Les condoléances de PKP

5 juillet 2015

Tout le monde sait que Pierre Karl Péladeau est un adepte de la communication via Facebook. Cette fois-ci, c’est le « présumé » décès d’Arthur Porter qui a donné lieu à des condoléances du chef du PQ à Philippe Couillard en ces termes : «Monsieur le premier ministre, comme beaucoup d'autres citoyens, je vous offre toutes mes sympathies à l'annonce du décès de votre ancien associé le Dr Arthur Porter».

Connaissant la saga qui a entouré les relations pour le moins douteuses que le premier ministre a entretenues avec Arthur Porter, il est permis de douter de la « sincérité » des vœux de PKP vis-à-vis Philippe Couillard. Conséquemment, il convient de s’interroger sur la pertinence d’une telle attitude de PKP en tant que chef d’un parti politique.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les « couteaux volent bas » et que la « flèche » de PKP a eu l’heur d’échauder l’entourage du premier ministre [pour ne pas dire le premier ministre d’abord] : «En faisant ça, M Péladeau fait la preuve d'un manque de jugement et de discernement qui le rend inapte à gouverner», dixit Charles Robert, responsable des relations avec les médias au cabinet de M. Couillard.

On dit souvent que « la vérité choque » mais aussi que « toute vérité n’est pas bonne à dire ». PKP semble démontrer des aptitudes pour choquer sur sa page Facebook. Toutefois, peut-être aurait-il avantage à user d’un peu plus de tact entourant les circonstances des événements visés dans ses messages !

quebechebdo 4 juillet 2015
Le Journal de Québec 5 juillet 2015 

Le fantôme d’Arthur Porter

2 juillet 2015

Le décès d’Arthur Porter vient jeter le voile sur sa relation pour le moins nébuleuse avec Philippe Couillard, une saga qui a fait la une des médias pendant des mois et que l’arrestation d’Arthur Porter au Panama avait contribué à mettre dans le placard.
Philippe Couillard a toujours nié la proximité qui le liait à Arthur Porter, alléguant qu’il n’était qu’ « une connaissance ». Pourtant, certains faits le compromettent sérieusement, à savoir, entre autres :

29 avril 2003 au 25 juin 2008 : Philippe Couillard est ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec dans le cabinet de Jean Charest;
2004 : Le conseil d'administration nomme Dr Arthur Porter à la direction du Centre de santé universitaire de McGill (CSUM);
2005: Arthur Porter est nommé par le ministre Philippe Couillard président du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS);
3 septembre 2008: Arthur Porter est nommé membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS);
28 mai 2009: Philippe Couillard est nommé au CA de la société minière Canadian Royalties. Arthur Porter est nommé au C.A. de la société minière Canadian Royalties;
22 juin 2010: Philippe Couillard et Arthur Porter fondent Porter, Couillard et associés;
23 juin 2010: Arthur Porter est nommé président du CSARS. Philippe Couillard est nommé membre du CSARS;
10 novembre 2011: Arthur Porter démissionne du CSARS;
1er octobre 2012: Philippe Couillard démissionne du CSARS;
4 octobre 2012: Dissolution de la firme Porter, Couillard et associés au lendemain de la mise en candidature officielle de Philippe Couillard à la chefferie du PLQ.

Conséquemment, il m’apparaît important que ces faits ne disparaissent pas de la mémoire collective à la suite du décès d’Arthur Porter qui a été arrêté, rappelons-le, relativement à un pot de vin de quelque 20 millions de dollars dans l’octroi d’un contrat à SNC-Lavallin dans le dossier du CSUM au moment où Philippe Couillard était ministre de la Santé et des Services sociaux…Tôt ou tard, Philippe Couillard devra répondre de ces faits pour le moins compromettants. À mon sens, il en va d’un devoir de mémoire!

quebechebdo 2 juillet 2015
vigile.net tribune libre 2 juillet 2015
 

La descente aux enfers

2 juillet 2015

Personne ne pouvait se douter qu’Eugénie Bouchard accumulerait défaites par-dessus défaites cette année après la saison époustouflante qu’elle a connue en 2014. Pourtant, la  jeune Québécoise n’arrive même plus à franchir les premières rondes des tournois auxquels elle participe.

Même si certains analystes attribuent cette dégringolade au changement d’entraineur, je suis porté à penser que le noeud du problème se trouve ailleurs, à savoir dans les nombreuses publicités dont les agences font leurs choux gras en exploitant le corps d’Eugénie.

Eugénie Bouchard est certes belle, intelligente et talentueuse, des qualités qui ne sont pas données à toutes les sportives. Toutefois, si elle désire vraiment remonter les échelons au classement des meilleures joueuses de tennis au monde, elle devra se concentrer prioritairement sur sa carrière. En termes clairs, elle doit choisir entre les caméras ou le court…Il n’en tient qu’à elle!

quebechebdo 2 juillet 2015
vigile.net tribune libre 8 juillet 2015
 

L’essentielle collaboration des parents

1 juillet 2015

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à un match de hockey entre de jeunes enfants. Si oui, vous avez surement entendu les insultes lancées à tue-tête aux arbitres par des parents furieux. Eh bien, dans ces circonstances, il ne faut pas s’étonner que ces mêmes parents agissent de la même façon envers les enseignants de leur enfant.

À cet effet, laissez-moi vous raconter un incident qui s’est produit durant la période où j’occupais la direction d’une école secondaire. J’avais convoqué un parent avec son adolescent à mon bureau parce que ce dernier avait été surpris en possession de drogue dans l’école. Pour de tels cas, le règlement était clair, le renvoi était prévu. Toutefois, dans le but de lui laisser sa chance, j’ai tenté d’avoir la collaboration du parent. Après quelques minutes de discussion, le parent répliqua qu’il préférait tirer un joint avec son ado le samedi soir plutôt que de le laisser s’enivrer avec ses amis et risquer qu’il devienne alcoolique. Vous comprendrez que, face à un tel scénario, je n’avais guère d’autre choix que de renvoyer cet élève.

La morale de cette histoire : pour jouer leur rôle efficacement, l’école et les parents doivent collaborer étroitement s’ils désirent établir le lien de confiance indispensable qui leur permettra de pallier les écarts de conduite inacceptables des jeunes contrevenants, à défaut de quoi l’anarchie risque de s’implanter dans l’école au grand dam de l’équipe d’intervenants et de la qualité de vie de l’école.

quebehebdo 1 juillet 2015
vigile.net tribune libre 22 juillet 2015

 

La flèche empoisonnée

30 juin 2015

Imaginez un instant que Julie Snyder ne soit pas la conjointe de Pierre Karl Péladeau et vous admettrez avec moi que Productions J recevrait l’aide financière aux productions indépendantes. Mais le ministère des Finances du Québec considère que sa situation conjugale place Productions J en situation « de dépendance » avec le réseau TVA acquis récemment par Québecor », et disqualifie ainsi l'entreprise de recevoir le crédit d’impôt accordé aux autres producteurs indépendants.

En termes clairs, comme l’exprime à juste titre Mme Snyder, « je constate aujourd'hui que l'aide à la production indépendante, essentielle pour produire des œuvres de qualité, est octroyée au Québec en fonction de ce qui se passe dans ma chambre à coucher ». Regardons les faits. D’abord, Productions J avait droit à l’aide gouvernemental depuis 1997 et, entre 1997 et 2000, TVA en était même l’unique diffuseur. Notons qu’à cette époque, le réseau TVA n'avait pas été acquis par Québecor et Julie Snyder n'avait pas encore rencontré PKP. De plus, Productions J a depuis largement diversifié les diffuseurs avec lesquels l’entreprise est en relations d'affaires.

En bref, pour le gouvernement Couillard, Julie Snyder, la conjointe de Pierre Karl Péladeau, devient dorénavant « dépendante » de PKP et ne peut plus exercer son métier adéquatement sans le support de l’entreprise de son conjoint…Un raisonnement qui ne tient absolument pas la route, considérant le talent manifeste dont Julie Snyder a fait preuve depuis qu’elle est en affaires. Soyons clairs, Mme Snyder est victime de discrimination porteuse d’une flèche empoisonnée de la part du gouvernement Couillard qui établit une règle rétrograde et perverse envers la conjointe du boss.

quebechebdo 30 juin 2015
Le journal Métro 1er juillet 2015

Entre deux fêtes nationales

29 juin 2015

Rares sont les États qui soulignent deux fêtes nationales en l’espace d’une semaine. Pourtant les Québécois sont de cette race appelée à vivre le serment d’allégeance à deux drapeaux officiels le 24 juin et le 1er juillet.

Toutefois, dans les faits, que reste-t-il de cette dichotomie identitaire sinon un fractionnement de la société québécoise entre les fédéralistes et les souverainistes, un clivage qui entretient pernicieusement l’idée de deux nations distinctes dans un même pays?

Ballottés entre Gens du pays de Vigneau ou Nous sommes Québécois des Colocs, et Ô Canada de Calixa Lavallée et Adolphe-Basile Routhier, les Québécois peuvent-ils sérieusement vibrer avec autant d’intensité aux deux fêtes nationales sans heurt identitaire?

À mon sens, dans les contextes sociétal et politique divergents où se déroulent avec autant de proximité ces deux festivités, une fête nationale aura toujours préséance sur l’autre, une situation confuse qui ne pourra trouver sa solution que le jour où le Québec aura atteint son statut de pays. Alors seulement, nous pourrons porter avec fierté notre drapeau fleurdelisé national le 24 juin…et laisser au ROC l’occasion de célébrer son unifolié rouge et blanc le 1er juillet!

vigile.net tribune libre 29 juin 2015
quebechebdo 29 juin 2015
Le Journal de Québec 30 juin 2015

 

Souvenirs religieux de mon enfance

28 juin 2015

Le milieu des années cinquante est encore marqué par l’influence prédominante de l’Église sur la vie quotidienne de la société québécoise. L’Église de l’époque imposait ses traditions et ses rites. L’un d’entre eux était le culte voué à la Sainte Vierge et, pour lui manifester notre ferveur, l’Église avait institué la tradition du mois de Marie pendant lequel, à tous les soirs du mois de mai, nous devions assister à une cérémonie d’une trentaine de minutes où nous récitions le chapelet à l’église, ce qui n’avait rien de très amusant pour un jeune d’une dizaine d’années.

Les premiers vendredis du mois revêtaient, quant à eux, un caractère symbolique. En effet, selon l’Église, si nous assistions à la cérémonie à neuf premiers vendredis du mois consécutifs, nous nous méritions des indulgences plénières qui favorisaient notre salut éternel. J’ai répété l’expérience à plusieurs reprises quoique, avec les années, ma participation à l’office se manifestait surtout sur le perron de l’église en compagnie de quelques amis dont les parents avaient la même ferveur que les miens.

À l’époque, la religion et l’école faisaient très bon ménage si bien que le sacrement de la confession se préparait à l’école pour se terminer au confessionnal. Entre les deux se vivaient le drame de l’élaboration de la liste de nos péchés dont la litanie aboutissait dans l’oreille du prêtre derrière un grillage impressionnant. Je me rappelle des efforts que j’ai dû faire souvent pour arriver à aligner deux ou trois péchés qui, la plupart du temps, tournaient autour de quelques mensonges qui me méritaient une punition fort supportable, telle une dizaine de chapelets…pour autant que je manifeste le ferme propos de ne plus recommencer !

Le mois de juin était particulièrement riche en cérémonies. L’une d’elles consistait à rendre hommage au Sacré-Cœur de Jésus, lors d’un grand rassemblement qui se tenait au Parc Victoria à Québec. À cette occasion, guidée par le bon Père Lelièvre de sa voix de stentor, une foule de plusieurs milliers de fidèles portaient bien haut un flambeau sous le regard ébahi de centaines de jeunes qui, comme moi, participaient à ce grand rassemblement animé par des chants liturgiques.

Toujours en juin, se tenait la procession de la Fête-Dieu dans chaque paroisse de la ville de Québec. Or, une année, la procession a dû être reportée au lendemain en raison des fortes pluies qui tombaient le soir prévu. Cette année-là, le reposoir, estrade d’honneur surmonté d’un autel et de tous les accessoires habituels, dont le tabernacle, avait été érigé à côté de chez nous. Les organisateurs de la procession ont alors décidé de placer les accessoires dans notre maison, ce qui a fait que l’ostensoir s’est retrouvé dans ma chambre toute la nuit et que je n’ai pas fermé l’œil, illuminé par la dorure rayonnante de l’ostensoir au centre duquel reposait l’Hostie sainte.     

À tous les dimanches, mon père m’amenait, tel un rituel, aux Vêpres à l’église de la paroisse. J’étais impressionné par l’odeur de l’encens, les couleurs flamboyantes des vêtements sacerdotaux et les prières latines. J’observais mon père chanter le Tantum Ergo et j’essayais, en lisant sur ses lèvres,  de l’imiter tant bien que mal. Les Vêpres se terminaient toujours par une kyrielle de litanies en l’honneur de plusieurs saints. Or, je me rappelle, qu’un soir où nous revenions de la cérémonie, avoir demandé naïvement à mon père ce que voulait dire le «Bénit soit Saint-Joseph qui chasse les poux!», laquelle litanie me semblait pour le moins bizarre. Esquissant un léger sourire, il me regarda alors et me répondit : « Mais voyons, c’est «Bénit soit Saint-Joseph, son très chaste époux!» Je venais d’apprendre le mot «chaste», sans toutefois en apprendre la signification puisque je n’ai pas osé la lui demander de peur de me perdre dans des termes trop compliqués pour moi.

La messe de Minuit revêtait dans notre famille un caractère sacré, si bien que, mon père nous amenait tous au Mont-Thabor où était célébrée la messe de Minuit traditionnelle, soit trois messes consécutives, dans la petite chapelle des Sœurs cloîtrées du Saint-Sacrement. Je me rappelle avoir souvent perdu l’attention, emporté dans les bras de Morphée par les chants grégoriens des petites Sœurs.

vigile.net tribune libre 27 juin 2015
quebechebdo 28 juin 2015 

 

Les vieux

28 juin 2015

Du temps où elle se portait bien, ma mère répétait souvent que la seule justice qui existait sur la terre, c’était de vieillir. « Tout le monde vieillit, riche ou pauvre! », disait-elle. Toutefois, lorsqu’elle est devenue malade et que la vieillesse a commencé ses ravages sur son corps, elle devint plus acariâtre devant les écueils que la vie lui présentait.

Jusqu’au jour où son état de santé a dû la contraindre à être hospitalisée dans une institution de soins pour longue durée où il m’a été donné de croiser des vieux qui semblaient n’attendre que le mort pour les délivrer.
Durant cette triste période de la vie de ma mère, j’ai été inspiré par ce petit poème que je vous offre simplement, en guise de réflexion sur le cycle de la vie :

Aux temps lointains de leur enfance
Aux temps jadis où tout petits
Les grands les couvaient dans leur nid
Les vieux ont cru en dame chance
Aux temps de leur adolescence
Vinrent les temps de la turbulence
 Ballottés tels des cerfs-volants
Les vieux ont rencontré les grands
À leur tour ils devinrent grands
À l’écart du monde des petits
Jusqu’au jour où devenus vieux
Ils redevinrent les enfants
D’un monde infiniment petit
Où les vieux ne sont que des vieux

quebechebdo 28 juin 2015
 

Scénario pré-électoral à la fête nationale

25 juin 2015

À quelques mois des élections fédérales, il est intéressant de constater l’ « engouement patriotique » des trois chefs fédéralistes suscité par leur présence aux festivités de la fête nationale du Québec. On aurait pu croire qu’ils découvraient tout à coup la présence du Québec dans le Canada…Foutaise!

Comme scénario pré-électoral, on ne fait pas mieux. En effet, le premier ministre Harper est allé jusqu’à déclarer que les valeurs conservatrices correspondaient aux valeurs québécoises. Quant au chef du PLC, Justin Trudeau, il y est allé de sa marotte électoraliste sur sa politique envers la classe moyenne. Enfin, Thomas Mulcair nage encore naïvement sur la vague orange du dernier scrutin fédéral.

Sourire aux lèvres devant les photographes, nos trois lurons ont montré patte blanche devant les quelques « curieux » qui semblaient plutôt perplexes sur les véritables raisons qui motivaient leur présence au Québec…Eh bien, la réponse est claire, ils sont venus tenter de séduire l’électorat québécois. Point à la ligne!

quebechebdo 25 juin 2015
vigile.net tribune libre 29 juin 2015

 

Une fête nationale marquée sous le signe de l’inclusion

24 juin 2015

Je ne sais pas si vous éprouvez la même impression que moi mais je ressens un sentiment de fierté nouveau en cette fête nationale des Québécois 2015. Et, qui plus est, ce sentiment revêt un caractère inclusif qui m’amène à considérer cette fête nationale comme celle de tous les Québécois, de toutes langues et allégeances politiques confondues.

Pour la première fois depuis des décennies, ma fibre nationaliste vibre à nouveau, envoutée par un vent nouveau qui souffle sur le Québec, un vent de fraîcheur et de liberté qui s’étaient estompés depuis belle lurette. À cet effet, je vous propose le début du discours patriotique prononcé par Stéphane Archambault à l’ouverture du spectacle de la Saint-Jean sur les Plaines d’Abraham à Québec :

« Nous sommes, en 2015, huit millions d'étincelles
Comme autant d'étoiles dans le bleu de notre ciel
Et toutes ces étincelles rassemblées dans le soir
Forment un feu qui embrase nos rêves et nos espoirs
Un feu à notre image: accueillant, progressiste
Un grand feu collectif et sur ce point, j'insiste
C'est quand nous nous unissons que nous sommes le plus beau
Quand nous faisons valser cette mer de drapeaux… »

Des mots porteurs de « huit millions d’étincelles » qui forment « un grand feu collectif et sur ce point, j'insiste C'est quand nous nous unissons que nous sommes le plus beau ». Un appel à l’union de « tous » les Québécois, « Un feu qui embrasse nos rêves et nos espoirs ». Nos rêves et nos espoirs de liberté dans le respect de notre langue et de notre culture.

Le peuple du Québec ne peut plus vivre dans l’isolement des Québécois de souche, recroquevillé sur ses racines sans faire une place à ceux qui l’entourent, qu’ils soient anglophones ou allophones. Le peuple du Québec a atteint la maturité nécessaire pour conjuguer avec tous ses concitoyens. Le peuple du Québec veut vibrer au diapason de tous les citoyens qui le composent.

C’est à nous, Québécois de souche, d’ouvrir les écluses et d’inviter tous les Québécois à partager nos rêves avec eux dans un nécessaire et sincère climat inclusif dans lequel ils auront la chance de participer avec nous à l’édification du pays du Québec. Une édification qui ne se fera pas sans heurt et qui porte un feu qui « a la survie fragile » :

« … Mais notre feu national si beau, si fort soit-il
Comme n'importe quel feu, a la survie fragile
Il est de notre devoir de le maintenir en vie
De le veiller, de le nourrir et de le brasser aussi
Faisons-nous tisonniers, citoyens responsables
Nos rêves ne sont pas qu'un exercice comptable
Nous voulons plus et mieux qu'un bout de pain sur la table
Nos coeurs savent de quoi nos bras seront capables… »

quebechebdo 24 juin 2015