La victoire de la violence sur le talent?

13 décembre 2011

Après une absence de 10 mois et demi causée par une sévère commotion cérébrale, le joueur étoile de 24 ans des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, se voit contraint à se tenir à l’écart du jeu pour une période indéterminée, à la suite de la réapparition de maux de tête liés à sa commotion.

Selon Louis De Beaumont, professeur en neuropsychologie à l’UQTR et lui-même un ancien joueur de hockey ayant subi une commotion cérébrale, les études démontrent hors de tout doute que les probabilités de subir une commotion cérébrale après en avoir subi une première augmentent de façon exponentielle.

Sidney Crosby, l’ancien joueur par excellence de la LNH, se retrouve maintenant soumis aux aléas de son destin, au même titre que plusieurs anciens joueurs de la ligue nationale dont certains, tels les frères Lindros, ont vu leur carrière écourtée en raison de commotions cérébrales, et d’autres, comme Patrice Bergeron et Simon Gagné, ont eu la chance de réussir leur retour.

Il est à souhaiter, pour l’image du hockey professionnel et le plus grand plaisir des véritables amateurs de hockey, que Crosby fera partie des survivants aux commotions cérébrales. Sinon, le hockey continuera de dégringoler dans la beauté du spectacle qu'il est appelé à nous offrir et nous assisterons impuissants à la victoire de la violence sur le talent!

quebechebdo 13 décembre 2011 

Un clin d’oeil visionnaire?

13 décembre 2011

J’ai bien aimé l’humour de Stéphane Laporte dans son clin d’œil paru dans le Soleil du 12 décembre :

« Quel est l’avenir de Daniel Paillé, nouveau chef du Bloc québécois? Succéder encore à Gilles Duceppe, mais comme chef du PQ. »

Au fond, si l’on considère l’état lamentable des deux principaux partis prônant la souveraineté du Québec, soit le PQ moribond et le Bloc en mode survie, il ne serait pas surprenant que le scénario proposé par Stéphane Laporte se réalise!

quebechebdo 13 décembre 2011 

Deltell dételle

13 décembre 2011

Après seulement 17 ans d’existence, Gérard Deltell s’apprête à céder l’ADQ à un parti dont la popularité ne tient qu’à la volatilité des sondages et l’opportunisme suscité par le besoin de changement bien installé dans la tête de l’électorat québécois.

Et, on aura beau parler de fusion, le projet d’entente présentement sur la table constitue à n’en pas douter une absorption de l’essence même de l'ADQ par les ventouses d’une CAQ qui ne représente rien d'autre qu'une coquille vide.

Même si certains adéquistes de la vieille garde, tels Mm Garcia et Pouliot, démontrent un minimum de dignité dans l’attitude laxiste et opportuniste du chef de l’ADQ, il semble maintenant officieux que nous assisterons à la disparition d’un parti qui aura connu quelques heures de gloire en obtenant 41 sièges à l’Assemblée nationale en 2007, et en devenant ainsi l’opposition officielle pendant un an et demi, poussé, rappelons-le, par un vent de changement.

À cet effet, lors de son allocution au soir de cette victoire qu'il qualifie d’« historique », Mario Dumont évoque « un message fort de changement, un message de confiance qui a trouvé écho dans le Québec ». Il se propose de « bâtir la nouvelle voix politique » et se déclare convaincu que « les résultats marquent le début d’un temps nouveau pour le Québec ». Enfin, il lance un premier avertissement au gouvernement Charest en affirmant que « les Québécois ont mis sous surveillance le Parti libéral ».

Des extraits qui ne sont pas sans nous rappeler certains discours de Jack Layton lors de la dernière campagne électorale fédérale qui a conduit à la vague orange que nous avons vécue au Québec et dont nous subissons les écueils dans plusieurs dossiers, compte tenu, entre autres, de l’inexpérience de la relève néodémocrate.

Face à ce portrait nébuleux que nous présente l’avenir politique du Québec, nous n’avons guère d’autre choix que de nous tourner résolument vers des hommes et des femmes qui affichent clairement leurs convictions pour une prise en charge de tous nos leviers culturels, sociaux et économiques.

À mon sens, la leçon à tirer de cette aventure adéquiste-caquiste est claire…Nous devons nous inspirer de la volatilité de tous ces partis électoralistes pour établir les bases solides d’une coalition citoyenne pilotée par un parti qui trace la voie à la souveraineté du Québec sans détour ni tergiversation.

vigile.net tribune libre 13 décembre 2011
quebechebdo 14 décembre 2011



Ambulances manquent à l’appel!

12 décembre 2011

Il aura fallu plus d’une heure, vendredi le 9 décembre, avant que les ambulanciers se rendent au Colisée Pepsi auprès de Dillon Fournier, le défenseur des Huskies de Rouyn-Noranda, souffrant d’une sévère dislocation de l’épaule.

À la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec, le président du syndicat, Martin Jobin, explique ce délai par le détournement d’ambulances en raison d’accidents de la route et de transferts urgents.

En l’espace de 13 heures, les ambulanciers ont dû répondre à 155 appels dont plus d’une centaine à Québec alors qu'en temps normal, ils reçoivent entre 125 et 150 appels en 24 heures.

Pour M. Jobin, une telle situation démontre le besoin d'améliorer la desserte ambulancière de la capitale. Même si le cas du jeune hockeyeur ne revêtait pas un caractère d’urgence, il n’en demeure pas moins qu'une telle situation est inacceptable!

Les appels ont augmenté de 30% depuis 2005 alors que les effectifs ont suivi une courbe ascendante de 20%. Et, pendant ce temps, l’Agence de santé et de services sociaux et le ministère de la Santé s’opposent à une augmentation des effectifs pour des raisons financières!

À quand une prise de conscience des intervenants dans ce dossier avant qu'une ambulance manque à un appel urgent…et que l’irréparable se produise?

quebechebdo 12 décembre 2011

Le besoin d’écrire

12 décembre 2011

Dans sa chronique parue dans le Soleil du 12 décembre intitulée « Écrire, envers et contre tout », Didier Fessou nous fait part d’une entrevue réalisée avec Caroline Moreno, au cours de laquelle l’auteure nous raconte, entre autres, ses déboires avec les maisons d’édition auxquelles elle a été confrontée.

En effet, les quatre romans publiés par Caroline ont dû emprunter les voies de quatre éditeurs différents, soit Lanctôt, Sedes, Trois-Pistoles et La Grenouillère, et, à toutes les occasions, des pépins sont survenus, la plupart du temps, reliés au piètre suivi de ces maisons concernant la promotion de ses livres.

« Il ne suffit pas de publier un livre, il faut faire des pieds et des mains pour le faire connaître. Mais les éditeurs ne le font pas. »



Pourtant, le dernier roman de Caroline, intitulé « Château de banlieue », est un petit bijou d’originalité, autant au niveau de la forme que du fond, un monde de dérision dénonçant avec subtilité l’absurdité de la vie au travers cinq itinérants en quête d’une nouvelle vie pour surmonter leurs malheurs et qui s’introduisent dans une résidence de riches qui sont partis passer l’hiver au soleil.

« Ce sont des gens qui ont été brisés par la vie et qui se reconstruisent jour après jour. Ce qui m’intéressait, c’est ce qui les amenés à tout laisser derrière eux. Il y a de plus en plus d’itinérants… Qu'est-ce qui fait que dans la vie on bascule, on laisse le confort pour se retrouver dans la rue ? »

Mais alors, malgré tous ces déboires avec les maisons d’édition et les maigres revenus que vous rapporte la vente de vos livres, « Pourquoi vous accrochez-vous à l’écriture ? », demande Didier Fessou à Caroline :

« Je ne peux pas faire autrement. J’ai toujours écrit. Je ne peux pas arrêter. C’est quelque chose…Ça ne s’explique pas…C’est à la fois un besoin et un plaisir. Le besoin d’aller jusqu'au bout de quelque chose… »

Pour avoir publié moi-même quelques livres, je peux ressentir ce besoin d’écrire, cet élan qui nous entraîne irrésistiblement à aller au bout de notre histoire…Toutefois, dans un petit marché comme celui du Québec, cette passion de l’écriture doit être appuyée par les éditeurs si nous désirons que des talents comme celui de Caroline Moreno puissent se faire une place bien méritée au soleil de notre littérature québécoise.

Pour l’instant, Caroline retire 1,89$ du livre vendu, des revenus qui ne lui permettent même pas de payer un mois de loyer !

vigile.net tribune libre 12 décembre 2011



La tête dans l’autruche

12 décembre 2011

Au lendemain de sa défaite humiliante dans Bonaventure le 8 décembre, le chef de l’ADQ, Gérard Deltell, réagissant au catastrophique 2,29 % que l'Action démocratique du Québec a recueilli de la part des électeurs, a laissé aller cette perle : « Vous me connaissez. Vous savez que je ne suis pas le genre de gars à me mettre la tête dans l'autruche».

Pourtant, si on y réfléchit bien, peut-être que le subconscient de M. Deltell exprimait une vérité puisqu’il s’apprête à fusionner avec la CAQ de François Legault, un parti qui a décidé d’adopter la politique de l’autruche concernant la souveraineté du Québec, à savoir de se mettre la tête dans le sable pendant plusieurs années.

En ce sens, l’ADQ de Gérard Deltell se mettra véritablement la tête dans l’autruche…une position confortable puisque le chef de l’ADQ n’a rien d’un souverainiste!

quebechebdo 12 décembre 2011 

Vers une équipe nationale de hockey québécoise

11 décembre 2011

La chronique de Maurice Dumas, parue dans Le Soleil du 10 décembre, faisait référence à un numéro spécial du mensuel «Hockey Le Magazine», consacré aux 100 meilleurs Québécois de la Ligue nationale de hockey, sélection effectuée par neuf membres de différents médias, dont Maurice Dumas.

À titre d’exemples et aussi pour vous rappeler de bons souvenirs, je vous en cite quelques uns: Maurice Richard, Jean Béliveau, Jacques Plante, Henri Richard, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Raymond Bourque, Patrick Roy, Martin Brodeur, Mike Bossy, Denis Potvin, Gilbert Perreault, Marcel Dionne, Michel Goulet, Denis Savard, Pierre Turgeon, Yvan Cournoyer, Jean Ratelle, etc…

Dans le top 100 de Maurice Dumas, se retrouvent 53 noms de joueurs ayant endossé l’uniforme du Canadien de Montréal, un chiffre impressionnant qui démontre hors de tout doute l’importance de l’apport des joueurs québécois aux succès des «Glorieux»!

Des statistiques qui illustrent à merveille les talents des hockeyeurs qui ont toujours foisonné et qui foisonnent encore aujourd'hui au Québec. Le hockey est notre sport national… le sport préféré des Québécois, de toutes couches sociales confondues.

En ce sens, j’ai la conviction qu'il serait opportun, pour souder notre sentiment d’appartenance au Québec, de relancer le projet des années 80 de Me Guy Bertrand, à savoir la formation d'une équipe nationale de hockey québécoise qui participerait aux championnats mondiaux de hockey junior en décembre et professionnel en avril.

De toute façon, nous avons toujours eu ici au Québec du talent à revendre et nous sommes ainsi assurés de bâtir une équipe compétitive, compte tenu des succès antérieurs obtenus par les centaines de joueurs québécois qui ont évolué sur les patinoires nord-américaines et européennes depuis des décennies! 

quebechebdo 11 décembre 2011
vigile.net tribune libre 11 décembre 2011 "Le hockey…objet de fierté nationale"

Qu’il repose en paix?

10 décembre 2011

Eh oui, on en est rendu là!…Même enfoui deux mètres sous terre, l’être humain n’a pas droit à la paix!

En effet, deux ignobles individus sans scrupule, semble-t-il à la suite d’une beuverie, auraient participé au vol d’ossements dans la sépulture d’un cadavre au cimetière Saint-Charles à Québec. Les présumés coupables comparaîtront sous peu au palais de justice de Québec pour outrage à un cadavre et méfait.

Si j’étais le juge de cette cause, je condamnerais les coupables à une peine communautaire consistant à assumer l’entretien d’un cimetière pendant un an…sous surveillance.

Peut-être que de la sorte, ces malfrats comprendraient-ils le sens du souhait bien mérité « Qu'il repose en paix! »

quebechebdo 10 décembre 2011

À quand le français intensif?

9 décembre 2011

Un climat de grogne s’installe chez les enseignants du primaire devant l’intention du gouvernement Charest d’imposer l’enseignement intensif de l’anglais dans toutes les classes de 6ième année francophones du Québec d’ici l’année scolaire 2015-2016.

Une mesure d’autant plus anti-pédagogique qu’elle touche tous les élèves, y compris ceux qui éprouvent déjà des difficultés d’apprentissage et qui se verront par le fait même amputés de la moitié de leurs périodes de cours dans le autres matières, dont le français.

Encore une initiative parachutée des bureaux du ministère de l’Éducation sans que les enseignants n’aient été consultés sur le sujet. Une directive ministérielle qui place les enseignants dans le rôle ingrat de simples exécutants !

Une attitude encore une fois méprisante de Jean Charest qui, dans la lignée des écoles passerelles, ouvre plus grandes les écluses, favorisant de ce fait le déversement d’une utilisation abusive de l’anglais au détriment de notre langue maternelle.

Et tout ce branle-bas à une époque où les critiques fusent de partout concernant la piètre connaissance de la langue maternelle par notre jeunesse québécoise. À mon sens, la vraie solution à ces problèmes de méconnaissance de notre langue se retrouve dans la réponse à cette question : « À quand le français intensif ? »

vigile.net tribune libre 9 décembre 2011
quebechebdo 9 décembre 2011 (version abrégée)

Une facture salée et amère

8 décembre 2011

Selon une étude menée par le chercheur Mikael Michaud, de l’institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), sur les 19 milliards $ nécessaires à l’implantation des lois C-10 et C-25, dont les objectifs visent à lutter contre la criminalité au Canada en durcissant la justice criminelle, le Québec, à lui seul, devra débourser au moins 3 milliards $ pour la construction de nouveaux établissements carcéraux au pays.

En d’autres termes, une facture annuelle de quelque 500 millions $, provoquant une augmentation substantielle de 129% par rapport à l’enveloppe budgétaire prévue pour 2012-2013, soit le tiers du déficit anticipé par le gouvernement du Québec pour cette période.

Et toutes ces mesures arrivent au même moment où le gouvernement Harper propose d’abolir le registre des armes d’épaule, une démarche qui risque d’augmenter la possession illégale de ces armes et, par conséquent, d’accroître les actes criminels !

À cela s’ajoute la conclusion de M. Michaud à l’effet que l’injection de ces sommes astronomiques pour baisser le taux de criminalité risque de n’avoir aucun effet puisque, selon lui, seule une approche misant sur la réinsertion et la réhabilitation a fait ses preuves.

Les lois C-10 et C-25, une facture salée et amère qui risque d’avoir l’effet d’un coup d’épée dans l’eau !…En fait, un autre cadeau de grec du gouvernement Harper à placer sous l’arbre de Noël !

vigile.net tribune libre 8 décembre 2011
quebechebdo 9 décembre 2011