La flèche empoisonnée

Imaginez un instant que Julie Snyder ne soit pas la conjointe de Pierre Karl Péladeau et vous admettrez avec moi que Productions J recevrait l’aide financière aux productions indépendantes. Mais le ministère des Finances du Québec considère que sa situation conjugale place Productions J en situation « de dépendance » avec le réseau TVA acquis récemment par Québecor », et disqualifie ainsi l'entreprise de recevoir le crédit d’impôt accordé aux autres producteurs indépendants.

En termes clairs, comme l’exprime à juste titre Mme Snyder, « je constate aujourd'hui que l'aide à la production indépendante, essentielle pour produire des œuvres de qualité, est octroyée au Québec en fonction de ce qui se passe dans ma chambre à coucher ». Regardons les faits. D’abord, Productions J avait droit à l’aide gouvernemental depuis 1997 et, entre 1997 et 2000, TVA en était même l’unique diffuseur. Notons qu’à cette époque, le réseau TVA n'avait pas été acquis par Québecor et Julie Snyder n'avait pas encore rencontré PKP. De plus, Productions J a depuis largement diversifié les diffuseurs avec lesquels l’entreprise est en relations d'affaires.

En bref, pour le gouvernement Couillard, Julie Snyder, la conjointe de Pierre Karl Péladeau, devient dorénavant « dépendante » de PKP et ne peut plus exercer son métier adéquatement sans le support de l’entreprise de son conjoint…Un raisonnement qui ne tient absolument pas la route, considérant le talent manifeste dont Julie Snyder a fait preuve depuis qu’elle est en affaires. Soyons clairs, Mme Snyder est victime de discrimination porteuse d’une flèche empoisonnée de la part du gouvernement Couillard qui établit une règle rétrograde et perverse envers la conjointe du boss.

quebechebdo 30 juin 2015
Le journal Métro 1er juillet 2015

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