la découvrabilité des produits francophones sur les plateformes numériques a bel et bien été ajoutée aux discussions dans le dernier droit des négociations, les exigences liées à la loi 101 n’ayant jamais été remises en cause par la partie américaine, assure cette source qui n’est pas autorisée à parler publiquement.
De son côté, la première ministre Christine Féchette jette son dévolu sur la version de son homologue canadien, une position qui, dans les faits, lui permet de se servir de ce bouclier pour alimenter son argumentaire autour du climat malsain dans lequel se sont terminées subitement les négociations.
Pour l’instant, le contenu des échanges entre les deux parties demeure confidentiel et, de facto, il est impossible de déterminer qui dit vrai dans cet imbroglio. Toutefois dans les faits, je suis plutôt d’avis que Christine Fréchette, en endossant la version de Mark Crney, met en lumière le climat d’instabilité causé par les tarifs américains tout en balayant sous le tapis les huit dernières années chaotiques de la CAQ au pouvoir, une position récupérée par les partis d’opposition.
Ce qui m’amène à ce constat : selon toute vraisemblance, l’échec des négociations avec les USA crée un terreau fertile à la mobilisation de l’électorat et risque de reléguer aux oubliettes les enjeux réels de cette campagne électorale, notamment les impacts de la montée du coût de la vie sur la qualité de vie des Québécois…et cela peu importe qui dit la vérité dans l’épineux dossier du français.
Le Devoir 4 septembre 2026
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2 septembre 2026
Permettez-moi de remonter de quelques décennies. En 1980, les Québécois votent non au référendum sur l’indépendance du Québec apeurés par le spectre de la peur brandi par Pierre Elliot Trudeau. En 1995, même scénario à la différence que la même peur devient l’arme de prédilection de Jean Chrétien. Or aujourd’hui, en 2026, rien n’a changé. Christine Fréchette fait campagne autour de la peur que suscite l’imprévisibilité et la voracité de Donald Trump. « Avançons », dit le slogan de la Coalition avenir Québec. Mais avancer pour aller où? Là où ira l’inassouvissable Trump naturellement. N’ayez pas peur, chers Québécois, nous sommes là pour vous protéger avec l’aide de notre allié à Ottawa, Mark Carney. Curieux comme les temps changent mais que la peur demeure toujours la bougie d’allumage des politiciens québécois quand l’adversaire exhibe le fantasme de l’épouvantail.
Le Devoir 2 septembre 2026
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18 août 2026
Si les élections québécoises se tenaient aujourd’hui, le Pari québécois (PQ) l’emporterait, et il formerait un gouvernement minoritaire qui, dans un système britannique comme le nôtre, peut tomber à tout moment suite à une motion présentée par des partis d’opposition entraînant de facto de nouvelles élections. En bref, un tel système donne lieu à une carence de planification à long terme terme, d’adoption de loi importante, de réforme d’envergure, le gouvernement en étant ainsi réduit à gérer les affaires courantes.
Toutefois, tout est encore possible, un électeur sur deux se disant incertain du choix du parti qu’il favorisera le jour du scrutin. Quatre partis sont dans la course et chacun d’eux risque de brouiller les cartes d’ici le 5 octobre. Mis à part le PQ qui caracole en tête dans les sondages depuis des mois avec une faible avance sur les libéraux et sur les caquistes sans compter les conservateurs qui semblent en voie d’opérer une percée dans la région de Québec, c’est l’incertitude complète sur le sort minoritaire ou majoritaire du prochain gouvernement.
Toujours selon les sondages, le PQ maintient une confortable avance sur les intentions de vote des francophones, une conjoncture favorable à son option souverainiste mais fragile dans le contexte géopolitique explosif actuel ayant au coût de la vie et des logement dits abordables. En bref, je suis plutôt d’avis que ces deux créneaux seront prioritaires au moment où l’électeur déposera son vote dans l’urne, ce qui risque de jouer en défaveur du PQ.
Conséquemment, la plate-forme électorale du PQ jouera un rôle prédominant au cours de la campagne électorale. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, devra se montrer pragmatique en mettant le focus sur les moyens qu’il entend prendre pour pallier l’augmentation vertigineuse du panier d’épicerie et du loyer, quitte à mettre en veilleuse son option souverainiste qu’il pourra toujours ressortir lors d’une prochaine éventuelle campagne référendaire.
Le Devoir 18 août 2026
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13 août 2026
Depuis quelque temps, le mot CAQ est complètement disparu du radar de Christine Fréchette et a été remplacé par l’équipe de Christine Fréchette. La cheffe de la CAQ a décidé de balayer sous le tapis le parti de François Legault et de s’afficher derrière des faux-fuyants. Ainsi en est-il du renouveau dont se targue Christine Frécette à tout vent mais qui, dans la réalité. n’est qu’un paravent qui aspire voiler les huit dernières années désastreuses au pouvoir de la CAQ dont, de surcroît, elle a fait partie à titre de ministre.
On ne fait pas du neuf avec du vieux, nous dit le proverbe bien connu. Christine Fréchette peut toujours offrir un style de leadership différent de son prédécesseur, il n’en demeure pas moins que le passé a laissé une plaie encore vivante aux yeux des Québécois, notamment le dossier catastrophique de Northvolt, le scandale SAAQclic sans parler des montagnes russes du troisième lien dans lesquelles les Québécois ont voyagé au cours des deux derniers mandats de la CAQ.
Le changement exige des gestes concrets pour être crédible. Et pourtant, depuis son arrivée à la tête de la CAQ, Christine Fréchette, dans la lignée de François Legault, n’a cessé de multiplier une pléthore de dépenses en vue de se rallier l’électorat, et cela, nonobstant un déficit faramineux.
Centraliser une campagne électorale autour de la personnalité de Christine Fréchette et non de la CAQ tient de l’utopie. La CAQ incarne jusqu’à aujourd’hui le parti dans lequel s’engagent les nouveaux candidats qui ont fait le choix de se lancer en politique sous son étiquette qui suivra leur nom sur le bulletin de vote.
Selon le dernier sondage Léger, la montée de la CAQ a atteint un plateau qui se situe autour de 20% des intentions de vote. La lune de miel est terminée. Qu’elle le veuille ou non, Christine Fréchette fait partie du paysage de la CAQ, et aucun faux-fuyant ne pourra percoler auprès de l’électorat québécois. Après tout,, le passé n’est-il pas garant de l’avenir?
Le Devoir 13 août 2026
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29 juillet 2026
Depuis le début des négociations sur l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), Donald Trump n’a cessé de menacer le gouvernement de Mark Carney de détruire l’entente évoquant que le Canada ne peut, de toute façon, s’auto-suffire sans l’appui indspensable du gouvernement américain. Or réunis à Charlottetown dans le cadre du Conseil de la fédération, le premier ministre et ses homologues ont décidé, pour une énième occasion, d’attendre avant de répliquer à la menace de nouveaux tarifs douaniers américains à hauteur de 50 %, Mark Carney préférant donner une chance aux négociations avec la Maison-Blanche, sans écarter des représailles en cas d’échec. Au final, l’ex-banquier aura donc penché pour la prudence, prônée notamment par Christine Fréchette, plutôt que pour la méthode forte réclamée par le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.
Or dans les faits, le climat entre les USA et le Canada ne cesse de s’envenimer entraînant avec lui une kyrielle de tarifs si bien qu’on est en droit de s’interroger sur la pertinence de la stratégie attentiste du Canada. En réalité, ne serait-il pas plus à propos de qualifier l’approche de Mark Carney d’aplaventriste ou, en termes clairs, de soumission aux caprices farfelus de notre voisin par crainte de représailles?
Depuis des mois, les négociations entre Ottawa et Washington en lien avec la révision de l’ACEUM sont au point mort. Le premier ministre canadien aura beau invoquer des approches auprès de nouveaux pays en lien avec la perspective de nouvelles ententes économiques avec ces pays, aucune entente n’a été signée hormis la signature d’un accord sur les véhicules électriques avec la Chine.
En somme, connaissant l’appétit vorace de Donald Trump pour étendre sa suprématie sur le monde, la stratégie attentiste de Mark Carney a atteint, à mon avis, un aplaventrisme pour le moins gênant qui laisse très peu d’ouverture pour une saine négociation, le président américain se contentant de dénigrer à outrance les tentatives désespérées de Mark Carney pour tenter de prendre ses distances de son voisin. Dans ces circonstances, il est plus que temps que l’ex-banquier se retrousse les manches et apporte de l’eau au moulin à ces nombreux voyages de séduction auprès des dirigeants des pays qu’il a visités depuis des mois. C’est une simple question de fierté et de dignité d’un pays fort comme le clame Mark Carney en parlant du Canada.
Le Soleil 29 juillet 2026
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26 juillet 2026
En mars 2003, devant quelque 4000 militants, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, a donné le coup d'envoi officiel de sa campagne électorale en scandant ces mots « Nous sommes prêts ». Or 23 ans plus tard, le chef frais émoulu du PLQ, Charles Milliard, dans une publicité présentée sur le petit écran, lance à répétition ces trois mots : « Je suis là! ».
En revanche, depuis son élection à la tête du PLQ, nonobstant sa position ambiguë et timide liée à l’utilisation de la clause dérogatoire advenant des comtestations sur la protection du français au Québec, Charles Milliard s’est montré plutôt discret sur sa plateforme électorale si bien que les électeurs demeurent sur leur appétit sur le pourquoi de son engagement et sur les moyens qu’il entend prendre pour y parvenir.
Par ailleurs, le PLQ traîne derrière lui un lourd parcours jonché d’écueils à commencer par la bisbille entourant la course à la chefferie du PLQ menée par Pablo Rodriguez. Les cicatrices sont toujours ouvertes auxquelles s’ajoutent les conclusions désastreuses de la Commission Charbonneau sur les scandales dans la construction dont les effets négatifs planent toujours sur le PLQ. Sur un autre plan, Charles Milliard aura fort à faire pour gagner le faveur de l’électorat francophone dans les régions lui dont le parti est traditionnellement associé à la clientèle anglophone du West Island.
Charles Milliard est un néophyte en politique et il hérite d’un parti qui a connu ses heures de gloire dans les années ‘60 avec le « Maître chez nous » de Jean Lesage et la révolution tranquille qui en suivit. Le nouveau chef du PLQ a du pain sur la planche avant d’aspirer atteindre de tels sommets. Peut-être pourrait-il commencer par mettre du beurre sur le pain s’il aspire attirer les convives à sa table.
Le Soleil 25 juillet 2026
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23 juillet 2026
Dans un contexte géo-politique explosif lié notamment à l’imposition de nouveaux tarifs de 50% qui devraient être imposés d’ici trente jours sur certains produits canadiens par le président américain, Donald Trump, la rencontre du Conseil de la fédération qui se tient actuellement à Charlottetown revêt une importance capitale. La primauté de l’unité canadienne incarne la figure de proue pour affronter le vent de face imposé par la Maison- Blanche. Or un climat de tension semble régner au sein du Conseil causé notamment par la position du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui privilégie le mode offensif envers les USA alors que le premier ministre Carney prône une approche attentiste. Pour sa part, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, se rallie à la position du premier ministre canadien.
Depuis sa création, le Conseil de la fédération, qui se veut un forum où prime l’unité canadienne, a souvent fait montre de distorsions liées pour la plupart aux mesures protectionnistes mises de l’avant par chacun des territoires et chacune des provinces, remettant constamment en question l’unité canadienne au point où on peut se demander si elle ne relève pas de la pure utopie. Par ailleurs, n’est-il pas légitime que chaque premier ministre prenne la défense des intérêts de la province ou des territoires qu’il représente?
En revanche, les problèmes de tension inter-provinciales ajoutent de l’eau au moulin aux élucubrations de notre voisin du Sud, telle l’annexion du Canada comme 51e État de la terre de l’oncle Sam. Dans ces circonstances houleuses, Mark Carney a du pain sur la planche s’il aspire présenter à Donald Trump l’image d’un Canada uni. Il pourra toujours mettre de l’avant de grands projets tournant autour des champs de compétences du fédéral mais il devra obtenir l’aval des provinces si tel projet empiète sur les compétences de telle ou telle province. Ainsi va la vie au merveilleux monde du fédéralisme canadien.
Le Soleil (version numérique) 22 juillet 2026
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9 juillet 2026
L’annonce inattendue de la mort du comédien Marc Messier a suscité une onde de choc dans les médias. Marc Messier laisse derrière lui une carrière prolifique de quelque cinquante ans au petit, au grand écran et au théâtre marquée par des chefs d’oeuvre télévisuels, cinématographiques et théâtraux, tels Broue, La petite vie, Lance et compte et Les Boys dans lequel il excelle en prononçant son discours légendaire sur « la dureté du mental » dans le vestiaire des Boys.
Incontestablement, Marc Messier aura marqué l’imaginaire des Québécois par son talent remarquable à incarner des personnages hors norme tel l’attachant menteur compulsif, Réjean Pinard, dans la série La petite vie. Il excellait autant dans le drame que dans la comédie burlesque, un talent qui n’est donné qu’à très peu de comédiens.
Parmi les témoignages entendus à la suite de son décès, il faut souligner sa grande générosité, particulièrement envers les comédiens frais émoulus et, parmi ceux-ci, celui de Marina Orsini qui n’a pas tari d’éloges sur les qualités humaines de son compagnon de route dans la série Lance et compte.
Marc Messier entrait corps et âme dans ses personnages et réussissait à nous faire vibrer jusque dans nos tripes grâce à la vivacité de son regard. Son intonation suivait le rythme de ses émotions et traduisait instantanément l’ambiance de la scène, en passant du comique à la tragédie avec aisance et magnanimité.
Le magistral Marc Messier nous a quittés mais la vivacité de ses personnages demeurera imprégnée dans la mémoire collective des Québécois. De Réjean Pinard à Marc Gagnon en passant par Bob Chicoine, il aura su nous faire passer par toute la gamme des émotions tout au long de son parcours de comédien. Hommage à vous, monsieur Messier, vous avez maintenant votre place auprès des plus grands comédiens du Québec.
Le Soleil (version numérique) 9 juillet 2026
Le Devoir 9 juillet 2026
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25 juin 2026
Le Livre bleu du Parti québécois (PQ), une brique de quelque 500 pages, constitue certes un incontournable dans le paysage de l’accession du Québec à son indépendance et, à ce titre, sa parution ne peut qu’être bénéfique et pertinente. Or toutefois aujourd’hui, les préoccupations des Québécois sont ailleurs, leur regard étant indubitablement tourné vers le contexte géopolitique auquel ils doivent faire face au quotidien.
Depuis des mois et particulièrement depuis le déclenchement des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, et l’imposition systémique de tarifs sur les importations par le président américain, les prix à la consommation ont augmenté de façon vertigineuse notamment sur les coûts liés au panier d’épicerie des Québécois.
Dans ce contexte, à mon sens, l’heure est aux moyens proposés par le chef du PQ pour atténuer l’impact de cette folie furieuse dans laquelle le coût de la vie a atteint une priorité telle qu’elle a franchi un degré de survivance. De ce fait, la guéguerre lancée par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) en lien avec les allégations de connivence du Parti libéral du Québec (PLQ) avec le crime organisé dans le cadre de la course à la chefferie du PLQ sont à des centaines de lieues des besoins des Québécois hic et nunc.
Nous sommes présentement en pleine pré-campagne électorale qui couronnera le prochain gouvernement. Selon les derniers sondages, le PQ est en avance, talonné par le PLQ et la Coalition avenir Québec (CAQ). Dans l’hypothèse où le PQ prend le pouvoir, il devra gérer les aléas de l’augmentation sans cesse croissante du coût de la vie et, à ce chapitre, le PQ fait preuve d’un mutisme pour le moins inquiétant jusqu’à maintenant.
Un gouvernement péquiste sera jugé sur les résultats eu égard à la pertinence des moyens mis de l’avant pour soulager le porte-feuille des Québécois. Il sera toujours temps d’aborder l’indépendance du Québec, le PQ disposera de quatre ans pour en jeter les bases avant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. Pour l’instant, M. St-Pierre Plamondon, de grâce, parlez-nous d’économie.
Le Soleil (version numérique) 25 juin 2026
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23 juin 2026
Le projet de TGV Québec-Toronto accuse tout un lot de contestations, particulièrement de la part des agriculteurs qui y perçoivent un danger imminent pour la survie de leurs cultures. Sur le plan politique, le Bloc québécois et le Parti québécois le dénoncent vivement, alléguant pour l’un que ce projet à été bâclé, et pour l’autre que les milliards $ que le gouvernement fédéral s’apprête à investir dans ce projet devraient plutôt être injectés dans les infrastructures désuètes de certains hôpitaux et d’écoles et dans la réparation du réseau routier. De surcroît, s’ajoute à ce scénario le contournement de la participation du BAPE décrié par les agriculteurs qui répliquent vivement aux séances de « consultation » d’Alto, le promoteur du projet, qui ont tourné davantage en séances d’information. En bref, nous assistons à une véritable querelle des Anciens et des Modernes dans laquelle s’affrontent les traditionnels agriculteurs à la modernité de la technologie. Si un terrain d’entente devait naître entre les deux parties, il devra nécessairement protéger les terres agricoles, sources essentielles alimentaires auprès de la population depuis des siècles à défaut de quoi les citoyens de Mirabel risquent de revivre le traumatisme de leur expropriation cavalière par le gouvernement de Pierre Elliot Trudeau en 1969 au profit d’un aéroport qui a été déplacé à Dorval 20 ans plus tard. Comme le dit le proverbe bien connu, chat échaudé craint l’eau froide.
Le Devoir 23 juin 2026
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