Welcome to Montreal

25 mai 2015

C’est maintenant officiel, le futur mégacentre commercial qui sera érigé à l’angle des autoroutes 15 et 40 à Montréal portera le nom de Royalmount. Un projet estimé à 1,7 G$ qui fait partie de la nouvelle tendance des centres hybrides, à savoir un mélange de centre commercial intérieur et extérieur, des lieux de divertissement, des espaces verts, des appartements, des bureaux et parfois des hôtels.

Nonobstant les impacts éventuels sur la circulation et les autres pôles commerciaux de la métropole, je suis stupéfait de constater que le nom de Royalmount ne suscite, à ma connaissance, que très peu de commentaires quant à son appellation anglophone. Une autre preuve d’anglicisation en douce de la métropole…Welcome to Montreal !

quebechebdo 25 mai 2015
 

Couillard rattrapé par son passé

24 mai 2015

Alors qu’il commentait l’arrestation de 10 jeunes Québécois qui partaient combattre avec les djihadistes, Philippe Couillard s’est contenté de redire pour une énième fois que son plan de lutte à la radicalisation s’en venait pour « bientôt ». Décidément, il semble évident que ce phénomène plus qu’inquiétant ne soit pas la priorité du premier ministre.

Toutefois, si on y regarde de plus près, peut-être pourrions-nous trouver un début d’explication à ce laxisme si on gruge un peu dans le passé de Philippe Couillard. En effet, rappelons-nous que, durant la période de 1992 à 1996, il a participé à la fondation d'un service de neurochirurgie à Dhahran. Il a également été conseiller du prince Abdullah bin Abdulaziz Al-Rabeeah, ministre de la Santé du royaume. Des activités auxquelles Philippe Couillard s’est adonné de plein gré en Arabie saoudite, une monarchie absolue qui pratique sans coup férir les exécutions publiques et la torture.

Dans ces circonstances, croyez-vous sérieusement que notre premier ministre puisse ressentir un tant soit peu de sympathie pour la radicalisation dont nos jeunes sont victimes? À mes yeux, M Couillard est rattrapé par son passé et, par conséquent, il tentera de noyer le poisson habilement en présentant un nébuleux plan de lutte à la radicalisation…bientôt!

quebechebdo 24 mai 2015

Un été chaud pour Lise Thibault

23 mai 2015

Les avocats de la défense et de la couronne ont présenté leurs représentations sur sentence, le premier demandant une peine d’un an dans la collectivité, le second, quatre ans d’emprisonnement. La balle est maintenant dans le camp du juge Carol St-Cyr qui fera connaître la peine de Lise Thibault le 30 septembre.

Lors de cette séance, je me suis senti interpelé par l’extrait du témoignage de Mme Thibault, en pleurs, laissant aller des paroles « touchantes » sur l’ignominie qu’elle a dû subir tout au cours de son long procès….Voilà pour la partie émotive du scénario de l’accusée. Pourtant, Mme Thibault a déjà [après de longs mois de négation] plaidé coupable à de nombreux chefs d’accusation…Voilà pour les faits.

Le procureur de la Couronne, Me Marcel Guimont, estime que le juge doit imposer une peine exemplaire et dissuasive pour envoyer un message clair aux gestionnaires publics. De son côté, la défense, Me Marc Labelle, a expliqué au juge que plusieurs facteurs atténuants, dont l’état de sa cliente, commandaient une peine dans la collectivité.

Un cas épineux auquel seul le juge St-Cyr devra apporter une conclusion. D’ici là, je crois que Lise Thibault passera un été très chaud !

quebechebdo 23 mai 2015 

Une petite gêne SVP!

22 mai 2015

Au Québec, les ex-premiers ministres ont droit à divers privilèges pendant les trois années suivant leur départ de la vie politique, des privilèges dont le coût est assumé par les contribuables. Annuellement, une somme de 200 000$ est mise à leur disposition.

À titre d’exemples, en 22 mois, d'avril 2013 à février 2015, les frais de bureau facturés à l'État par Jean Charest ont totalisé 224 249$, incluant le coût de location du local comme tel (182 323$), les fournitures de bureau (31 525$) et les frais de télécommunication (10 399$). De son côté, depuis un an, Pauline Marois a donné des contrats à six personnes, pour un total de 77 675$ en plus d’avoir facturé 5135$ pour des frais de «transport terrestre». Sur une base annuelle, les frais de location de bureau remboursés à Mme Marois se sont élevés à 44 500$.

Je veux bien croire que les ex-premiers ministres ont droit à une certaine protection durant les trois années qui suivent leur départ de la vie politique active, une mesure créée par Robert Bourassa lors du départ de René Lévesque. Toutefois, aujourd’hui, particulièrement en contexte d’austérité, une indemnité de transition discrétionnaire de 200 000 $ par année m’apparaît carrément scandaleuse…Une petite gêne serait de mise!

quebechebdo 22 mai 2015 
cyberpresse.ca 25 mai 2015

Si j’étais parent d’un adolescent…

21 mai 2015

Les récentes arrestations de jeunes s’apprêtant à s’envoler vers la Syrie pour se convertir au djihadisme soulèvent des questions inquiétantes sur les raisons qui poussent ces jeunes à endosser une telle cause qui nous apparaît hors de notre portée.

Bien sûr, on peut alléguer que ces jeunes recherchent des défis auxquels ils sont appelés à vivre en tant que djihads. Toutefois, l’énigme demeure la même : pourquoi? Sans avoir une réponse à cette question, je me suis demandé comment je réagirais si j’étais parent d’un adolescent aujourd’hui.

Et spontanément, je me suis dit que je garderais un contact régulier avec lui, je discuterais avec lui sur son opinion concernant la radicalisation, je serais attentif à ses réponses sans intervenir dans un premier temps. Puis, je lui demanderais comment il se situe face à ce mouvement de radicalisation.

Dans l’hypothèse où je soupçonnerais des idées favorables à ce mouvement de la part de mon ado, je l’inviterais à s’en reparler s’il en a le goût, quitte à prendre l’initiative si jamais il ne revient pas sur la question, particulièrement si je remarquais des changements dans son attitude.

En bout de ligne, l’important, à mon sens, est de garder contact avec l’adolescent et d’être attentif à son comportement, car en réalité, qui est le mieux placé pour observer ses changements d’attitude que les parents qui le voient agir à la maison?

quebechebdo 21 mai 2015
​vigile.net tribune libre 22 mai 2015 " À propos de notre jeunesse…"
Le Journal de Québec 24 mai 2015

La main de fer dans le gant de velours

20 mai 2015

Pour avoir œuvré plus de 30 ans dans le monde de l’éducation, le billet de Richard Martineau paru dans le Journal du 19 mai sous le titre « École : la dictature de l’autorité » m’interpelle au plus haut point.

Au début de ma carrière dans l’enseignement, comme tout jeune professeur, j’ai adopté l’attitude du prof près de ses élèves dans l’intention de créer un lien avec eux et ainsi de pouvoir mieux communiquer ma matière. Toutefois, j’ai vite réalisé que cette approche pédagogique conduisait rapidement à une sorte de camaraderie inconciliable avec mon rôle d’enseignant.

Avec le temps, j’ai pris un recul face à mes élèves de telle sorte que le climat dans la classe s’est progressivement apaisé pour le plus grand bien de la communication des connaissances, ce pourquoi, en réalité,  j’avais décidé d’endosser cette profession. En réalité, j’avais décidé d’opter pour l’autorité.

Une autorité qui ne s’impose pas mais qui s’acquiert avec le temps en adoptant la main de fer dans le gant de velours, à savoir une attitude autoritaire tout en ayant la sagesse d’accepter les écarts de conduite occasionnels des élèves.

Aujourd’hui, quand je rencontre mes anciens élèves, ils me remercient d’avoir agi de la sorte et la plupart d’entre eux gardent un bon souvenir de moi parce que, disent-ils, « avec vous, on savait où on allait »…En fait, n’est-ce pas cela enseigner? Communiquer des connaissances dans un climat propice à l’apprentissage.

quebechebdo 20 mai 2015 
vigile.net tribune libre 22 mai 2015 " À props de notre jeunesse…"

Le défi titanesque de PKP

19 mai 2015

Parmi tous les chiffres qui sont ressortis du dernier sondage Léger-Le Journal-Le Devoir, je retiens surtout de l’effet Péladeau le nouvel engouement de la jeunesse québécoise pour un Parti québécois dirigé par PKP, et le fait que le nouveau chef du PQ soit nettement le mieux perçu parmi les chefs des autres partis pour développer l’économie du Québec, ce qui démontre à mes yeux l’intérêt marqué des jeunes pour l’économie.

Pour ce qui est des actions de PKP dans Québecor, les Québécois ne semblent pas inquiets de cette situation puisque 43 % seront satisfaits s’il confie un mandat à une fiducie pour gérer ses avoirs et que 52 % se montrent indifférents, des résultats qui enlèvent des minutions aux libéraux et aux caquistes qui misent sur cet argument pour déstabiliser M Péladeau.

Enfin, quoique 42 % des personnes sondées voteraient « oui » à un référendum sur l’indépendance du Québec, Pierre Karl Péladeau se devra de démontrer qu’il a la stature nécessaire pour rallier d’une part, les forces souverainistes et d’autre part, les indécis…Un défi titanesque qui attend le nouveau chef du PQ!

quebechebdo 19 mai 2015
Le Soleil 22 mai 2015
 

L’immigration à vitesse grand V

18 mai 2015

J’ai reçu récemment par courrier électronique un message fort révélateur sur la croissance astronomique des immigrants à Rimouski de 2004 à 2011. En voici les grandes lignes.

En 2004,  4 familles musulmanes  arrivent à Rimouski et s'y installent…

Printemps 2005, 14 autres familles musulmanes viennent les rejoindre…

Été et automne 2005, 26 autres  familles islamiques arrivent à Rimouski…

En 2006, Rimouski reçoit 55 familles islamiques et certaines d'entre elles étant financièrement très à l’aise font une demande à la Ville de Rimouski pour y avoir au moins une rue au nom de l'un de leur grand prêtre islamique…

En 2007, 65 nouvelles familles islamiques arrivent à Rimouski et, à l'automne 2007, elles reçoivent le OK pour une rue en leur honneur…

Au printemps 2008, une nouvelle rue fait son apparition, tout près du Wall-Mart, soit la première rue au sud du boul. Arthur-Bhuis et porte le nom de : Rue MOHAMED ALEI SAB….

Cette même année :
En 2008, 90 familles islamiques arrivent à Rimouski…
En 2009, 140 familles du même genre arrivent à Rimouski…
En 2010,  25 familles islamiques arrivent à Rimouski PAR MOIS…

OUI oui, vous avez bien lu, 300 familles islamiques en 2010 seulement… En 2011, 400 familles de ce genre sont attendues…Attendez-vous de voir Rimouski grossir à vue d'œil au cours des prochaines années, et le grand développement entre la 2e rue et le sud du boul. Arthur Bhuis Est leur appartient à 95%…Et tout cela, en seulement sept ans!

quebechebdo 18 mai 2015

La flèche empoisonnée

17 mai 2015

Jean-Marc Fournier aura attendu la veille du dévoilement du nouveau chef du Parti québécois pour lancer son expression lapidaire « le PQ, le parti Québécor », faisant allusion bien sûr à l’élection probable de Pierre Karl Péladeau.

À cet effet, j’aimerais vous faire part d’une réalité qui ne fait aucun doute dans mon esprit, à savoir que, en tant que client abonnée du Soleil et du Journal de Québec, je puis vous assurer que la neutralité des chroniqueurs ressort davantage dans le média de Québécor que dans celui de Desmarais où la ligne éditoriale est clairement fédéraliste.

Pour ce qui est du « possible » conflit d’intérêt de PKP en tant qu’actionnaire de Québécor et chef du PQ, je laisse le soin à la commission parlementaire instaurée à cet effet de statuer, le député de Saint-Jérôme ayant déjà déclaré qu’il placerait ses actions dans une fiducie sans droit de regard.

En bref, M Fournier aurait avantage à s’occuper des « vraies affaires » au lieu de s’acharner à lancer des flèches empoisonnées sur tout ce qui bouge…un rôle qui, d’ailleurs, lui va à merveille!

quebechebdo 17 mai 2015
vigile.net tribune libre 26 mai 2015 "Qu'on passe aux "vraies affaires!"" 
 

Un chef, ses convictions et ses aspirations

16 mai 2015

Encore enfant, mon père me disait souvent : « Quand tu crois fortement à quelque chose, ça va arriver! »…Et je dois vous avouer que cette attitude d’esprit m’a généralement bien servi dans la vie. Pourquoi? Parce que tes convictions deviennent le moteur des décisions et des actes que tu poses. Et, de là, leur force.

À cet effet, c’est Denise Bombardier qui écrit dans son billet du 16 mai : « À Québecor, PKP était le maître, comme le fut avant lui son père, et ainsi l’on peut dire qu’il est le digne fils de ce dernier. La prudence qu’il a manifestée en affaires ne l’a aucunement inspiré lorsqu’il a pris la décision solitaire de faire le saut en politique. L’explication est simple. PKP est un croyant, un homme de foi. Il croit à l’indépendance du Québec comme d’autres croient en Dieu. »

Les aspirations de Pierre Karl Péladeau sont claires : faire du Québec un pays et, pour y arriver, il a la tâche herculéenne de convaincre les Québécois d’embarquer avec lui dans son bateau.  «Ce soir, nous commençons le grand rassemblement du Parti québécois; le grand rassemblement des souverainistes et des indépendantistes…Vous m'avez confié un mandat fort et clair: Faire du Québec un pays! La grande coalition pour l'indépendance doit renaître.»

Mais, il faut bien l’admettre, le défi est gigantesque. La déconfiture d’avril 2014 a laissé des cicatrices profondes au sein des partisans de la cause indépendantiste. L’intensité de la flamme de 1995 peine à se maintenir allumée, particulièrement chez les moins de 35 ans qui ont les yeux tournés vers d’autres horizons. Pierre Karl Péladeau doit et trouver le discours, et établir la confiance et créer les circonstances pour rallumer cette flamme.

Par ailleurs, l’ex « success story » possède une carte majeure dans son jeu, à savoir son expérience chevronnée dans le monde des affaires, un atout indéniable compte tenu de la place prépondérante qu’occupe l’économie pour tous les citoyens du Québec, y compris les jeunes. Si la souveraineté du Québec doit se faire, elle passera par un taux de croissance économique fort. Sous le gouvernement Marois le PQ a été perçu comme une entrave au développement économique. De là l’urgence de renverser cette perception.

PKP est venu en politique pour « faire du Québec un pays ». Les portes lui sont maintenant ouvertes mais le champ auquel il fait face est loin d’être dénué d’obstacles, à commencer par les libéraux et les caquistes qui ne se gêneront pas pour jouer la carte d’une « souveraineté passée date ». Au nouveau chef du PQ de remettre sur la carte les avantages de l’indépendance du Québec…et je suis convaincu que ses convictions et ses aspirations seront ses meilleurs atouts pour y parvenir!

quebechebdo 16 mai 2015
vigile.net tribune libre 16 mai 2015
Le Journal de Québec 17 mai 2015