17 juillet 2015
Toujours sous enquête depuis 2011 pour « conduite répréhensible », le président sortant de la Régie du logement, Me Luc Harvey, se retire avec une allocation de transition de 173 303 $, soit l’équivalent d’une année de salaire.
Rappelons que Me Harvey fait toujours l'objet d'une enquête par le Conseil de la justice administrative à la demande du ministre responsable de la Régie à la suite d'un rapport du Protecteur du citoyen dénonçant le tripotage de la mise au rôle des causes. Cette manipulation avait pour but d'embellir la performance administrative de l'organisme, entachée par des délais inacceptables.
Pendant la tenue de la présente enquête, Me Harvey a continué de présider la Régie et de participer aux réunions du Conseil de la justice administrative, où il a côtoyé les trois membres du comité chargé de son enquête. Parmi ceux-ci se trouvait une de ses employées, la régisseuse Suzie Ducheine, une situation pour le moins singulière et qui laissait perplexes les associations de propriétaires et de locataires, principaux utilisateurs des services de la Régie du logement.
Même si, jusqu’à présent, aucune accusation formelle n’a été portée contre Me Harvey, une odeur de magouille s’est répandue autour de cette affaire depuis ses débuts, et, même si des accusations étaient portées contre lui, il serait difficile, voire impossible, de lui retirer son allocation de transition maintenant qu’il s’est retiré de son poste. Toutefois, la justice pourrait tout au moins le condamner à rembourser les quelque 100 000 $ dépensés en frais juridiques et payés par les contribuables.
À titre de renseignements supplémentaires, Luc Harvey est un libéral notoire et le gendre de Guy Saint-Pierre, l’ex-président de SNC-Lavalin Inc et ministre libéral dans le gouvernement de Robert Bourassa. De plus, avant d'accéder à la présidence de la Régie en 2008, Me Harvey a fait l'objet de trois enquêtes en déontologie par le Conseil de la justice administrative, soit près du quart des enquêtes en déontologie visant le personnel de la Régie du logement…Un énième squelette dans le placard des libéraux!
vigile.net tribune libre 16 juillet 2015
quebechebdo 16 juillet 2015 (version abrégée)
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15 juillet 2015
J’avoue que la nomination de Jean-Martin Aussant à la direction du Chantier d’économie sociale jette une douche d’eau froide sur les aspirations que son retour au Québec suscitait dans mes pensées. En effet, dans le climat d’effervescence suscité par l’arrivée de PKP à la tête du PQ, je me serais attendu à ce que JMA saute dans l’arène politique souverainiste avec enthousiasme.
Mais, au lieu de cela, il a choisi de se garder un « devoir de réserve » sur la vie politique en optant pour un emploi plutôt « low profile » qui le place bien loin de la scène politique québécoise. Peut-être que l’ex-chef fondateur d’Option nationale a fait le choix d’emprunter ce « passage obligé » dans le but de se mettre au parfum des enjeux qui meublent la scène politique actuelle, ce qui, à mon sens, n’était absolument pas nécessaire compte tenu de ses convictions profondes à propos de l’indépendance du Québec.
En bout de ligne, je souhaite ardemment que cet emploi sera de courte durée et que le « retour d’exil » du dauphin de Jacques Parizeau se concrétisera par une implication davantage orientée sur la démarche du Québec vers son indépendance.
quebechebdo 15 juillet 2015
cyberpresse.ca 18 juillet 2015
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14 juillet 2015
On dit souvent qu’une image vaut mille mots. À cet effet, la caricature de Beaudet parue dans le Journal du 14 juillet donne pleinement raison à cet adage. En fait, il s’agit d’un Grec, vêtu aux couleurs du drapeau de la Grèce, en train de se noyer, et recevant, d’un paquebot grec, en guise de moyen de sauvetage, une bouée attachée à une ancre.
Grosso modo, les conditions d’entente acceptées par le gouvernement Tsipras sont sensiblement les mêmes que les Grecs ont refusées à 61 % le 5 juillet par voie de référendum, mais en plus exigeantes. À titre d'exemples, une hausse de la taxe de vente de 1 % du PIB, un resserrement des règles de pension de retraite dans le but d’économiser un autre 1 % du PIB, l’adoption d’un système de coupes budgétaires automatiques en cas de non-respect des cibles budgétaires, une réforme plus profonde des retraites, une réforme du marché intérieur, une privatisation du réseau de transport électrique, un assouplissement des règles du marché du travail, l’ouverture des secteurs d’activités protégés, et un renforcement du secteur financier.
Un prix chèrement payé pour éviter la Grexit, et que certains observateurs ont qualifié de « reddition complète » et d’ « humiliation ». Une entente qui fait fi complètement des velléités exprimées par les Grecs lors du référendum « bidon », excluant la volonté de demeurer dans la zone euro…Bref, les Grecs viennent de recevoir un cadeau de Grec en guise d’entente avec l’Union européenne qui a gagné sa bataille sur l’austérité décriée pourtant avec véhémence par une forte majorité de Grecs!
quebechebdo 14 juillet 2015
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13 juillet 2015
Une étude, réalisée par un centre de recherche de l’Université de Montréal et effectuée auprès de 6000 élèves et 400 professeurs, révèle que l’achat des tableaux blancs interactifs (TBI) au coût de 240 millions, soit entre 7000 $ et 8000 $ l’unité, n’était « aucunement une décision réfléchie », et que l’achat de projecteurs électroniques à 600 $ aurait été préférable pour la grande majorité des enseignants.
Rappelons que cette initiative remonte en 2011 sous le gouvernement Charest alors que des coupures étaient déjà enclenchées en éducation et qu’une enquête du quotidien La Presse avait révélé que la grande majorité des achats de tableaux avait été effectuée auprès d’un fournisseur, Smart Technologies, dont le lobbyiste était un ancien membre du cabinet de M. Charest.
En réalité, ces tableaux blancs dont l’objectif était de créer une interactivité auprès des élèves s’avère inutilisable, compte tenu que les enseignants n’ont reçu aucune formation pour accéder à cette fonction. Pour Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, « on est allé de l’avant avec une mesure populaire, populiste, qui paraissait bien. »
240 millions pour des tableaux blancs aucunement interactifs lancés dans la mare aux oubliettes par des enseignants qui n’y voient aucune utilité pédagogique…Rien de nouveau sous le soleil des libéraux qui ont toujours excellé à favoriser le paraître au détriment de l’être !
quebechebdo 13 juillet 2015
Le journal Métro 14 juillet 2015 "Des tableaux aucunement interactifs"
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12 juillet 2015
Lors de son allocution à l’occasion du décès de Jacques Parizeau, Jean-Martin Aussant avait lancé : « S’il est une chose que son départ devrait amener, c’est la fin des exils … de tous les exils ». Plusieurs observateurs y avaient alors décelé le retour éventuel au Québec de l’ancien chef et fondateur d’Option nationale.
Eh bien c’est maintenant confirmé, JMA passe des paroles aux actes et confirme son retour d’exil, une décision qui ne peut qu’être bénéfique pour le mouvement souverainiste québécois. Et tout laisse à penser qu’il sera la cible des « chasseurs de tête » des instances du parti Québécois dont le chef avait été assez clair au lendemain des obsèques de M. Parizeau en déclarant que le retour au bercail de JMA constituerait « certainement » un atout pour son parti.
Quel rôle entend-il jouer au sein du mouvement souverainiste ? Pour l’instant, rien n’a été divulgué. Toutefois, à mes yeux, peu importe le défi dans lequel il se lancera, JMA contribuera, par son charisme, ses convictions et ses compétences sur la scène économique, à mettre de l’avant la démarche du Québec vers son indépendance.
Bienvenu chez vous, M. Aussant…À vous maintenant de prouver que vous méritiez la confiance de M. Parizeau !
quebechebdo 10 juillet 2015
Le Soleil 12 juillet 2015
vigile.net tribune libre 13 juillet 2014
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9 juillet 2015
Lorsqu’il a été question de détruire l’œuvre mal-aimée Dialogue avec l’histoire de Jean-Pierre Raynaud, la raison invoquée était que l’eau s’infiltrait dans les joints et qu’il risquait de blesser des passants en s’effondrant. C’était donc pour une raison de sécurité.
Depuis lors, le discours a dévié sur la qualité de l’œuvre tel un défoulement collectif. Même notre maire a joué le jeu, poussant même le mépris devant l’auteur en l’invitant à « se faire soigner » après sa réaction au « spectacle affligeant d’une destruction offerte au public». Voilà pour les faits.
Nul doute que les motifs invoqués pour attaquer le caractère artistique de ce château de blocs sont légitimes. Toutefois, peut-être aurait-il été préférable de jouer franc jeu avec l’artiste et d’avouer dès le départ que son œuvre n’inspirait aucunement quelque « dialogue avec l’histoire ». En agissant de la sorte, les autorités municipales auraient pu entamer un dialogue avec l’auteur permettant d’installer son œuvre ailleurs sur le territoire de la Ville de Québec…et éviter une grossière polémique!
quebechebdo 9 juillet 2015
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8 juillet 2015
La saga qui entoure la suspension de la bâtonnière du Québec, Lu Chan Khuong, par le Barreau du Québec commence à émaner des odeurs de coup fumant. En effet, la divulgation d’informations confidentielles malgré le processus de déjudiciarisation représente un précédent dangereux pour les 100 000 cas qui ont été traités selon ce processus depuis les 20 dernières années, lesquels sont en droit de se demander si leur cas ne subira pas le même sort.
Quant à la suspension de Me Khuong, il m’apparaît fort plausible que les changements importants qu’elle propose au niveau de certaines lois irritent certains gros bureaux d’avocats qui ont peut-être vu dans l’accusation de vol à l’étalage de la bâtonnière l’occasion idéale de la suspendre sans autre motif, faisant fi de la déjudiciarisation dont elle bénéficiait.
Quoiqu’il en soit, quelqu’un quelque part semble vouloir la tête de Me Khuong. Par conséquent, le ou les coupables doivent être dénoncés pour la plus grand bien de l’appareil judiciaire.
quebechebdo 8 juillet 2015
Le Journal de Québec 9 juillet 2015
Le Devoir 10 juillet 2015
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7 juillet 2015
Nul doute qu’en désignant la Place Jean-Béliveau devant le Centre Vidéotron, les autorités municipales de la Ville de Québec voulaient honorer la mémoire de l’un des plus grands joueurs de hockey de tous les temps. Une vedette qui a joué 197 matchs avec les Citadelles de Québec et les As de Québec entre l949 et 1953, amassant un total de 376 points. Toutefois, c’est surtout avec les Canadiens de Montréal que Jean Béliveau a acquis sa notoriété, recueillant 1219 points, dont 507 buts, en 1125 matchs.
Il est dommage qu’un personnage aussi imposant et respecté fasse l’objet de la controverse que son nom suscite sur les médias sociaux. Néanmoins, je peux comprendre les critiques soulevées par le fait que le nom de Jean Béliveau soit associé aux Canadiens de Montréal, les grands rivaux des anciens Nordiques de la LNH. Et tout ceci, malgré le rêve des Québécois de revoir leurs Nordiques sur la patinoire du Centre Vidéotron.
En bout de ligne, je crois qu’il aurait été davantage opportun de désigner cette place d’un nom qui rappelle le lien affectif des Québécois avec les Nordiques, que ce soit un des fondateurs, un ancien instructeur ou un ancien joueur.
quebechebdo 7 juillet 2015
vigile.net tribune libre 8 juillet 2015
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7 juillet 2015
Le 6 juillet 2013, 47 personnes étaient tuées à la suite du déraillement d’un train transportant du pétrole à Lac-Mégantic. Deux ans plus tard, les divers intervenants en sont encore à s’envoyer la balle sur les responsabilités qui incombent à chacun d’eux pendant que des désastres augmentent compte tenu de l’état lamentable des rails et de la croissance des wagons de produits dangereux.
La nature humaine est ainsi faite que le temps se charge progressivement d’atténuer la cruauté des souvenirs tout en laissant la vie reprendre petit à petit son cours « normal ». Et pourtant, allez donc demander aux proches des victimes s’ils ont oublié ces événements tragiques et si leur vie a repris son cours normal. Ils vous répondront probablement que leur blessure est encore vive car, pour eux, l’absence soudaine d’un être cher a causé une cicatrice indélébile.
Le triste deuxième anniversaire de cette tragédie se doit de s’ouvrir enfin sur les circonstances exactes qui l’ont causée. Les véritables responsables doivent être démasqués une fois pour toutes, qu’ils fassent partie de la compagnie ferroviaire impliquée ou des autorités gouvernementales concernées par le laxisme dont elles ont fait preuve quant à l’application des normes de sécurité ferroviaires…C’est une question de devoir de mémoire envers les 47 victimes et leurs proches!
quebechebdo 7 juillet 2015
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6 juillet 2015
Dans la saga qui entoure l’imbroglio entre le gouvernement Couillard et Julie Snyder quant à la subvention retirée à Production J, certains analystes déplorent l’ambivalence de Mme Snyder entre la femme d’affaires et la militante péquiste.
À titre d’exemple, dans la décision de Julie Snyder de profiter de la tribune de la presse pour accuser Philippe Couillard d’avoir changé les règles du jeu concernant les crédits d’impôt accordés à Production J, doit-on y voir l’intervention de la productrice ou de la conjointe de Pierre Karl Péladeau, le chef de l’opposition?
En réalité, ce n’est pas la première fois que Julie Snyder mènerait un combat politique, le combat des Janette en faisant foi entre autres. À cet effet, je vous cite le commentaire de Mme Snyder lors de la marche pour la charte des valeurs en octobre 2013 : « C'est vrai qu'on a senti un vent de changement et c'est vrai que les gens qui sont pour la charte n'ont plus peur de se lever et de marcher aujourd'hui pour ne pas que le Québec recule.» Une intervention à saveur nettement politique !
À mon point de vue, il ne serait pas surprenant que Julie Snyder fasse le saut en politique active dans un avenir rapproché. Sa fibre nationaliste remonte bien avant sa rencontre avec PKP. Je crois sincèrement que c’est une option qui trotte dans sa tête. Et, si c’était le cas, soyez assurés qu’elle saurait faire sa place sur la scène politique souverainiste du Québec.
quebechebdo 6 juillet 2015
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