Motion de non-confiance envers la Santé publique?

24 janvier 2022

Dans le but de pallier l’inexistence d’information de la part du gouvernement et de la Santé publique eu égard à la prévisibilité dans l’évolution de la pandémie, la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, propose la création d'une unité ayant comme mandat d'anticiper la venue d'une prochaine vague de COVID-19 et de faire le lien avec les différents milieux des affaires telles la restauration et la culture. Toujours dans la foulée d’assurer une meilleure prévisibilité, le PLQ suggère la mise sur pied d'un comité scientifique indépendant dirigé par le scientifique en chef du Québec dans le but de renforcer le volet scientifique et mieux anticiper l’avenir.

N'en déplaise à Dominique Anglade, l’ensemble des mandats prévus en relation avec la création des deux nouvelles structures proposées par la cheffe du PLQ sont sous la responsabilité de la Santé publique. Est-ce à dire que le PLQ de Dominique Anglade, en agissant de la sorte, est en train d’adresser « indirectement » une motion de non-confiance à la Santé publique?

Quoi qu’il en soit, si tel est le cas, le directeur de la Santé publique du Québec devrait sauter rapidement sur l’occasion qui lui est offerte pour procéder à la mise sur pied d’un instrument scientifique permettant de présenter à la population des tableaux de prévisibilité de l’évolution du variant Omicron… à défaut de quoi il continuera de jouer au yo-yo avec le milieu des affaires et de contribuer davantage à la grogne qui se répand, notamment chez les restaurateurs et les organisateurs d’événements culturels.

vigile.quebec tribune libre 24 janvier 2022

Jean-François Lagaffe

24 janvier 2022

Je ne sais pas si je fais erreur mais j’ai parfois la curieuse impression que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se trouve sur une autre planète. Son dernier périple sur terre l’a conduit devant les caméras pour déclarer en grandes pompes que le taux de CO2 dans l’air d’un local répond à la norme tant qu’il reste sous le seuil des 1500 parties par millions (ppm), à défaut de quoi les enseignants doivent assurer la circulation de l’air en ouvrant les fenêtres et les portes… dans une période de froid extrême qui stagne sur le Québec!

Or, la plupart des lecteurs de CO2 installés dans les écoles cet hiver, qui ne sont en passant que des indicateurs, montrent des taux supérieurs à la norme, une « nouvelle » qui ne fait que confirmer ce que tout le monde savait, soit que la qualité de l’air dans les écoles est mauvaise. La solution demeure dans l’installation d’échangeurs d’air…qui sont actuellement en fonction dans 400 classes sur des dizaines de milliers de classes au Québec.

Qu’à cela ne tienne, « la sécurité des occupants n’est […] pas compromise tant et aussi longtemps que les lectures ne dépassent pas les 5000 ppm sur huit heures », a assuré le ministre. « La ventilation est une mesure additionnelle aux mesures déjà en place, telles que le port du masque, la distanciation et les mesures d’isolement en cas de COVID-19 ».

En bref, en ce qui a trait à la ventilation pour l’instant, les enseignants disposent d’un milieu d’ « apprentissage » toutes fenêtres ouvertes devant des élèves portant des tuques et des gants pour se protéger d’un froid qui frise les 14 °C dans les classes.

Et pendant ce temps-là, Jean-François Lagaffe, qui n’a pas tenu de point de presse depuis le 5 janvier, participe en commission parlementaire à l’étude de son projet de loi sur le « Protecteur » de l’élève … Curieuse de coïncidence, n’est-ce pas?

quebechebdo tribune libre 24 janvier 2022

Réintégrer les personnes âgées dans la cellule familiale

23 janvier 2022

Les Japonais accordent beaucoup de respect et une attention particulière envers les personnes âgées de leur société. Pour eux, ce sont des personnes aptes à enseigner, à juger, à conseiller et à guider les jeunes dans plusieurs aspects de la vie. Elles sont donc considérées comme les « formatrices de la vie ». De leur côté, les personnes âgées voient les jeunes comme des « apprentis de la vie ». Cette différence de statut n’empêche en rien les échanges entre les deux générations, bien au contraire. Les aînés et les plus jeunes d’une famille ou d’une communauté se côtoient presque tous les jours, au point de créer un lien solide qui les unit durant toute une vie.

Les personnes âgées au Québec

Au Québec, il n’y a pas si longtemps, les familles québécoises se réunissaient autour de l’aïeul pour recevoir la traditionnelle bénédiction paternelle du Nouvel An. Durant la soirée, pendant que la fête se déroulait au rythme de la danse des invités, les grands-parents bénéficiaient d’une place de choix dans le fauteuil le plus confortable, et suivaient le rythme en tapant des mains et des pieds, tout sourire. Durant l’été, mon grand-père faisait partie du voyage jusqu’au chalet, et je me souviens encore très bien quel plaisir j’éprouvais lorsqu’il consentait à me promener dans la brouette jusqu’au lac.

Or, les temps ont changé. On ne retrouve plus les aînés aux activités familiales. La plupart d’entre eux ont été placés dans des résidences pour personnes âgées, les enfants ayant décidé qu’ils y seraient davantage en sécurité. Les personnes âgées sont disparues peu à peu du paysage social si bien qu’aujourd’hui, elles se retrouvent marginalisées dans un monde où l’essentiel est cristallisé dans la satisfaction du moment présent au détriment des souvenirs éclairants du passé.

Avons-nous sacrifié nos personnes âgées?

Mais que s’est-il donc produit? Où est passé le respect que l’on vouait aux personnes âges? Pourquoi sont-elles devenues des freins à notre « émancipation » personnelle? Qu’avons-nous échappé en chemin? sont passés nos souvenirs du temps où nos grands-parents nous recevaient durant la période des Fêtes? En réalité, avons-nous sacrifié nos personnes âgées?

Je crains bien qu’il faille répondre oui à cette dernière question. N’ayons pas peur des mots, notre égoïsme a pris le dessus sur le temps que nos devrions accorder à nos personnes âgées, si bien qu’elles se retrouvent, pour plusieurs d’entre elles, enfermées dans des CHSLD, complètement déracinées de tout lien familial.

Les personnes âgées, porteuses de nos racines

Et pourtant, se peut-il que nous ayons oublié que le Québec d’aujourd’hui ne s’est pas construit en un jour, et qu’avant notre arrivée sur cette terre, des pionniers valeureux avaient déjà préparé le terrain en plantant des arbres dont les racines sont encore vivantes aujourd’hui grâce à la persévérance et au courage de nos ancêtres? Je crois que nous aurions avantage à « nous souvenir » de ces pionniers ayant contribué à créer la fierté du Québec d’aujourd’hui.

Et surtout, il faudrait nous rappeler que nos personnes âgées sont les descendants en droite ligne de nos ancêtres et qu’à ce titre, elles méritent un respect inconditionnel et une reconnaissance sans limite qui doit se manifester par une présence chaleureuse et bienveillante auprès d’elles. En leur faisant une place dans notre univers, nous pourrons rétablir le pont avec nos racines et, de ce fait, être mieux préparés à affronter notre avenir… Car en fait, le passé n’est-il pas garant de l’avenir?

vigile.quebec tribune libre "Les personnes âgées, porteuses de nos racines" 22 janvier 2022
quebechebdo tribune libre 23 janvier 2022

Et la vie hors de l’hôpital?

22 janvier 2022

Depuis les tout débuts de la pandémie, la protection des soins de santé dans les hôpitaux du Québec a monopolisé une bonne part des commentaires et interventions du premier ministre François Legault lors de ses très nombreux points de presse adressés à la population.

Parallèlement à ses mises en garde contre les débordements des cas infectés par la COVID-19 et le manque potentiel de lits pour les accueillir, François Legault n’a eu de cesse de lancer ad nauseam qu’il comprenait fort bien l’impact des mesures sanitaires qu’il impose à la population mais que les circonstances alarmantes dans les hôpitaux l’empêchent d’alléger les consignes sanitaires.

Eh bien, presque deux longues années plus tard, le discours du premier ministre n’a pas changé sinon qu’il a resserré ses exigences en décidant de fermer tous les commerces non-essentiels le 30 décembre dernier, notamment les restaurants, les salles de spectacles et de cinéma, les gyms, et de mettre fin à toute activité sportive chez les jeunes, notamment le hockey organisé. Or, il n’est pas étonnant que la grogne se fait de plus en plus sentir chez les propriétaires touchés par ces mesures, et que les jeunes sont complètement démotivés envers le hockey, leur moral est à plat.

La population a démontré, depuis le début de la pandémie une résilience exemplaire, en répondant sagement aux appels à la protection des soins de santé. Aujourd’hui, des mouvements s’organisent pour défier les mesures sanitaires. Le climat est malsain.

Il est plus que temps que François Legault se tourne vers la vie démoralisante de ceux qui continuent à vivoter hors de l’hôpital et qu’il apporte au plus vite des allègements aux mesures sanitaires, à commencer par la réouverture des commerces non-essentiels et la reprise des activité sportives chez les jeunes…À défaut de quoi le premier ministre risque d’être confronté à un mouvement généralisé de désobéissance civile!

quebechebdo tribune libre 22 janvier 2022
vigile.quebec tribune libre 24 janvier 2022

DG du CH: Roy rabroué

21 janvier 2022

La fumée blanche est finalement sortie du centre Bell. Le Canadien de Montréal a maintenant un nouveau directeur général en la personne de Kent Hughes qui devient le 18ième DG du Tricolore. Aux yeux du vice-président exécutif des opérations hockey, Jeff Gorton, Hughes est la personne toute désignée pour occuper le poste de directeur général des Canadiens,

Or, question de nourrir les potins, Hughes, qui hésitait à quitter la firme Quartexx Management, dont il était actionnaire depuis 2016, n’a pas pris part à la première série d’entrevues. Ce n’est que par la suite qu’il a fini par se laisser convaincre. Et selon ce qu’on a pu apprendre, Gorton était seul pour diriger les entrevues du groupe de finalistes.  Est-ce à dire que le choix de Gorton était déjà décidé? Par ailleurs, à moins de faire erreur, le vice-président exécutif des opérations hockey ne relève-t-il pas du directeur général? Si oui, depuis quand le numéro 2 procède-t-il à l’engagement du numéro 1? Bizarre, non?

Assez pour les potins et revenons au poste de DG. Kent Hughes est un agent des joueurs et, à ce titre, il a surement une oreille attentive de la part des DG de la LNH. Toutefois, sur le plan de la gestion et de l’administration d’une équipe de hockey, c’est le néant total. Autre point faible, il est un parfait inconnu aux yeux des fans du CH qui, soit dit en passant, aurait préféré de loin Patrick Roy selon les commentaires exprimés sur les médias sociaux.

Patrick Roy, selon moi, avait une expérience qui répondait à l’expertise qu’une équipe de hockey devrait rechercher chez son futur directeur général… Hélas, le « sort » en a décidé autrement!

vigile.quebec tribune libre 20 janvier 2022

La délinquante sympathique

21 janvier 2022

Un mouvement de grogne se répand au Québec chez les restaurateurs qui réclament l’ouverture de leur restaurant le plus possible à défaut de quoi plusieurs d’entre eux devront mettre la clef sous la porte.

Parmi ceux-ci, une pâtissière de Jonquière, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Stéphanie Hariot, exacerbée par l’impact de l’obligation de fermer son commerce sur ses finances, a décidé de défier les règles et d’ouvrir sa salle à manger à sa clientèle qui s’est présentée en grand nombre en guise d’appui. 

Mme Hariot se défend d’être une complotiste, alléguant qu’elle a toujours respecté les normes sanitaires dans sa pâtisserie, à savoir le lavage des mains, la distanciation, le port du masque et le passeport vaccinal. « Je ne défie pas les règles sanitaires, je défie la fermeture de mon gagne-pain », déclare-t-elle.

La pâtissière argue qu’elle a toujours été une contribuable honnête et payé ses impôts régulièrement, ajoutant qu’elle se refuse à payer pour un système de santé désuet depuis des décennies sans qu’aucun gouvernement, quel qu’il soit,  n’ait réussi à régler le problème depuis lors.

Toutefois, l’élément qui a poussé Stéphanie Hariot à l’exaspération, c’est la fermeture les dimanches alors que les gosses bannières, telles Tim Hortons, A&W, McDonald’s, sont demeurés ouvertes, « Enough is enough! », s’est-elle dit. Même si elle craint la fermeture de son commerce, elle ne compte pas changer d’avis et assure qu’elle ne fermera plus sa salle à manger. «Je reste ouverte maintenant envers et contre tout. Et pas seulement aujourd’hui. C’est définitif, je ne fermerai plus ma salle à manger», assure Mme Hariot. 

Stéphanie Hariot n’appelle pas les restaurateurs à la dissidence et ne nie pas la pandémie. À mes yeux, elle incarne une « délinquante » sympathique qui s’est toujours conformée aux mesures sanitaires, et qui n’a jamais eu à déclarer quelque foyer d’éclosion dans son commerce comme la très grande majorité des restaurateurs. Conséquemment, je suis d’avis que François Legault devrait permettre la réouverture des restaurants à 50 % de leur capacité dans un délai raisonnable… C’est une simple question de gros bon sens!

vigile.quebec tribune libre 20 janvier 2022
Le Devoir 22 janvier 2022

Le nickel a raison de la lune de miel

19 janvier 2022

Comme il fallait s’y attendre un jour, la lune de miel entre le nouveau maire de la Capitale nationale, Bruno Marchand, et l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville vient de s’envoler en poussière.

Devant l’intention du gouvernement Legault de multiplier par cinq la quantité de nickel permise dans l’air ambiant; l’opposition officielle, unanimement, s’objecte à cette mesure, alléguant qu’elle ne fera qu’amplifier la qualité de l’air dans certains quartiers déjà hypothéqués par certaines particules contaminantes circulant dans l’air que les citoyens respirent.

De son côté, le maire Marchand a choisi de ne pas répondre à la proposition conjointe de l’opposition et de Madame Jackie Smith de s’opposer dès la prochaine séance du conseil municipal et qu.il attendra plutôt le conseil du 7 février avant de se prononcer, alléguant qu’un comité plénier sera d’abord formé afin de permettre aux fonctionnaires de répondre aux interrogations des élus avant le conseil municipal prévu à cet effet.

Je ne crois pas que le maire ait choisi de « se plier devant le gouvernement » comme le prétend le chef de l’opposition, Claude Villeneuve. Je suis plutôt de l’avis du maire Marchand qui agit avec sagesse en mandatant des experts pour le conseiller sur l’état de la science eu égard aux réactions nocives des particules de nickel sur la santé de la population qui doit constituer de prime abord le facteur prioritaire dans le choix de l’administration municipale.

Le Soleil (version internet) 19 janvier 2022

L’école, temple du savoir

18 janvier 2022

D’emblée, je dois vous faire une confidence. Depuis l’arrivée d’Éric Zemmour sur l’échiquier politique français, et encore davantage depuis l’annonce de sa candidature à la présidence de la république, je n’éprouvais pas, compte tenu des critiques sévères des analystes politiques français, de sympathie particulière pour l’homme politique.

Toutefois, depuis l’écoute de l’entrevue qu’il a accordée sur les ondes de BFMTV et reproduite sur la tribune libre de Vigile, je dois admettre que son discours a quelque chose de fondamental qui me rejoint, à savoir le retour à certaines traditions qui ont fait la gloire de la France.

Cependant, et vous ne serez pas surpris de lire ce qui suit de la part d’un ex-prof de français, son argumentaire sur la thèse de l’école comme temple du savoir m’a littéralement fasciné. Chaque élément de son argumentaire me rejoignait dans mes convictions profondes sur le rôle essentiel et primordial de l’école, à savoir un lieu où des connaissances sont communiquées à des élèves par un professeur.

Comme le disait le polémiste, écrivain, essayiste, producteur de radio et académicien français, Alain Finkielkraut, dans son livre intitulé L’ingratitude; conversation sur notre temps, publié en 1999 chez Québec Amérique, « Instruire, c’était introduire l’élève à ce qui le dépasse. On raisonne aujourd’hui « comme si le moi avait assisté à la création du monde…rien ne dépasse, chacun est sujet, c’est-à-dire roi. Et l’actuelle exigence de mettre l’enfant au centre du système éducatif, comme si autrefois on y mettait des lampadaires ou des pots de fleurs, vise, en réalité, à remplacer l’obligation faite à l’élève d’écouter le professeur par l’ordre d’écouter les jeunes intimé aux animateurs du primaire et du second degré. » 

Nonobstant sa carrière pour le moins trépidante, notamment ses fréquentes démêlées avec la justice française, et sans nécessairement être en accord avec toutes ses positions dans son programme, on peut tout au moins affirmer qu’Éric Zemmour a le courage de ses convictions et, qu’à ce titre, la langue de bois est complètement éliminée de son discours… Et pour ça, il mérite d’être écouté.

vigile.quebec tribune libre18 janvier 2022  

 

Pour l’élargissement du passeport vaccinal

17 janvier 2022

Le ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) s’est toujours montré très frileux eu égard à la divulgation d’informations confidentielles à quelque ministère que ce soit, à savoir le ministère du Revenu dans le cas présent. Je veux parler bien sûr de la contribution financière des non-vaccinés annoncée par le premier ministre François Legault.

Personnellement, je m’oppose à cette mesure qui risque d’ouvrir une boîte de Pandore sur le plan juridique, et qui, de surcroît, est difficilement applicable compte tenu de la diversité des statuts sociaux des non-vaccinés, sans parler des personnes souffrant d’un handicap physique ou de déficience intellectuelle.

Depuis le début de la pandémie, la réduction des contacts a toujours incarné une mesure-phare destinée à contrer la COVID-19 et depuis un certain temps, ses divers variants. De ce fait, l’élargissement du passeport sanitaire m’apparaît répondre pertinemment aux efforts consentis pour diminuer les contacts entre les vaccinés et les non-vaccinés et qui sait, une mesure incitative à convaincre certains récalcitrants à se faire vacciner. Conséquemment, je verrais d’un bon œil que le gouvernement élargisse l’obligation du passeport vaccinal dans tous les commerces non-essentiels, ce qui inclut les salons de coiffure et les services de massage.

En terminant, je suis d’avis que François Legault, en proposant une mesure « sanitaire » qui vient puiser dans les poches des non-vaccinés, risque de se retrouver hors-jeu et d’être contraint de procéder à une nouvelle mise au jeu!

vigile.quebec tribune libre 17 janvier 2022

Nous dirigeons-nous vers une endémie?

17 janvier 2022


Il nous faudra apprendre à vivre avec la COVID. Voilà une phrase que l’on entend de plus en plus souvent de la bouche des épidémiologistes. En réalité, nous dirigeons-nous vers une endémie, à savoir une maladie qui sévit en permanence? Un peu comme l’influenza ou la grippe qui peut présenter des symptômes similaires à la COVID-19.


À la suite d’une petite recherche sur le sujet, j’ai appris que le processus qui transforme une maladie pandémique en maladie endémique devrait, dans les cas de la COVID, prendre une demi-douzaine d’années, a estimé dans des études récentes Rachel Baker, spécialiste des interactions virus-environnement de l’Université de Princeton. À terme, selon Mme Baker, la COVID-19 devrait être saisonnière, comme la grippe. Andrés Finzi, immunologue de l’Université de Montréal, est d’accord avec la prédiction de Mme Baker.

C’est un discours que l’on entend de plus en plus dans la communauté scientifique : la pandémie de Covid-19 va se muer en endémie. La maladie ne disparaîtra pas et il faudra vivre avec comme c’est déjà le cas pour la grippe ou d’autres maladies. Ce changement de phase est à mettre au crédit du variant Omicron. « C’est le virus endémique parfait », estime Christian Drosten, le directeur de l’institut de virologie à l’hôpital de la Charité de Berlin.


De son côté, l’'Espagne se prépare à considérer le Covid-19 comme une maladie qui fera partie du quotidien, à l'instar de la grippe. Face à l'explosion des cas de Covid-19, boostée par le variant Omicron, le gouvernement central envisage de considérer le Covid-19 comme une "maladie endémique", c'est-à-dire une maladie infectieuse présente de façon latente ou en permanence, à l'instar de la grippe. 


En conclusion, les experts sont unanimes sur l’importance capitale d’immuniser la population à l’aide des vaccins, et de considérer la COVID-19 comme une maladie endémique, telle la grippe, avec laquelle il nous faudra apprendre à vivre.

vigile.quebec tribune libre 17 janvier 2022