Catherine Dorion passe son tour

27 juillet 2013

Lorsque j’ai appris la décision de Jean-Martin Aussant d’abandonner la vie politique et, par conséquent, la direction d’Option nationale, mes pensées se sont tournées rapidement vers Catherine Dorion.

Le coup de cœur qu’elle avait obtenu lors de la dernière campagne électorale, particulièrement grâce à ces publicités pour ON, allié à sa jeunesse et à son dynamisme, répondaient admirablement aux qualités qu’un jeune parti pouvait espérer d’un nouveau chef.

Malheureusement, j’ai appris comme tout le monde par la voie des médias que Catherine Dorion, quoique tiraillée depuis le début de l’été entre son désir de reprendre le flambeau de son ex-chef et celui de poursuivre ses projets personnels et familiaux, "passera son tour" en ce qui a trait à la course à la chefferie d’Option nationale.

Quoique déçu de la décision de Catherine Dorion, je ne peux qu’accepter son choix tout en espérant que cet au revoir n’est que temporaire.

vigile.net tribune libre 27 juillet 2013



Douche froide sur la patate chaude

27 juillet 2013

"Si une réforme significative [du Sénat] n’est pas possible, alors il n’y a que deux solutions : le statu quo ou l’abolition, et je ne pense pas que 100 millions de dollars, soit le coût de fonctionnement annuel du Sénat, pour le statu quo est le meilleur investissement qui soit. Je préférerais utiliser 100 millions de dollars pour la réforme du système de la santé." Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan au Conseil de la fédération à Niagara-on-the-Lake le 26 juillet 2013

Et M. Wall de persister : "Je ne suis pas naïf. Je comprends qu’abolir le Sénat est très difficile, mais je prétends que c’est légèrement moins difficile que de le réformer…Nous avons cette institution anachronique, qui n’a aucun compte à rendre à personne et qui, nonobstant les scandales, n’a pas de sens dans une démocratie en 2013."

Des arguments pour le moins lapidaires qui sont demeurés pourtant lettres mortes auprès des douze autres premiers ministres assis autour de la table du Conseil de la fédération, ces derniers préférant, à tort ou à raison, mettre la priorité sur le dossier de la formation de la main d’œuvre…

Pour sa part, la première ministre de l’Ontario et présidente du Conseil de la fédération, Kathleen Wynne, a indiqué que cet enjeu n’était pas prioritaire pour sa province malgré les scandales qui s’accumulent : "Je vais attendre le fédéral dans ce dossier… Il y a peut-être de la consternation devant le comportement de certains individus, mais c’est très différent que de discuter d’une institution et d’un débat constitutionnel sur la forme de la confédération."

Quant à la réaction du Québec, il affirme qu’il n’a pas, lui non plus, "d’appétit" pour ce débat, alléguant que toutes les institutions fédérales devraient être abolies, affirmation plutôt vague et sans conséquence réelle.

Pourtant, le gouvernement Marois sait fort bien que, depuis le jugement de la Cour suprême sur la clarté référendaire et la loi fédérale qui s’est ensuivie, le gouvernement fédéral, tout comme les autres provinces, a une obligation de négocier lorsqu’un des partenaires exige une modification constitutionnelle. En conséquence, pourquoi le Québec ne demande-t-il pas une telle modification pour abolir le Sénat, forçant de la sorte les autres provinces et Ottawa à se prononcer sur la question ?

En attendant, pour l’instant, la proposition du premier ministre Wall a plutôt reçu une douche froide sur la patate chaude que représente l’abolition du Sénat !…À suivre…

vigile.net 27 juillet 2013

Vingt pensées…vingt réflexions

26 juillet 2013

J’ai toujours été fasciné par les pensées de gens qui se sont arrêtés un moment pour mettre sur papier le fruit de leurs réflexions. Au cours des dernières semaines, je me suis amusé à retranscrire certaines d’entre elles qui apparaissent quotidiennement sur la page d’accueil de la tribune libre de Vigile.

Aussi ai-cru intéressant de vous les présenter aujourd’hui dans l’espoir que vous vous arrêterez quelques instants sur chacune d’elles afin d’en tirer, comme dirait Rabelais, toute la « substantifique moelle ».

« Il ne peut y avoir ni vraie liberté ni justice dans une société si l’égalité n’est pas réelle. » Condorcet

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque

« Il n’y a pas de position mitoyenne entre le statut de nation et l’état de minoritaire. Un peuple se gouverne ou il s’accommode de l’espace qu’une autre majorité lui laisse. » Robert Laplante

« Il faudrait que cesse ce dénigrement continuel des Québécois, cette propagande qui nous rentre dans la tête que nous sommes faibles, petits, et qu’il vaut mieux rester tranquilles. Il nous faut découvrir et entretenir notre dignité. Je ne parle pas de fierté, juste de la dignité, quelque chose comme le respect de soi-même, de son intégrité. » Pierre Bouchard

« Nous ne voulons pas être une province "pas comme les autres", nous voulons être un pays comme les autres. » Pierre Bourgault

« Il ne suffit pas toujours de faire de son mieux. Il faut parfois faire ce qu’il faut faire. » Winston Churchill

« Je sais aujourd’hui de façon définitive que dans la conjoncture actuelle de notre vie nationale, mon pays, ce n’est pas et ce ne sera jamais le Canada. » Solange Chaput-Rolland

« Il est préférable d’être des amis séparés que des conjoints ennemis. Car le fond du problème canado-québécois, c’est bien ça. Ça a toujours été ça. Et ce sera toujours ça. La cohabitation forcée, ce n’est pas la solution, c’est le problème. » Doris Lussier

« Il y a dans la vie d’un peuple des instants où son destin semble hésiter : rares moments de détresse et de grandeur où le fléau de la balance oscille. Qu’une volonté charge l’un des plateaux et le fléau s’incline, même imperceptiblement, vers la vie ou vers la mort… » Jacques Soustelle

« S’accrocher jour après jour, semaine après semaine, pour prolonger un présent qui n’avait pas de futur, était un instinct qu’on ne pouvait vaincre, comme on ne peut empêcher les poumons d’aspirer l’air tant qu’il y a de l’air à respirer. » George Orwell

« Au milieu d’un océan d’hommes et de femmes de langue anglaise, le français n’a de chance de survivre que s’il devient synonyme d’audace, de culture, de civilisation et de liberté. » Jean-Charles Harvey

« Il est de l’essence de la puissance souveraine de ne pouvoir être limitée : elle peut ou elle n’est rien. » Jean-Jacques Rousseau

« Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle est à faire. Et je me suis laissé dire en haut lieu que nous n’étions pas prêts. […] j’ai des petites nouvelles : tant qu’un peuple n’est pas indépendant, il n’est pas prêt. » Gaston Miron

« Nous tous, souverainistes, pensons qu’il est temps que les Québécois soient responsables d’eux-mêmes. Le petit groupe de francophones d’Amérique que nous formons a une vitalité culturelle étonnante, veut vivre ensemble, en Amérique et dans le monde. » Jacques Parizeau

« Liberté implique responsabilité. C’est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent. » George Bernard Shaw

« Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là. » Charles de Gaulle

« Un peuple est libre quand il ne peut être opprimé ni conquis, égal quand il est souverain, juste quand il est réglé par des lois. » Antoine de Saint-Just

« L’indépendance constitue un geste de rupture. Par essence, il s’agit d’une position radicale. On ne peut pas constamment agir sur la pointe des pieds en ayant peur des sondages. Les plus grandes réalisations du Québec moderne ont constitué autant de gestes de rupture. » Louis Préfontaine

« Être Québécois, c’est assumer l’histoire du Québec depuis ses origines, quelles que soient la langue, la race et la religion du sujet. Et de rappeler, de 1534 à 1995, les grandes dates de cette « histoire douloureuse » qu’on a peut-être trop longtemps refoulée. » Dr Hubert Wallot

« J’ai voulu vous démontrer ce que pouvait être notre patrie. J’ai fait mon possible pour vous « ouvrir » de nouveaux horizons et, en vous les faisant entrevoir, pousser vos cœurs vers la réalisation de nos destinées nationales. » Honoré Mercier

vigile.net tribune libre 26 juillet 2013



Réflexion sur la démarche d’accession du Québec à son indépendance

26 juillet 2013

«S’engager dans une démarche constituante, laquelle amènera les Québécois à débattre de questions fondamentales comme celles touchant le type de régime politique, le principe de la laïcité de l’État ou la régionalisation des pouvoirs, aura pour résultat certain d’élever le jeu politique. Les Québécois, c’est ce que l’on a notamment pu voir lors du “printemps érable”, ont soif de “grande politique”.»

Danic Parenteau, Reconnecter le projet d’indépendance, Le Devoir, 22 juillet 2013

« On se bat pour son indépendance politique par nécessité, quand l’oppression que l’on subit est aussi flagrante qu’insupportable, comme l’était la situation québécoise dans les années 1960 et 1970, où notre infériorité économique et notre arriération culturelle étaient patentes et criantes de vérité. La lutte pour l’indépendance était alors intimement liée à un projet social, elle était par elle-même le projet social.

Un peuple opprimé n’attend pas après maints conciliabules et palabres d’érudits constitutionnalistes pour se mobiliser et revendiquer ses droits. Il laisse cette foire d’empoigne aux experts de ces questions. Si l’on veut vraiment reconnecter le projet d’indépendance avec quelque chose de tangible, que nos intellectuels commencent enfin par faire ressortir quels sont les véritables rapports de force qui s’activent dans notre société et à quels intérêts ils correspondent. »

Denis Christian Morin, Projet souverainiste – Finissons-en avec la réunionite autour de l’indépendance, Le Devoir, 25 juillet 2013

Un sujet, l’indépendance du Québec, deux argumentaires, le premier proposant une démarche davantage « théorique » le deuxième, une approche plutôt « empirique »…Contradictoires? Je ne crois pas. Je dirais, complémentaires.

Toutefois, je dois me rallier à l’opinion de M. Morin sur l’essentielle nécessité d’éveiller d’abord la population aux avantages de l’indépendance du Québec, sans quoi toute démarche visant à privilégier la mise sur pied d’une constituante comme moyen d’ « [amener] les Québécois à débattre des questions fondamentales » risque de rater la cible.

« Un peuple opprimé n’attend pas après maints conciliabules et palabres d’érudits constitutionnalistes pour se mobiliser et revendiquer ses droits. » Telle est, à mon sens, la bougie d’allumage qui fera démarrer la construction du vaisseau-amiral de l’indépendance du Québec.

Et ce vaisseau-amiral pourra être construit à même les matériaux que nous fournit gratuitement la fédération canadienne, à savoir, entre autres les dédoublements de juridictions fédérales-provinciales qui constituent sans contredit la « coque du vaisseau », sans compter les nombreux empiétements du fédéral sur les juridictions provinciales qui n’ont cessé d’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper.

En termes clairs, les Québécois se mobiliseront autour de la construction du vaisseau pour autant qu’ils soient convaincus de son utilité…Pour les modalités techniques, quoique essentielles à la navigation sécuritaire du navire, les spécialistes pourront y travailler en relation avec le capitaine de l’équipage du vaisseau!

quebechebdo 26 juillet 2013

Lebel, l’as du ni oui ni non

25 juillet 2013

Le nouveau lieutenant des conservateurs au Québec, Denis Lebel, estime que le gouvernement fédéral fait «les bonnes choses dans le bon temps» concernant les événements entourant la tragédie de Lac-Mégantic.

De passage à Québec le 24 juillet, le ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales a de nouveau invité le public à faire preuve de patience. «Laissons aller la fin des enquêtes. Avoir des réglementations en place, c'est une chose. Qu'elles soient respectées en est une autre», a-t-il lancé, sans vouloir présumer des causes de la tragédie.

M. Lebel estime que l'injonction ministérielle édictant de nouvelles obligations pour les entreprises ferroviaires est justifiée dans la mesure où le Bureau de la sécurité des transports avait invité Transports Canada, son ancien ministère, à resserrer les règles entourant les trains laissés sans surveillance. Il refuse d'y voir un constat d'échec de la réglementation en place ou de la routine d'inspection.

Quand une journaliste lui a demandé si ce ne serait pas le rôle du fédéral de défrayer les coûts du nettoyage du centre-ville de Lac-Mégantic plutôt que celui du municipal, qui se voit forcé de poursuivre MMA pour récupérer les sommes investies, Denis Lebel a répondu : «Si Mme Colette Roy-Laroche a décidé avec les gens de son conseil de ville qu'il était temps de faire ça, sûrement qu'ils avaient leurs raisons. Analyser à la pièce chacun des gestes qui seront posés nous amènera dans des secteurs où je ne veux pas aller».

Pour le reste, le député de Roberval-Lac-Saint-Jean se dit enthousiaste quant à son nouveau rôle de lieutenant politique pour le Québec. Arrivera-t-il à faire élire des députés ailleurs que dans la grande région de Québec? «Je suis quand même un gars du Lac-Saint-Jean, qui ne vient pas de Québec. Il est possible de bien travailler partout au Québec. C'est de passer notre message et de rappeler aux gens quelle importance c'est d'être à la table où se prennent les décisions», a-t-il affirmé.

Revenons sur les arguments du fin finaud Lebel à la suite de ces deux derniers commentaires. « Analyser à la pièce chacun des gestes qui seront posés nous amènera dans des secteurs où je ne veux pas aller »… « C'est de passer notre message et de rappeler aux gens quelle importance c'est d'être à la table où se prennent les décisions »

En relisant ces deux figures de patinage artistique, vous n’avez pas l’impression, comme moi, que le renard est en train d’emberlificoter le corbeau pour qu’il laisse tomber le fromage? De dire d’un trait que notre enjôleur fédéral ne veut pas aller dans des secteurs où les gestes seront analysés à la pièce tout en osant affirmer l’importance « d’être à la table où se prennent les décisions » tient du pur paradoxe « politicailleux » que seul un as du ni oui ni non comme Denis Lebel peut à ce point maîtriser!

quebechebdo 25 juillet 2013
vigile.net tribune libre 25 juillet 2013

Si le ridicule ne tue pas…

25 juillet 2013

Des photos de Son Altesse royale, le prince George de Cambridge, laissant paraître ses menottes de la couverture blanche dans laquelle il était emmailloté, faisaient la une des quotidiens britanniques le 24 juillet. À titre d’exemple, le Daily Mail a présenté un album de photos ayant pour titre: «Le premier salut royal du bébé».

Si le ridicule ne tue pas, on peut tout au moins constater que l’entichement démesuré des Britanniques pour la couronne dépasse l’entendement!

quebechebdo 25 juillet 2013

Des « cadeaux de départ et de transition » sacandaleux

24 juillet 2013

Si l’on fait le total des indemnités de départ et de transition des maires démissionnaires Gilles Vaillancourt, Michael Applebaum et Alexandre Duplessis, on arrive à la somme astronomique 685 248 $. De cette somme, 390 554 $ ont été versés en prime de départ, laquelle somme est prévue par la Loi sur le traitement des élus municipaux.

Rappelons que Gilles Vaillancourt est accusé de complot pour actes de corruption dans les affaires municipales, d’abus de confiance, de complot pour fraudes, de fraudes à l’égard de la Ville de Laval, d’acte de corruption dans les affaires municipales, de recyclage de produits de la criminalité et de gangstérisme.

Pour ce qui est de l’ancien maire par intérim de Montréal Michael Applebaum, il a démissionné après s’être vu imposer 14 chefs d’accusation au criminel en vertu d’accusations de corruption dans une enquête sur une affaire de pots-de-vin dans son arrondissement.

Enfin, l’ancien maire de Laval Alexandre Duplessis a démissionné de son poste en pleine tourmente le 28 juin 2013 après avoir démenti avoir sollicité ou reçu des faveurs sexuelles d’une escorte tout en reconnaissant avoir été victime d’une tentative d’extorsion de la part de deux femmes, sans donner plus de détail.

Dans les faits, la Loi sur le traitement des élus municipaux prévoit qu’une municipalité verse une indemnité à toute personne qui cesse d’être membre du conseil après au moins deux années de service. Le calcul du montant n’est pas discrétionnaire. La Loi prévoit que l’allocation est égale au produit obtenu lorsqu’on multiplie le montant que représente la rémunération moyenne pour quinze jours, calculée sur la base de 12 mois consécutifs précédant la date à laquelle la personne a cessé d’être membre du conseil exécutif, par le nombre d’années de service créditées depuis le 1er janvier 1992. Par contre, le montant versé comme allocation de départ ne doit pas dépasser la rémunération reçue dans l’année précédant le départ.

En ce qui concerne l’allocation de transition, la Loi prévoit qu’elle doit faire l’objet d’un règlement par le conseil de la municipalité. La Ville a la discrétion de prévoir une telle allocation. Pour cette raison, la Ville de Montréal a adopté le Règlement sur le traitement des membres du conseil, lequel prévoit qu’une allocation est versée à toute personne qui cesse d’être membre du conseil après l’avoir été pendant au moins 24 mois précédant la fin de son contrat.

En somme, des maires confrontés à des chefs d’accusation qui peuvent s’éclipser des effets de la tempête les poches bien garnies en attendant que la justice suive son cours…Et tout cela, avec la « bénédiction » d’une Loi laxiste qui aurait besoin d’un coup de barre pour empêcher de tels malfrats de bénéficier scandaleusement de la manne des contribuables.

vigile.net tribune libre 24 juillet 2013
quebechebdo 24 juillet 2013 "Des indemnités de départ et de transition scandaleuses" (version abrégée)

La pérennité d’une étoile

24 juillet 2013

Le monde du spectacle est rempli d’étoiles qui n’ont brillé que le l’espace d’une nuit. D’autres luisent d’un vif éclat depuis des lunes au firmament…Paul McCartney est une de celles-là.

Cinq ans après son passage triomphal à Québec, à l'occasion du 400ième de la ville, Paul McCartney était de retour sur les plaines d'Abraham le 23 juillet devant une foule de 45 000 fans éblouis par une performance de 3 heures consécutives où sir Paul a sorti de son coffre aux trésors une quarantaine de perles de son vaste répertoire.

« Bonsoir les Québécois! Et bonsoir les Québécoises! Salut toute la gang! Nous aurons un party ce soir», a lancé Paul, à sa première intervention, en plus d'avoir une pensée pour les victimes de Lac-Mégantic : «Nous avons des invités très spéciaux dans le public, ce soir. Je voudrais dédier cette chanson aux gens de Lac-Mégantic. Tout cet amour va à vous. »

Je salue la générosité et le charisme de Paul McCartney qui incarne à mes yeux la pérennité d’une étoile de la scène au sein du monde artistique contemporain!

quebechebdo 24 juillet 2013

Le pion sur l’échiquier

24 juillet 2013

La venue du premier enfant du prince William a fait resurgir le débat sur l'assentiment du gouvernement canadien à un projet de loi sur la succession au trône britannique. Le texte législatif déposé à Westminster vise à modifier les règles vieillottes qui ne permettent pas à une fille de devenir reine si elle a un frère.

Et, pendant ce temps-là, les chutes Niagara, la Tour CN à Toronto et le parlement d’Ottawa ont été éclairés en bleu le 22 juillet en l’honneur du fils de William et Kate en guise d’attachement du Canada à la couronne britannique. Troisième dans l’ordre de succession au trône, « le bébé royal est le futur souverain du Canada » a rappelé le premier ministre Harper dans un communiqué.

À mon sens, au lieu de perdre son temps à débattre de la légitimité d’une fille à occuper le trône royal, le gouvernement du Québec devrait davantage mettre ses énergies sur les effets avilissants de la présence monarchique au sein de ses institutions politiques. En clair, sacrifier le pion au profit de la reine…ou du roi!

quebechebdo 24 juillet 2013
cyberpresse.ca 25 juillet 2013

Couillard au régime minceur

24 juillet 2013

Même si le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, bénéficie d’un appui de 48% à titre de politicien le plus populaire au Québec selon le dernier baromètre des personnalités politiques publié en juin 2013, les militants libéraux tardent à faire sonner la caisse du parti.

En effet, selon les données du Directeur général des élections du Québec du 15 juillet 2013, l’organisation libérale n’a amassé que 118 111 $ auprès de 1379 donateurs depuis le début de l’année 2013, soit moins de dons que Québec solidaire, la plus petite formation représentée à l’Assemblée nationale avec seulement deux élus, qui a récolté 118 642 $ auprès de 1771 donateurs.

Des chiffres fort révélateurs qui contrastent dangereusement avec les ambitions de Philippe Couillard qui clame à tout vent qu’il compte refaire du Parti libéral une force politique comparable à celle des années ‘60 de Jean Lesage.

Qu’à cela ne tienne, «l’arrivée de M. Couillard a fait souffler un vent de renouveau au Parti libéral du Québec», lance Marie-Ève Ringuette, directrice générale du PLQ, qui explique la minceur du financement populaire par la course à la direction du parti, qui a couronné le nouveau chef en mars dernier. « De janvier à mars, tous nos efforts ont été mis dans la course à la direction », poursuit Mme Ringuette, tentant de se faire rassurante.

Et, pour remobiliser ses ouailles égarées, le PLQ compte mettre en branle un « blitz de financement » à l’automne, ajoute la directrice générale. Le parti se prépare à la tenue d’élections à tout moment, parce que le gouvernement minoritaire de Pauline Marois peut tomber dès cet automne. À cet effet, les libéraux ont commencé à tenir des assemblées d’investiture avant la pause des vacances d’été. Pour sa part, Philippe Couillard compte sillonner le Québec d’ici là pour répandre la « bonne nouvelle libérale » et rebâtir le PLQ, amoché après neuf années de pouvoir.

Par ailleurs, compte tenu que la nouvelle loi sur le financement électoral limite les dons individuels à 100 $ par année, le PLQ a mis sur pied des « équipes qui revoient [son] mode de fonctionnement. Il faut penser à faire les choses différemment », conclut Marie-Ève Ringuette.

Affublé d’une « star académie » de la scène politique provinciale à sa tête qui risque de durer le temps d’une éclipse solaire, le PLQ, enlisé depuis des décennies dans un financement engraissé par les vaches grâces du système oligarchique, risque de se retrouver « gros jean comme devant » face à une base partisane qui a décroché depuis longtemps de ce parti perverti jusque dans ses fondements.

Enfin, en ce qui a trait à la « bonne nouvelle » annoncée par le Sauveur désigné en la personne du « distingué » docteur Couillard, ses dernières sorties à ce sujet laissent plutôt présager d’un « retour vers le futur » dans lequel le scénario tourne autour du thème d’un Québec fort dans un Canada uni!

quebechebdo 23 juillet 2013