Autres temps, autres moeurs

D’entrée de jeu, je n’ai pas l’intention ici de critiquer la décision du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, de voter en faveur d’une loi pour mettre fin au lock-out qui dure depuis 33 mois chez des concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Paradoxalement, vous vous souviendrez que, du temps où il dirigeait les destinées de Québecor, dont il est toujours actionnaire de contrôle, le chef du Parti québécois a lui-même eu fréquemment recours au lock-out comme outil de négociation, à titre d’exemples, le lock out des syndiqués du Journal de Québec ayant duré 16 mois, celui du Journal de Montréal, 26 mois.

Il n’en fallait pas davantage pour que certaines voix s’élèvent à l’effet du délai « raisonnable » à appliquer avant de mettre fin à un lock out, ce à quoi PKP a répliqué que « c'est un conflit qui existe depuis plus de trois ans et [que] le ministre a décidé de prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que les parties se rapprochent, négocient de bonne foi et en arrivent à un règlement.»

Indépendamment des motifs évoqués par M. Péladeau pour justifier sa décision, on doit admettre qu’elle détonne un peu par rapport à son « ancienne vie »…Ainsi va la vie, autres temps, autres mœurs!

quebechebdo 4 décembre 2015

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