Laissons les enfants s’amuser!

18 décembre 2025

Y-a-t-il quelqu’un parmi nous qui ne s’est pas amusé un jour sur une butte de neige dans la cour d’école aux temps merveilleux de son enfance? Cet instant féerique qui couronnait en l’espace de quelques minutes le roi de la montagne qui devenait de facto le héros du jour.

Or aujourd’hui, notre monde dit moderne via l’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec (URASQ), pour des raisons de sécurité, recommande que la hauteur de la butte de neige devra se situer entre 1,8 et 3 mètres, avec une pente d’environ 25%. Imaginons la situation aberrante où le surveillant désigné pour la période de récréation vérifie la « consigne » au moyen d’un gallon à mesurer et d’un compas avant d’autoriser les enfants à escalader la « montagne » en toute sécurité.

À une époque où les médias sociaux inondent le monde des enfants avec ses jeux dans lesquels les héros incarnent des personnages sanguinaires, sommes-nous en train d’assister à une dystrophie d’un passé où on laissait les jeunes s’amuser dehors dans la neige pendant le court laps de temps qui leur était accordé pour se défouler au cours de la journée où ils étaient cantonnés assis en silence sur leur banc d’école? En somme, permettons au personnel surveillant de faire appel à sa jugeote et laissons les instruments de mesure à leur place, soit sur l’établi du personnel d’entretien de l’école.

À ce propos, je laisse le mot de la fin à la ministre de l’Éducation, Sonia Lebel : « J’invite simplement les directions à exercer leur jugement, comme pour toutes les activités extérieures! L’important, c’est que les élèves puissent jouer dehors et profiter de l’hiver dans un environnement adéquat. C’est une question de gros bon sens ». Voilà, tout est dit!

vigile.quebec tribune libre 18 décemmbre 2025

Le « fighter » quitte le ring

18 décembre 2025

Il y a à peine une semaine, Pablo Rodriguez, avec la fougue du batailleur, déclarait : « Ce n’est pas le temps de changer de chef, il vente fort, mais j’ai la couenne dure [...] Je suis un fighter. Si vous pensez une seule seconde que je ne suis pas capable de renverser la vapeur, checkez-moi bien aller ». Or le « fighter » quitte finalement le ring. Le dernier crochet de droite venant du caucus a finalement sonné la fin du combat qui aura finalement duré six rounds, soit six longues semaines.

Un combat marqué par des « jabs » à répétition qui ont eu l’heur d’affaiblir à petit feu Pablo Rodriguez. On assiste d’abord au congédiement controversé de la directrice de cabinet de Marwah Rizqy, Geneviève Hinse, à l’insu du chef et pour motif de « faute grave » dont on ignore toujours la teneure, puis s’ensuivent l’expulsion de Marwah Rizqy du caucus libéral pour son «manque de loyauté», la révélation des brownies, l’entrée fracassante de l’UPAC sur fond d’allégations de prête-nom, l’exclusion de Marwah Rizky du PLQ par le chef, et l’uppercut fatal, la révélation du Bureau d’enquête du Journal eu égard à des enveloppes de 500$ comptant destinées à rembourser les contributions des donateurs à la campagne de Pablo Rodriguez.

Dans les coulisses de l’arène politique du PLQ, la situation était devenue insoutenable. Le néophyte de la scène politique provinciale démontrait de plus en plus de carence ayant trait à son leadership. Et de surcroît, l’arrivée de l’UPAC aux abords du ring faisait ressortir du placard de vieux souvenirs liés à la corruption au sein du PLQ.

L’équipe des Rouges est maintenant confrontée à la tâche ardue de trouver un remplaçant à Pablo Rodriguez dont le règne n’aura duré que six mois. Elle ne dispose que dix mois pour se préparer au combat du 5 octobre 2026. Déjà certains candidats démontrent discrètement des intentions de monter dans l’arène, notamment Charles Milliard et Karl Blackburn ayant terminé respectivement en deuxième et troisième positions lors du dernier congrès à la direction du PLQ.

Le défi est titanesque. Les supporteurs traditionnels du PLQ sont échaudés. Le prochain candidat à la couronne devra être en mesure d’esquiver les coups bas et d’attaquer ses adversaires avec fougue et aplomb. Les Libéraux doivent inévitablement miser sur le renouveau, couper les ponts avec les Libéraux fédéraux et regagner la confiance de leurs troupes. Une histoire à suivre…

vigile.quebec tibune libre 18 décembre 2025
 

PSPP au-delà de la carrière politique

16 décembre 2025

Source : Facebook le 12 décembre 2025
Michel Fortugno

Je partage car il est important que TOUS les Québécois sachent qui est leur futur premier ministre.

Je viens de lire le CV de Paul St-Pierre Plamondon et wow, je ne savais pas qu'il avait eu une carrière aussi remarquable! On sait tous que Carney a été élu grâce à son CV impressionnant, mais pourquoi les médias ne parlent-ils jamais du CV tout aussi impressionnant de Paul St-Pierre Plamondon ?
Il est titulaire d'un diplôme en droit de l'Université McGill et de l'Université de Lund en Suède, et en plus, il a un MBA d'Oxford!

Au début de sa carrière, il a été stagiaire à l'OTAN. Il a aussi œuvré en Bolivie pour défendre les peuples autochtones contre le gouvernement bolivien corrompu et il a gagné! En dehors du travail, il était le gardien de but de l'équipe de hockey d'Oxford, bien qu'il n'ait pas beaucoup d'expérience dans ce sport ici. Il a été présenté au générique d'une pub de chips au Danemark, malgré son absence totale d'expérience d'acteur. Il parle espagnol, anglais, danois et suédois.

En résumé, cet homme possède une riche expérience internationale et, tout au long de sa carrière, il a prouvé qu'il pouvait surmonter tous les obstacles et accomplir des choses incroyables malgré qu’il soit « the underdog ». (Acteur débutant, joueur de hockey débutant, défenseur d’un groupe autochtone contre le gouvernement, David vs Goliath).

Est-il vraiment surprenant que, depuis qu'il est devenu chef du PQ, le parti ait connu une telle renaissance, alors que plusieurs le croyaient disparu il y a quelques années à peine? J'ai hâte de voir cet homme devenir le premier Président d'un Québec indépendant! 

vigile.quebec tribune libre 16 décembre 2025

 

Levée de rideau sur nos personnes âgées

16 décembre 2025

Au Québec, environ 20 % de la population avait 65 ans et plus en 2021. Pour 2025, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que 23,3 % des femmes sont âgées de 65 ans et plus, contre 20,1 % des hommes, un reflet significatif du vieillissement démographique de la population. En bref, plus d’une personne âgée sur 5 occupe le territoire du Québec d’aujourd’hui.

Et pourtant, force est de constater que nos personnes âgées comptent parmi les plus vulnérables dans notre société où l’urgence d’agir s’est subrepticement substituée à la douceur de vivre telle qu’exprimée avec une certaine amertume par la chanteuse Nicole Martin dans sa chanson Il était une fois des gens heureux dont voici un extrait : « Il était une fois des gens heureux/ C'était en des temps plus silencieux/ Parlez à ceux qui s'en souviennent/ Ils savent encore/ Les mots des romances anciennes/ Où ça disait toujours "le monde est beau" ».

Nos personnes âgées sont comme de vieux livres d’images du passé qu’il fait bon regarder avec elles dans un climat de bienveillance et d’accueil chaleureux. À travers leurs paroles parfois hésitantes, elle nous racontent avec leurs grands yeux l’histoire derrière l’image. Elles soufflent la poussière des ans et ressuscitent le passé d’un simple sourire. Le temps n’a plus d’importance, les heures filent à la vitesse de l’éclair. Leur récit les transporte comme par magie dans un temps « où ça disait toujours "le monde est beau" ».

Nos personnes âgées incarnent la courroie de transmission entre nous et leur passé, et nous invitent à le partager généreusement avec elles, Ainsi, lorsqu’elles nous ouvrent leur tiroir secret faut-il les écouter et plonger avec elles dans les profondeurs de leurs souvenirs. À l’aube du nouvel an 2026, peut-être pourrions-nous lever le rideau sur nos personnes âgées et leur faire une place à l’avant-scène. C’est une simple question de reconnaissance envers toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la sueur de leur front à la construction du Québec fier et courageux dans lequel nous avons le privilège de vivre.

vigile.quebec tribune libre 16 décembre 2025
Le Soleil (version numérique) 18 décembre 2025 "Lumière sur nos personnes âgées"

Intervention disgracieuse de Mark Carney

14 décembre 2025

Deux incidents remarqués par les médias ont fait sourciller les journalistes au cours de points de presse donnés par Steven Guilbeault et Marc Miller les 10 et 11 décembre. Alors que l’ex-ministre de l’Environnement s’apprêtait à répondre à une question d’un journaliste, le premier ministre Carney s’est pointé inopinément devant les caméras si bien que Sreven Guilbeault n’a jamais pu répondre à la question. Et, par le « fruit du hasard », la même situation s’est produite le lendemain lorsque le nouveau ministre de l’Identité canadienne, Marc Miller, s’est fait littéralement couper l’herbe sous le pied par son chef lors d’un point de presse.

De deux choses l’une, soit le premier ministre a voulu montrer devant les caméras son appui à Mm Guilbeault et Miller, soit il a senti le besoin de les museler, Sreven Guilbeault pour son discours réprobateur eu égard à l’entente entre l’Alberta et Ottawa sur une éventuelle construction d’un pipeline reliant l’Alberta à la côte du Pacifique, et Marc Miller pour sa déclaration fracassante eu égard au fait qu’il était « tanné » d’entendre parler du déclin du français au Québec et cela, au lendemain de sa nomination. Faites votre choix.

En ce qui me concerne, je pencherais plutôt du côté de la deuxième hypothèse. L’interférence disgracieuse de Mark Carney démontre à n’en pas douter qu’il désire limiter le plus possible les interventions publiques de son ex-ministre et de son nouveau ministre qui manifestent une propension naturelle et reconnue pour exprimer clairement leur opinion sur les dossiers qui leur tiennent à coeur. Et ça, le patron ne ne le tolère tout simplement pas à plus forte raison quand leurs déclarations interfèrent directement sur son plan de match.

vigile.quebec tribune libre 14 décembre 2025

Loi 2, reculs majeurs du gouvernement

14 décembre 2025

Le gouvernement et la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ) sont finalement parvenus à une entente de principe mettant ainsi fin à deux ans de négociations depuis l’échéance de l’accord-cadre de 2023. Du côté du gouvernement, et le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, se montrent satisfaits de l’entente et assurent qu’aucun recul n’a été opéré dans la nouvelle entente mais que les deux parties en sont arrivés à trouver le juste milieu. Chez les médecins de famille, les commentaires recueillis démontrent clairement leur nette satisfaction envers les conclusions de l’entente.

Et pour cause. Au printemps dernier, Christian Dubé menaçait d’imposer des pénalités de 25% pour les médecins qui n’atteignaient pas les cibles de performance, un pourcentage qui a été ramené à 13,04% pour totalement disparaître dans l’entente de principe. L’enveloppe globale devait demeurer sensiblement la même, mise à part l’inflation. Elle est finalement bonifiée de 14,5%, soit 434 M$, et d’un montant forfaitaire de 75 M$. Plutôt que des pénalités si les médecins n’atteignent pas la cible fixée par les critères de performance, les médecins de famille auront droit à une prime de 2,5%, soit 74,9 M$ s’ils réussissent à prendre en charge les 500 000 patients fixés dans la nouvelle entente, La formule des pastilles de couleur pour déterminer la vulnérabilité des patients est abolie. Les sanctions prévues dans la loi pour les médecins qui posent des gestes concertés sont également abandonnées. Enfin, le ministre de la Santé renonce à son pouvoir prévu dans la loi de procéder à toute modification unilatéralement.

Au printemps dernier, François Legault promettait la ligne dure avec les « syndicats » de médecins. « Je ne vais pas reculer, contrairement aux autres gouvernements qui ont toujours reculé avec le syndicat des médecins », criait-il sur tous les toits. Or avec cette nouvelle mouture de la Loi 2, force est de constater que le premier ministre a adouci considérablement les effets contraignants de la pilule à tel point que les médecins se retrouvent devant une nouvelle entente de principe sans avoir à consentir à quelque compromis que ce soit.

Question sans réponse : Et si Christian Dubé était demeuré à la barre des négociations patronales?… À moins que la réponse apporte un éclairage sur ses réflexions à l’égard de son avenir politique!

vigile.quebec tribune libre 14 décembre 2025

La marche dans la neige de Legault

13 décembre 2025

Le dernier sondage Léger du 3 décembre place la CAQ à 18% des intentions de vote derrière le PQ et le PLQ, et prévoit 82 sièges à la faveur du PQ et aucun pour la CAQ de François Legault. Or dans un tel contexte de précarité qui menace même la survie de la CAQ, et malgré la grogne de certains députés qui souhaiteraient son départ, le premier ministre Legault entend demeurer en poste jusqu’au scrutin d’octobre 2026.

La Coalition avenir Québec (CAQ) est devenu un parti politique officiellement autorisé le 4 novembre 2011 avec, à sa tête, François Legault et Charles Sirois. Depuis lors, la CAQ s’est présenté à trois reprises devant l’électorat québécois et a remporté deux scrutins en 2018 et 2022. La CAQ est de ce fait confronté à l’usure du pouvoir à l’issue de ses deux mandats consécutifs. De plus, les déboires économiques de Northvolt et du projet SAAQclic ont entaché sérieusement la crédibilité du chef caquiste.

Le récent virage à droite de la CAQ arrivera-t-il à procurer un nouvel élan à François Legault? Les projets de loi 1,2 et 3 parviendront-ils à atténuer les doléances d’une bonne partie de la population relatives à l’ingérence de l’État dans certains dossiers liés notamment à la rémunération des médecins et aux cotisations syndicales?

La pente est abrupte et le temps file à vive allure. Les braises allumées par le dernier sondage sur l’hypothèse d’un effondrement complet de la CAQ sont encore chaudes. Le spectre d’une démission du chef suggérée, voire exigée, de la part de certains membres du caucus amplifie le climat d’incertitude dans l’entourage du premier ministre quoique le cabinet se montre pour l’instant, du moins devant la caméra, solidaire de son chef.

Récemment, au cours d’une mêlée de presse avant la période de questions, François Legault a lancé qu’il était allé prendre une marche dans la neige en matinée pour décider qu’il allait rester, faisant ainsi allusion à 1984 lorsque le premier ministre libéral fédéral Pierre Elliott Trudeau avait pris la décision de démissionner après être allé prendre une marche dans la neige. Reste à voir si la marche dans la neige de François Legault lui donnera raison…

vigile.quebec tribune libre 12 décembre 2025

Pablo Rodriguez doit-il démissionner?

12 décembre 2025

De prime abord, un retour sur les événements entourant le chaos dans lequel est embourbé le Parti libéral du Québec (PLQ) depuis près d’un mois s’impose pour connaître le véritable état de la situation. Le 17 novembre, la chef parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marwah Rizqy, congédie sa chef de cabinet, Geneviève Hinse, une proche de Pablo Rodriguez, alléguant une « faute grave » [dont on ignore toujours aujourd’hui la teneur] et cela, sans en aviser son chef, Pablo Rodriguez. Dès le lendemain, le chef du PLQ suspend sa chef parlementaire du caucus du PLQ, ce qui a mené à une escalade et son congédiement le 2 décembre. 

Or parallèlement à cet incident, le 19 novembre, Pablo Rodriguez, pressé de toutes parts, ordonne une enquête indépendante au sujet des allégations du Journal concernant des messages textes laissant entendre que des membres du PLQ ont été récompensés avec de l’argent pour voter pour lui lors de la dernière course à la direction. Enfin après deux semaines de « validations », l'Unité permanente anticorruption (UPAC) lance une investigation en bonne et due forme au sujet des allégations qui pèsent sur le PLQ.

La tension monte dans les rangs du PLQ, une rumeur faisant état de la circulation d’une lettre exigeant la démission du chef du PLQ signée par une dizaine de membres du parti lui reprochant notamment son manque de leadership dans la gestion de la crise qui affecte le PLQ. De son côté, Pablo Rodriguez persiste et signe, il n’a pas l’intention de quitter le navire libéral tant et aussi longtemps que les enquêtes en cours n’auront pas tiré leurs conclusions.

Par ailleurs, il est reconnu que le PLQ est un parti de pouvoir et, avant l’éclatement de cette crise, il était remonté substantiellement dans les sondages, talonnant même le Parti québécois (PQ). En revanche, Pablo Rodriguez affirme haut et fort qu’il ignore tout de la magouille qui s’est installée auprès de certains membres du PLQ lors de la course à la chefferie.

Dans un contexte aussi explosif, Pablo Rodriguez doit-il démissionner? Jusqu’à maintenant, le principal intéressé se montre inflexible, il demeure le chef du PLQ contre vents et marées. Or les investigations de l’enquête de l’UPAC risquent de s’étaler sur quelques semaines, voire sur quelques mois, une situation qui conduirait à la période pré-électorale du scrutin d’octobre 2026. D’ici là, les dommages collatéraux de cette saga risquent de nuire considérablement à l’image du PLQ. Dans ces circonstance, je suis plutôt d’avis que Pablo Rodriguez doit démissionner de son poste de chef du Parti. Il est devenu un poids encombrant et néfaste dans le paysage médiatique du PLQ.

vigile.quebec tribune libre 12 décembre 2025

 

Déclaration de PSPP, non sur la forme, oui sur le fond

12 décembre 2025

La déclaration du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), à l’égard de la nomination de Marc Miller à titre de ministre de la Culture fédéral a eu l’heur de susciter la grogne au sein du milieu artistique québécois. «La vacuité intellectuelle et l’aplaventrisme d’une partie substantielle du milieu culturel québécois sont franchement gênants, j’ai honte», a déclaré PSPP sur X.

Sur la forme, je suis d’avis que PSPP a manqué carrément de diplomatie en s’attaquant outrancièrement au milieu culturel dont le seul crime a été de féliciter Marc Miller pour sa nomination, le ministre, soit dit en passant, responsable des subventions versées aux artistes dans notre régime colonialiste.

Par ailleurs, sur le fond, force est de constater que l’attitude pour le moins cavalière avec laquelle le tout nouveau ministre s’est exprimé la veille de la déclaration de PSPP en lançant de façon méprisante qu’il était « tanné » d’entendre parler du « déclin du français », je ne peux qu’être en accord avec la position de PSPP.

En bref, toute cette saga aurait pu être évitée si PSPP avait attaqué dans sa déclaration le nouveau ministre au lieu du milieu culturel. En termes clairs, PSPP a tout simplement erré malencontreusement sur le choix de sa cible.

vigile.quebec tribune libre 10 décembre 2025

Déclaration incendiaire de PSPP

12 décembre 2025

C’est dans un climat toxique que la nomination de Marc Miller à titre de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et responsable des Langues officielles a été accueilli. En effet, suite aux louanges du milieu culturel sur l’arrivée de Marc Miller à ce poste, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), y est allé d’une déclaration incendiaire sur X : «La vacuité intellectuelle et l’aplaventrisme d’une partie substantielle du milieu culturel québécois sont franchement gênants, j’ai honte». Il n’en fallait pas davantage pour que le nouveau ministre se lève en Chambre des communes et y aille d’une réplique véhémente sur son attachement à la survie du français au Québec et dans le reste du Canada (ROC).

En revanche, on se souviendra de l’accueil chaleureux réservé à PSSP à son arrivée à l’Assemblée nationale offert par les médias autant que par l’ensemble des députés. Son style dégageant le calme et le respect envers ses adversaires a rapidement eu l’heur de rallier la classe politique. Enfin affirmaient plusieurs journalistes, un député et chef de parti qui « fait de la politique autrement ».

Or la dernière déclaration intempestive de PSPP envers le milieu culturel laisse place à une brèche importante sur une partie de la personnalité de PSPP jusqu’à aujourd’hui méconnue, son attaque virulente contre le milieu culturel en faisant foi. Comme l’a affirmé à juste titre Mathieu Lacombe, le ministre de la Culture et des Communications du Québec, lors d’un point de presse, PSPP a raté la « cible », il aurait dû s’attaquer à Marc Miller. En plus d’avoir vexé outrageusement le milieu culturel dans son ensemble, PSPP semble avoir oublié que les artistes reçoivent des subventions d’Ottawa et que, dans ce contexte, ils doivent montrer patte blanche envers le gouvernement fédéral.

Enfin en lien avec la possibilité que PSPP devienne premier ministre du Québec et, de surcroît, responsable du camp du « oui » lors d’un éventuel prochain référendum, il devra sans tarder apprendre à calmer ses ardeurs émotives et revenir à un ton plus calme et plus réservé, particulièrement envers ses appuis de longue date à la cause souverainiste du Québec que représentent les artistes.

vigile.quebec tribune libre 10 décembre 2025