Des mesures sanitaires kafkaïennes

22 septembre 2020

Les dernières mesures sanitaires imposées par le gouvernement Legault envers les citoyens habitant les zones orangées concernant les regroupements intérieurs ont atteint, à mon avis, un seuil que je qualifierais de kafkaïen tellement elles sont d’une complexité démesurée, à tel point que les ministres Guilbault et Dubé se sont contredits eux-mêmes lors de la présentation de ces mesures devant les médias.

Comme le nombre maximum de participants ne doit pas excéder six personnes, est-ce que quelqu’un peut inviter chez lui cinq de ses amis? Peut-on permettre à une famille de trois enfants d’inviter un couple à la maison? Jusqu’où et dans quelles circonstances sommes-nous autorisés à excéder le seuil de six personnes? Toutes des questions qui laissent des zones d’ombre dans lesquelles le citoyen moyen risque de s’emberlificoter et de passer outre de telles mesures en prenant lui-même la décision finale. 

Selon moi, de telles mesures alambiquées ont l’heur d’irriter et de démobiliser toute personne, même les plus susceptibles de faire preuve de souplesse pour se plier aux mesures sanitaires, C’est pourquoi je suis d’avis que le ministre de la santé devrait retourner à sa planche à dessins et simplifier au maximum les normes régissant les mesures sanitaires eu égard aux regroupements intérieurs.

En bref, il vient une limite à la complexité des mesures à suivre où ladite mesure se transforme en obstacle infranchissable, et est appliquée selon les diverses interprétations des personnes touchées… Et là, nous nageons en pleine confusion !

quebechebdo 22 septembre 2020

La « coronaphobie »

21 septembre 2020

Depuis le début de la pandémie, la peur, cette émotion sournoise et hors de contrôle, rôde tel « un serpent venimeux qui s’apprête à bondir sur nous et nous fixe d’un œil implacable ». Dans un article paru dans le quotidien français Le Méridional du 22 avril 2020, le rédacteur en chef, José D’Arrigo nous dresse un tableau fidèle des comportements grégaires de l’être humain face à la « coronaphobie ».

Pour vous situer dans le contexte, je vous invite à lire les premiers paragraphes de l’article de M. D’Arrigo :

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », écrit La Fontaine dans sa fable « les animaux malades de la peste ».
Nous aussi nous sommes tous sidérés par le Coronavirus, comme si nous ne pouvions détourner notre regard d’un serpent venimeux qui s’apprête à bondir sur nous et nous fixe d’un œil implacable. Il n’y a pas d’armure contre le destin. La mort pose aussi ses mains de glace sur le cou des puissants. Et c’est parce que nous avons clairement conscience de l’affreux trépas solitaire que vivent les malades infectés du Coronavirus en phase terminale que nous sommes terrifiés.
Lorsque nous croisons un congénère sans masque dans la rue, nous ne pouvons pas nous
empêcher de penser : « et si ses postillons me contaminent au passage que vais-devenir ? Vais-je aussi mourir seul en décubitus ventral, intubé de part et d’autre, abandonné par ma famille et mes proches à un sort funeste ? » Cet état d’esprit asphyxie notre joie de vivre et nous incite à des précautions que nous n’avions jamais observées auparavant. Tel est l’abominable effet de la « coronaphobie » …

Et ici au Québec…

Depuis quelques jours, le gouvernement Legault a instauré un système de couleurs du vert au rouge en passant par le jaune et l’orange axé sur la progression du nombre de cas quotidiens diagnostiqués positifs. Or ce que François Legault omet de mentionner, c’est que le nombre de personnes dépistées a augmenté considérablement depuis quelques semaines, les Québécois, hantés par la « coronaphobie », se ruant, tel un troupeau de montons en panique, aux cliniques de dépistage.

C’est sans compter le nombre incalculable d’heures de couverture des médias traditionnels, notamment Radio-Canada, sur les statistiques « troublantes » liées à la progression du coronavirus, et sur les dangers « imminents » d’une deuxième vague qui serait, semble-t-il, pire que la première… Enfin tous les ingrédients pour entretenir une peur morbide dans la population et un état d’esprit généralisé qui « asphyxie notre joie de vivre »!
vhttps://lemeridional.com/index.php/2020/04/22/les-salaires-de-la-peur-partie-3-epilogue/

vigile.quebec tribune libre 20 septembre 2020
Le Soleil (version internet) 22 septembre 2020 (version modifiée)

Robotshop dans la mire de l’OQLF

20 septembre 2020


Le PDG de la boutique en ligne Robotshop, Mario Tremblay, dont le siège social est à Mirabel, est dans la mire de l’Office québécois de la langue française (OQLF) qui exige que ses produits soient offerts en français, ce qui irrite au plus haut point l’homme d’affaires. Le hic, c’est que son entreprise est en opération depuis 2003 et que jamais il n’a reçu une telle directive de l’OQLF depuis lors, une situation que M. Tremblay n’arrive pas à s’expliquer.

Or l’article 51 de la Charte québécoise de la langue française stipule clairement que « toute inscription sur un produit, sur son contenant ou sur son emballage, sur un document ou objet accompagnant ce produit, y compris le mode d’emploi et les certificats de garantie, doit être rédigée en français ».

Par ailleurs, c’est bien connu, le nouveau ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a bien l’intention de faire appliquer les articles de la Charte québécoise de la langue française qui, avouons-le, a souffert depuis des années d’un laxisme pour le moins inacceptable de la part des ministres responsables antérieurs.

L’entreprise RobotShop est inscrite à l’Office et, comme prévu par la Charte, elle doit réaliser une démarche de francisation. À cet effet, l’Office a offert son aide et son soutien à l’entreprise dans ses efforts de francisation et souhaite pouvoir le faire en pleine collaboration. À mon sens, le processus de francisation de Robotshop doit suivre normalement son cours tel que stipulé par la Charte québécoise de la langue française.

quebechebdo 20 septembre 2020
vigile.quebec tribune libre 20 septembre 2020

Une autre église menacée de disparaître

19 septembre 2020


 

Décidément, la grande région de Québec semble vouée à assister à la démolition de ses églises, fussent-elles inscrites sur la liste des huit églises à valeur patrimoniale « très élevée » par la Ville de Québec. Après l’église Saint-François-d’Assise tombée sous le pic des démolisseurs il y a quelques mois, c’est maintenant au tour de l’église Saint-Charles-de-Limoilou de faire face à l’éventualité d’une démolition pour être substituée par des condos.

Et pourtant, depuis 2015, l’organisme Espaces d’initiatives planche sur un projet de « laboratoire d’innovations sociales », comprenant aussi des espaces de travail et des espaces partagés, une grande place publique intérieure et un café-bistro afin de redonner les lieux à la communauté. Le conseil de quartier appuie ce projet. Le problème demeure toujours le même: le financement. En fait, ce que vise l’organisme, c’est la sauvegarde du bâtiment bien sûr, mais aussi de l’ensemble architectural y compris le boisé centenaire qui est à l’arrière et où l’on trouve les plus vieux arbres du quartier Limoilou.


Notre patrimoine religieux est menacé de toutes parts, nos églises centenaires, qui faisaient jadis la fierté des paroissiens qui en faisaient leur lieu de rencontre hebdomadaire en se rassemblant sur le balcon après la messe dominicale, sont sacrifiées sans vergogne sur l’autel de la modernité… Scandaleux!


En terminant, permettez-moi de vous transporter dans un passé pas si lointain. En fouillant dans mon album, j’ai découvert une vieille photo datant du 29 juin 1942 sur laquelle sont réunies les deux familles de mes parents dans les marches conduisant au balcon de l’église Saint-Charles-de-Limoilou, comme le voulait la tradition, à l’occasion de leur mariage. Lorsque je circule dans le quartier et que j’aperçois l’église, cette vieille photo refait toujours surface dans ma mémoire, tel un souvenir impérissable…



https://www.msn.com/fr-ca/actualites/r-gion-de-qu-bec/pas-de-changement-de-zonage-possible-pour-l-%c3%a9glise-saint-charles-de-limoilou/ar-BB19hckc?ocid=msedgdhp

quebechebdo 19 septembre 2020
Le Soleil (version internet) 21 septembre 2020
vigile.quebec tribune libre 20 septembre 2020

La valse-hésitation de François Legault

18 septembre 2020

Les événements festifs organisés par une clientèle jeune outrepassant les règles sanitaires, notamment le port obligatoire du masque et la distanciation sociale, ont manifestement l’heur de placer François Legault dans l’instabilité, voire un certain inconfort eu égard aux moyens à utiliser pour les contrer.

D’un côté, le premier ministre pourrait utiliser des sanctions aux récalcitrants en octroyant des pouvoirs spéciaux aux policiers, notamment un mandat, lequel légalement ne s’obtient qu’avec l’autorisation d’un juge, une solution qui prendrait beaucoup trop de temps.

De l’autre côté, demeure la conscientisation qui, jusqu’à maintenant, de toute évidence, n’a pas donné les résultats escomptés. Lors de son dernier point de presse, François Legault a lancé l’idée d’une publicité plus percutante qui pourrait par exemple montrer une personne qui a souffert après avoir été contaminée par le coronavirus, ou une autre qui a perdu un proche à la suite de sa contamination au COVID-19.

C’est maintenant connu, les rassemblements privés sont devenus la cause première de la montée des cas de contaminations au Québec. À mon sens, le premier ministre doit jouer sur les deux tableaux : d’une part, octroyer des pouvoirs spéciaux aux policiers qui ont des motifs raisonnables de pénétrer dans la résidence, telle une plainte de voisins, d’autre part, lancer une campagne publicitaire saisissante qui touche les cordes sensibles des jeunes, telle la santé ou la vie de leurs proches… Finie la valse-hésitation et place à l’action!

quebechebdo 18 septembre 2020

Les effets collatéraux d’un reconfinement

17 septembre 2020

Depuis quelques jours, le nombre de cas testés positifs au COVID-19 ne cessent d’augmenter au Québec qui montre une tendance à atteindre les 300 cas et plus quotidiennement, si bien qu’un possible reconfinement de certaines régions semble circuler dans les corridors des autorités responsables de la gestion de la crise, à savoir François Legault et Horacio Arruda.

Une décision qui, à mon sens, aurait des effets catastrophiques à bien des points de vue, à commencer par les répercussions psychologiques chez les employeurs et les employés touchés par une telle mesure, eux qui peinent encore aujourd’hui à se sortir des effets du premier confinement qui a laissé des séquelles qui perdurent. En second lieu, le reconfinement viendrait enrayer davantage une économie fragilisée qui risquerait de s’effondrer sous le poids de pertes d’emplois désastreuses en pleine période d’une relance économique ardue.

Le gouvernement et la santé publique possèdent déjà des indices sérieux sur les principales causes qui ont contribué à l’augmentation des cas positifs, notamment certains rassemblements festifs au cours desquels les règles sanitaires n’ont pas été respectées, et les manifestations populaires contre le port du masque obligatoire. Des mesures peuvent être prises pour contrer ces récalcitrants, notamment l’octroi de pouvoirs davantage coercitifs aux policiers, tels des mandats pour entrer dans les foyers où se tiennent ces rassemblements.

Bref, il m’apparaîtrait incongru qu’une infime partie délinquante de la population prime sur la majorité qui se plie sans grincher aux mesures sanitaires. Conséquemment, Mm Legault et Arruda, frappez là où le mal émerge… Place au gros bon sens!

vigile.quebec tribune libre 16 septembre 2020
quebechebdo 18 septembre 2020
Le Soleil 19 setembre 2020
Le Devoir 21 septembre 2020

COVID-19 : le relâchement

16 septembre 2020

D’entrée de jeu, un petit retour en arrière s’impose. Dès les tout débuts de la pandémie, on se souviendra que le gouvernement et la santé publique ont immédiatement confiné les personnes « vulnérables », à savoir les personnes âgées de 70 ans et plus, les plus jeunes étant considérés à risque faible. Cette stratégie a duré pendant quelques semaines après le début du confinement. Puis, arriva le déconfinement progressif avec son train de mesures sanitaires, notamment le port du masque facultatif au départ puis obligatoire dans les endroits clos. Suivirent l’ouverture des bars et les rassemblements de 10 personnes au maximum.

Pendant toute cette période, les 20 à 40 ans demeuraient les grands oubliés jusqu’à ce que des cas de contamination surviennent à la suite d’événements festifs regroupant plus de dix personnes pour la plupart sans masque. Tout à coup, ce groupe de personnes devenaient la cible du coronavirus. Il n’en fallait pas davantage pour que les autorités commencent à parler de « relâchement ». Les 20 à 40 ans devenaient tout à coup des personnes « vulnérables » au même titre que les personnes âgées alors que, durant toute la période ayant précédé cette contamination soudaine, ils étaient peu à risque.

En résumé, peut-être serait-il opportun que le trio Legault, Dubé et Arruda récupère cette clientèle laissée pour compte depuis les débuts de la pandémie en les motivant à s’intégrer dans le tissu social et à participer à l’effort collectif pour en arriver à raplatir la fameuse courbe… C’est une simple question de motivation!

quebechebdo 16 septembre 2020
vigile.quebec tribune libre 16 septembre 2020 "Le relâchement"

Le Québec né pour un p’tit pain?

15 septembre 2020

En juin 2019, le premier ministre Legault a refusé de discuter d’une motion déposée par le Parti québécois sur la pertinence de voir le Québec être représenté comme une nation lors des événements sportifs internationaux, un refus contradictoire après qu’il eut versé, à l’époque où il siégeait dans l’opposition, des montants de 200 $ à trois occasions à la Fondation Équipe-Québec « afin de contribuer à la pérennité de [sa] mission ».

Et pourtant, « depuis 2006, le Québec est reconnu par l’UNESCO comme étant un peuple avec un territoire », rappelle Robert Sirois dans son livre fraichement paru sous le titre Équipe nationale du Québec, un projet rassembleur et identitaire, et qui y voit la cohérence d’être représenté « dans tous les sports au même titre que les quatre nations qui forment le Royaume-Uni, soit l’Écosse, l’Irlande du Nord, le Pays de Galles et l’Angleterre, qui ne sont pas des pays, mais des nations non souveraines au même titre que le Québec ».

Tout en rappelant les décisions du gouvernement libéral de Philippe Couillard d’avoir « jeté à la poubelle » une étude de faisabilité que lui avait commandée Pauline Marois alors au pouvoir, cette fois, c’est François Legault que l’auteur invite à se mouiller. « Je veux créer un mouvement de pression envers le gouvernement du Québec pour que Legault tienne sa parole », lance Robert Sirois.

À titre d’exemples où le vieux dicton « le Québec est né pour un p’tit pain » prend toute sa signification, je vous soumets la liste des Fédérations où le Québec est reconnu comme une nation :
Fédération internationale des associations de ballon sur glace  
Fédération internationale du combat médiéval  
Fédération mondiale de hockey-balle (dekhockey)  
Fédération internationale d’intercrosse  

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/13/francois-legault-somme-de-tenir-parole

vigile.quebec tribune libre 15 septembre 2020

 

Un bilan inquiétant

15 septembre 2020

De façon générale, les Québécois se disent satisfaits dont le gouvernement Legault a géré la crise du coronavirus jusqu’à maintenant. Or alors que le Québec compte pour 23 % de la population du Canada, il revendique 63 % des décès au pays, soit 5 700 morts, un bilan pour le moins inquiétant.

À cet effet, en plus de l’enquête réclamée par le gouvernement à la commissaire à la santé et au bien-être en août, une enquête policière se penche actuellement sur les circonstances qui ont mené à au moins 31 décès au CHSLD privé Herron, tandis qu’un rapport de la coroner en chef est attendu l’an prochain au terme d’une vaste enquête publique sur les décès en CHSLD. Enfin, la protectrice du citoyen mène une démarche similaire en parallèle. On verra plus tard ce qu’il ressortira de toutes ces enquêtes.

Pour l’instant, les faits prouvent que le Québec est la province dont le bilan est de loin le plus décevant au moment où nous nous apprêtons fort possiblement à affronter la deuxième vague de la pandémie. Bien sûr, des correctifs ont été apportés, notamment la formation accélérée de préposés aux bénéficiaires dont certains ont déjà commencé leur stage en CHSLD.

D’un autre côté, le gouvernement peine à faire respecter les règles sanitaires, notamment le port du masque obligatoire dans les endroits clos et les rassemblements festifs particulièrement de la part des jeunes. À cet effet, des amendes ont été ajoutées pour les récalcitrants depuis quelques jours mais le nombre de cas contaminés continuent à augmenter et à atteindre des proportions quotidiennes qui approchent celles du mois de mai.

Devant ces faits, comment apporter un jugement « satisfaisant » sur la gestion de la crise par le gouvernement et la santé publique? Jusqu’à quel point sont-ils imputables d’une situation aussi précaire? Je n’ai pas de réponse. Toutefois, je formule le souhait que toutes les enquêtes en cours nous éclaireront sur les véritables causes de ces dérapes pour le moins difficilement compréhensibles, voire acceptables…

vigile.quebec tribune libre 15 septembre 2020
quebechebdo 15 septembre 2020
Le Soleil (version internet) "COVID 19: un bilan inquiétant" 15 septembre 2020 

 

Adieu Mme Chrétien!

14 septembre 2020

On dit souvent que derrière tout grand homme se trouve une grande dame. Eh bien, on peut affirmer qu’à côté de Jean Chrétien se tenait Aline Chrétien., qui s’est éteinte à l’âge de 84 ans, quelques jours seulement après leur 63ième anniversaire de mariage.   

De l’avis de son fidèle collaborateur Eddie Goldenberg, « le premier ministre Chrétien serait le premier à reconnaître que sans elle, il n’aurait jamais été premier ministre ». C’est dire toute l’influence que l’adolescente de 16 ans rencontrée un jour dans un autobus a exercé sur le destin du p’tit gars de Shawinigan qui n’était alors que de deux ans son aîné.

Aline Chrétien était beaucoup plus que l’épouse de Jean Chrétien, elle était aussi sa complice, sa confidente et sa conseillère dont l’ex-premier ministre demandait l’avis sur tout, voire même sur la meilleure date pour la tenue d’élections. Elle incarnait « une force tranquille », a partagé Denis Coderre qui vivait une relation privilégiée avec le couple Chrétien.

Adieu Madame Chrétien, on se souviendra de vous comme le « roc de Gibraltar » de Jean Chrétien dont la discrétion n’avait d’égale que votre fidélité sans borne et votre apport constant et efficace tout au cours de sa longue carrière de 40 ans en politique fédérale, et ce dans les bonnes comme dans les moins bonnes périodes de sa vie en politique active.

Le Soleil (version internet) 14 septembre 2020
quebechebdo 16 septembre 2020