7 décembre 2015
Dans un article publié dans l’édition du Devoir du 7 décembre sous le titre La prison à vie pour Guy Turcotte, l’avocat criminaliste Jean-Claude Hébert s’exprime en ces termes : « L’énorme battage médiatique qui a eu lieu n’était certainement pas favorable à M. Turcotte… Il y avait beaucoup de sentiments négatifs envers lui. Il se présentait donc en Cour avec un handicap. Et n’oublions pas que les jurés viennent du public… Ce n’est pas parce qu’une personne devient jurée qu’elle va nécessairement se vider le cerveau. Être impartial, ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’opinion ou de préjugés. » Un argumentaire nettement tendancieux qui remet en question la crédibilité du jury et qui contribue justement à médiatiser davantage ce procès qui pourtant, aux dires du criminaliste, l’a été amplement.
Bien sûr qu’on ne peut pas demander à une personne de « se vider le cerveau », comme c’est le cas de tous les procès avec jury. Néanmoins, malgré la forte médiatisation qui a tourné autour de l’affaire Turcotte et que la population se soit indignée à la suite du premier verdict, je suis d’avis qu’il faut respecter le gros bon sens de ces gens qui ont été appelés comme jurés et l’objectivité dont ils ont tenté de faire preuve avec sincérité dans leur jugement. À défaut de quoi, nous devrons faire appel à des robots pour agir comme jurés!…
quebechebdo 7 décembre 2015
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7 décembre 2015
Après 6 jours de délibérations pour le deuxième procès de Guy Turcotte, le jury a tranché : coupable de meurtres non prémédités. Un verdict qui va à l’encontre de son premier procès où il avait été reconnu non criminellement responsable des meurtres de ses deux enfants.
Au contraire du premier procès, cette fois-ci, les jurés n’ont donc pas cru la thèse de la défense voulant que le trouble d’adaptation de l’accusé l’ait empêché de distinguer le bien du mal le soir du drame en février 2009. Quant au méthanol contenu dans le lave-glace qu’il avait ingurgité, son rôle au second procès a été utilisé comme simple outil de suicide et non plus comme preuve d’intoxication qui aurait pu influencer les gestes de Turcotte.
Guy Turcotte a donc tué sauvagement et de façon délibérée ses deux enfants, Olivier et Anne-Sophie, avant de tenter de s’enlever la vie avec l’aide du méthanol. Un verdict, il va sans dire, qui a eu l’heur de provoquer un soulagement libérateur pour Isabelle Gaston, la mère des deux enfants.
Pour Mme Gaston, ses enfants vont pouvoir maintenant reposer en paix, justice leur a été rendue…pour le grand bien du système judiciaire qui en avait bien besoin depuis le premier verdict qui avait subi un tollé d’indignation de la part des citoyens. Enfin, Guy Turcotte purgera la peine qu’il mérite. Que justice soit faite!
quebechebdo 7 décembre 2015
Le Journal de Québec 9 décembre 2015
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6 décembre 2015
Malgré le nombre de tueries peu enviable au cours des dernières décennies aux États-Unis, je suis estomaqué de constater l’incapacité du président américain Barack Obama d’établir un mécanisme plus serré des armes à feu, un président qui, pourtant, possède des pouvoirs énormes aux USA.
C’est dire à quel point le lobby exercé par la National Rifle Association (NRA), un organisme ayant pour but de promouvoir les armes à feu aux États-Unis et la défense d'une interprétation non restrictive du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, est tout-puissant.
À chaque fois qu’il se produit une de ces tueries barbares, Obama réitère inlassablement son appel au contrôle des armes à feu, tel un plaideur dans le désert. Et, le lendemain, inlassablement, tel un destin fatidique, la terre de l’Oncle Sam est ébranlée à nouveau par un autre massacre qui s’ajoute à des statistiques astronomiques, à savoir plus d’une tuerie par jour au cours de 2015…God bless America!
quebechebdo 6 décembre 2015
Le Journal de Québec 7 décembre 2015
cyberpresse.ca 7 décembre 2015
vigile.net tribune libre 9 décembre 2015
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5 décembre 2015
Si l’intention du ministre François Blais est de redonner l’école aux intervenants du milieu de l’éducation dans son projet de loi 86, je suis d’avis que la représentation du personnel des écoles aux nouveaux conseils scolaires, à savoir 2 représentants sur 17, est nettement insuffisante, comparativement aux parents et aux membres de la communauté qui eux récoltent chacun 6 membres. Une situation qui laisse trop de place aux membres indirectement impliqués dans la gestion de l’école et qui fait fi des principaux intéressés et des mieux informés, le personnel des écoles.
En réalité, je crois que le ministre ne fait que déplacer le problème sous-jacent à des commissions scolaires omniprésentes dans le quotidien de l’école pour remettre le pouvoir décisionnel à l’école des parents et de la communauté. Une situation qui laisse place à des guéguerres de clochers entre les différentes écoles de la même commission scolaire pour tenter de s’octroyer les budgets destinés aux écoles.
À mes yeux, il faut redonner l’école aux intervenants internes de l’école, à savoir les enseignants et les professionnels, en leur accordant toute la place suffisante pour apporter aux nouveaux conseils scolaires toute la lumière nécessaire pour enfin rapprocher le milieu des véritables besoins des élèves. Car enfin, n’est-ce pas là le but ultime de l’école?
quebechebdo 5 décembre 2015
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4 décembre 2015
D’entrée de jeu, je n’ai pas l’intention ici de critiquer la décision du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, de voter en faveur d’une loi pour mettre fin au lock-out qui dure depuis 33 mois chez des concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Paradoxalement, vous vous souviendrez que, du temps où il dirigeait les destinées de Québecor, dont il est toujours actionnaire de contrôle, le chef du Parti québécois a lui-même eu fréquemment recours au lock-out comme outil de négociation, à titre d’exemples, le lock out des syndiqués du Journal de Québec ayant duré 16 mois, celui du Journal de Montréal, 26 mois.
Il n’en fallait pas davantage pour que certaines voix s’élèvent à l’effet du délai « raisonnable » à appliquer avant de mettre fin à un lock out, ce à quoi PKP a répliqué que « c'est un conflit qui existe depuis plus de trois ans et [que] le ministre a décidé de prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que les parties se rapprochent, négocient de bonne foi et en arrivent à un règlement.»
Indépendamment des motifs évoqués par M. Péladeau pour justifier sa décision, on doit admettre qu’elle détonne un peu par rapport à son « ancienne vie »…Ainsi va la vie, autres temps, autres mœurs!
quebechebdo 4 décembre 2015
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3 décembre 2015
Comme il arrive souvent lors de ces grands sommets telle la conférence de Paris, les États participants s’entendent assez rapidement sur les grands principes, tous se ralliant au fait qu'il faut mettre un frein au réchauffement de la planète. Personne n’est contre la vertu, c’est bien connu!
Toutefois, si les participants à la conférence de Paris souhaitent réellement en venir à une entente sur le réchauffement climatique, les pays développés devront nécessairement aider financièrement les pays en développement, bien souvent vulnérables aux impacts de dérèglements du climat dont ils ne sont pas responsables. Et c’est là que le bât blesse!
D’autant plus que les pays en développement plaident en faveur de la reconnaissance du principe de « pertes et préjudices » pour compenser les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes, en plus de l’enveloppe de 100 milliards de dollars annuels promise en 2009.
Climat et argent sont inéluctablement liés par un destin fatidique qui colle à la peau des États participants à cette conférence. Or, comme dirait la chanson bien connue de Petula Clark, « tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir! »…
quebechebdo 3 décembre 2015
vigile.net tribune libre 9 décembre 2015
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2 décembre 2015
Rarement avons-nous assisté au Québec à l’adoption unanime d’une loi supportée de surcroît par une vaste proportion de la population. C’est le cas de la Loi sur l’aide médicale à mourir. Or, voilà que la Cour supérieure du Québec oblige le gouvernement du Québec à mettre sur la glace cette loi au moins jusqu’en février 2016, alléguant que certains de ses articles entrent en conflit avec le Code criminel.
Pourtant, depuis le début de cette saga, les divers intervenants qui ont œuvré dans ce dossier ont insisté sur le fait que l’aide à mourir relève de la pratique médicale qui est du domaine provincial et non pas du Code criminel qui lui est de juridiction fédérale. Et, de surcroît, l’interprétation douteuse du juge Pinsonnault associe l’aide médicale à mourir, qui s’inscrit dans un continuum de soins, à l’euthanasie ou au suicide assisté qui ne respecte aucunement cette balise médicale.
Pour ce qui est des soins palliatifs, dont il faut reconnaître les bienfaits depuis longtemps avérés, ils peuvent, à mes yeux, cohabiter avec l’aide médicale à mourir, le malade demeurant toujours le dernier décideur dans les soins qu’il souhaite recevoir en fin de vie.
Conséquemment, je souhaite que cette guéguerre juridique prenne fin dans les meilleurs délais pour le plus grand bien de tous ces malades qui ne demandent que mourir dignement sans subir inéluctablement les douleurs atroces que leur impose leur maladie.
quebechebdo 2 décembre 2015
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2 décembre 2015
On aura beau invoquer tous les antécédents reliés aux « privilèges » concernant les services d’aide domestique aux enfants des premiers ministres antérieurs, Justin Trudeau s’était engagé, en campagne électorale, à verser à des organismes de charité de sa circonscription sa prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE).
Et qui plus est, M. Trudeau a promis de restructurer les allocations versées aux parents de manière à ce qu’elles soient inversement proportionnelles aux revenus familiaux, alléguant que les millionnaires, ou les familles comme la sienne, n’avaient pas besoin de la PUGE pour subvenir aux besoins de leurs enfants.
Bien que les salaires versés à ces domestiques soient relativement minimes, je suis d’avis que Justin Trudeau, bénéficiant d’un salaire annuel de 334 000 $, renie une promesse fondamentale en allant contre un de ses engagements qui reconnaissait l’injustice inhérente au système actuel de la PUGE.
En agissant de la sorte, Justin Trudeau prête carrément flanc aux critiques, justifiées à mon avis…C’est une question de principe élémentaire auquel le premier ministre ne peut se soustraire sans en subir les récriminations des contribuables canadiens.
quebechebdo 2 décembre 2015
Le Journal de Québec 3 décembre 2015
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1 décembre 2015
J’ai lu avec attention la chronique de Nathalie Elgraby-Lévy publiée dans le Journal sous le titre « Une question de priorité » et je n’ai pu m’empêcher de réfléchir à son argumentaire concernant une grande absente, à savoir la lutte au terrorisme, à la Conférence de Paris.
Bien sûr, Barack Obama et François Hollande ont bien tenté de pavoiser en alléguant que la Conférence de Paris était une « puissant réprimande contre les terroristes » et qu’il constituait la « meilleure réponse » aux attaques des terroristes, leurs arguments sont loin d’être convaincants.
Pourtant, la liste inquiétante d’attentats commis en 2015 par l’ÉI et dont nous fait part Mme Elgraby-Lévy, et les quelque 1000 morts qui y sont associés, parlent d’eux-mêmes. N’aurait-il pas été opportun de profiter de la présence de 147 chefs d’État répartis à travers le monde pour dégager dans l’horaire tout au moins quelques jours parmi les 12 prévus lors de la Conférence, et tenter de dégager une offensive commune contre ce fléau mondial incarné par l’ÉI?
La lutte aux changements climatiques est certes préoccupante et il m’apparaît essentiel qu’elle ait une place de choix dans les priorités des dirigeants mondiaux. Toutefois, à court terme, le terrorisme représente une menace permanente à laquelle sont confrontés aujourd’hui les États gouvernés par ces dirigeants…Conséquemment, je me rallie à Nathalie Elgraby-Lévy pour dénoncer avec vigueur ce rendez-vous raté avec l’histoire contemporaine mondiale.
quebechebdo 1er décembre 2015
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30 novembre 2015
Par les temps qui courent, les centres de la petite enfance (CPE) subissent coup sur coup des coupures de la part du gouvernement, à tel point qu’il faut se demander si ce gouvernement n’a pas l’intention de les sacrifier au profit des garderies privées.
Par ailleurs, nombreux sont les commentaires de lecteurs qui minimisent le travail des éducatrices en les affublant du titre peu reluisant de « gardiennes d’enfants ». Je connais personnellement une de ces éducatrices avec qui j’ai pu échanger récemment et, croyez-moi, j’en suis sorti époustouflé (et sachez que le mot n’est pas trop fort).
Dès son arrivée à 7h, elle et une autre éducatrice prennent en charge une dizaine de poupons de 0 à 15 mois, chacun d’eux ayant des besoins et des horaires différents. Mon amie me disait que, parfois, elle devait s’occuper de 3 ou 4 bébés en même temps. Les heures de dîners chevauchent sur les heures de dodos, si bien qu’elle doit composer avec ces situations pour le moins « compliquées ».
Et, à travers ces tâches quotidiennes, elle doit aussi s’appliquer à percevoir les intentions qui se cachent derrière les pleurs des poupons, besoin de sommeil, faim, inconfort, ou tout simplement pour attirer l’attention, chacun d’eux éprouvant au cours de la journée son petit besoin d’affection.
Quarante-cinq minutes pour dîner et c’est le retour au travail jusqu’à 16h sans interruption…et toutes ces journées pour un salaire minable que je tairai par respect pour mon amie. En résumé, je crois qu’il faut lever notre chapeau vis-à-vis ces éducatrices dont la « vocation » mérite amplement d’être considérée à sa juste valeur.
quebechebdo 30 novembre 2015
vigile.net tribune libre 1er décembre 2015
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