Les minounes et les mines…deux poids, deux mesures

8 décembre 2011

La première mesure du projet de loi du ministre du Développement durable, Pierre Arcand, obligera les propriétaires d’automobiles ayant plus de huit ans, qualifiées de « minounes », représentant 375 000 automobilistes, à faire inspecter leur système antipollution, au coût de 100$ l’inspection.

Par ailleurs, ce même gouvernement, n’exigerait aucune compensation financière aux propriétaires des entreprises minières pour la restauration de centaines de sites miniers abandonnés, à savoir une facture de 900 millions $ qui sera refilée en douce à tous les contribuables!

Partant du principe légitime de pollueur-payeur, ne serait-il pas équitable que les propriétaires des minounes et des mines soient soumis au même traitement?

quebechebdo 8 décembre 2011
Le Soleil 9 décembre 2011 "L'équité inéquitable"

 

Le tapis rouge pour Élizabeth

7 décembre 2011

L’année 2012 marquera le 60ième anniversaire de l’accession au trône de la reine Élizabeth II, chef d’État en titre du Canada.

Pour souligner l’événement, le gouvernement Harper prévoit investir 7,5 millions de dollars pour permettre à des groupes d’organiser des « petites fêtes » dans leur communauté, produire et distribuer des articles promotionnels et des outils éducatifs sur la monarchie.

Rappelons que, quelques semaines avant la visite du Prince William en juin 2011, deux tableaux prestigieux du peintre québécois, Alfred Pellan, ont été décrochés du hall d’entrée du ministère des Affaires étrangères et remplacés par un portrait de la Reine.

Plus récemment, soit en août, l’armée de l’Air et la Marine ont repris leurs anciennes dénominations d’ « Aviation royale du Canada » et de « Marine royale. » Enfin, le ministère des Affaires étrangères a demandé à ce que le portrait de la Reine soit visible dans toutes les ambassades et tous les consulats du pays à travers le monde.

Et dire que de ce côté-ci du pays, une certaine province, appelée le Québec, lutte depuis des siècles pour s’affranchir de ces symboles avilissants et rétrogrades incarnés par une monarchie qui ne reflète rien d’autre qu'un squelette dans le placard! 

quebechebdo 7 décembre 2011
vigile.net tribune libre 8 décembre 2011

Commentaire:

"L’opinion d’un Irlandais en ce qui concerne le tapis rouge pour Élizabeth Windsor :

"Nous avouons posséder plus de respect et d’estime pour l’enfant en haillons du paysan le plus pauvre en Irlande aujourd'hui que pour quelconque descendant, même vertueux, du long lignage de meurtriers, de fornicateurs adultères et de fous qui ont occupé le trône d’Angleterre" – James Connolly, 1897.

Patrick T.
vigile.net tribune libre 8 décembre 2011

La mésaventure péquiste persiste

7 décembre 2011

Même si le pourcentage des suffrages exprimés a remonté en faveur du Parti québécois lors de l’élection partielle de Bonaventure et qu’il a baissé envers le Parti libéral comparativement aux dernières élections provinciales, Pauline Marois fait preuve d’un optimisme partisan en qualifiant la performance de son candidat de victoire morale pour le PQ.

À mon sens, une telle attitude fait abstraction du très faible taux de popularité du gouvernement Charest, un contexte qui aurait dû favoriser le parti de l’opposition officielle au Québec et ce, malgré le fait que le comté de Bonaventure soit reconnu comme un bastion libéral.

Quant à l’argument de l’absence de candidat de la CAQ, je suis d’avis qu’il ne faut pas espérer s’accaparer un comté, pas plus que le pouvoir, en comptant sur un autre parti pour disperser le vote entre les libéraux et les caquistes et ainsi se faufiler par la porte d’en arrière.

Une telle conception revêt l’aspect d’une stratégie purement électoraliste tout en faisant fi des véritables enjeux électoraux qui doivent demeurer, en ce qui a trait au PQ, la souveraineté du Québec en priorité.

En conséquence, je considère que cette défaite péquiste dans Bonaventure, puisqu'il faut bien l’appeler par son nom, constitue un autre pavé dans la mare du PQ-Marois et, qu’en ce sens, Bonaventure représente un autre épisode dans la mésaventure péquiste!

quebechebdo 7 décembre 2011
vigile.net tribune libre 7 décembre 2011

Des délais de prescriptions outrageants

6 décembre 2011

Alors qu’elle n’avait que 17 ans, France Bédard, à l’emploi du presbytère de Saint-Marc-des-Carrières, aurait été violée par le vicaire Armand Therrien en 1965.

En 2008, Armand Therrien avait subi son enquête préliminaire et cité à procès au criminel sur des accusations de viol et d’attentat à la pudeur, mais le vicaire est décédé deux semaines avant de subir son procès.

Compte tenu de cette situation, France Bédard a donc décidé de diriger sa poursuite au civil contre l’archevêché et contre la succession d’Armand Therrien.

Julie McCann, professeur à la faculté de droit à l’Université Laval et auteure du livre intitulé « Prescriptions extinctives et fins de non-recevoir », incite le ministre de la justice à sortir le Québec de ce carcan outrageant que constitue le délai de prescription envers les victimes de telles ignominies.

Mme McCann rappelle que dans d’autres provinces, il n’existe aucun délai de prescription pour les affaires d’agressions sexuelles, alléguant qu'il est dans la nature même d’un tel crime que les femmes attendent souvent plusieurs années avant de porter plainte.

Une situation qui risque de causer des complications aux victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres âgés qui vont mourir au cours des prochaines années!

quebechebdo 6 décembre 2011

Pour un face à face avec l’intimidation

6 décembre 2011

Comme il arrive souvent dans notre société laxiste, il aura fallu le suicide de la jeune Marjorie Raymond pour que les méfaits pernicieux de l’intimidation dans nos écoles refassent surface sur la scène médiatique.

Bien qu’il faille saluer l’initiative des Jeunes musiciens du monde pour la création de leur chanson intitulée « Reste debout! », l’instauration d’un code de vie strict devra un jour être établi dans nos écoles si l’on souhaite étouffer ce fléau.

À mon sens, si les intervenants en milieu scolaire désirent vraiment que les victimes d’intimidation « restent debout », comme le souhaite le titre de la chanson, ils devront faire face aux agresseurs et les caser énergiquement dans un cadre de vie qui ne tolère pas de tels agissements!

quebechebdo 6 décembre 2011 

Un printemps inachevé

5 décembre 2011

De retour d’un séjour d’une semaine en République dominicaine au cours duquel j’ai lu le Tome II de la biographie de Claude Léveillée publiée chez Art Global sous la plume de Marie-Josée Michaud, j’ai cru intéressant de vous partager un passage significatif dans la carrière de Claude Léveillée, à savoir sa rencontre avec Marcel Dubé, particulièrement un épisode datant de juillet 1980.

C’est au début des années ’60 que Marcel Dubé rencontre pour la première fois Claude Léveillée en tant que spectateur assidu chez Bozo. Dubé décrit le pianiste en ces termes :

« Chez Bozo, lorsque Claude apparaissait au piano, il était d’une telle timidité, d’une telle modestie, fragile, incertain de plaire, ça me touchait énormément. »

Et Dubé, en bon semeur de récoltes foisonnantes, a su veiller au grain :

« Son œuvre de dramaturge est aujourd'hui indissociable de l’œuvre musicale de Claude Léveillée. L’un mouille les mots de son encre, l’autre y trempe sa musique. Dubé et Léveillée sont frères d’encre. »

Nous sommes le 2 juillet 1980. Depuis longtemps, Dubé et Léveillée caressent le rêve de « créer le grand truc » en collaboration. Les spectateurs de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec vont assister au projet le plus ambitieux du tandem Dubé-Léveillée.

Grâce au Comité organisateur des Rencontres francophones de Québec, dont le thème tourne autour de « Questionnement 80 », les deux artistes mettent à profit leur talent respectif en créant « Un printemps inachevé », un poème symphonique d’une envergure phénoménale mettant en présence 110 artistes sur scène.

Six semaines avant la première du spectacle, une majorité de Québécois avait refusé le projet de souveraineté-association proposé par l’équipe de René Lévesque. À travers la poésie et la musique, les souverainistes se consolaient et posaient un baume sur une blessure encore toute fraîche.

« Dans la marche d’un pays vers son identification, il y a certaines heures graves, et il arrive que l’une d’elles sonne au printemps, d’où un printemps inachevé. Mais rien de ce qui est né ne doit mourir et toute promesse doit se réaliser un jour. Le germe de la liberté ne s’embaume pas, le cri d’espérance ne peut toujours se taire et il n’y a pas de saisons mortes ; il ne peut y avoir qu'un printemps inachevé… »

Pour Dubé et Léveillée, cette œuvre représentait leur façon de dire aux Québécois « à la prochaine fois »… « Le printemps est semence, l’idée va germer un jour prochain. À quand la récolte ? »

vigile.net tribune libre 5 décembre 2011
quebechebdo 6 décembre 2011



Salut Bonhomme!

5 décembre 2011

La 57e édition du Carnaval de Québec 2011 se voit décerner le Prix de l’événement de l’année aux Grands Prix du tourisme canadien, une distinction remise aux événements qui ont offert des expériences touristiques de qualité supérieure aux touristes canadiens.

Aux dires du président, Jean Pelletier, ce prix vient conforter le virage familial et les choix stratégiques entrepris par les organisateurs du Carnaval depuis 2008, sans compter l’élan que vient insuffler une telle distinction auprès de toute l’équipe et des 1500 bénévoles.

Enfin, le Carnaval 2011 laisse derrière lui une feuille de route impressionnante tant aux niveaux de la participation que des retombées économiques : une affluence de 750 000 personnes, des retombées de 30 M$, des recettes fiscales de 10 M$ et la création de 630 emplois.

Salut Bonhomme pour le rayonnement que tu fais rejaillir sur la capitale nationale!

quebechebdo 27 novembre 2011

Femmes à la rue

25 novembre 2011

L'Auberge Madeleine, qui vient en aide aux femmes itinérantes, a hébergé récemment une femme de 83 ans qui sortait d'un séjour de six mois à l'hôpital. Elle avait dû quitter un logement insalubre et était confuse quant à son propre compte en banque.

Appuyée par cinq organismes spécialisés dans l'aide aux femmes itinérantes, la directrice de l’Auberge Madeleine, Micheline Cyr, lance un cri d'alarme pour dénoncer le manque criant de ressources pour cette clientèle dont le nombre de femmes âgées de 70 ans et plus ne cesse de croître.

Chaque soir, un organisme comme Le Chaînon doit refuser des femmes en quête d'hébergement d'urgence. L'organisme La Rue des femmes, qui ne compte que trois places d'hébergement d'urgence, accueille de façon récurrente des femmes en surnombre sur des matelas et se voit même obligé de distribuer des couvertures à des femmes pour leur permettre d’aller dormir dans des parcs.

Toutes les données indiquent que l'itinérance des femmes est en croissance, les effets de la crise économique et la hausse du coût des loyers étant invoqués comme les causes principales de ce phénomène. La Rue des femmes, Le Chaînon et l'Auberge Madeleine ont dû refuser près de 4000 demandes d'hébergement au cours de la seule dernière année.

Les besoins sont criants…Nouvelles places d'urgence, nouveaux bâtiments, accroissement des programmes. Des appels pressants ont été lancés aux différents paliers de gouvernement qui, par leur mutisme chronique, font preuve d’un désaveu de responsabilité inacceptable envers ces femmes à la rue!

quebechebdo 25 novembre 2011

En plein coeur de la tourmente

25 novembre 2011

Dans la saga des bouches d’incendie qui ne cessent d’alimenter le camion de pompier de Pauline Marois, le dernier feu s’est déclaré dans le comté de Blainville où le député péquiste Daniel Ratthé s’est fait montrer la porte par la chef pour avoir contesté son leadership et avoir été pris en flagrant délit de fréquentations avec la CAQ.

Rappelons, en passant, que le député de Beauharnois, Guy Leclair, a été suspendu temporairement du caucus du PQ en début de semaine pour avoir été identifié par la direction du parti comme étant la « source anonyme » ayant affirmé à un média qu'une nouvelle menace de putsch se préparait contre la chef.

Mais, revenons à Daniel Ratthé et posons-nous la question suivante : Comment se fait-il qu'un député péquiste et, par conséquent, adhérant à l’option prioritaire de son parti, soit la souveraineté du Québec, allègue qu'il faille, pour l’instant, mettre la priorité sur d’autres enjeux que la souveraineté, bien qu'il soit encore convaincu de ses avantages ?

À mon sens, les cheminements de Guy Leclair et de Daniel Ratthé, quoique différents en partie, se rejoignent en ce sens que l’un comme l’autre se sont retrouvés en plein cœur de la tourmente et ont été désillusionnés, chacun à sa façon, par les piétinements fastidieux du plan de gouvernance souverainiste du PQ-Marois.

Le premier, dans la lignée de plusieurs autres députés péquistes qui ont, soit quitté la galère, soit continué d’y naviguer sous le joug de la capitaine, le second, qui a perçu, dans la galère du pirate caquiste, des défis qui semblent correspondre davantage à ses aspirations immédiates purement électoralistes.

En réalité, l’attrait qu'exerce la CAQ de Legault, autant auprès d’un pourcentage significatif de l’électorat québécois qu'auprès de certains candidats potentiels, ne fait que représenter l’illustration des dérives du PQ-Marois devant l’affirmation de l’option fondamentale du Parti québécois.

La frustration de Leclair et le flirt de Ratthé auprès de la CAQ sont des exemples frappants d’une gangrène dévastatrice qui s’est infiltrée au sein du PQ actuel. Des événements qui illustrent clairement que le PQ devient de plus en plus un parti moribond.

En conséquence, il devient urgent qu'une solution alternative prenne le leadership de la cause souverainiste. En ce qui me concerne, cette solution se retrouve auprès d’hommes et de femmes qui affichent clairement et ouvertement leurs convictions envers la souveraineté du Québec.

vigile.net tribune libre 25 novembre 2011
quebechebdo 27 novembre 2011

Marois continue d’éteindre des feux

25 novembre 2011

Les allégations de mécontentement à l’égard du leadership de Pauline Marois ne datent pas d’hier. Depuis les départs fracassants des Curzi, Beaudoin et Lapointe, suivis de celui de Aussant, il ne s’est pas passé beaucoup de jours sans que la chef du PQ n’ait à sortir le boyau pour éteindre le feu.

Encore cette semaine, elle a dû suspendre le député de Beauharnois, Guy Leclair, pressenti par la direction du parti comme la source anonyme qui a déclaré à un média qu'une nouvelle fronde se préparait contre Pauline Marois.

Puis, c’est maintenant au tour du député de Blainville, Daniel Ratthé, de subir la sanction ultime, à savoir l’expulsion du caucus péquiste, la chef ne pouvant pas accepter qu'un député demeure au sein de sa formation pendant qu’il réfléchit à se joindre possiblement à la CAQ de François Legault.

Au milieu de tous ces incendies qui surgissent dans l’entourage de Pauline Marois, j’ai l’impression qu’elle tente désespérément de garder les deux mains sur le volant…du camion de pompier!

quebechebdo 25 novembre 2011