Le PLC…en marche arrière

16 janvier 2012

Les quelque 1200 délégués libéraux fédéraux réunis en congrès en fin de semaine au Centre des congrès d’Ottawa ont réussi habilement à « couper la poire en deux » en votant pour la légalisation de la marijuana, question de flirter un peu avec l’aile jeunesse du parti, tout en conservant le lien avec la monarchie britannique, question cette fois de rallier les dinosaures du même parti.

En d’autres termes, les partisans de la légalisation de la marijuana pourront en toute tranquillité fumer leur joint devant le portrait d’Élisabeth II…pour autant qu’un projet de loi en ce sens reçoive la sanction royale de Sa Majesté.

Une victoire des monarchistes sur l’appel à la modernité lancée par les jeunes libéraux qui se voient enfumés devant le symbole de la monarchie comme si elle représentait encore une palissade essentielle à la défense de nos droits fondamentaux.

Si le PLC espère reconquérir un tant soit peu l’électorat canadien, il devra envisager sérieusement de couper les liens avec ces institutions britanniques caduques et aliénantes qui ne font que le maintenir en marche arrière! 

quebechebdo 16 janvier 2012

Un ardent défenseur de la langue française

15 janvier 2012

Parmi la liste des grands disparus Québécois au cours de la dernière année se retrouve le nom de Jean-Marc Léger, décédé à Montréal, sa ville natale, le 14 février 2011. En cette période de profondes perturbations autour de la défense de la langue française sur le territoire du Québec, j’ai cru opportun de rappeler à votre mémoire toute l’influence que ce journaliste et écrivain a eue sur le rayonnement de notre langue.

Après ses études classiques et une spécialisation en droit, en sciences sociales et en histoire, Jean-Marc Léger entreprend sa carrière à l’âge de 24 ans en tant que journaliste et éditorialiste en information internationale, d’abord à La Presse de 1951 à 1956 puis au Devoir de 1957 à 1969 .

En octobre 1953, à l’âge de 26 ans, il agit comme précurseur en se rendant à Paris pour proposer la création d’un organisme central qui aurait comme mandat de convoquer chaque année une réunion générale dans laquelle les représentants des divers pays où l’on parle le français rencontreraient les délégués de la France et des territoires outre-mer pour discuter de leurs intérêts culturels communs.

L’idée de la Francophonie venait de prendre vie, déjà pressentie à l’époque par Jean-Marc Léger qui, au terme des conférences de Niamey, une quinzaine d’années plus tard, soit en 1969 et 1970, se voit confier l’important rôle de développer cette idée, en invitant à la coopération culturelle et technique tous les pays où le français est parlé et devra être la langue de ces échanges coopératifs. Finalement, la convocation du premier véritable Sommet de la Francophonie n’aura lieu qu’après un autre aussi long délai, soit en 1986.

Entre-temps, il préside l’Union canadienne des journalistes de langue française de 1959 à 1961 et l’Association internationale des journalistes de langue française de 1960 à 1962. Il est, de 1962 à 1963, le tout premier directeur de l’Office de la langue française, le fondateur et le premier secrétaire général, de sa création en 1961 jusqu’en 1978, de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, devenue l’Agence universitaire de la Francophonie.

Travailleur infatigable, Jean-Marc Léger met sur pied et anime depuis Paris, à titre de secrétaire général, de 1970 à 1974, l’Agence de coopération culturelle et technique, la première organisation internationale s’adressant aux pays francophones, laquelle deviendra l’Organisation internationale de la Francophonie.

De 1978 à 1981, il devient délégué général du Québec à Bruxelles. Pendant les années 1980, il est deux fois sous-ministre adjoint, d’abord au ministère de l’Éducation de1981 à 1984, puis à celui des Relations internationales du Québec de 1984 à 1986. De 1986 à 1988, le gouvernement du Québec lui confie le poste de commissaire général à la Francophonie, rattaché à ce dernier ministère, et chargé de missions à caractère culturel auprès du Comité international des Sommets francophones.

Passionné d’histoire et fervent nationaliste, Jean-Marc Léger termine sa carrière professionnelle comme directeur de la Fondation Lionel-Groulx de 1989 à 1998 en plus d’agir comme conseiller spécial en relations internationales auprès de divers organismes.

Jean-Marc Léger est aussi auteur de livres consacrés, entre autres, à la souveraineté du Québec. Il fut, d’ailleurs, l’un des premiers journalistes à se prononcer ouvertement en faveur de l’indépendance du Québec. Toutefois (signe des temps ?), en 1964, l’affirmation de cette conviction indépendantiste lui coûtera la direction du Devoir : en effet, alors qu’il est pressenti pour succéder à Gérard Filion, la direction lui préfère Claude Ryan. Un peu plus tard, « de façon cordiale et justifiée », raconte un jour Léger, Ryan lui demandera de quitter l’éditorial et de redevenir « simple journaliste », invoquant la « cohérence » des positions !

Jean-Marc Léger, un homme de convictions dont la droiture n’a jamais divergé de ses valeurs profondes d’ardent défenseur de la langue française…un modèle de qui nous aurions grandement avantage à nous inspirer en ces temps troubles où le français se retrouve menacé jusque dans ses racines sur la terre de ses origines en Amérique !

vigile.net tribune libre 15 janvier 2012
quebechebdo 16 janvier 2012



Un débat qui n’en finit plus

14 janvier 2012

À la naissance du Parti québécois, au début de la vingtaine, j’assistais, grisé par ce vent de patriotisme, au réveil de la nation québécoise sous l’égide de René Lévesque. Quarante-deux ans plus tard, après deux échecs référendaires, des décennies d’étapisme dans l’attente de conditions gagnantes, je subis encore les élucubrations laborieuses de politiciens «patients» qui aboutissent à des stratégies caduques et rétrogrades qui ont frappé le mur d’une fin de non-recevoir à maintes occasions.

Je recevrai cette année ma pension de sécurité à la vieillesse…et j’attends toujours que le Québec devienne une nation! Pendant ce temps-là, certains politiciens, qualifiés de «pas pressés», considèrent que les citoyens de ma génération devraient faire preuve d’un peu de patience et, qu’un jour, nous accéderons à notre statut de pays.

Pourtant, quand je regarde autour de moi, je constate que d’autres nations, depuis lors, nettement moins nanties en terme de richesses naturelles que le Québec, ont acquis courageusement leur indépendance en des périodes de temps beaucoup plus courtes.

Devant ce constat, je me demande pourquoi les Québécois se retrouvent servilement encore aujourd’hui placés sous la tutelle d’un régime politique qui renie ses origines et piétine sans scrupule ses valeurs fondamentales.

Mais qu’est-ce qui peut bien nous maintenir béatement dans cet état d’asservissement? Qu’est-ce que nous attendons pour nous affranchir de cet état annihilant qui nous réduit à un statut de peuple soumis et dominé?

Le Québec possède pourtant tous les atouts pour assumer sa place au sein du conseil des nations, que ce soit sa langue, la diversité de sa culture, la richesse de son territoire ou le courage de ses habitants qui ont su maintenir fièrement le fait français en Amérique.

Après toutes ces années d’un parcours sinueux sans lendemain, je refuse d’être considéré comme un citoyen «pressé»… Je considère que j’ai démontré au contraire énormément de patience et qu’il est plus que temps que nous passions à l’étape ultime, à savoir l’accession à notre indépendance pleine et entière.

Vivement une voix qui lance et proclame le grand cri de ralliement qui nous conduira sans détour inutile vers la voie du pays du Québec! Comme dirait l’autre, la patience a ses limites et, en ce qui me concerne, elles sont indubitablement franchies. Le «pressé» a fait preuve d’énormément de patience…il est temps de passer à l’action!

quebechebdo 14 janvier 2012

À propos des députés déserteurs et transfuges

13 janvier 2012

En cette période de mouvance au sein de la députation québécoise, je crois qu’il est important de s’interroger sur la légitimité des nombreux députés qui ont, au cours des derniers mois, soit déserté leur parti pour siéger comme indépendants, soit rejoint les rangs d’un autre parti pour siéger dorénavant à titre de députés représentant le nouveau parti auquel ils ont adhéré.

À mon sens, le problème majeur suscité par ces déserteurs et ces transfuges se situent surtout au niveau du respect démocratique envers les citoyens de leur comté respectif qui les ont élus à titre de député d’un parti auxquels ils croyaient.

Comment se sentent ces électeurs à la suite d’un tel changement d’orientation de la part de leur député? Ces mêmes députés possèdent-ils encore la légitimité pour représenter les électeurs de leur comté à l’Assemblée nationale du Québec?

Indépendamment des motifs qui ont guidé ces députés à changer d’orientation politique, lesquels motifs pourraient faire l’objet d’un autre article beaucoup plus nuancé, n’y aurait-il pas lieu d’envisager la tenue d’élections partielles dans les comtés où ces députés ont changé d’option politique afin que les électeurs de ces comtés puissent se prononcer démocratiquement sur le candidat de leur choix?

vigile.net tribune libre 12 janvier 2012
quebechebdo 13 janvier 2012

Un virage corporatiste dangereux

12 janvier 2012

Décrit par deux professeurs de philosophie de l’Université Laval comme « un mirage du financement privé », le rapport final d’un comité chargé de faire évoluer le mode de gouvernance de l’institution présenté au conseil d’administration de l’Université au début 2011 suscite des réactions négatives, particulièrement au chapitre de la gestion collégiale qui a toujours caractérisé la participation de tous les intervenants à l’évolution et à la gestion de l’institution québécoise.

En effet, Mm Thomas De Koninck et Luc Langlois s’inquiètent des répercussions néfastes d’une des propositions du rapport qui suggèrent d’accorder la majorité du conseil d’administration à des membres externes, qualifiant cette proposition de « virus de la performance à courte vue ».

Enfin, le rapport propose également de redéfinir les compétences du conseil universitaire, lequel possède la responsabilité exclusive de gérer les questions d’ordre scolaire. À ce sujet, Mm De Koninck et Langlois voient dans ces intentions un danger d’ingérence du conseil d’administration dans les affaires du conseil universitaire, une ingérence qui porterait atteinte à un style de gestion collégial qui a fait ses preuves depuis des décennies à l’Université Laval.

À mon avis, l’industrie du savoir se doit demeurer à l’abri des influences et des visions corporatistes à courte vue. En favorisant une plus grande place au milieu des affaires sur les instances décisionnelles de l’Université au détriment des professeurs et des étudiants, les dirigeants ouvrent la porte à un corporatisme dangereux qui risque de rabaisser ce haut lieu du savoir universel au niveau des courbes aléatoires du marché de l’emploi.

Une brèche malsaine dans le juste équilibre de la promotion de l’ensemble des compétences que l’Université Laval est appelée à développer sur le territoire du Québec de par sa vocation au niveau des études supérieures.

À quelques semaines de la course au rectorat qui débutera le 20 février pour se terminer le 1er mai avec l’élection d’un nouveau recteur, la campagne électorale risque d’être intéressante. Espérons que le futur recteur remettra l’Université Laval sur les rails de sa mission première, à savoir de contribuer « en toute liberté » au plein épanouissement de la diversité des talents qui émergent de notre jeunesse québécoise dans tous les secteurs. 

quebechebdo 12 janvier 2012
vigile.net tribune libre 12 janvier 2012
Le Devoir 17 janvier 2012 (version abrégée)

Des écarts qui font jaser

11 janvier 2012

Le livre de 240 pages de la religieuse et sexologue Marie-Paul Ross, publié chez Michel Lafon sous le titre « Je voudrais vous parler d’amour…et de sexe », vient de soulever toute une polémique avec le diocèse de Québec.

L’objet de la controverse se situe au niveau des affirmations de l’auteure qui soutient qu’au cours de ses formations et de ses rencontres en clinique, 80% des prêtres et religieuses qu’elle avait croisés auraient vécu des « écarts » concernant leurs promesses de célibat sacerdotal et religieux.

Même s’il semble y avoir un malentendu sur la définition des écarts entre Marie-Paul Ross et les autorités ecclésiastiques de Québec, il n’en demeure pas moins que la révélation de ces écarts ouvrent la porte à la pertinence de maintenir le célibat chez les religieux.

À mon sens, tant et aussi longtemps que l’Église demeurera fermée sur l’ouverture au mariage des religieux, nous serons confrontés à la possibilité d’assister à de tels écarts qui ne reflètent rien d’autre qu’une réaction humaine normale à une règle archaïque et caduque!

quebechebdo 11 janvier 2012

La CAQ- Un parti voué à l’implosion

10 janvier 2012

Avec l’arrivée du dernier en liste, François Rebello, à joindre les rangs de la CAQ, le parti de François Legault sera représenté à l’ANQ, pour la rentrée parlementaire prévue pour le 14 février, et pour autant que d’autres déserteurs ne joignent pas ses rangs d’ici là, de neuf députés, à savoir six ex-adéquistes et trois ex-péquistes.

Pour justifier sa décision, le député de La Prairie allègue le pragmatisme du chef de la CAQ qu’il oppose au dogmatisme du PQ, tout en ajoutant qu’il demeure souverainiste et que les Québécois doivent d’abord se donner les outils nécessaires pour accéder à leur indépendance.

De l’autre côté, nous retrouvons les six ex-adéquistes autonomistes pour qui la souveraineté ne fait aucunement partie de leur stratégie si j’en crois le programme de l’ADQ.

Si vous ajoutez à cette « macédoine » idéologique l’opportunisme d’un François Legault qui aspire gérer l’État québécois comme une entreprise privée, appuyée en cela par l’oligarchie, vous obtenez la recette idéale pour aboutir irrémédiablement à l’implosion.

En effet, dans l’hypothèse où les déserteurs des deux formations politiques sont sincères dans leurs arguments, soit la défense des valeurs autonomistes pour les uns, et l’accession à la souveraineté pour les autres, comment voulez-vous que ces intérêts contradictoires puissent être satisfaits au sein d’une formation politique qui s’affirme ni de gauche ni de droite, et qui ne vise en réalité rien d’autre que le pouvoir ?

À mon sens, ou les nouveaux caquistes ne sont que des carriéristes qui tentent de jouer la carte de l’opportunisme qui leur est offerte à cause de l’effritement de leur parti respectif, ou ils ont la naïveté de croire que la parti de François Legault leur permettra de faire avancer leurs idées.

Et, dans un cas comme dans l’autre, le noyau caquiste est appelé à éclater, soit à cause des tensions internes provoquées par les conflits idéologiques, ou, pire encore, à cause du rejet de la population qui se rendra vite compte des véritables intentions des co-fondateurs de la CAQ, à savoir s’accaparer du pouvoir pour le remettre ensuite entre les mains des puissances oligarchiques québécoises.

vigile.net tribune libre 10 janvier 2012
quebechebdo 12 janvier 2012

Les églises abandonnées…des proies alléchantes

10 janvier 2012

Dans son homélie en marge de la Fête interculturelle qui s’est tenue le 8 janvier en l’église Saint-Ignace-de-Loyola, Mgr Lacroix a pris la défense des fusions paroissiales, alléguant, entre autres, la faible densité de population de ces communautés paroissiales, le bas niveau de fréquentation des pratiquants, à savoir environ 15%, et les coûts élevés de chauffage.

Des arguments rationnels dont nous ne pouvons nier l’évidence…Toutefois, à mon sens, l’archevêque de Québec fait fausse route lorsqu’il argue comme comparaison que d’autres institutions, telles les caisses populaires Desjardins et les municipalités ont aussi dû procéder à certaines fusions.

En effet, dans le cas des fusions paroissiales, c’est le patrimoine québécois qui se verra amputer d’une partie de sa richesse par les fermetures éventuelles de certaines églises emportées dans la tornade des fusions.

D’où la question fondamentale…qu’adviendra-t-il de ces églises abandonnées? Deviendront-elles des appâts intéressants et des proies alléchantes pour quelques promoteurs avides de revenus supplémentaires et quelques municipalités tout aussi avides de taxes foncières?

Face à l’éventualité d’un tel scénario, je crois que nous devons demeurer vigilants sur les intentions des autorités gouvernementales concernées vis-vis la survie de ces églises!

quebechebdo 10 janvier 2012
vigile.net tribune libre 10 janvier 2012
cyberpresse.ca 15 janvier 2012

Comment ajouter l’ignominie à l’insulte

9 janvier 2012

Dans un article de la Presse canadienne publié le 7 janvier, nous apprenons que des fonctionnaires fédéraux du ministère des Affaires étrangères, non satisfaits d’avoir substitué deux tableaux d’Alfred Pellan par le portrait d’Élisabeth II dans le foyer du ministère dix jours avant le passage de Kate et William à l’été 2011, avaient envisagé de vendre les dits tableaux.

En effet, un mois après le passage des deux « célèbres tourtereaux » en nos terres, des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que des fonctionnaires avaient discuté de la possibilité de vendre les Pellan, qui valent chacun 90 000 $ selon l’estimation du ministère. Mais ces discussions ont rapidement cessé lorsque la nouvelle du remplacement a fait les manchettes.

On se souvient que la décision de retirer les Pellan pour installer un portrait de la reine Élisabeth II a été vertement critiquée au Québec, en plus d'être jugée comme colonialiste et des plus insultantes, Alfred Pellan étant considéré comme l'un des plus célèbres peintres québécois, avec Paul Borduas et Jean-Paul Riopelle.

N’eût été des critiques virulentes vis-à-vis ces intentions de vendre les tableaux de Pellan, nous aurions assisté à un autre épisode de Western dans lequel les rangers du ROC étaient prêts à vendre sans scrupule au plus offrant tout un pan de notre culture…une attitude bassement méprisante qui vient ajouter l’ignominie à l’insulte vécue lors du voyage du couple princier du United Kingdom ! 

vigile.net tribune libre 8 janvier 2012
quebechebdo 9 janvier 2012

Un débat stérile

9 janvier 2012

À lire certains articles parus sur la tribune libre de Vigile dernièrement, j’ai l’impression que le blizzard de janvier s’est installé sur le Québec. Si je tente de remonter aux origines de ces vents froids, je perçois le conflit qui s’est installé entre les « féministes » et les « sexistes » depuis les attaques répétées contre le leadership de Pauline Marois.

Dès lors, on a pu le ressentir à travers les commentaires de certaines féministes, une guéguerre d’arguments de la part des femmes s’est déclenchée relativement au fait que Mme Marois était une femme. Nombreux ont été les hommes qui ont réagi à ces allusions, sans beaucoup de succès…force nous est de le constater !

Certaines de ces femmes se sont même carrément dissociées de Vigile pour fonder leur propre site d’échanges d’où les hommes sont exclus, sauf pour y faire des commentaires « respectueux ».

Nous en sommes là, chacun dans notre coin, à bouder comme des enfants qui auraient été punis injustement…Je dis bien « injustement » car, en fait, quel est le véritable objet de ce conflit si ce n’est le fait que certaines « féministes » considèrent les attaques sur les idées de Pauline Marois comme des attaques personnelles envers elle.

Pourquoi le fait d’attaquer le programme actuel de gouvernance souverainiste du PQ-Marois devrait-il être perçu comme une flèche envers Pauline Marois, la femme, au lieu de la chef du parti qui doit nous conduire à notre indépendance ? Croyez-vous sérieusement, mesdames, que, si ce même programme était défendu par un homme, il ne serait pas attaqué par les mêmes hommes qui s’expriment en ce sens aujourd’hui ?

Tant et aussi longtemps que cette muraille de vieux préjugés envers les femmes s’érigera, nous nous maintiendrons dans cette position conflictuelle stérile qui nous empêche de situer le débat au niveau des idées au détriment d’attaques personnelles mesquines.

C’est pourquoi, j’invite toutes les femmes et tous les hommes de « bonne volonté » à faire la paix entre eux, à abattre ces préjugés dévastateurs et à reprendre le sentier de l’échange « respectueux » dans lequel hommes et femmes sont invités à cheminer ensemble vers notre statut de pays.

vigile.net tribune libre 8 janvier 2012