Un argumentaire tendancieux
Dans un article publié dans l’édition du Devoir du 7 décembre sous le titre La prison à vie pour Guy Turcotte, l’avocat criminaliste Jean-Claude Hébert s’exprime en ces termes : « L’énorme battage médiatique qui a eu lieu n’était certainement pas favorable à M. Turcotte… Il y avait beaucoup de sentiments négatifs envers lui. Il se présentait donc en Cour avec un handicap. Et n’oublions pas que les jurés viennent du public… Ce n’est pas parce qu’une personne devient jurée qu’elle va nécessairement se vider le cerveau. Être impartial, ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’opinion ou de préjugés. » Un argumentaire nettement tendancieux qui remet en question la crédibilité du jury et qui contribue justement à médiatiser davantage ce procès qui pourtant, aux dires du criminaliste, l’a été amplement.
Bien sûr qu’on ne peut pas demander à une personne de « se vider le cerveau », comme c’est le cas de tous les procès avec jury. Néanmoins, malgré la forte médiatisation qui a tourné autour de l’affaire Turcotte et que la population se soit indignée à la suite du premier verdict, je suis d’avis qu’il faut respecter le gros bon sens de ces gens qui ont été appelés comme jurés et l’objectivité dont ils ont tenté de faire preuve avec sincérité dans leur jugement. À défaut de quoi, nous devrons faire appel à des robots pour agir comme jurés!…
quebechebdo 7 décembre 2015
Henri Marineau

