28 janvier 2010 Il y a de ces hommes et de ces femmes
Sur qui la maladie n'a pas d'emprise
Peu importe leur période de crise
Au fond de leurs yeux brille toujours la flamme
Habités au plus profond de leur être
Par une viscérale force de vie
Ils réussissent constamment à faire naître
Un miraculeux instinct de survie
Une de ces femmes s'est retrouvée sur mon chemin
Tel un oiseau fragile dans le creux de ma main
Elle a jeté sur moi son doux regard
Et la lumière a balayé le noir
Merci à toi petite fée des étoiles
Pour avoir discrètement levé le voile
Sur ta foi inébranlable en la vie
Merci à toi mon espoir, mon amie
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22 janvier 2010 Issu d'une génération
Où les gestes prédominaient
Je suis un être d'action
Qui en tire un grand bienfait
Le jour où l'on comprendra
Que ma joie est dans le don
Peut-être qu'on acceptera
De m'accorder le pardon
D'avoir omis certains gestes
Peut-être tout narurels
Mais qui sont pour moi des tests
Qui débordent mon naturel
À vous que j'aime beaucoup
Sachez que toujours pour vous
Je serai là en tout temps
Pour écouter vos tourments
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10 juin 2009 Là-bas règne en maître Ben Laden
Alors que Bush se flatte la bedaine
Ses hommes ayant envahi le sol
Lui ouvrant les portes du pétrole
L'affront du onze septembre est vengé
L'honneur de l'Amérique est sauvé
À bas les méchants terroristes
Place aux gentils impérialistes
C'est ce que nous réserve l'histoire
Mais qu'en est-il du jeune de Bagdad
Qui au bout d'une longue escapade
Rencontre sa mère au crématoire
Pourtant la presse se presse et s'empresse
Cogitant avec le président
Sur les moyens à prendre pour que cesse
Toutes ces injustices sans précédent
Car Britanniques comme Américains
Doivent sauver l'honneur et le pouvoir
L'histoire leur a légué ce destin
Tant pis pour le sinistre abattoir
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10 juin 2009 Toi dont le zèle n'a d'égale que ta grandeur d'âme
Qui t'amène souvent au-delà de tes frontières
Méfie-toi de ton abnégation outrancière
Insatiable mégère et conseillère infâme
Toi dont l'ardeur se heurte parfois à tes forces
Que tu repousses écorchant leur fragile écorce
Entends le sage appel de ta douce tendresse
Si tu veux garder de ton élan l'allégresse
Toi dont la bonté jaillit au fond de ton être
Afin de dispenser conforts, soin et mieux-être
Souviens-toi que ta source risque l'assèchement
Obstacle perfide à ton désir de soulagement
Toutes ces gens qui vivent leur étape ultime
Ont besoin de tes forces dans leur douleur intime
Pour faciliter leur périlleuse agonie
Dans leur sinueux périple vers l'infini
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5 mai 2009 Les jeux dehors pour les enfants
Le petit écran dorénavant
Évolution quand tu nous tiens…
Les tables de mathématiques
Les touches des calculatrices
Évolution quand tu nous tiens…
La persévérance et l'effort
La réussite sans effort
Évolution quand tu nous tiens…
Les échanges téléphoniques
Les messages électroniques
Évolution quand tu nous tiens…
Les rencontres aléatoires
Les rencontres exploratoires
Évolution quand tu nous tiens…
Le personnel sympathique
Les guichets électroniques
Évolution quand tu nous tiens…
Le chant mélodieux de l'oiseau
La cacopohonie qui sonne faux
Évolution quand tu nous tiens…
Le Temps des lilas de Dubé
La vacuité de Loft story
Évolution quand tu nous tiens…
Moult vieillards dans les placards
La liberté en étendard
Évolution quand tu nous tiens…
Ceci est un extrait de
Évolution quand tu nous tiens…
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3 mai 2009 À son réveil le soleil s'étire les rayons
Pour écarter un à un les sombres nuages
Ouvre l'oeil et se lève de son lit d'horizon
Effleurant la cime des montagnes au passage
Il poursuit majestueusement son ascension
Jusqu'au miroir d'un lac réflétant son image
Jette un rapide coup d'oeil à sa réflexion
Atteignant enfin l'immensité sans ambages
Il entreprend alors son périple solaire
Escaladant sans trêve son arc prédestiné
Voilé parfois par quelques cumulus ouatés
Il amorce ensuite sa descente solitaire
Revêt discrètement sa tenue de soirée
Et s'éteint lentement derrière la voûte étoilée
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29 avril 2009 Orphelin sans bouée
Dérive sans ancre
Orphelin sans papier
Divague sans encre
Cafard d'un soir blafard
Spleen d'une fine bruine
Vague à l'âme sans âme
Vieil homme sans racine
Dépérit sans eau vive
Vieil homme sans échine
Déambule sans rive
Cafard d'un soir blafard
Spleen d'une fine bruine
Vague à l'âme sans âme…
Héritier du printemps
Ausculte les bourgeons
Héritier du présent
Gonfle quelques ballons
Aurore d'un matin d'or
Merveille de l'arc-en-ciel
Crépuscule de tulle
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28 avril 2009 À l'aurore de la vie scintille l'ostensoir
Brillant de tous ses feux aux rayons du soleil
Tel l'oiseau dans sa cage posé sur son perchoir
L'enfant s'émerveille à l'éclat de cet éveil
Au midi de la vie se pointe l'illusoire
Feignant de tous ses fards aux chemins de l'envie
Tel le tourbillon d'une sempiternelle foire
L'adulte se pavane dans la vallée des défis
Au soir de la vie s'érige le reposoir
Miroitant de tous ses phares au port du repos
Telle la douce sensation d'un salvateur espoir
Le retraité se crée son bel eldorado
À la nuit de la vie rétrécit l'entonnoir
Rapetissant de tous ses flancs aux bords du trépas
Telle la démarche d'un aveugle marchant dans le noir
Le vieux est suspendu au carillon qui bat
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4 avril 2009 Maintenant que maman est partie
Loin d'ici
Saute tout en bond
Le doux souvenir
De son sourire
En toile de fond
Maintenant que maman n'est plus là
Près de moi
Tourne tout en rond
La tendre image
De son visage
En toile de fond
Maintenant que maman est partie
Loin d'ici
Maintenant que maman n'est plus là
Près de moi
Je sais qu'une maman
Renferme un trésor
Toujours et encore
Encore et maintenant
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7 février 2009 Laissez-moi vous raconter
L'histoire d'une femme et d'un homme
Dont le destin résonne comme
Une légende du temps passé
Par un soir pluvieux d'été
L'homme à l'auberge revient
Escaladant l'escalier
Alors la femme mine de rien
L'interpelle en alléguant
Le connaître depuis longtemps
Tout en appuyant ses mots
Sur le souvenir d'une photo
Bouche bée et estomaqué
L'homme s'assoit pour écouter
Un récit inusité
Sorti d'un conte de fée
Les heures s'égrennent une à une
Entraînant dans leur sillon
Les complices sur la dune
Émotions en tourbillons
La belle quitta son pays
Et prit en juillet mari
Sur une terre étrangère
Son sourire comme lampadaire
Depuis lors le chevalier
La rose au bout de l'épée
Comme étendard s'est donné
Le coeur de sa bien-aimée
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