Publicité creuse du PLQ

26 juillet 2026

En mars 2003, devant quelque 4000 militants, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, a donné le coup d'envoi officiel de sa campagne électorale en scandant ces mots « Nous sommes prêts ». Or 23 ans plus tard, le chef frais émoulu du PLQ, Charles Milliard, dans une publicité présentée sur le petit écran, lance à répétition ces trois mots : «  Je suis là! ».

En revanche, depuis son élection à la tête du PLQ, nonobstant sa position ambiguë et timide liée à l’utilisation de la clause dérogatoire advenant des comtestations sur la protection du français au Québec, Charles Milliard s’est montré plutôt discret sur sa plateforme électorale si bien que les électeurs demeurent sur leur appétit sur le pourquoi de son engagement et sur les moyens qu’il entend prendre pour y parvenir.

Par ailleurs, le PLQ traîne derrière lui un lourd parcours jonché d’écueils à commencer par la bisbille entourant la course à la chefferie du PLQ menée par Pablo Rodriguez. Les cicatrices sont toujours ouvertes auxquelles s’ajoutent les conclusions désastreuses de la Commission Charbonneau sur les scandales dans la construction dont les effets négatifs planent toujours sur le PLQ. Sur un autre plan, Charles Milliard aura fort à faire pour gagner le faveur de l’électorat francophone dans les régions lui dont le parti est traditionnellement associé à la clientèle anglophone du West Island.

Charles Milliard est un néophyte en politique et il hérite d’un parti qui a connu ses heures de gloire dans les années ‘60 avec le « Maître chez nous » de Jean Lesage et la révolution tranquille qui en suivit. Le nouveau chef du PLQ a du pain sur la planche avant d’aspirer atteindre de tels sommets. Peut-être pourrait-il commencer par mettre du beurre sur le pain s’il aspire attirer les convives à sa table.

Le Soleil 25 juillet 2026

L’unité canadienne, utopie ou réalité?

23 juillet 2026

Dans un contexte géo-politique explosif lié notamment à l’imposition de nouveaux tarifs de 50% qui devraient être imposés d’ici trente jours sur certains produits canadiens par le président américain, Donald Trump, la rencontre du Conseil de la fédération qui se tient actuellement à Charlottetown revêt une importance capitale. La primauté de l’unité canadienne incarne la figure de proue pour affronter le vent de face imposé par la Maison- Blanche. Or un climat de tension semble régner au sein du Conseil causé notamment par la position du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui privilégie le mode offensif envers les USA alors que le premier ministre Carney prône une approche attentiste. Pour sa part, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, se rallie à la position du premier ministre canadien.

Depuis sa création, le Conseil de la fédération, qui se veut un forum où prime l’unité canadienne, a souvent fait montre de distorsions liées pour la plupart aux mesures protectionnistes mises de l’avant par chacun des territoires et chacune des provinces, remettant constamment en question l’unité canadienne au point où on peut se demander si elle ne relève pas de la pure utopie. Par ailleurs, n’est-il pas légitime que chaque premier ministre prenne la défense des intérêts de la province ou des territoires qu’il représente?

En revanche, les problèmes de tension inter-provinciales ajoutent de l’eau au moulin aux élucubrations de notre voisin du Sud, telle l’annexion du Canada comme 51e État de la terre de l’oncle Sam. Dans ces circonstances houleuses, Mark Carney a du pain sur la planche s’il aspire présenter à Donald Trump l’image d’un Canada uni. Il pourra toujours mettre de l’avant de grands projets tournant autour des champs de compétences du fédéral mais il devra obtenir l’aval des provinces si tel projet empiète sur les compétences de telle ou telle province. Ainsi va la vie au merveilleux monde du fédéralisme canadien.

Le Soleil (version numérique) 22 juillet 2026

Hommage à vous, Monsieur Messier!

9 juillet 2026

L’annonce inattendue de la mort du comédien Marc Messier a suscité une onde de choc dans les médias. Marc Messier laisse derrière lui une carrière prolifique de quelque cinquante ans au petit, au grand écran et au théâtre marquée par des chefs d’oeuvre télévisuels, cinématographiques et théâtraux, tels Broue, La petite vie, Lance et compte et Les Boys dans lequel il excelle en prononçant son discours légendaire sur « la dureté du mental » dans le vestiaire des Boys.

Incontestablement, Marc Messier aura marqué l’imaginaire des Québécois par son talent remarquable à incarner des personnages hors norme tel l’attachant menteur compulsif, Réjean Pinard, dans la série La petite vie. Il excellait autant dans le drame que dans la comédie burlesque, un talent qui n’est donné qu’à très peu de comédiens.

Parmi les témoignages entendus à la suite de son décès, il faut souligner sa grande générosité, particulièrement envers les comédiens frais émoulus et, parmi ceux-ci, celui de Marina Orsini qui n’a pas tari d’éloges sur les qualités humaines de son compagnon de route dans la série Lance et compte.

Marc Messier entrait corps et âme dans ses personnages et réussissait à nous faire vibrer jusque dans nos tripes grâce à la vivacité de son regard. Son intonation suivait le rythme de ses émotions et traduisait instantanément l’ambiance de la scène, en passant du comique à la tragédie avec aisance et magnanimité.

Le magistral Marc Messier nous a quittés mais la vivacité de ses personnages demeurera imprégnée dans la mémoire collective des Québécois. De Réjean Pinard à Marc Gagnon en passant par Bob Chicoine, il aura su nous faire passer par toute la gamme des émotions tout au long de son parcours de comédien. Hommage à vous, monsieur Messier, vous avez maintenant votre place auprès des plus grands comédiens du Québec.

Le Soleil (version numérique) 9 juillet 2026

Le Devoir 9 juillet 2026

M. St-Pierre Plamondon, parlez-nous d’économie

25 juin 2026

Le Livre bleu du Parti québécois (PQ), une brique de quelque 500 pages, constitue certes un incontournable dans le paysage de l’accession du Québec à son indépendance et, à ce titre, sa parution ne peut qu’être bénéfique et pertinente. Or toutefois aujourd’hui, les préoccupations des Québécois sont ailleurs, leur regard étant indubitablement tourné vers le contexte géopolitique auquel ils doivent faire face au quotidien.

Depuis des mois et particulièrement depuis le déclenchement des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, et l’imposition systémique de tarifs sur les importations par le président américain, les prix à la consommation ont augmenté de façon vertigineuse notamment sur les coûts liés au panier d’épicerie des Québécois.

Dans ce contexte, à mon sens, l’heure est aux moyens proposés par le chef du PQ pour atténuer l’impact de cette folie furieuse dans laquelle le coût de la vie a atteint une priorité telle qu’elle a franchi un degré de survivance. De ce fait, la guéguerre lancée par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) en lien avec les allégations de connivence du Parti libéral du Québec (PLQ) avec le crime organisé dans le cadre de la course à la chefferie du PLQ sont à des centaines de lieues des besoins des Québécois hic et nunc.

Nous sommes présentement en pleine pré-campagne électorale qui couronnera le prochain gouvernement. Selon les derniers sondages, le PQ est en avance, talonné par le PLQ et la Coalition avenir Québec (CAQ). Dans l’hypothèse où le PQ prend le pouvoir, il devra gérer les aléas de l’augmentation sans cesse croissante du coût de la vie et, à ce chapitre, le PQ fait preuve d’un mutisme pour le moins inquiétant jusqu’à maintenant.

Un gouvernement péquiste sera jugé sur les résultats eu égard à la pertinence des moyens mis de l’avant pour soulager le porte-feuille des Québécois. Il sera toujours temps d’aborder l’indépendance du Québec, le PQ disposera de quatre ans pour en jeter les bases avant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. Pour l’instant, M. St-Pierre Plamondon, de grâce, parlez-nous d’économie.

Le Soleil (version numérique) 25 juin 2026

La querelle des Anciens et des Modernes

23 juin 2026

Le projet de TGV Québec-Toronto accuse tout un lot de contestations, particulièrement de la part des agriculteurs qui y perçoivent un danger imminent pour la survie de leurs cultures. Sur le plan politique, le Bloc québécois et le Parti québécois le dénoncent vivement, alléguant pour l’un que ce projet à été bâclé, et pour l’autre que les milliards $ que le gouvernement fédéral s’apprête à investir dans ce projet devraient plutôt être injectés dans les infrastructures désuètes de certains hôpitaux et d’écoles et dans la réparation du réseau routier. De surcroît, s’ajoute à ce scénario le contournement de la participation du BAPE décrié par les agriculteurs qui répliquent vivement aux séances de « consultation » d’Alto, le promoteur du projet, qui ont tourné davantage en séances d’information. En bref, nous assistons à une véritable querelle des Anciens et des Modernes dans laquelle s’affrontent les traditionnels agriculteurs à la modernité de la technologie. Si un terrain d’entente devait naître entre les deux parties, il devra nécessairement protéger les terres agricoles, sources essentielles alimentaires auprès de la population depuis des siècles à défaut de quoi les citoyens de Mirabel risquent de revivre le traumatisme de leur expropriation cavalière par le gouvernement de Pierre Elliot Trudeau en 1969 au profit d’un aéroport qui a été déplacé à Dorval 20 ans plus tard. Comme le dit le proverbe bien connu, chat échaudé craint l’eau froide.

Le Devoir 23 juin 2026

La patate chaude du PLQ

11 juin 2026

Ce n’est pas d’hier que le statut du français au Québec cause des maux de tête au Parti libéral du Québec (PLQ). À cet effet, rappelons que, tout récemment, le nouveau chef du PLQ, Charles Milliard, a dû rétropédaler après avoir évoqué l’existence de deux langues officielles au Québec, et changer son fusil d’épaule au sujet de la protection de la réforme de la Charte de la langue française contre les poursuites judiciaires.

Qu’à cela ne tienne, le plan du PLQ pour le français, qui n’est toujours pas connu, sera « meilleur » pour la santé du français que les gestes posés par la CAQ dans la loi 96, a insisté Charles Milliard en marge du rassemblement militant de Sherbrooke. Or des libéraux présents au rassemblement se sont prononcés pour ramener le libre choix dans les cégeps. Plusieurs critiques visent par ailleurs directement la loi 96 à l’égard de la limitation des inscriptions des francophones et des allophones dans les cégeps anglophones, et de l’obligation pour tous les étudiants de suivre trois cours de français ou trois cours de leur programme en français. « Chose certaine, on touche à des institutions qui sont importantes pour la communauté anglophone », a lancé le président de la Commission politique nationale du PLQ, André Pratte, à cet effet en point de presse à Sherbrooke.

Nonobstant le contenu du plan libéral ayant trait au français, les premières réactions des divers intervenants qui se sont prononcés pour l’heure sur le sujet laissent présager un recul significatif sur les acquis obtenus par la CAQ de François Legault au cours de ses deux mandats. De toute évidence, Charles Milliard doit se créer un passage entre l’arbre et l’écorce, à savoir ne pas déplaire à sa base anglophone d’une part, et rallier une partie de l’électorat francophone d’autre part s’il aspire gruger assez de votes à la CAQ et se rapprocher sérieusement du peloton de tête avec le PQ sans négliger la montée substantielle de la CAQ dans les récents sondages depuis l’arrivée de Christine Fréchette à titre de première ministre.

Le Devoir 11 juin 2026

Le pamplemousse s’invite au débat

10 juin 2026

La politique, c’est bien connu, emprunte souvent des chemins tortueux pour arriver à ses fins. Ainsi en est est-il de la députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, maintenant associée au Parti conservateur, qui a déclaré qu'elle soupçonnait le gouvernement caquiste d’opportunisme électoraliste en lien avec le projet de loi interdisant les boissons énergisantes au moins de 16 ans. Et, pour ajouter du « poids » à sa position contre le projet de loi, Maïté Blanchette Vézina renchérit en ces mots : « Ma mère et d’autres personnes prennent des médicaments qui interagissent avec le pamplemousse. Cela peut entraîner des décès, des interactions médicamenteuses. Allons-nous interdire le pamplemousse ? Non », Difficile de croire qu’une comparaison aussi saugrenue puisse provenir d’une députée représentative de ses électeurs. Enfin pendant que le pamplemousse s’invite au débat et qu’il risque de faire avorter un projet de loi déterminant pour la santé des jeunes, d’autres projets de loi telle la loi «Gabie Renaud» destinée à mieux protéger les femmes de la violence conjugale attendent désespérément d’être adoptés. De la petite politique de bas étage qui contribue à coup sûr à entretenir un sentiment de mépris envers la classe politique auprès de la population. 

Le Devoir 10 juin 2026

Aplaventrisme gênant de Mark Carney

9 juin 2026

On se rappellera qu’une des raisons fondamentales pour laquelle les Canadiens ont élu Mark Carney est qu’ils jugeaient qu’il serait le meilleur premier ministre pour affronter les élucubrations de notre voisin du Sud, Donald Trump, notamment en lien avec les négociations entourant le traité de libre échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM). Or pour l’heure, les négociations sont toujours au point mort.

Par ailleurs, Mark Carney, depuis son arrivée au pouvoir, multiplie les replis supposément stratégiques reliés à ses propres décisions tarifaires dans le but de ne pas déplaire à monsieur Trump, le dernier en liste ayant trait à son abandon de la hausse prévue de 5% à 15% des redevances exigées aux géants du Web (dont la plupart font partie des généreux donateurs du clan de Trump) afin de financer le contenu culturel canadien. le gouvernement Carney préférant verser lui-même 600 millions de dollars aux créateurs d’ici et cela, aux frais des contribuables. Plutôt gênant comme aplaventrisme!

En revanche, certains économistes avancent l’idée que le gouvernement Carney joue l’horloge à savoir qu’il espère que les élections de mi-mandat aux USA en novembre 2026 pourraient affaiblir Donald Trump et, de ce fait, conférer plus de poids au Canada dans le cadre de la négociation de l’ACEUM. Une stratégie attentiste qui démontre encore une fois la préséance quasi systémique du spectre de Trump dans la joute géo-politique en cours.

Enfin si Mark Carney aspire se détacher progressivement de la dépendance des États-Unis, (en lien avec son discours qualifié d’historique à Davos) dans ses relations commerciales en développant de nouveaux marchés avec d’autres pays, il devra assumer son leadership sur la scène internationale en cessant ses courbettes devant Trump et en s’affichant comme un véritable chef d’État qui ne se contente pas de présenter l’image d’un « Canada fort » mais surtout qu’il l’assume avec force et détermination face au président de la première puissance mondiale.

Le Devoir 9 juin 2026

Montée de l’extrême droite

4 juin 2026

Je me souviens de la réticence tenace dont a fait preuve l’ex-premier ministre du Québec, François Legault, à accoler le mot « systémique’ au mot « racisme » pour qualifier ce phénomène au Québec. Or pas plus tard que le 30 mai, à Shawinigan, une vingtaine d’hommes ont envahi le parc des Vétérans, vêtus de noir et masqués par des cagoules blanches et arborant une longue banderole qui disait : « Je me souviens d’un Québec blanc ».

La montée ahurissante de l’extrême droite à l’échelle de la planète ne fait aucun doute, et le Québec n’y échappe pas, propulsée par le mouvement complotiste. Bien qu’encore discret au sein de la population québécoise, le racisme s’imprègne sans coup férir dans toutes les strates de la société à commencer par le discours hargneux qui se propage pernicieusement contre l’inclusion des immigrants.

Parallèlement à cette situation pour le moins inquiétante, l’influence envahissante des médias sociaux, notamment chez les plus jeunes, contribuent sans le moindre doute à la montée de l’extrême droite via des contenus racistes auxquels ils adhèrent sans coup férir. Dans cette foulée, il m’apparaît essentiel que les parents exercent un contrôle rigoureux auprès de leurs enfants en lien avec les contenus qu’ils fréquentent sur les médias sociaux. À ce contexte explosif s’ajoute la montée de l’IA qui, pour l’heure, n’en est qu’à l’état embryonnaire. Enfin on ne peut passer sous silence l’influence déstabilisante de notre voisin du sud, Donald Trump, qui a fait, dès son arrivée au pouvoir, de la chasse aux immigrants son cheval de bataille.

Le Québec vit dans le monde d’aujourd’hui, et ne peut faire abstraction de la montée de l’extrême droite. Or même si le racisme, à mon sens, ne peut être qualifié de systémique au Québec, il n’en demeure pas moins qu’il contient les germes susceptibles de susciter son éclosion si l’on n’y porte pas une surveillance attentive à défaut de quoi le cancer risque de se généraliser.

vigile.quebec tribune libre 4 juin 2026
Le Devoir 5 juin 2026

Retour au bercail partiel

2 juin 2026

L'obligation de trois jours de présence au bureau suscite un tollé de contestations, particulièrement chez les fonctionnaires syndiqués du gouvernement. Les syndicats dénoncent une mesure politique "illogique", soulignant les aberrations d'un présentiel forcé, telles l’obligation de tenir des réunions virtuelles depuis le bureau, des locaux inadaptés et les longs déplacements pour se rendre au bureau.

En guise de rappel, il m’apparaît important de souligner ici que le télétravail à la maison a été introduit dans le contexte de l’épidémie suscité par la COVID-19 en 2020 et que, de facto, les travailleurs de la fonction publique travaillaient cinq jours semaine avant cette date. C’est donc dans des circonstances exceptionnelles qu’une mesure circonstancielle et implicitement temporaire a été instaurée. Or depuis six ans, le télétravail a peu à peu fait son nid si bien qu’il est devenu dans la norme de penser qu’il est là pour rester à long terme.

Un tel constat suscite à mon sens une question préalable : avant l’arrivée du télétravail dont on ignorait l’existence avant la pandémie, pourquoi était-il « normal » de travailler cinq jours semaine? En d’autres termes, pourquoi, une fois la cause de l’avènement du télétravail éliminée, ne devrait-on pas revenir au travail à temps plein au bureau comme c’était le cas avant la pandémie?

Enfin, au risque de passer pour un dinosaure, et nonobstant les « avantages » soulevés par les tenants du télétravail, je suis plutôt d’avis que les liens qui se créent entre les employés doivent primer sur les considérations évoquées par les syndiqués pour le plus grand bien de la solidarité et de l’esprit d’équipe qui contribuent directement à la qualité du climat de travail et, par conséquent, au rendement des employés.

vigile.quebec tibune libre 2 juin 2026
Le Devoir 3 juin 2026