Vivement une Commission d’enquête publique sur les CHSLD

2 juin 2020

Dans la foulée de la Commission d’enquête publique sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse présidée par madame Régine Laurent, et compte tenu des révélations troublantes entendues depuis le début de la crise du coronavirus, je suis d’avis que l’heure est venue de mettre sur pied une Commission spéciale sur les droits des aînés.

D’ailleurs, c’est bien connu dans les officines du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la direction de la Protection de la jeunesse (DPJ) et les Centres hospitaliers pour soins de longue durée (CHSLD) sont les parents pauvres du système de santé au Québec. À cet effet, si vous jetez un coup d’œil sur l’organigramme du MSSS, vous remarquerez que la Santé publique est un service comme un autre au sein de ce ministère et que le directeur national de la Santé publique, en l’occurrence de Dr Horacio Arruda, y a un statut de sous-ministre adjoint, relevant du sous-ministre en titre.

Pire que cela, un excellent dossier de La Presse, datant du 29 mai 2020, nous apprend que les directeurs régionaux de la santé publique ne relèvent pas du Dr Arruda. Suite à la grande réforme de structure de l’ex-ministre Gaétan Barrette, on les a plutôt rattachés à un directeur général adjoint d’un Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux (CIUSSS).

À mon avis, à l’instar de la gouvernance de la DPJ, celle des CHSLD est également à revoir de fond en comble. Au cours des derniers mois, les écueils au sein de la gestion des CHSLD, notamment un leadership déficient, voire inexistant pour la plupart de ces centres révèlent de façon patente un problème structurel au sein de la gestion de laquelle personne n’est imputable. C’est le fouillis complet… Vivement une Commission d’enquête publique sur les CHSLD!

quebechebdo 2 juin 2020

Sauvegarder l’église du Très-Saint-Sacrement

1 juin 2020

Alors qu’en toute logique, on aurait pu s’attendre à ce que le diocèse de Québec apporte son appui à la décision de la ministre de la Culture Nathalie Roy de signer un avis d’intention de classement pour préserver léglise du Très-Saint-Sacrement quasi centenaire sur le chemin Sainte-Foy à Québec, la réalité est toute autre puisque le diocèse, par la voix de l’évêque auxiliaire du diocèse, Mgr Marc Pelchat, avec l’appui du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, promet de se battre «de toutes ses forces» pour convaincre la ministre de faire marche arrière… C’est le monde à l’envers!

« C’est un choc pour nous. L’église a été définitivement fermée au culte en septembre 2019. C’est un danger public. C’est un beau monument massif, à l’extérieur, mais pour nous, ce n’est pas un monument historique. C’est une église qu’on aimait mais c’est un citron, elle tombe en ruines », déclare Mgr Pelchat.

De son côté, Nathalie Roy argue que « l’intérêt patrimonial [de cette église] repose sur ses valeurs historique, artistique, architecturale et paysagère ». Pour justifier cette décision, le cabinet de la ministre Roy dit avoir reçu les signatures de 10 000 citoyens de Québec qui souhaitent ardemment préserver la valeur patrimoniale de l’église du Très-Saint-Sacrement.

Depuis quelques années, on assiste à la démolition de plusieurs églises dans la grande région de Québec sous l’œil impuissant de centaines de citoyens pour qui ces monuments historiques incarnaient une valeur patrimoniale. Nonobstant la désaffection incompréhensible du diocèse de Québec, je suis d’avis que la ministre de la Culture doit persister dans son intention de sauvegarder l’église du Très-Saint-Sacrement.

quebechebdo 1er juin 2020

Le crime de George Floyd, être né de race noire

1 juin 2020

Le 28 août 1963, le pasteur Martin Luther King, à Washington, devant 250 000 personnes, prononce son discours "I have a dream". Son rêve est celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Cinquante-sept ans plus tard, un policier blanc maintient son genou sur la gorge d’un afro-américain en plein jour, sous le regard de piétons affolés, jusqu’à ce que George Floyd ne meure au bout de son souffle, étouffé. Son crime? Avoir utilisé un faux billet de 20 $. L’accusation portée contre le policier? Meurtre au troisième degré, homicide involontaire…

Force est malheureusement de constater que le rêve du pasteur King a stagné au pays des rêves, les personnes de race noire continuant d’être maltraitées, voire tuées, par des policiers de race blanche comme de vulgaires scélérats faisant partie d’une race inférieure.

On pourrait se demander jusqu’à quand cette barbarie empoisonnera-t-elle la terre de l’oncle Sam, tel un boulet au pied du condamné. Quand, enfin, les Blancs et les Noirs se retrouveront-ils « unis et libres »? Quand, enfin, le rêve de Martin Luther King verra-t-il le jour? Ou n’est-ce en réalité qu’une utopie?

Tant que la justice américaine couvrira les gestes barbares des policiers blancs envers les Noirs, nous assisterons à une rébellion fracassante de la part de la population afro-américaine, une violence incendiaire et contreproductive. Dans les faits, le policier qui a tué George Floyd devrait être accusé de meurtre au premier degré, de meurtre avec préméditation et condamné à perpétuité… à défaut de quoi les manifestations de violence vécues actuellement aux États-Unis ne feront que se perpétuer indéfiniment!

quebechebdo 1er juin 2020
vigile.quebec tribune libre 1er juin 2020

La communication épicène

31 mai 2020

L’administration de Valérie Plante compte faire adopter un règlement pour former élus et employés à la « communication épicène », le plus rapidement possible. Le mot « épicène » est un adjectif qualificatif qui désigne indifféremment l’un ou l’autre sexe ; les mots « enfant » et « adulte », par exemple, sont des mots « épicènes » pour désigner un garçon ou une fille, et un homme ou une femme.

Les tenantes et tenants de la communication épicène recommandent, par exemple, d’utiliser la double désignation et de mettre le féminin en premier. Ainsi, on dira notamment, « la ou le juriste », ou encore « l’ambulancière et l’ambulancier ». L’utilisation du singulier collectif est aussi privilégiée ; ainsi, au lieu de dire « les policiers », on utilisera « la police ». Cette nouvelle façon de parler permet d’éviter l’usage du masculin à valeur universelle. Autre avantage de la communication épicène : l’ellipse. Au lieu de dire, à titre d’exemple : « La Ville recherche un responsable des communications », on devrait dire ou écrire : « La Ville cherche responsable des communications ».

Par le passé, plusieurs adeptes de la lutte contre la suprématie du masculin sur le féminin dans les langues orale et écrite se sont parfois placés en position d’« idéateurs » et d’« idéatrices » chauvins qui frisaient carrément les aberrations. Toutefois, actuellement, je dois admettre que la réforme proposée par la Ville de Montréal tient du gros bon sens et, pour cette raison, je serais porté à l’appuyer.

Le Devoir le 26 mai 2020

L’ex-maire de Beauport Jacques Langlois s’est éteint

31 mai 2020

Maire de l’ancienne ville de Beauport de 1984 à 2001, conseiller municipal de la nouvelle ville fusionnée de 2002-2005, président de l’arrondissement de Beauport de 2002 à 2005, chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec de 2001 à 2004 et enfin président et directeur général de la Commission de la capitale nationale de Québec de 2005 à 2012, Jacques Langlois s’est éteint à l’âge de 72 ans des suites de complications cardiaques.

Aux yeux de Jacques Langlois, les Beauportois incarnaient toute la dynamique nécessaire pour s’efforcer de répondre à leurs besoins, peu importe le jour ou l’heure de la journée. Faisant preuve d’une disponibilité hors du commun, M. Langlois était doué d’une bonhomie sans pareil et d’un sens de l’humour d’où émanait une bonne humeur communicative. Tout au long de son parcours en politique, Jacques Langlois, malgré les différences d’opinions inhérentes aux diverses fonctions qu’il a occupées, savait se montrer toujours transparent et respectueux envers ses adversaires politiques.

Toutefois, on retiendra de Jacques Langlois sa propension naturelle à fouler le terrain auprès des citoyens pour écouter leurs doléances et les servir adéquatement. C’était surtout ça Jacques Langlois, un homme de terrain qui avait compris que la politique est une affaire de communication, d’écoute et de service envers la population qui l’avait élu.

M. Langlois, vous demeurerez dans la mémoire collective des citoyens que vous avez servis pendant toutes ces années avec dévouement et courage…et, pour cela, nous vous en serons toujours reconnaissants!

quebechebdo 31 mai 2020

Assurer l’équilibre entre les CHSLD et les soins intermédiaires

29 mai 2020

De toute évidence, la pénurie de préposés aux bénéficiaires (PAB) dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées est devenue le sujet de l’heure eu égard aux soins élémentaires dont souffrent cruellement nos aînés, notamment le réconfort de la chaleur humaine.

Ce n’est donc pas surprenant que François Legault se lance dans une course au recrutement de PAB en offrant une période accélérée de formation aux futurs candidats au salaire horaire de 21 $ l’heure les conduisant à un emploi permanent à 26 $ l’heure, régime de retraite, avantages sociaux et sécurité d’emploi en prime.

Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est sur le plan des effets collatéraux causés par cette initiative chez les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile où les PAB travaillent à des taux horaires beaucoup moindres, ces derniers risquant de déserter leur emploi au profit de la formation proposée par le premier ministre et accentuant davantage la pénurie de personnel actuelle dans les ressources intermédiaires.

À mon sens, la campagne de recrutement lancée par le gouvernement rend incontournable l’adoption d’un décret ou de toute autre formule qui garantira de meilleurs salaires aux PAB dans les ressources intermédiaires d’hébergement et les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile, à défaut de quoi nous assisterons à un glissement inévitable de la main d’œuvre des soins à domicile vers les CHSLD au détriment de la qualité des soins à domicile de nos aînés.

quebechebdo 29 mai 2020

Aux plus forts la poche

27 mai 2020

La subvention salariale permet d’éponger 75 % du salaire des employés dans le but de venir en aide aux entreprises et aux organismes financièrement ébranlés par la pandémie de COVID-19. Or, on apprend que quatre partis politiques fédéraux, soit le PLC, le PCC, le NPD et le Parti vert ont décidé de s’en prévaloir, alléguant des pertes de revenu au chapitre des dons au cours du premier trimestre de 2020 et qu’une élection anticipée est toujours possible considérant le fait qu’un gouvernement minoritaire est au pouvoir. Seul le Bloc québécois n’y a pas adhéré. Voilà pour le tableau d’ensemble.

En réalité, les partis politiques sont, au sens de la loi, des organismes sans but lucratif. Si on s’en tient à la lettre du nouveau programme d’urgence, ils ont droit à l’aide gouvernementale pour éviter de mettre à pied leurs employés. Or, dans les faits, au cours des trois premiers mois de 2020, le PLC a récolté près de 3 millions et le PCC, 3,9 millions, de quoi rémunérer ses employés si on ajoute ces sommes aux montants déjà accumulés dans la caisse de ces partis. En termes clairs, aucun d’eux n’est au bord de la faillite ni ne risque de « fermer ses portes ». Ni le PLC, ni le PCC ne se retrouvent « financièrement ébranlés par la pandémie de COVID-19 ».

À mon avis, pour des raisons de transparence élémentaire, le PLC et le PLQ devraient ouvrir leur livre publiquement avant de réclamer la dite subvention salariale au même titre que les entreprises et les organismes qui qui ont fait appel à ce programme. Toutefois, les partis politiques ont plutôt tendance à se monter discrets eu égard à leurs récoltes de dons, une attitude qui doit être corrigée eu égard à la situation pandémique actuelle. Décence oblige!

vigile.quebec tribune libre 27 mai 2020 

À situation exceptionnelle, solution exceptionnelle

26 mai 2020

En traversant la frontière par le chemin Roxham, certains réfugiés se sont placés en situation « irrégulière ». Toutefois, force est de constater que l’engagement de plusieurs de ceux-ci, soit quelque 800, auprès des personnes âgées dans les CHSLD, mérite quelque considération exceptionnelle, notamment la possibilité de les qualifier comme immigrants et de les accueillir de la sorte au Québec. Ces « anges gardiens » demandeurs d’asile qui sont sur le front de la COVID-19 méritent la gratitude des Québécois, a admis le premier ministre François Legault.

Considérant le manque flagrant de préposés (es) aux bénéficiaires, il m’apparaît tout à fait légitime, voire pertinent, de reconnaître que ces demandeurs d’asile soient traités comme des cas exceptionnels répondant à une situation exceptionnelle, notamment en raison de leur dévouement et de leur engagement au sein de l’équipe de première ligne dans les CHSLD.

Par ailleurs, pour les besoins de la petite histoire, rappelons que le 13 mai dernier, la députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, déposait une motion à l'Assemblée nationale demandant : « Que l'Assemblée nationale reconnaisse la contribution des centaines de demandeurs d'asile, majoritairement d'origine haïtienne, œuvrant présentement comme préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD du Québec ; Qu'elle demande au gouvernement canadien de régulariser rapidement leur statut d'immigration, dans un souci de reconnaissance du travail accompli durant la crise sanitaire actuelle ». Le gouvernement Legault avait alors refusé de débattre de la motion.

Une preuve que, parfois, les députés de l’opposition peuvent faire avancer le débat vers des solutions tout à fait appropriées!

quebechebdo 26 mai 2020

Frédéric Bastien ne lâche pas le morceau

25 mai 2020

Rappelons d’abord les faits

L’historien et aspirant à la direction du Parti Québécois, Frédéric Bastien, reproche à l’ex-juge en chef de la Cour d’appel d’avoir fait preuve de partialité lors d’une audition sur la suspension de la loi 21. Nicole Duval Hesler s’était ouvertement questionnée à savoir si la loi adoptée par le gouvernement Legault posait plus de préjudices à ceux qui souffrent d’«allergies visuelles» face aux signes religieux ou aux «aux enseignantes qui perdent la possibilité de s'engager dans la profession qu'elles ont choisie». La juge en chef avait ensuite inscrit sa dissidence lorsque ses deux autres collègues ont refusé de suspendre l’application de la loi, qui interdit le port de symboles religieux aux employés de l’État en position d’autorité.

Le Conseil canadien de la magistrature

Ce dernier a décidé de ne pas se pencher sur la plainte visant Nicole Duval Hesler déposée dans la foulée de la contestation de la loi sur la laïcité, jugeant qu’il n’a plus compétence pour trancher la question en raison du départ à la retraite de la juge en chef. L’organe chargé d’analyser les plaintes contre les magistrats nommés par le gouvernement fédéral lui a fait parvenir une fin de non-recevoir. La missive, datée du 21 avril, justifie que le départ à la retraite de l’ex-juge en chef Duval Hesler, le 8 avril, fait en sorte que le Conseil canadien de la magistrature (CCM) n’a plus l’autorité requise pour se prononcer sur le bien-fondé de la plainte. On y écrit qu’il a été décidé « dans le passé » que la démission ou le départ à la retraite d’un juge met « un terme à la compétence » du conseil en pareille matière.

Réplique de Frédéric Bastien

L’historien reproche au Conseil canadien de la magistrature CCM) « d’avoir attendu presque cinq mois pour que la juge prenne sa retraite. Ils ont annoncé leur décision une fois qu’elle a été partie»… Ils auraient dû se dépêcher ». Mais des précédents dans les cours administratives du Québec ont démontré que des requêtes contre des juges peuvent se régler après leur départ à la retraite, estime Frédéric Bastien. De plus, une décision viendrait « mettre en place des balises », pour les juges toujours en poste.

« C’est un curieux hasard. Ça a pris cinq mois avant d’avoir une réaction du CCM. Ça tombe deux semaines après que la juge a pris sa retraite. Et là on dit : “Elle a pris sa retraite et ça n’importe plus” »… Ce à quoi ça me fait penser, c’est “voilà une décision complaisante envers une collègue” »  Selon M. Bastien, il s’agit d’une opportunité ratée pour préciser la portée de la liberté d’action des juges, que ce soit leur « rôle social, le genre de propos qu’ils peuvent tenir ou non, le genre d’organisations devant lesquelles ils peuvent parler ou pas ». 

Même s’il espère toujours que le Conseil canadien de la magistrature entendra sa cause, Frédéric Bastien plaide pour la création d’un nouvel organisme indépendant qui serait chargé de trancher les plaintes contre les juges. «Un peu à l’image du Bureau des enquêtes indépendantes pour les policiers». 

Une saga juridique à suivre…

https://www.journaldequebec.com/2020/05/24/propos-sur-la-laicite-nouvelle-requete-contre-la-juge-duval-hesler

vigile.quebec tribune libre 24 mai 2020
 

Une question alambiquée

25 mai 2020

Le 20 mai 2020 marquait le quarantième anniversaire du référendum de 1980. À cette occasion, les Québécoises et les Québécois devaient se prononcer en faveur ou contre la question suivante, une question alambiquée qui contient quelque 120 mots :

« Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

Placez-vous, virtuellement, dans l’isoloir dans la peau d’un citoyen « ordinaire » en train de lire l’interminable préambule avant de parvenir ultimement à la question à laquelle il doit répondre, à savoir « … accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? » Croyez-vous sincèrement que l’électeur avait bien saisi toutes les dimensions de l’entente proposée entre le Québec et le Canada? Et, si tel était les cas, un « oui » à la question était-il un « oui » `à la souveraineté du Québec? La réponse est non, c’était un « oui » à la souveraineté-association avec un trait d’union.

Résultats du vote :

% Oui : 40,44 %

% Non : 59,56 %

En réalité, c’est une défaite du « oui » à la souveraineté-association…

Or, la véritable défaite a été signée par Pierre Elliot Trudeau qui est venu crier aux Québécois qu’il mettait son siège en jeu dans ce référendum, lançant l’idée du fédéralisme renouvelé dans lequel le Québec aurait sa juste place…On connaît la suite, la nuit des longs couteaux a donné naissance au rapatriement unilatéral de la Constitution en l’absence du Québec

En termes clairs, le référendum de 1980 est un rendez-vous manqué sur toute la ligne. Non seulement le « non » à la souveraineté-association du Québec avec Ottawa l’a-t-il emporté avec une confortable avance, mais « les belles paroles » de Trudeau se sont évaporées au profit d’un fédéralisme davantage centralisateur.

vigile.quebec tribune libre 22 mai 2020