Les vieux

Du temps où elle se portait bien, ma mère répétait souvent que la seule justice qui existait sur la terre, c’était de vieillir. « Tout le monde vieillit, riche ou pauvre! », disait-elle. Toutefois, lorsqu’elle est devenue malade et que la vieillesse a commencé ses ravages sur son corps, elle devint plus acariâtre devant les écueils que la vie lui présentait.

Jusqu’au jour où son état de santé a dû la contraindre à être hospitalisée dans une institution de soins pour longue durée où il m’a été donné de croiser des vieux qui semblaient n’attendre que le mort pour les délivrer.
Durant cette triste période de la vie de ma mère, j’ai été inspiré par ce petit poème que je vous offre simplement, en guise de réflexion sur le cycle de la vie :

Aux temps lointains de leur enfance
Aux temps jadis où tout petits
Les grands les couvaient dans leur nid
Les vieux ont cru en dame chance
Aux temps de leur adolescence
Vinrent les temps de la turbulence
 Ballottés tels des cerfs-volants
Les vieux ont rencontré les grands
À leur tour ils devinrent grands
À l’écart du monde des petits
Jusqu’au jour où devenus vieux
Ils redevinrent les enfants
D’un monde infiniment petit
Où les vieux ne sont que des vieux

quebechebdo 28 juin 2015
 

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Accéder à la page de connection.
Créer un compte sur henrimarineau.com.