7 mai 2016
Même si le passage de Pierre Karl Péladeau à la direction du Parti québécois et à titre de chef de l’opposition officielle fut de courte durée, le recul imposé par sa démission nous amène à nous interroger, comme il est de coutume dans ces circonstances en politique, sur l’héritage qu’il a laissé à son successeur.
Dès le départ, on ne peut passer sous silence l’image choc du poing levé de PK lors du point de presse où il annonçait son intention de se présenter dans Saint-Jérôme sous la bannière péquiste, tout en clamant que cette décision était le fruit de sa volonté de « faire du Québec un pays ». Un leitmotiv qu’il a porté à bout de bras, sans relâche, tout au cours de son court mandat et qui, en soi, constitue une part d’héritage que bien peu de ses prédécesseurs ont léguée.
On peut aussi souligner la création de l’Institut de recherche sur l’indépendance du Québec, une initiative citoyenne qui viendra jeter les bases d’une stratégie montrant la voie à suivre pour l’accession du Québec à son statut de pays.
Toutefois, la plus grande contribution de PKP fut, à mon avis, les efforts qu’il a déployés pour établir une convergence entre les différents intervenants pour la cause de l’indépendance du Québec, une approche basée sur une ouverture qui laisse la place aux autres partis dans un processus à l’intérieur duquel le PQ « n’a pas le monopole » en la matière…Et, à cet effet, le ou la successeur (e) de PKP devra en prendre bonne note s’il ou elle désire entrainer les souverainistes dans son sillon.
quebechebdo 7 mai 2016
vigile.net tribune libre 7 mai 2016
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6 mai 2016
Avant même que les prétendants à la succession de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois n’aient officiellement annoncé leur intention de poser leur candidature, toute sortes de rumeurs circulent, non seulement sur les noms de présumés intéressés, mais aussi sur le mode d’élection du futur chef.
Toutefois, deux « colombes » semblent ressortir de la « volière », à savoir Véronique Hivon et Alexandre Cloutier, deux politiciens adulés qui peuvent facilement prétendre avoir les qualités requises pour accéder à la chefferie du PQ, ce qui rend peu probable un couronnement.
Quoiqu’il en soit, qu’il y ait couronnement ou course à la direction, le parti risque de subir les tiraillements internes inhérents à la nomination d’un chef. À ce sujet, je me rallie à l’argumentaire de Gilles Duceppe qui s’exprime en ces termes : « Un couronnement où les gens sont tassés, ce n’est pas bon pour l’unité, et une course qui dure trop longtemps, où il y a trop de monde et où il y en a qui n’y vont que pour se faire connaître, ce n’est pas mieux non plus. »
Si ces deux présumés candidats ont réellement l’intention d’apporter leurs idées dans un débat qui ne peut se tenir que dans une course à la chefferie, je suis d’avis que cette voie devrait être privilégiée pour permettre un échange d’idées qui ne peut être que bénéfique pour la démocratie au sein du PQ…Et que le meilleur gagne !
quebechebdo 6 mai 2016
Le Devoir 7 mai 2016 "PQ: un couronnement?"
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6 mai 2016
J’ai été sidéré par le récit dramatique d’une étudiante de l’École de technologie supérieure (ETS), Kimberley Marin, 29 ans, qui raconte l’agression sexuelle sordide dont elle a été victime pendant les initiations de septembre 2015 dans Le Devoir du 6 mai.
Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que les intervenants auxquels Kimberley s’est adressée à la suite de cette agression ont fait preuve, selon ses dires, de « culture du silence » et d’« aveuglement volontaire ». Un argument corroboré par un membre du personnel ayant demandé la confidentialité et qui, au sujet de ces comportement machos, a déclaré que « le mot d’ordre, c’est : endurez et faites votre job. Si vous n’êtes pas capable d’endurer, vous n’avez rien à faire ici. » Vous pouvez vous imaginer le désarroi de Kimberley qui, dans une école dont la clientèle est 90 % masculine, se voit rejetée cavalièrement par les autorités de l’ETS.
N’eût été de la persévérance de Kimberley qui, après des rencontres avec d’autres élèves féminines ayant subi le même sort, a finalement rédigé un rapport d’une dizaine de pages qu’elle présenté à la direction de l’ETS en février dans lequel elle décrit la situation, énumère les cas de sexisme et de harcèlement sexuel et suggère des pistes d’amélioration. Finalement, six mois après les événements de septembre 2015, la direction vient tout juste de déclencher une enquête indépendante sur l’agression dont Kimberley dit avoir été victime…Une triste histoire qui démontre à quel point il est long le chemin de l’égalité homme-femme !
quebechebdo 6 mai 2016
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4 mai 2016
La vie politique a horreur du vide si bien que, déjà, les noms de candidats susceptibles de remplacer Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois se font entendre, à savoir les Cloutier, Hivon, Drainville, Lisée, Ouellet et Marceau.
Par ailleurs, un autre candidat potentiel est entré dans le pool des candidats potentiels en la personne de Jean-Martin Aussant, lui qui a quitté la politique pour se consacrer à ses jeunes enfants [un scénario, soit dit en passant, semblable à celui de PKP]. Le même Jean-Martin Aussant qui, lors des funérailles de Jacques Parizeau, avait déclaré que « s’il est une chose que son départ devrait amener, c’est la fin des exils, de tous les exils, qu’ils soient géographiques ou intellectuels ».
Le départ précipité de Pierre Karl Péladeau incitera-t-il JMA à replonger en politique ? Sa vie familiale est-elle maintenant en mesure d’assumer le rythme de vie effréné d’un chef de parti politique ? Bien qu’il soit le seul à connaître les réponses à ces questions, certains observateurs croient que son retour en politique est imminent, compte tenu du nouveau scénario qui s’offre à lui avec le départ de PKP.
En plus de posséder la qualité de rassembleur, particulièrement auprès des jeunes générations, JMA est pourvu d’une formation académique en économie. De plus, la convergence des forces souverainistes fait partie de ses convictions comme il l’avait exprimé lors de son passage à la chefferie d’Option nationale…JMA, un incontournable pour garder l’espoir de « faire du Québec un pays » !
quebechebdo 4 mai 2016
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3 mai 2016
Comme plusieurs d’entre vous, j’ai été à la fois surpris et déçu de la décision de Pierre Karl Péladeau de se retirer de la scène politique québécoise, celui-là même qui avait suscité tout un émoi lorsqu’il avait soulevé le poing lors de son entrée en politique en guise de volonté de « faire du Québec un pays ».
Moins d’un an après son élection à titre de chef du Parti québécois, la voix étranglée par l’émotion, c’est un PKP visiblement ébranlé qui nous annonce qu’il a fait le choix de consacrer davantage son temps à ses jeunes enfants dans l’espoir de « demeurer un exemple pour eux ». Un choix qui lui appartient et qui doit être respecté, peu importe les sentiments que nous éprouvons face à sa décision.
À mon sens, PKP s’est vite rendu compte que le monde accaparant de la politique lui laissait très peu de latitude pour être présent auprès de ses enfants, sa situation de couple en médiation avec Julie Snyder n’ayant rien pour lui faciliter la vie. Le temps consacré pour la « cause » qui lui tenait tellement à cœur lui manquait, et PKP n’a pas le tempérament pour faire les choses à moitié. Conséquemment, il fut placé devant un choix déchirant, et il a opté pour son rôle de père.
Par ailleurs, sur la scène politique, il laisse en plan un dossier qui lui tenait à cœur, à savoir la convergence des forces souverainistes qui passe par la reconnaissance d’un PQ ouvert à tous les militants pour l’indépendance du Québec, peu importe leur allégeance politique…Le défi est maintenant entre les mains de la relève !
quebechebdo 3 mai 2016
Le Devoir 4 mai 2016
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2 mai 2016
Les récents congédiements des deux animateurs vedettes des ondes radiophoniques, Jeff Fillion et André Arthur, viennent relancer pour une énième fois le débat sur la liberté d’expression. En ce qui concerne ces deux animateurs, il m’apparaît évident qu’ils ont outrepassé sans vergogne les limites du raisonnable par leurs viles attaques ad hominem avec lesquelles ils faisaient leurs choux gras depuis des années.
Pourtant, dans un registre beaucoup plus « civilisé », l'auteure québécoise Djemila Benhabib recevra le 3 mai le Prix de la liberté d'expression pour l'ensemble de son oeuvre à l'occasion de la 2e édition du Difference Day, événement organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse et d’expression. Et cela, dans un contexte où Mme Benhahib n’a jamais été réputée pour sa langue de bois dans cette lutte sans merci qu’elle a livrée tout au cours de sa carrière entre la liberté d’expression et l’islam politique.
Il existe une énorme différence entre ceux qui se servent de leur « supposée » liberté d’expression pour attaquer bassement leurs victimes et ceux pour qui la liberté d’expression incarne une cause capitale à défendre. Tant et aussi longtemps que les personnes qui sont appelées à tenir le micro ne comprendront pas que la liberté des uns s’arrête lorsque celle de l’autre est brimée, nous assisterons à un débordement pernicieux où les victimes sont livrées en pâture à des personnages sans scrupule.
quebechebdo 2 mai 2016
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1 mai 2016
Justin Trudeau et son équipe de 40 députés du Québec ont beau clamé sur tous les toits qu’ils « travaillent très fort » pour négocier « un plan d’affaires solide » dans le dossier du C Series de Bombardier, aucune avancée notoire n’a encore transpiré de ces discussions avec le géant québécois en aérospatiale.
Par ailleurs, le premier ministre n’a pas encore fermé la porte au projet Énergie Est de Trans Canada et reste plutôt évasif quant à l’avenir du projet qui doit, selon ses dires, recevoir l’aval des communautés impliquées dans le trajet que doit suivre le pipeline. Or, je suis d’avis qu’Énergie Est peut difficilement être rejeté par le fédéral malgré l’opposition des maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), compte tenu de l’importance capitale que ce pipeline représente pour l’économie albertaine.
Dans ces circonstances, je crois que Justin Trudeau va se montrer généreux envers Bombardier pour mieux faire passer le projet Énergie Est auprès des Québécois. Une stratégie qui revêt, à mon avis, tous les éléments nécessaires pour être qualifiée de marchandage politique…Un oui à Bombardier contre un oui à Énergie Est !
quebechebdo 1er mai 2016
Le Journal de Québec 2 mai 2016
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30 avril 2016
À écouter le co-porte-parole de QS et député de Mercier, Amir Khadir, lors de l’entrevue qu’il a accordée à Sébastien Bovet au cours de l’émission 24/60 du 29 avril, j’ai eu la nette impression qu’il reportait l’appel à la convergence de Pierre Karl Péladeau aux calendes grecques.
Que ce soit sur l’enjeu du salaire minimum à 15$/l’heure tel que proposé par QS ou, plus largement, sur la défense de la sociale démocratie, tous les arguments du député de Mercier « convergeaient » vers une attaque en règle contre les positions de centre droit du PQ des dernières décennies. À tel point que les tentatives de Sébastien Bovet pour ramener son invité sur la position de QS eu égard à la convergence des forces souverainistes n’ont résulté qu’à une réponse mi-chair mi-poisson qui donnait l’impression d’un chemin tortueux qui ne menait qu’à un cul-de-sac.
À mon sens, QS n’a nullement l’intention de s’allier à PKP dans son projet de convergence et cherche toutes les raisons pour faire monter les enchères, voire pour le faire avorter. Conséquemment, bien que la démarche de PKP de s’allier les forces souverainistes soit louable, je suis d’avis que toute approche avec QS aboutira à une guéguerre de pouvoir stérile entre les deux partis.
De toute façon, il faut se souvenir de cette phrase-choc d’Amir Khadir « L’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l’indépendance ». Vraiment pas de quoi mobiliser les troupes souverainistes… Alors M. Péladeau, oubliez QS !
quebechebo 30 avril 2016
vigile.net tribune libre 1er mai 2016
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29 avril 2016
Selon une analyse, datée de juin 2015, de la Direction de la planification, de la recherche et des statistiques du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), dans la catégorie de l’immigration économique, c’est-à-dire les candidats sélectionnés en raison de leurs qualifications professionnelles, 46 % des immigrants admis entre 2004 et 2013, et qui ne parlaient que l’anglais, avaient quitté le Québec en 2015. À des fins de comparaison, 84 % des immigrants qui connaissaient le français mais pas l’anglais à leur arrivée restent au Québec.
Faut-il s’étonner de ces statistiques considérant que le français est la langue officielle du Québec, et par conséquent, la langue du travail ? À mon sens, non. D’autant plus que ces immigrants qui fuient le Québec sont informés de la position du Québec dès leur première démarche pour venir s’y installer. Or, considérant cet exil néfaste pour la qualité de la main d’œuvre, le milieu des affaires plaide pour un assouplissement des exigences en matière de connaissance du français afin de contrer les pénuries de main d’œuvre dans certains domaines.
Nous assistons ici à un « bogue » linguistique lié étroitement aux conditions de la loi 101 qui stipule la primauté du français comme langue de travail. Y contrevenir serait fatal pour la sauvegarde et la défense de la langue officielle du Québec. Conséquemment, les immigrants anglophones doivent en prendre bonne note…ou sinon, rejoindre ceux qui ont fui le Québec pour une province anglophone !
quebechebdo 29 avril 2016
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28 avril 2016
En invitant Pierre Lapointe à TLMEP, les responsables de l’émission tenaient en leurs mains le candidat rêvé pour lancer son fiel aux patrons de Radio-Canada au sujet du concept de l’émission Stéréo pop… et, ce qui devait se produire arriva ! Toutefois, force est de constater que le contenu du message de Lapointe souffrait pour le moins de « fini » : « Les osties de A [vedettes connues], j’en ai plein le tabarnak de cul, parce que ça finit par faire une TV aseptisée ». Disons que comme argumentaire de défense, ça vole plutôt bas, Je ne crois pas qu’en abordant ainsi sa plaidoierie, l’avocat de la défense incitait son auditoire à ouvrir une oreille attentive à ses griefs.
Dommage car sur le fond, les doléances de Pierre Lapointe contenaient un certain contenu pertinent, particulièrement sur son intention de présenter à son émission une plus grande diversité d’artistes « qui répondent à d’autres critères que la popularité ». Toutefois, là où le bât blesse, c’est que les artistes émergents n’attirent ni les auditeurs ni les commanditaires, ce qui joue nettement en défaveur des cotes d’écoute.
Enfin, quand tu es « pompé à bloc » et que ton orgueil en a pris tout un coup à la suite de la disparition de ton émission des ondes de Radio-Canada, ce n’est surement pas le temps ni le lieu [studio de R-C] pour aller défendre aussi maladroitement ta cause devant des millions d’auditeurs…Un petit recul aurait probablement reçu un meilleur accueil !
quebechebdo 28 avril 2016
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