Le verso d’une tragédie

13 juillet 2013

Au-delà des enquêtes cherchant à déterminer les responsables de la terrible tragédie qui a frappé la municipalité de Lac-Mégantic, la vague de sympathie et de solidarité qui a déferlé sur le Québec depuis la catastrophe ferroviaire qui a fauché une cinquantaine de vies nous démontre à quel point les Québécois sont tissés serrés les uns aux autres dans des situations aussi désastreuses.

Quoique ma « ferveur catholique » ait perdu beaucoup de son intensité avec les années, je ne peux rester insensible à ces veillées nocturnes à la chandelle qui s’organisent un peu partout à travers le Québec en guise de recueillement pour les victimes et les sinistrés méganticois.

C’est dans de telles occasions que le courage légendaire des Québécois resurgit des racines de nos ancêtres et contribue à réveiller le sentiment de solidarité qui a toujours caractérisé l’esprit de nos bâtisseurs…une sorte de « tous pour un » qui incarne, à sa façon, une particularité de la « société distincte » que nous formons!

quebechebdo 13 juillet 2013
vigile.net tribune libre 13 juillet 2013

Tragédie de Lac-Mégantic: Harding le bouc-émissaire

12 juillet 2013

Selon les informations, la société ferroviaire américaine The Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), propriétaire du train ayant causé la catastrophe de Lac-Mégantic, est l'une des deux seules entreprises au Canada à avoir obtenu une dérogation du ministère des Transports du Canada lui permettant de n'avoir qu'un seul conducteur à bord de ses trains, l’autre compagnie étant la Quebec North Shore & Labrador Railway, qui roule dans le Grand Nord.

En conséquence, les dirigeants de la MMA ont demandé cette dérogation qui leur a été octroyée par Transport Canada. Par ailleurs, les réactions de conducteurs de trains expérimentés laissent à penser qu’il est impossible pour un seul conducteur d’immobiliser de façon sécuritaire un train, un minimum de deux hommes étant nécessaire.

Devant ce constat, une question s’impose : Tom Harding, le conducteur du train impliqué dans la tragédie de Lac-Mégantic, n’est-il pas le bouc-émissaire idéal à qui les deux parties directement impliquées risquent de faire porter l’imputabilité?

À mon sens, il serait trop facile de jouer les faux-fuyants devant les responsabilités qui incombent et à Transport Canada et aux dirigeants de la MMA et de jeter le blâme sur un employé aux prises avec une négligence manifeste de la part des deux principaux intervenants dans cette funeste tragédie…Que les vrais coupables soient dénoncés et condamnés!

quebechebdo 12 juillet 2013
vigile.net tribune libre 12 juillet 2013 "Tom Harding, le bouc-émissaire"
Le Devoir 13 juillet 2013 "Le bouc-émissaire"

Lebel comme un coq en pâte au milieu des sinistrés

12 juillet 2013

Selon l'article 33 de la Loi sur la sécurité ferroviaire, le ministre fédéral des Transports peut obliger une entreprise à «mettre fin, totalement ou dans la mesure prévue dans l'avis, à l'utilisation d'installations ou de matériel ferroviaires d'un type déterminé, ou à toute pratique concernant leur entretien ou leur exploitation, qui, selon lui, risquent de compromettre de façon imminente la sécurité ferroviaire».

Qui plus est, dans la dernière version de la Loi, entrée en vigueur le 1er mai 2013, il est même spécifié que l'ordre du ministre a préséance sur les décisions du conseil des ministres et sur les demandes déposées par les entreprises visées par les injonctions ministérielles.

Or, depuis la catastrophe de Lac-Mégantic, le ministre des Transports Denis Lebel se comporte comme un coq en pâte au milieu des sinistrés en utilisant les faux fuyants habituels enrobés de la vacuité d’une langue de bois mielleuse :

«Notre gouvernement a déjà pris des mesures pour augmenter la sécurité ferroviaire au Canada et nous continuerons d'en faire plus. Nous allons laisser les autorités responsables compléter leurs enquêtes, nous continuerons de consulter nos experts et nous n'hésiterons pas à agir suite à leurs recommandations», peut-on lire dans le courriel expédié par l’attachée de presse du ministre.

Et patati…et patata…Prenez tout votre temps, monsieur le ministre, les sinistrés ont tout leur temps!

quebechebdo 12 juillet 2013
vigile.net tribune libre 13 juillet 2013

Catherine Dorion: l’étoffe d’un chef

12 juillet 2013

« Jean-Martin a eu le courage incompréhensible (« Non mais, était-il fou ? », me dis-je parfois) de fonder un parti (qui d’autre l’aurait fait ?) et de rassembler une foule de gens qui lui ressemblent. Il nous a fait cadeau, sinon de son endurance, du moins d’un courage inespéré de la part d’un homme dans sa position. Nous avons ça entre les mains. Nous avons entre les mains un parti qui, s’il meurt, renaîtra inévitablement sous une autre forme dans quelques années parce que le vide politique qu’ON a rempli est manifeste, prégnant. Nous avons entre les mains un parti qui ose affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant, et qui croit au potentiel de l’authenticité dans un monde où le citoyen-consommateur est plus qu’écoeuré de se faire bullshiter pour son vote ou pour son argent. Nous avons entre les mains un parti qui est encore plein de ces gens intelligents et inspirants qui se reconnaissaient en Jean-Martin. Nous n’avons aucune idée de ce qu’ON sera dans cinq ans : ça peut aller de pétard mouillé à succès fulgurant. Mais parce que nous avons déjà tout ça, moi, j’ai envie d’essayer. »

La réplique (1) › Option nationale – Le défaitisme, notre principal adversaire, Catherine Dorion, Le Devoir, 11 juillet 2013

Le 21 juin 2013, j’ai publié sur cette tribune un article relatif à la possibilité de voir Catherine Dorion briguer la chefferie d’ON sous le titre « Catherine Dorion à la chefferie d’Option nationale »

La réplique de Catherine Dorion relativement au défaitisme de Yannick Cormier suite au retrait de Jean-Martin Aussant de la vie politique revêt, à mon sens, l’argumentaire d’une réponse « indirecte » à mon invitation à briguer la chefferie d’ON.

Quoique je ne puisse présumer avec certitude de la décision finale de Catherine Dorion concernant ses intentions de briguer ou non la chefferie d’Option nationale, cette décision lui appartenant, je suis toutefois certain d’une chose, c’est que Catherine Dorion à l’étoffe d’un chef :

« Nous avons entre les mains un parti qui ose affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant, et qui croit au potentiel de l’authenticité dans un monde où le citoyen-consommateur est plus qu’écoeuré de se faire bullshiter pour son vote ou pour son argent. »…

Des mots qui brillent d’une limpidité sans équivoque, des mots qui font appel au « potentiel » et à l’ « authenticité » de ceux qui osent « affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant »

Enfin, je laisse la réplique à Catherine comme réponse positive percutante au défaitisme négatif de Yannick Cormier : « Mais si Jean-Martin a pogné, c’est justement parce qu’il y a au Québec à la fois ce paysage politique extrêmement morne au milieu duquel la sincérité ne peut que briller très fortement par contraste, et à la fois, cette nouvelle vague qui débarque à la recherche de cette sincérité-là précisément, à la recherche d’un sens qui ne découle pas d’un économisme aveugle ou d’un individualisme indéfectible, dogmes de notre temps. »

(1)Le déclencheur

« Je me sens floué. Le fait est qu’Option nationale ne te survivra pas. Fruit de ta défection du PQ, le parti a été poussé par une parenthèse historique. La crise du souverainisme […], puis Occupy, le printemps érable et leurs sursauts de militantisme ont gonflé les effectifs, mais pas la qualité de l’organisation. Se sont ainsi regroupés d’admirables déterminés autour d’une figure charismatique […]. Le problème était que le message véhiculé était personnalisé : Aussant, le vertueux démissionnaire. » – Yannick Cormier, Le Devoir, 28 juin 2013.

quebechebdo 12 juillet 2013

Lac-Mégantic: responsabilités partagées

11 juillet 2013

Même s’il est trop tôt pour établir avec certitude la part de responsabilité imputable aux divers intervenants impliqués dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, les dernières révélations provenant des médias laissent à penser que le gouvernement fédéral tout autant que Montreal, Maine Atlantic Railway devront répondre de négligence dans l’exercice de leur imputabilité.

D’un côté, le gouvernement fédéral qui a accordé une dérogation permettant à MMA, qui s’est engagée dans l’aventure pétrolière avec du vieux matériel et des infrastructures ferroviaires inadéquates ou non sécurisées pour ce type de transport, d’opérer ses trains avec un seul ingénieur à bord.

De l’autre, Edward A. Burkhardt, propriétaire de MMA, qui a rapidement établi sa réputation et sa fortune dans le redressement de sociétés ferroviaires acquises lors des privatisations des chemins de fer lancées à la fin des années 1990 et dont le leitmotiv reconnu est de réduire les coûts d’opération et d’augmenter la productivité.

Enfin, concernant les dédommagements qui devraient être versés aux sinistrés et aux victimes de la catastrophe de Lac-Mégantic, espérons que le gouvernement fédéral ne mettra pas autant de temps à passer à la caisse, compte tenu que le gouvernement du Québec attend toujours des compensations d'Ottawa pour la crise du verglas de janvier 1998 et les inondations en Montérégie du printemps 2011!

quebechebdo 11 juillet 2013
vigile.net tribune libre 12 juillet 2013 "Responsabilités partagées"

Commentaire:

"La grosse machine fédérale «en glaise» s'enlise facilement, à la moindre petite pluie. La vitesse d'exécution n'a jamais été prioritaire. Après qu'ils sont élus, ils nous répètent toujours: Donnez-nous le temps de… Comme le temps c'est de l'argent, donc çà prend du temps pour faire de l'argent, donc… attendons"

René L.
quebechebdo 11 juillet 2013

Je me souviens…j’avais 13 ans

11 juillet 2013

« L'échec de notre système d'enseignement est le reflet d'un échec, ou en tout cas, d'une paralysie de la pensée elle-même. Personne n'ose penser, au Canada français. Du moins, personne n'ose penser tout haut. L'absence de tout dialogue sérieux, dans la province, nous stigmatise de la plus inexpiable façon ».

« Les insolences du Frère Untel », Montréal, Les Éditions de l'homme, 1960, p. 55.

J’avais 13 ans quand sont parues « Les insolences du Frère Untel » et j’abordais mes études classiques. Je me souviens de l’engouement suscité par la parution de ce livre et, sans trop savoir ce qu’il contenait, je l’ai emprunté à la bibliothèque du collège…Je l’ai dévoré en deux heures!…

Jean-Paul Desbiens est né le 7 mars 1927 à Métabetchouan, dans la région du Lac Saint-Jean. En 1944, il devient frère mariste sous le nom de frère Pierre-Jérôme. Ensuite, il étudie la philosophie à l'Université Laval, où il obtient son diplôme de baccalauréat en 1958.

En 1960, Jean-Paul Desbiens publie son célèbre livre « Les insolences du Frère Untel » sous le pseudonyme de «Frère Untel». Ce pamphlet, considéré comme un des éléments déclencheurs de la Révolution tranquille, tire son origine d'une lettre d'un enseignant de Chicoutimi, le frère Pierre-Jérôme, Jean-Paul Desbiens de son nom de naissance, à André Laurendeau, directeur du journal Le Devoir, en réaction à un billet sur la qualité du français que celui-ci a fait paraître.

C'est le début d'un échange épistolaire nourri entre les deux hommes qui se conclut avec la publication du livre de Desbiens. Le frère mariste y dénonce le joual, cette « langue désossée », en plus d’y mener une charge à fond contre le Département de l'Instruction publique, ce système « d'injustices sociales » qui privilégie le collège classique, véritable « réserve nationale des vocations sacerdotales ».

Rédigé d’une plume parfois irrévérencieuse et toujours incisive, l’ouvrage dénonce l’indigence culturelle et linguistique et l’attribue en partie aux déficiences d’un système éducatif religieux désuet et répressif.

« Les insolences du Frère Untel » se vendent à plus de 130 000 exemplaires, dont 17 000 au cours des dix premiers jours de vente. Malgré ce succès auprès du public, le livre reçoit cependant un accueil moins favorable chez les membres du clergé qui tentent, en vain, d'empêcher sa parution. À l'évidence, le petit livre à « une piastre » du Frère Untel a l'effet d'une bombe dans le Québec de l'après-Duplessis…

J’ai maintenant 66 ans et j’ai parfois l’impression que le temps s’est arrêté depuis 1960 quand je constate qu’encore aujourd’hui, 53 ans après la « bombe » lancée par le Frère Untel, le Québec en est encore à se battre pour assurer la survie de sa langue…et que la « bombe » n’aura duré que le temps d’un feu d’artifice!

quebechebdo 11 juillet 2013

Merci Mme Roy-Laroche

10 juillet 2013

J’ai regardé mais surtout écouté avec beaucoup d’intérêt l’entrevue qu’a accordée la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, à Michel Viens lors de l’émission 24 h en 60 min. du 9 juillet sur RDI.

Malgré le choc évident que Mme Roy-Laroche doit surmonter dans cette période de funeste drame que vivent ses concitoyens, j’ai été à même de constater l’aplomb avec lequel elle répondait aux questions de Michel Viens mais surtout l’« affection quasi maternelle » qu’elle éprouvait envers « sa ville » et « ses Méganticois » et la conviction que la solidarité de ses concitoyens sauront démontrer pour se relever et reconstruire la zone sinistrée.

Colette Roy-Laroche, une mairesse exemplaire qui contribue à n’en pas douter à rehausser l’image de la politique municipale actuelle, entachée par toutes sortes de scandales de bas étage. Au nom de tous les Méganticois, sachez, madame, que nous vous sommes très reconnaissants pour votre compassion et votre professionnalisme.

quebechebdo 10 juillet 2013
vigile.net tribune libre 10 juillet 2013
Le Devoir 12 juillet 2013

Commentaire:

"Très vraie votre missive. Mme Roy-Laroche est une femme exceptionnelle avec une belle personnalité et en contrôle de ses émotions. Une femme d'expérience comme on n'en voit pas beaucoup dans ce monde d'aujourd'hui. BRAVO à cette grande dame qui méritera d'être reconnue par nos gouvernements… En attendant, je lui dis MERCI… Les gens de Lac-Mégantic sont choyés… vous comprendrez, moi j'habite ville de Laval… tout est dit. Merci"

Armande Cléroux
quebechebdo 11 juillet 2013

 

Constitution québécoise: un projet cinquantenaire inachevé

10 juillet 2013

Dans son article publié dans Le Devoir du 9 juillet 2013 sous le titre « Une nouvelle constitution québécoise – Pour renouer avec la Révolution tranquille », l’ancien président des États généraux du Canada français en 1967 et ex-ministre des Affaires intergouvernementales, Jacques-Yvan Morin, dresse un tableau détaillé du long chemin tortueux emprunté par l’État québécois de la Révolution tranquille à nos jours.

« Il y a déjà plus d’un demi-siècle qu’a été énoncée l’idée de doter le Québec d’une constitution écrite formelle établissant les institutions de l’État et les objectifs qu’il est appelé à poursuivre. Il a été assujetti jusqu’ici, en tant que colonie britannique et province canadienne, à un ensemble de lois éparses et de conventions constitutionnelles qui lui ont servi de loi fondamentale, mais il a commencé à exprimer ses propres choix en 1975 avec la Charte des droits et libertés et, en 1977, la Charte de la langue française…

Le résultat du référendum de 1980 permet au pouvoir fédéral de déployer la contre-offensive du « rapatriement » de la Constitution canadienne, lequel aboutit en 1982, en dépit de l’opposition opiniâtre du Québec…

Les trente années écoulées depuis cette époque n’ont fait qu’approfondir le fossé qui s’est creusé entre le Canada anglais et le Québec, en dépit d’efforts de conciliation comme les Accords du lac Meech, en 1987, ou de Charlottetown, en 1992, qui n’ont pu rallier l’appui requis à la reconnaissance des Québécois en tant que « société distincte. »

Tels sont les tenants et aboutissants historiques qui décrivent avec précision les péripéties d’un Québec ballotté entre un pouvoir fédéral centralisateur outrancier et son désir d’autonomie et d’émancipation constamment refoulé par des entourloupettes mesquines provenant d’Ottawa.

« Devant pareil cul-de-sac, que peut-on faire pour retrouver l’élan des années 60 et 70? Comment réaffirmer l’identité québécoise, si ce n’est en renouant avec la Révolution tranquille et ses sources ? Il nous faut maintenant préparer dans cet esprit une nouvelle Constitution en faisant appel à la fois à l’expérience parlementaire et à la participation populaire pour mener à bien la démarche entreprise voici un demi-siècle en vue de fixer les objectifs des Québécois et de leur État. »

Au cours de son argumentaire, Jacques-Yvan Morin cite trois références qui me semblent essentielles dans l’élaboration de cette nouvelle constitution québécoise, à savoir le récent ouvrage du professeur Daniel Turp sur la Constitution québécoise, « La bataille de Londres » de l’historien Frédéric Bastien, et la Commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté, présidée par MM. Bélanger et Campeau, dont le rapport a été publié en 1992 et remis à jour en 2002.

Enfin, argument non-négligeable, cette nouvelle Constitution devra faire appel non seulement « à l’expérience parlementaire » mais aussi et j’ajouterais surtout « à la participation populaire » sans laquelle le navire-amiral risque de se retrouver sans équipage et de s’échouer encore une fois sur les berges du canal Rideau!

quebechebdo 10 juillet 2013

Ed Burkhardt: le monstre des rails

10 juillet 2013

Flegmatique et souriant, le p.-d.g. Ed Burkhardt de la désormais tristement célèbre Montreal, Maine et Atlantic Railway (MMAR) s’est présenté devant les caméras de Radio-Canada à Chicago, rejetant cavalièrement toute responsabilité concernant la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, tout en admettant timidement que ses employés ont peut-être fait de «petites erreurs».

Désormais, la MMAR sera davantage vigilante dans l’information qu’elle donnera aux pompiers sur les conséquences causées sur les freins à air au moment d’éteindre le moteur. Et, pour ajouter un peu de glaçage sur le gâteau, la dite compagnie déplacera de Nantes à Sherbrooke [et cela sans même avoir eu la décence d’en parler avec le maire de l’endroit], là où le terrain est plat, l’endroit où se feront les changements d’équipe de conduite des trains. Et voilà, on peut maintenant passer à autre chose!

Aucune allusion aux victimes dévastées par la tragédie humaine causée, entre autres, par des wagons désuets et non sécuritaires dont M. Burkhardt est le premier responsable. Une attitude désinvolte et inhumaine, qui m’amène à lui décerner le titre bien mérité de «monstre des rails»!

quebechebdo 10 juillet 2013
vigile.net tribune libre 10 juillet 2013

Au sujet de la frilosité partisane péquiste

10 juillet 2013

Nombreux sont les commentaires que l’on lit ou entend sur diverses tribunes d’opinions à propos de l’unification des forces souverainistes autour du Parti québécois…Soit ! Toutefois, là où le bât blesse pernicieusement, c’est dans la « frilosité partisane péquiste » lorsque certains intervenants, et j’en suis, osent flatter le « chat » à rebrousse-poil !

À cet effet, je vous propose cet exemple à titre de « ballon d’essai » : certains quotidiens ont publié dernièrement des articles relatifs à la décision du gouvernement Marois d’étudier les empiètements du fédéral dans les compétences du Québec. Voici des extraits de deux d’entre eux :

« Quelques semaines avant le dépôt de son budget et fort possiblement en période pré-électorale, le gouvernement péquiste recevra en janvier prochain un rapport sur les « empiètements » du fédéral. Il faut mettre fin au fédéralisme « dominateur, paternaliste et de dédoublement », a lancé le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, lors du lancement du comité qui rédigera le rapport…

Le rapport devrait chiffrer le coût spécifiquement pour les municipalités et la santé… « Nous serons plus à même d’identifier ce qui est urgent et entamer les négociations » La Presse, 18 juin 2013

Le 19 juin 2013, Le Soleil publie un article intitulé « Le PQ veut étudier les « ingérences » fédérales » dans lequel on nous informe que le gouvernement Marois investit 500 000 $ pour répertorier l’ensemble des dédoublements causés par l’empiètement d’Ottawa dans les compétences du Québec. Enfin, une excellente initiative, me dis-je.

Toutefois, la conclusion de l’article en question jette une douche froide sur mes premières réactions lorsque j’apprends que le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, « jure qu’il n’est pas à la recherche d’une confrontation avec Ottawa pour mousser l’option souverainiste. »

« Entamer les négociations » avec Ottawa !…Des termes irritants…de l’aplaventrisme dénigrant issu de la gouvernance dite « souverainiste », du déjà vu désuet…de l’ancien servi à la moderne…une démarche qui nous conduit inévitablement au cul-de-sac !

Le ministre Cloutier « ne recherche pas la confrontation avec Ottawa »…Mais pourquoi diable ne profite-t-il pas de cette occasion stratégique pour « mousser l’option souverainiste » et faire voir aux Québécois les avantages de la souveraineté au lieu de la balayer servilement sous le tapis ?

Enfin, j’adresse cette question aux fervents défenseurs de la gouvernance souverainiste : croyez-vous sérieusement qu’une approche aussi « timide » de la part du ministre Cloutier saura susciter l’intérêt nécessaire envers le PQ comme « pôle d’attraction » au ralliement des forces souverainistes ?

vigile.net tribune libre 9 juillet 2013