La valse des entraîneurs

21 décembre 2011

Depuis sa dernière Coupe Stanley en 1993, le Canadien de Montréal a procédé à dix changements d’entraîneurs comparativement à une moyenne de sept dans la LNH.

Selon des experts en gestion d'entreprise de l'Université Harvard et de l'Université de Toronto, l'instabilité derrière le banc du Tricolore s'explique en partie par les attentes trop élevées dans les gradins du Centre Bell et l'absence d'une autre équipe sportive de la même envergure.

En effet, contrairement aux autres grandes villes de la LNH comme Toronto, Boston, Philadelphie et New York, Montréal n'a qu'une seule équipe parmi les quatre circuits majeurs de sport professionnel. En ce sens, les partisans du Tricolore ont des attentes très élevées envers leur seule équipe professionnelle.

Pourtant, la passion pour le hockey est certainement aussi forte à Toronto qu'à Montréal, en dépit de la présence des Blue Jays de Toronto au baseball. Mais depuis son arrivée en 2008, le directeur général des Maple Leafs, Brian Burke, a gardé le même entraîneur en place, soit Ron Wilson. Pendant la même période, le Canadien a fait appel à quatre entraîneurs, à savoir Guy Carbonneau, Bob Gainey, Jacques Martin et Randy Cunneyworth. Autre exemple de stabilité : Alain Vigneault – ironiquement un ancien entraîneur du Tricolore – dirige les Canucks de Vancouver depuis 2006.

À Montréal, quand les partisans sont déçus et que leur équipe ne parvient pas à remplir les attentes de façon répétitive, il semble que la façon la plus facile d’apaiser leur déception soit de congédier l'entraîneur. Jusqu’à maintenant, on ne peut pas dire que la stratégie a porté fruit!

quebechebdo 21 décembre 2012

Devant mon arbre de Noël

20 décembre 2011

À une époque où les traditions de Noël sont remises en question, particulièrement à cause de notre propension « accommodante » devant les rites religieux des immigrants, j’ai pensé vous offrir ce petit poème que m’a inspiré la tradition de l’arbre de Noël au Québec :

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Distorsion du passé et du présent
Amertume de mes souvenirs d’enfant
Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel

Assis devant mon arbre de Noël
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel
Où est annoncée la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Mes meilleurs vœux de Noël à toutes les lectrices et tous les lecteurs de Québec Hebdo!

quebechebdo 19 décembre 2011  

Des départs onéreux

19 décembre 2011

Selon la Ligue des contribuables du Québec, la facture totale associée aux départs des sept députés depuis les dernières élections générales provinciales de 2008 dépasse les 5 millions $.

À titre d’exemple, même si l’indemnité de départ du dernier en liste, David Whissel, n’a pas été rendue publique, la Ligue l’estime à un peu plus de 100 000$. Si on ajoute à ces frais les dépenses inhérentes à la tenue des élections partielles pour remplacer les démissionnaires, soit environ 4,2 millions $, vous obtiendrez le chiffre de 5 millions $.

Et, dans un autre monde, soit dans celui du citoyen normal, le travailleur qui quitte volontairement son emploi, pour des raisons qui peuvent être justifiées, n’a même pas droit à l’assurance chômage pour laquelle il a cotisé pendant des années!

La morale de cette histoire…Si vous prévoyez un jour quitter votre emploi, engagez-vous en politique…sinon, gardez votre emploi! 

quebechebdo 19 décembre 2011

Petit bilan politique 2011

19 décembre 2011

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année politique 2011 nous aura confrontés à de multiples soubresauts.

Sur la scène fédérale, l’élection du 2 mai a confirmé la domination du ROC et l’isolement du Québec sur la carte électorale canadienne en plus de la déconfiture du Bloc québécois au profit d’une vague orange animée par le charisme d’un homme qui est maintenant décédé.

S’ensuivit la domination d’un gouvernement majoritaire conservateur qui s’applique à bafouer les droits élémentaires du Québec, en particulier sur les plans linguistiques et culturels, une attitude bassement méprisante envers la « société distincte » prônée par Harper en campagne électorale.

Sur la scène provinciale, les scandales à répétition du gouvernement Charest n’ont pas réussi à éclabousser suffisamment son image pour le faire dégringoler dans les sondages. Seule, l’image, ou plutôt le phantasme Legault, est venu brouiller les cartes dans un contexte envahi par un vent de changement.

Pourtant, dans un tel climat de mépris de la part du gouvernement Harper et de scandales de la part du gouvernement Charest, nous aurions pu nous attendre à une recrudescence de la popularité du Parti québécois.

Tout au contraire, le PQ a vécu une des pires années de son histoire, bombardé par des sondages catastrophiques et les démissions de députés reconnus et adulés qui ont claqué la porte en raison, principalement, de l’entêtement de Pauline Marois à maintenir le cap sur son plan de gouvernance souverainiste.

À mon sens, le seul point positif qui émerge de cette année politique 2011 est l’éveil des forces souverainistes citoyennes qui émanent de partout au Québec et qui constituent la seule voie qui nous permettra de sortir de cette embrouille sclérosante.

J’ose espérer que les ténors de ce mouvement maintiendront leurs convictions personnelles au-dessus des intérêts purement électoralistes et contribueront ainsi à vraiment faire de la politique autrement en 2012 !

vigile.net tribune libre 19 décembre 2011
quebechebdo 19 décembre 2011



Si j’étais petit…

18 décembre 2011

Je demanderais au Père Noël…

Un peu d’attention pour les personnes âgées…

Un peu d’affection pour les enfants…

Un peu de patience pour les parents…

Un peu de reconnaissance envers les enseignants…

Un peu de chaleur pour les démunis…

Un peu de gros bon sens pour les politiciens…

Et surtout…beaucoup d’amour sur notre planète! 

quebechebdo 18 décembre 2011
cyberpresse.ca 23 décembre 2011

L’art de ménager la chèvre et le chou

17 décembre 2011

Selon le dernier baromètre des personnalités politiques Léger Marketing, les trois démissionnaires du Parti québécois qui avaient vu leur cote d’écoute augmenter dans le baromètre de juin, réalisé quelques jours après qu’ils eurent claqué la porte du PQ, se retrouvent maintenant parmi les personnalités qui essuient les plus sérieux reculs, soit –14% pour Pierre Curzi, -11% pour Lisette Lapointe et –8% pour Louise Beaudoin.

En juin, le sondeur Jean-Marc Léger attribuait la cote de popularité des trois démissionnaires par le fait que les Québécois souhaitent des politiciens qui se tiennent debout et qui disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Toutefois, aujourd’hui, l’interprétation de leur baisse de popularité semble s’expliquer par le fait que les Québécois n’aiment pas la chicane et, qu’en ce sens, les démissionnaires sont perçus comme étant la cause du conflit au PQ.

Si l’interprétation des statistiques révélées par ce baromètre s’avère exacte, nous sommes confrontés à un dilemme pour le moins compliqué, voire même paradoxal. En effet, comment des politiciens peuvent-ils à la fois manifester ouvertement leur mécontentement face aux stratégies d’un parti sans créer de remous au sein de ce même parti?

À mon sens, une telle variation de popularité manifestée par les Québécois démontre, comme cela a été prouvé depuis des décennies, autant au fédéral qu’au provincial, qu’ils ont développé cette fâcheuse habitude de vouloir ménager la chèvre et le chou. Une attitude paradoxale qui laisse voir qu’ils veulent être reconnus Québécois tout en conservant leur petit confort canadien.

En termes clairs, les Québécois demandent aux politiciens de se débarrasser de leur gueule de bois sans brouiller l’eau, de s’affirmer haut et fort mais…sans causer de chicane!

quebechebdo 17 décembre 2011

L’ADQ…emportée par le vent

16 décembre 2011

Bien que je ne sois pas un partisan de l’Action démocratique du Québec, je trouve scandaleuse la façon utilisée par ses dirigeants pour fusionner avec la CAQ.

Sans aucune consultation auprès de ses membres, ces dirigeants ont littéralement fait fi de tout processus démocratique élémentaire et ont fait preuve d’un mépris scandaleux envers la base même du parti.

Une attitude bassement désinvolte qui privilégie un opportunisme unilatéral de bas étage en faveur d’un parti à saveur du jour au détriment d’une consultation des membres de l’ADQ, une valeur qui a toujours su caractériser ce parti depuis sa fondation.

Une décision regrettable qui prouve que les dirigeants de l’ADQ n’ont pas su transcender la recherche du pouvoir pour le bien du parti qui se voit de la sorte emporté par le vent d’une stratégie roublarde envers ses partisans.

quebechebdo 16 décembre 2011
Le Soleil 17 décembre 2011 "Un mépris scandaleux"

Place à la créativité

15 décembre 2011

Dans un coin de ma salle à manger est placé depuis plusieurs années un petit livre intitulé « Sagesse pour la vie » qui contient des réflexions de diverses personnes, certaines plus connues, d’autres moins.

Dernièrement, comme il m’arrive parfois de le faire, je l’ai ouvert au hasard et je suis tombé sur cette réflexion de Katharine Butler Hathaway :

« Un jour, j’ai déterminé la façon dont je procéderais chaque fois que je devrais faire un choix pour mon avenir. Je passe tous les arguments en revue en distinguant ceux qui sont guidés par la peur de ceux qui sont le fruit de la créativité. Et toutes choses étant égales par ailleurs, je fais mon choix pour un avenir qui laisse davantage parler de place à ma créativité. Je crois que c’est en se basant sur ce principe que la jonquille et le crocus décident de se frayer une place à la surface de la terre. »

Si nous appliquons cette réflexion à plusieurs Québécois, nous pourrions être tentés de penser que certains d’entre eux sont plutôt « guidés par la peur » lorsqu’arrive le moment de faire un choix sur leur avenir politique au Québec.

Pourtant, s’ils avaient davantage confiance en leur « créativité » et en leur imagination, peut-être parviendraient-ils, à l’image de la jonquille et du crocus, à « se frayer une place à la surface de la terre ».

Actuellement, au Québec, une coalition des sympathisants et militants indépendantistes prend forme et se mobilise autour de la souveraineté du Québec. Par ailleurs, il ne fait aucun doute dans mon esprit que les régions occupent de plus en plus en plus de place dans l’espace politique.

Sans avoir la prétention de présumer quel impact auront les régions sur la carte électorale du Québec dans les prochaines années, il m’apparaît opportun d’envisager une coalition qui passe par les régions, une mobilisation qui émerge des régions du Québec, là où vivent les Québécois enracinés dans leur milieu respectif.

Une démarche qui pourrait créer un effet d’entraînement auprès des Québécois, une prise de conscience de toute l’énergie qui les habite à la fois dans leurs particularités régionales et leurs racines ancestrales francophones communes.

vigile.net tribune libre 15 décembre 2011

Exploiter une mobilisation qui émerge des régions

14 décembre 2011

Dans son livre intitulé « Projet Liberté-Nation », l’avocat Guy Bertrand propose la création d’un fédéralisme québécois où chaque région délimitée par les 21 conférences régionales des élus (CRE) deviendrait un État.

Il décrit ce pays comme les «États-Unis de l'Amérique française» ou les «États-Unis du Canada français». Pourquoi passer par les régions? «C'est fini pour l'indépendance, constate-t-il, à moins que les régions prennent ça en mains. Il faut que ça vienne de la base, des régions. Les CRE doivent passer une résolution disant : on veut l'indépendance du Québec, mais vous allez nous céder les pouvoirs pour qu'on forme des États autonomes avec un vrai gouvernement qui gérera nos routes, l'éducation, la santé, la justice, les ressources naturelles.»

À mon sens, l’idée de Guy Bertrand est porteuse de sens. Toutefois, là où le bât blesse, c’est quand il propose, pour créer le Parti Liberté-Nation, d’utiliser le parti libéral du Québec pour atteindre son objectif et, du même souffle, la suspension des activités des partis indépendantistes.

Actuellement, au Québec, une coalition des sympathisants et militants indépendantistes prend forme et se mobilise autour de la souveraineté du Québec. Par ailleurs, il ne fait aucun doute dans mon esprit que les régions occupent de plus en plus en plus de place dans l’espace politique.

Sans avoir la prétention de présumer quel impact auront les régions sur la carte électorale du Québec dans les prochaines années, il m’apparaît opportun d’envisager une coalition qui passe par les régions, une mobilisation qui émerge des régions du Québec, là où vivent les Québécois enracinés dans leur milieu respectif.

En réalité, la stratégie de Guy Bertrand, même si, à mon avis, n’emprunte pas le bon canal pour atteindre son objectif, a ceci de bon qu'elle fait appel à la source même de ce qui fait le Québec, à savoir son caractère régional avec ses particularités qui font de ce pays un État uni par ses liens ancestraux francophones.

quebechebdo 14 décembre 2011

Sur l’étalage du clavardage

14 décembre 2011

Des enfants de 3 à 12 ans clavardent avec n’importe qui en réseau tout en échangeant des renseignements sur leur vie personnelle.

Un parent québécois sur cinq croit que son enfant a été en contact avec un prédateur sexuel par son écran d'ordinateur. Le même pourcentage croit que son enfant a probablement été victime d'intimidation sur Internet.

Un parent sur deux croit que son enfant a eu accès à des images sexuelles ou violentes de la même façon. Et pourtant, seulement la moitié des parents de ces enfants disent avoir abordé ces sujets délicats avec leur enfant.

Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que l’ouverture au monde suscitée par Internet représente un atout incontournable. Toutefois, comme toute nouvelle technologie, ce média offre le désavantage des dangers inhérents à une utilisation laissée sans surveillance auprès des enfants.

En cette période troublante où intimidation et violence sèment des ravages chez nos jeunes, il est inadmissible que les parents n’exercent pas une surveillance constante auprès de leurs enfants par rapport à ce canal de communication et abandonnent leurs enfants à eux-mêmes sur l’étalage du clavardage!

quebechebdo 14 décembre 2011
cyberpresse.ca 18 décembre 2011 "Inconscience parentale"