Le hockey dans la peau…sans la violence

3 août 2011

Conçue par Pierre Boileau en collaboration avec le Festival d’été, l’exposition « Le hockey dans la peau » sera présentée à Espace 400ième  entre le 2 août et le 27 novembre 2011. Toutefois, à la demande de la Ligue nationale de hockey, les responsables de l’exposition ont dû retirer une partie de la présentation qui portait sur la violence, entre autres, sur les commotions cérébrales dans le hockey professionnel. Pourtant, vers la fin-décembre 2010, un total de 33 commotions cérébrales avaient déjà été déclarées par les thérapeutes des équipes de la LNH, soit le même nombre que la saison précédente, alors que de nouveaux règlements ont été ajoutés pour pénaliser plus sévèrement les auteurs des coups portés à la tête!

À titre d’argument pour justifier sa demande d’exclure la partie portant sur la violence, la LNH invoque « qu’elle n’est pas à l’aise avec ça! » Quant à moi, j’aurais été « plus à l’aise » avec une exposition qui montre le hockey sous toutes ces facettes, y compris la violence…tout au moins pour susciter le débat autour de cette bête noire du hockey qui doit être dénoncée haut et fort et réprimée à tout prix!

quebechebdo 3 août 2011

Les dessous d’un secret bien gardé

2 août 2011

L’effondrement sous le tunnel Ville-Marie soulève bien des questions, notamment au chapitre de la sécurité. La douzaine d’automobilistes qui venaient de franchir le tunnel au moment de la catastrophe s’en sont tirés à bon compte cette fois-ci. Toutefois, à la roulette russe, la chance n’est pas toujours au rendez-vous!

On n’a qu’à se rappeler les cinq morts et les six blessés graves causés par l’effondrement du viaduc de la Concorde en 2006, à la suite duquel le rapport de la commission Johnson, un an plus tard, proposait au ministère des Transports du Québec tout un train de mesures pour éviter de nouveaux effondrements, entre autres, d’augmenter le nombre d’inspecteurs.

Depuis lors, même si l’enveloppe budgétaire consacrée à la réfection des infrastructures a quintuplé, les ressources humaines nécessaires pour encadrer l’opération n’ont pas augmenté. En plus, 90% des inspections sont réalisées par des firmes privées qui se contentent souvent d’inspections visuelles.

Mais là où le bât blesse dangereusement, c’est que l’on vient d’apprendre que les rapports du MTQ signalaient déjà en 2008 le risque de chute de béton au tunnel Ville-Marie. Il semblerait que la règle officielle du ministère soit de garder le secret pour ne pas affoler la population! En réalité, j’ai plutôt l’impression que les jeux de coulisses engendrés par l’octroi de contrats au privé priment encore une fois sur la sécurité publique!

quebechebdo 2 août 2011
Le Soleil 6 août 2011 "Les dangers du secret" 

Un Québec français et ouvert

2 août 2011

À la suite de la lecture de l’article d’André Vincent paru sur la tribune libre de Vigile le 31 juillet sous le titre « Feeling, juste un feeling.. », je me suis demandé s’il était possible de concilier la défense et la promotion de notre langue maternelle avec l’émergence de la mondialisation à laquelle notre contexte géopolitique ne peut échapper.

Pour vous situer dans le contexte de cette réflexion, il m’apparaît essentiel de vous citer le passage de l’article de M. Vincent qui m’y a conduit: 

« Il y a quelque temps, j’ai parlé sur ce site d’un groupe de musiciens rencontré au Verre Bouteille, un bar sur Mont-Royal…En écoutant parler ces jeunes — Québécois de toutes les couleurs — beaux, intelligents, plutôt sympathiques, je me disais pourvu qu’ils chantent en français ces petits cons. Eh non ! ils chantaient en anglais… Pourquoi ces jeunes, Québécois des pieds à la racine des cheveux comme vous et moi, ne chantent pas ce qu’ils ont envie de dire dans leur langue maternelle qu’ils maîtrisent étonnamment bien, comme j’avais pu le constater ? Dans leur culture quotidienne, comme lorsqu’ils se parlent. Après tout, on n’exprime bien que ce que l’on connaît bien… non ? »

Dans son article, André Vincent réfère ensuite à une lettre publiée dans Le Devoir dans laquelle l’auteur, se disant indépendantiste, est toujours demeuré ouvert à toutes les cultures, y compris celle des anglophones, ce qui amène M. Vincent à y aller de cette affirmation :

« Pour revenir à mes jeunes musiciens, je sais maintenant que même s’ils chantent en anglais, ils n’en sont pas moins Québécois pour autant, et la plupart d’entre eux voteraient pour notre indépendance politique, j’en suis sûr. »

Si je rejoins le raisonnement d’André Vincent et que je le rattache au contenu de mes articles tournant autour de la peur et parus sur cette même tribune les 28 et 31 juillet, je suis porté à croire que nous aurions avantage à nous inspirer de la confiance de notre jeunesse envers l’accession à notre indépendance sans pour autant nous enfermer dans le carcan d’une francophonie fragile et vulnérable…en fin de compte, un beau sujet de réflexion qui pourrait nous aider à nous libérer d’une autre peur qui nous gruge depuis des décennies !

En terminant, je me dois d’apporter un bémol extrêmement important au contenu de mon argumentaire : en tant qu’ardent défenseur de notre langue maternelle continuellement en contact avec un continent anglophone, nous devons, d’une part, demeurer ouverts sur les autres langues, mais d’autre part, vigilants vis-à-vis la sauvegarde de nos racines francophones et profiter de toutes les occasions qui nous sont offertes pour les faire connaître à notre jeunesse!

vigile.net tribune libre 2 août 2011

Il rêvait d’être premier ministre!

1 août 2011

En s’attaquant sauvagement à des jeunes travaillistes réunis sur l’Île d’Utoya pour participer au camp d’été du parti, le tueur fou, Anders Behring Breivik, a tué dans l’œuf des jeunes qui aspiraient devenir les leaders de demain!

Parmi eux, se trouvait Anders Kristiansen, un garçon de 18 ans qui rêvait d’être premier ministre depuis qu’il avait 5 ans, comme l’a raconté sa mère à un quotidien norvégien. Comme tous ses compagnons qui ont péri dans cette hécatombe sordide, Anders incarnait le sang neuf de la gauche norvégienne. Au moment où les premiers coups de feu retentissent sur Utoya, le jeune Kristiansen se rue sur les tentes du campement pour alerter ceux qui sont en train de se reposer. Un des rescapés racontera lui devoir la vie!

Ouvert sur le monde et soucieux des autres, Anders Kristiansen fait partie d’une longue liste de disparus derrière laquelle se dessine un antiportrait de Breivik, décrit comme un être glacial et hors du monde!

Face à un dénouement aussi tragique, nous demeurons impuissants et consternés pour toutes ces familles qui vivent un deuil aussi inattendu que cruel. Il ne reste plus qu’à espérer que les graines semées par ces jeunes victimes apportent leur semence de liberté, non seulement en Norvège, mais partout sur cette planète qui en a bien besoin!

quebechebdo 1er août 2011   

Le chant du cygne

1 août 2011

En parcourant la lecture du message adressé à Bernard Drainville par deux électeurs de son comté sur la tribune libre de Vigile en date du 31 juillet, j’ai eu l’impression d’assister à la mise en scène du chant du cygne. D’après la légende, un cygne muet, sentant venir sa mort, chanta pour la première fois une mélodie de la manière la plus merveilleuse qu’il soit. Au sens figuré, le terme est employé pour indiquer que l’on va prendre congé de personnes avec qui une période de temps a été partagée. Cette expression s’applique également aux personnages politiques dont on sent qu’ils veulent réaliser une dernière grande action avant la fin de leur carrière.

À mon sens, il ressort de ce texte un appel à la solidarité envers le programme du parti québécois et son chef qui sent la redondance, une litanie de vieux arguments qui n’évoquent rien de nouveau, entre autres, l’éternelle invitation à éviter les divisions qui ne feraient qu’affaiblir la cause… en fait, un air de chant du cygne qui ne contribue en rien au « bouillonnement salutaire » auquel je faisais allusion dans mon article paru sur cette tribune le 23 juillet !

À titre d’exemples, je crois opportun de vous citer quelques extraits de ce message :

« J’ai pris connaissance du programme du PQ. À l’exception de la gouvernance souverainiste, je le trouve très bien. En ce qui concerne la gouvernance, je n’aurais pas trop de problèmes non plus si le PQ nous l’expliquait…

M. Drainville, je sais que des gens remettent en question toute la démarche du PQ, d’autres souhaitent une coalition ou un nouveau parti indépendantiste et que sais-je encore. Toute maison divisée contre elle-même périra, c’est vieux comme le monde ça. Ce n’est pas le temps de se lancer dans toutes les directions, mais bien de resserrer les rangs…

En ce qui concerne tout le charabia sur la proportionnelle ou les patentes citoyennes, ce ne sont que des diversions qui vont affaiblir la démocratie sans valeur ajoutée. On discutera de ça une fois indépendant, avant, on perd notre temps bien loin de l’essentiel. Ces pratiques diluent le vote francophone et marginalisent encore davantage les régions… »

Et, pour ceux qui désirent en connaître davantage sur ce message de « prudence » adressé à Bernard Drainville, je vous invite à lire le texte intégral paru dans l’article de Robert Barberis-Gervais… demandez-vous si , à la place de Bernard Drainville, vous vous sentiriez animé du souffle nécessaire pour poursuivre le combat après la lecture de ce texte… en fait, tirez-en vos propres conclusions !

Enfin, si, comme moi, vous sortez de votre lecture avec l’impression d’avoir assisté au chant du cygne, vous comprendrez mon ressentiment ! Sinon, faites-moi signe !

vigile.net tribune libre 1 août 2011



L’épouvantail de l’indépendance

31 juillet 2011

Dans mon dernier article paru sur la tribune libre de Vigile en date du 28 juillet sous le titre « Vaincre la peur », j’ai tenté d’illustrer les effets pervers de cette peur viscérale dont souffrent bon nombre de Québécois face à notre accession à l’indépendance. Parallèlement, je faisais allusion à cette même peur utilisée à outrance par nos adversaires politiques, particulièrement quand surviennent des événements cruciaux de notre histoire, tels les deux référendums.

Je terminais mon article en invitant tous ceux qui se sentent capables d’atténuer cette peur sclérosante par de solides arguments à se lever et à le crier sur toutes les tribunes qui leur sont offertes. En lançant cette invitation, je pensais, bien sûr, aux citoyens ordinaires, mais aussi aux militants et aux politiciens qui arborent la cause de l’indépendance.

En ce qui a trait aux politiciens, mon premier réflexe se tourne vers la députation du PQ. Toutefois, force nous est de constater que nous ne risquons pas d’obtenir un appui important des élus péquistes tant et aussi longtemps que le mot « indépendance » sera exhibé comme un « épouvantail », en d’autres termes, comme un mot qui fait peur aux Québécois et, pire encore, qui leur fait peur à eux-mêmes !

À titre d’exemples, on n’a qu’à lire l’article 1 du programme du PQ pour réaliser l’absence de mention à l’indépendance du Québec, le terme « souveraineté » faisant foi de leitmotiv. Encore aujourd’hui, les députés péquistes utilisent à l’occasion, du bout des lèvres, le mot « indépendance », comme s’ils risquaient de se faire taper sur les doigts par les hautes instances du parti, en particulier par leur chef qui, avouons-le, est loin d’avoir intégrer le « mot épouvantable » dans son vocabulaire !

Enfin, il m’apparaît évident que la souveraineté de l’État québécois ne pourra être reconnue que le jour où l’indépendance du peuple aura été acquise par voie démocratique. Pour ce faire, les ténors doivent mettre sur la table les avantages de l’accession à notre indépendance en commençant par cesser d’avoir peur et d’avoir peur de faire peur en appelant les choses par leurs noms, au lieu de se cacher sous le costume d’un épouvantail !

vigile.net tribune libre 31 juillet 2011



L’exception fait la règle?

28 juillet 2011

La dernière saga juridique, entamée entre Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, relance le débat sur les soupçons quant à la véracité des plaintes portées par les femmes au sujet d’agressions sexuelles dont elles ont été victimes.

Selon Karine Tremblay, porte-parole des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, 46% des femmes rencontrées dans les CALACS attendent 13 ans ou plus avant même d’aller chercher de l’aide.

Les données tirées des orientations gouvernementales en matière d’agressions sexuelles estiment que 90% de ces crimes ne sont pas déclarés à la police, les obstacles au dévoilement par les femmes agressées étant principalement la honte, la culpabilité, la peur, notamment celle de ne pas être crues.

Quant aux médias, ils s’empressent de sauter sur les histoires de fausses allégations, contribuant de la sorte à donner un portrait erroné de la problématique de la violence sexuelle. Pourtant, les statistiques estiment que le taux de fausses allégations en matières de crimes est de 2%, les agressions sexuelles n’ayant aucune raison de différer de ce pourcentage.

Pour toutes ces raisons, il m’apparaît urgent que, comme société, nous admettions que la violence sexuelle est un fléau auquel nous devons faire face et surtout apporter des solutions, au lieu de minimiser son impact sous l’exception de fausses allégations qui seraient devenues la règle!

quebechebdo 28 juillet 2011
Le Devoir 30 juillet 2011

Vaincre la peur

28 juillet 2011

Un commentaire laissé par Gérald McNichols Tétreault à la suite de mon article paru sur la tribune libre de Vigile le 23 juillet sous le titre « Un bouillonnement salutaire », faisait ressortir un phénomène viscéral qui semble avoir envahi l’esprit de plusieurs québécois depuis des décennies et qui, à n’en pas douter, est devenu depuis longtemps l’arme préférée de nos adversaires politiques du mouvement indépendantiste, soit la peur ! Pour illustrer ce constat, je vous propose un extrait du commentaire de M. McNichols Tétreault :

« La meilleure arme d’un conquérant n’est-il pas d’inculquer la peur panique et la terreur à l’égard de tout geste de résistance dès la naissance de ses sujets ? Devrions-nous passer le reste de nos existences terrés dans nos chaumières et enfermés dans nos rôles de contribuables-bénéficiaires afin de ne pas indisposer l’état et l’establishment canadien qui dominent le nôtre ?

Voilà une raison de plus pour laquelle les Québécois ont besoin une fois pour toutes de l’indépendance de leur État : apprendre à maîtriser les peurs inconscientes qui entravent leur liberté et leur identité et en fin de compte le destin de leur vie et de celle de leurs enfants…. »

Mais, comment les Québécois peuvent-ils « apprendre à maîtriser les peurs inconscientes qui entravent leur liberté et leur identité » ? À mon sens, ils y parviendront le jour où ils pourront vaincre ces peurs, et ils arriveront à les vaincre lorsque les raisons des changements proposés pour leur statut politique leur seront étalées clairement et que, conséquemment, la peur de l’inconnu s’estompera peu à peu.

Préalablement à cet exercice, nous devons nous assurer qu’il soit mené par des personnes qui manifestent des convictions profondes eu égard à l’indépendance, en plus d’avoir le courage de les affirmer et de les défendre en toutes circonstances, possédant ainsi toute la crédibilité pour mobiliser les forces souverainistes latentes et perplexes.

En ce qui me concerne, je n’ai pas à être converti à la cause indépendantiste… je le suis depuis longtemps ! Par ailleurs, même si je suis un indépendantiste convaincu et que je n’hésite jamais à l’affirmer, je ne possède pas les éléments nécessaires pour réussir à trouver les arguments pointus pour convaincre ceux et celles qui, somme toute, « ne sont pas si mal » dans le Canada et/ou qui hésitent devant l’inconnu que représente notre indépendance en se disant « tout d’un coup que ça marche pas ! ».

C’est Pierre Cloutier qui disait au paragraphe 3 de son article intitulé « Lettre ouverte à un indépendantiste connu » paru sur cette même tribune le 23 juillet :

« De quoi ces gens-là ont-ils peur exactement ? De ne pas être élus s’ils parlent d’indépendance ? Pourquoi se cantonner dans une plate-forme électorale provinciale alors que la source de tous nos maux, c’est le Canada ? »

Même si la recette ne représente pas la solution miracle, il m’apparaît essentiel d’expliquer aux citoyens québécois en quoi « la source de tous nos maux, c’est le Canada » ! En quoi le changement serait-il profitable ? Enfin, faire tomber cette peur morbide de l’inconnu et du changement pour éliminer une fois pour toutes ce « squelette du placard » !

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui sont outillés pour faire un tel exercice d’éclairage essentiel à le présenter sur cette tribune et partout où les occasions se présenteront ! « Un bouillonnement salutaire » qui contribuera à vaincre la peur…et passer à la mobilisation !

vigile.net tribune libre 28 juillet 2011

Le malheur des uns…

23 juillet 2011

La présidente du chantier maritime des Méchins, Denise Verreault, n’a visiblement pas digéré l’aide financière du gouvernement dans la prise en charge des chantiers Davie par un consortium formé de la compagnie ontarienne Upper Lakes, de la firme québécoise SNC-Lavallin et de la multinationale sud-coréenne Daewo. Dans ses doléances, Mme Verreault invoque la concurrence déloyale et affirme que la relance de la Davie dégénérera en catastrophe économique pour sa firme, pour des centaines d’emplois, pour des sous-traitants et pour des commerces de sa région.

Quant à Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de L’exportation, il cachait mal sa colère au lendemain des déclarations de Denise Verreault, alléguant, entre autres, le fait qu’au cours des 15 dernières annéesk, le chantier maritime des Méchins a reçu 20 millions$, dont 15 millions$ provenant de subventions, le reste, de garanties de prêts d’Investissement Québec.

Compte tenu de la relance économique que suscitera la réouverture des chantiers Davie, j’ai bien peur que Mme Verreault doive avaler sa pilule avec le vieil adage qui dit que « le malheur des uns fait le bonheur des autres »!

quebechebdo 23 juillet 2011
cyberpresse.ca 29 juillet 2011

Un bouillonnement salutaire

23 juillet 2011

J’ai beaucoup apprécié le contenu de la chronique de Nic Payne parue sur la tribune libre de Vigile le 22 juillet sous le titre « La nuit politique serait-elle sur le point de se terminer ? », particulièrement le vent d’optimisme qu’il nous invite à sentir à travers le bouillonnement d’idées qui émergent des échanges des dernières semaines autour de l’accession à notre indépendance.

Pour vous mettre en appétit, j’ai cru bon de vous citer cet extrait de l’article de M. Payne :

« Le moule n’est même pas encore cassé qu’on sent déjà gronder l’immense énergie qui veut s’en libérer, et avec elle une parole indépendantiste enfin exempte des artéfacts défectueux d’un souverainisme périmé. »

Il est sûr que, dans un tel contexte, les tensions risquent de créer un débat d’idées parfois musclé, particulièrement de la part des « amateurs de vieilles affaires (qui) s’étaient habitués au ronron de la fournaise qui les rassurait ». Aucun être humain, surtout sur ses convictions politiques, ne peut s’empêcher d’être réfractaire à un tel vent de changement qui vient bousculer les assises mêmes du PQ !

Fort de ce constat, nous devons demeurer ouverts à toutes les options qui sont actuellement mises sur la table par les divers intervenants sur la question nationale et surtout éviter les attaques personnelles relativement aux idées qui sont émises, contribuant de la sorte « à nous imprégner de la nouvelle donne » et à participer activement et positivement à l’évolution du discours.

En ce sens, le texte de Nic Payne est une invitation, voire une incitation, à profiter des vents favorables à l’avancement de notre cause en nous appliquant à « en forger la suite » et à « tirer les rideaux » plutôt que de « fermer les fenêtres » de peur d’attraper un courant d’air…qui risque pourtant d’avoir un effet salutaire si nous sommes disposés à le respirer profondément pour en ressentir tous les bienfaits !

vigile.net tribune libre 23 juillet 2011