Tout va pour le mieux?

24 novembre 2011

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) semble éprouver des problèmes d’image. En effet, depuis la semaine dernière, les médias, via certains témoignages anonymes, font état, entre autres, de frictions entre les employés de la Sûreté du Québec et ceux du Service de police de Montréal, de malaises devant des dossiers qui piétinent ou de critiques quant à la présence de représentants d'Hydro-Québec, pourtant dans la mire des enquêteurs.

Entouré des dirigeants de cinq des six équipes d'enquête et de vérification qui composent l'UPAC, soit des représentants de l’escouade Marteau, des Affaires municipales, de l’Agence du revenu, de la Régie du bâtiment et de l’Unité anticollusion, le commissaire Robert Lafrenière a fait une sortie théâtrale devant la presse pour s’empresser de nier tout dysfonctionnement dans son organisation, alléguant des problèmes d’ajustement normaux pour des enquêteurs provenant de milieux différents et d’affirmer que
« tout va pour le mieux »!

Toutefois, la prestation de M. Lafrenière vis-à-vis la probité des travaux de l'UPAC a atteint son point culminant lorsqu'il a attaqué les allégations de camouflage de certains dossiers embarrassants pour le gouvernement.

Même si je dois accorder le bénéfice du doute à la parole de M. Lafrenière, je demeure sensible aux bruits de fond qui se manifestent en sourdine dans les couloirs de l'UPAC et je me demande si « tout va vraiment pour le mieux »…Enfin, l’avenir le dira!

quebechebdo 24 novembre 2011 

Quiconque sème le vide…

24 novembre 2011

Devant l’infiltration de nombreuses inscriptions bidon à titre de nouveaux membres de la CAQ de François Legault, la direction du parti a rétorqué dans le style de son chef : « On verra ça en temps et lieu »!

Ainsi, sur le site résolument indépendantiste « AmeriQuebec.net », deux collaborateurs ont laissé libre cours à leur fantaisie en y inscrivant le nom de Tony Thomassi, accusé de fraudes et d’abus de confiance, dans les rangs de la CAQ. Des formulaires au nom de Plante Latulipe et de Lee Nocent ont été également enregistrés dans le système.

J’ai comme l’impression que cette vague de plaisantins qui s’amusent sur le site de Legault laissent entendre que quiconque sème le vide…récolte le vide!

quebechebdo 24 novembre 2011  

Rabroués comme des enfants d’école

24 novembre 2011

Partis en croisade sur la colline parlementaire de notre cher pays pour revendiquer les demandes du gouvernement Charest, deux ministres libéraux provinciaux fédéralistes québécois, soit Mm Fournier et Dutil, ont été cavalièrement rabroués comme des enfants d’école par le parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.

Une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine et inacceptable, une arrogance outrancière à l’image de Stephen Harper qui persiste et signe dans son odyssée vers la conquête de l’espace canadian au mépris des intérêts légitimes d’un Québec dont il semble avoir oublié l’existence.

Néanmoins, malgré ce constat de violations constantes de nos droits de la part du gouvernement Harper, malgré une sourde oreille arrogante de la part du cavalier bien en selle sur le ROC, Pauline Marois, la chef du parti qui est censé nous faire monter sur la selle de notre indépendance, se contente, à l’exemple de nos vaillants chevaliers fédéralistes Dutil et Fournier, de maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une quête de récupération de nos leviers politiques auprès de ce même gouvernement qui, rappelons-le, se retrouve au début d’un mandat majoritaire.

Inutile d’être prophète pour prédire, sans risque de se tromper, que le PQ-Marois, en adoptant une stratégie aussi aplaventriste, se verra servir la même médecine, sinon plus acrimonieuse en raison de son allégeance souverainiste, que les ministres libéraux !

Les culs de sac frustrants auxquels se sont butés et se butent encore les intervenants devant l’inflexibilité des gouvernements fédéraux depuis des décennies, face à leurs récriminations, démontrent, sans l’ombre d’un doute, une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.

En conséquence, il m’apparaît urgent qu'un coup de barre soit donné par le mouvement indépendantiste, citoyens et partis politiques, dans le but de se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.

Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise et à se faire rabrouer implacablement comme des enfants d’école !

vigile.net tribune libre 23 novembre 2011
quebechebdo 24 novembre 2011 (version abrégée) 

Vers une coalition des indignés

23 novembre 2011

Il est un fait maintenant connu que le mouvement des indignés et ce, partout à travers le monde, a tendance à s’effriter, particulièrement à cause des interventions policières municipales régulières qui ont pour effet pervers de démobiliser les manifestants.

À mon avis, s’il désire assurer sa survie, le mouvement des indignés devra suivre deux pistes stratégiques.

Il devra d’abord cesser ses occupations stationnaires pour se déplacer vers d’autres endroits stratégiques, tels les centres commerciaux des centres-ville et des quartiers dans le but de sensibiliser davantage de citoyens à sa cause et, par le fait même, accroître sa capacité de mobilisation.

Ensuite, il devra sortir de son isolement et se greffer à d’autres mouvements dont les objectifs s’apparentent aux siens, entre autres le mouvement altermondialiste et le mouvement écologiste.

À cet effet, deux slogans, issus des indignés américains, soit « Occupy everything » et « Occupy together », invitent à aller au-delà des places publiques et suggèrent des pistes de coalitions.

quebechebdo 23 novembre 2011
cyberpresse.ca 25 novembre 2011

Face aux culs de sac

23 novembre 2011

Au même moment où le leadership de Pauline Marois est remis sérieusement en cause, principalement en raison de son entêtement à maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une demande de récupération de nos leviers politiques auprès d’Ottawa, deux ministres québécois, soit Mm Fournier et Dutil, se voient rabroués comme des enfants d’école au Parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.

Par ailleurs, ici même, sur notre belle terre québécoise, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, refuse obstinément toute ouverture concernant les récriminations des étudiants relativement à l’augmentation des droits de scolarité en répétant ad nauseam qu'elle ne changera pas d’avis sur cette question.

En réalité, le gouvernement Charest sert la même médecine aux étudiants qu'il se fait servir par le gouvernement Harper, une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine inacceptable dans un contexte démocratique où les deux parties maintiennent un droit légitime de se faire entendre et de recevoir une oreille attentive de chaque côté de la table, le dialogue demeurant toujours, à mon sens, la pierre d’achoppement privilégiée dans la résolution de conflits.

Les culs de sac frustrants auxquels se butent les intervenants, non seulement actuellement mais depuis des décennies, dans leurs récriminations auprès de quelque pallier de gouvernement que ce soit, démontrent sans l’ombre d’un doute une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.

Telles sont, entre autres, les raisons pour lesquelles le citoyen et nos institutions doivent se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.

Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise autant dans le champ du ROC que sur leur propre territoire, et à se retrouver implacablement confrontés aux éternels culs de sac!

quebechebdo 23 novembre 2011

Branchez-vous, M. Boisvenu!

22 novembre 2011

D’un côté, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu appuie le projet de loi omnibus C-10 visant le durcissement des peines envers les criminels, alléguant qu’il défend les intérêts des victimes et non pas ceux des criminels.

De l’autre côté, il est en faveur de l’abolition du registre d’armes d’épaule, une mesure qui risque de porter atteinte sérieusement à la protection du citoyen, notamment en matière d’entreposage et de marquage des armes à feu.

Bienvenue dans le monde de la contradiction…branchez-vous, M. Boisvenu!

quebechebdo 22 novembre 2011

L’image pernicieuse du « vrai homme »

21 novembre 2011

Au cours de la dernière année seulement, le centre d’aide pour hommes Autonhommie, qui œuvre dans le quartier Limoilou à Québec depuis 25 ans, a accueilli près de 700 hommes, pour la plupart âgés entre 40 et 50 ans, aux prises avec des problèmes psychologiques allant de la violence au découragement.

En tête des raisons pour lesquelles ces hommes entrent au centre d’aide se retrouvent les problèmes d’adaptation sociale souvent causés par une perte d’emploi, suivis des séquelles liées à une rupture amoureuse.

Toutefois, malgré une telle affluence, il ne faut pas croire que les hommes se pointent avec empressement à la porte du centre, la plupart d’entre eux consentant à poser ce geste après bien des hésitations, voire en désespoir de cause.

En effet, encore aujourd'hui, dans notre société, quoique cette image tend à changer, les « vrais hommes » doivent être forts et, par conséquent, doivent contenir leurs émotions de peur de se montrer vulnérables. Pour certains de ces hommes, le centre d’aide représente le dernier recours avant de dépasser le stade de leurs tendances suicidaires et de passer à l’acte.

À mon sens, il est heureux qu'un tel organisme existe pour venir en aide à ces hommes désespérés qui sont aux prises avec cette image pernicieuse du « vrai homme »!

quebechebdo 21 novembre 2011

La voix du peuple

20 novembre 2011

Rares sont les jours où des menaces de putsch contre Pauline Marois ne ressortent pas dans les médias, de toutes provenances confondues. Encore jeudi le 18 novembre, la Presse canadienne publiait un article intitulé « Pauline Marois doit encore affirmer la loyauté de son parti ».

La chef du PQ, encore une fois, devait répondre à un article d’un quotidien qui prétendait, en citant une source anonyme, qu'une dizaine de députés inquiets de perdre leur siège aux prochaines élections exigeraient son départ à court terme ou claqueraient la porte si elle refusait de s’en aller.

« C’est une fausse nouvelle, a dit Mme Marois. C’est ferme, l’appui qu'il y a au caucus. Je le réaffirme ce matin : il n’y a pas de fragilité », a ajouté la chef, cherchant à tuer dans l’oeuf les rumeurs de putsch qui reviennent périodiquement la hanter.

Au bas de cet article, publié sur le site du Devoir, paraissaient plusieurs commentaires parmi lesquels deux d’entre eux ont particulièrement retenu mon attention :

« Mais que veut le PQ exactement ? 
J’ai du mal à comprendre cette formation politique. 
Quelqu'un peut-il me dire au juste ce que ce parti veut exactement. »

Un peu plus bas, un lecteur répondait à cette question en ces termes :

« Ce que veut ce parti, c’est prendre le pouvoir et il sait que ce ne sera pas avec madame Marois. Les députés dissidents font pitié, tentés qu'ils sont de lâcher le morceau tout en étant obligés de se la fermer pour faire encore un bout…Et, comme ils sont tous des politiciens carriéristes, ils veulent coller le plus longtemps possible. Le putsch s’en vient, possiblement en janvier 2012 lors du conseil national du parti à moins que Pauline Marois ne réussisse encore une fois à paqueter l’assemblée. »

Cet échange entre deux citoyens m’apparaît fort révélateur du climat d’incertitude d’une part, et de lassitude d’autre part, d’une partie de l’électorat québécois envers le PQ et sa chef. Si nous nous plaçons dans l’optique d’une consultation citoyenne quant à l’option souverainiste au Québec, nous pouvons percevoir, à travers cet échange, le portrait d’une situation qui tend de plus en plus à laisser sa marque dans le paysage politique québécois actuel.

En ce sens, malgré l’entêtement de Pauline Marois à maintenir les deux mains sur le volant du camion de pompier de la gouvernance souverainiste, nous avons la responsabilité d’écouter la voix du peuple qui nous invite à éteindre le feu avant qu'il ne fasse trop de dommages à l’édifice souverainiste !

vigile.net tribune libre 20 novembre 2011



Lacoste accoste au quai des fonctionnaires

20 novembre 2011

Après qu’il ait tenu une grève de la faim de quatre jours au terme de laquelle l’ex-soldat Pascal Lacoste s’était vu offrir par le ministre Blaney des traitements de même que la formation d’un comité consultatif chargé d’étudier les effets de l’uranium appauvri sur les militaires, la visite récente de deux fonctionnaires du ministère des Anciens combattants changent radicalement les données de l’entente.

En effet, les deux fonctionnaires, au lieu d’offrir à Pascal Lacoste des traitements, lui ont plutôt offert des tests sans aborder aucunement quelque traitement que ce soit, une avenue complètement inutile aux yeux de l’ex-militaire puisqu'il est déjà suivi sur une base régulière à l’Hôtel-Dieu de Lévis à la suite de rapports médicaux qui concluent à une intoxication à l’uranium appauvri.

Et, pour ajouter davantage de brouillard autour du bateau, les fonctionnaires lui proposent de faire venir ses dossiers et de lui faire rencontrer un psychiatre alors qu'il est maintenant prouvé que son choc post-traumatique est guéri.

Devant de telles attitudes de la part du ministère des Anciens combattants, j’ai bien peur, comme le redoute Pascal Lacoste en parlant d’un « coup monté », que l’ex-gréviste de la faim soit accosté au quai des fonctionnaires et qu'il risque d’y demeurer encore longtemps!

quebechebdo 20 novembre 2011 

Le supplice de la goutte

19 novembre 2011

Le supplice de la goutte d'eau serait une méthode de torture d'origine chinoise consistant à attacher un condamné immobile sur une planche. Dès lors, à intervalle régulier, une goutte d'eau tombe sur son front. Il en résulterait une altération physique et psychologique de la victime, qui finit par devenir folle.

À observer les interventions régulières des forces policières de la Ville de Québec au campement des indignés, on croirait que les autorités municipales ont décidé de ressortir des boules à mites cette vieille méthode pour venir à bout des manifestants, le dernier épisode étant la démolition de leur cuisine qui ne répondait pas au règlement d’urbanisme!

Toutefois, il semblerait que les «condamnés» manifestent d’une résistance au «supplice» hors du commun puisqu'ils sont toujours «immobiles» sur leur «planche» de salut, recevant les contraventions «goutte à goutte» sans qu'il en résulte encore «d’altérations physiques ni psychologiques».

En bout de ligne, je me demande qui, des autorités municipales ou des indignés, finiront par devenir «fous» les premiers!

quebechebdo 19 novembre 2011