Rendez-vous raté avec l’histoire
J’ai lu avec attention la chronique de Nathalie Elgraby-Lévy publiée dans le Journal sous le titre « Une question de priorité » et je n’ai pu m’empêcher de réfléchir à son argumentaire concernant une grande absente, à savoir la lutte au terrorisme, à la Conférence de Paris.
Bien sûr, Barack Obama et François Hollande ont bien tenté de pavoiser en alléguant que la Conférence de Paris était une « puissant réprimande contre les terroristes » et qu’il constituait la « meilleure réponse » aux attaques des terroristes, leurs arguments sont loin d’être convaincants.
Pourtant, la liste inquiétante d’attentats commis en 2015 par l’ÉI et dont nous fait part Mme Elgraby-Lévy, et les quelque 1000 morts qui y sont associés, parlent d’eux-mêmes. N’aurait-il pas été opportun de profiter de la présence de 147 chefs d’État répartis à travers le monde pour dégager dans l’horaire tout au moins quelques jours parmi les 12 prévus lors de la Conférence, et tenter de dégager une offensive commune contre ce fléau mondial incarné par l’ÉI?
La lutte aux changements climatiques est certes préoccupante et il m’apparaît essentiel qu’elle ait une place de choix dans les priorités des dirigeants mondiaux. Toutefois, à court terme, le terrorisme représente une menace permanente à laquelle sont confrontés aujourd’hui les États gouvernés par ces dirigeants…Conséquemment, je me rallie à Nathalie Elgraby-Lévy pour dénoncer avec vigueur ce rendez-vous raté avec l’histoire contemporaine mondiale.
quebechebdo 1er décembre 2015
Henri Marineau

