La grossesse du coeur

8 janvier 2012

Long et ardu est le chemin qui conduit à l’adoption internationale. Le couple du Saguenay, formé de Guylaine Cossette et Alain Larouche, peut en témoigner puisqu’il attend l’arrivée de Maya Kim, une petite chinoise, depuis le 11 août 2006, soit la date où les autorités ont accepté leur dossier et ont inscrit leur nom au bas de la liste des parents désirant adopter un enfant de la Chine.

En plus de ce délai d’attente qui atteint maintenant 64 mois, il faut souligner que les problèmes administratifs, tels l’inscription auprès d’un organisme accrédité du Québec, les examens médicaux, les évaluations psychologiques, le dossier judiciaire scruté à la loupe et la santé financière, sont des pré-requis à l’acceptation de la candidature.

En attendant, la vie continue pour le couple Cossette-Larouche, Mme Cossette étant déjà la mère biologique d’une fille d’une trentaine d’années et M Larouche, le père de deux filles, toutes trois de précédentes unions. En plus, il héberge un garçon de huit ans en pension sous la tutelle de l’État depuis cinq ans.

Un couple hors normes soumis à l’incompréhension des membres de sa famille et qui vit de l’espoir de serrer un jour son enfant qui, pour l’instant, n’existe que dans son imagination, une « grossesse du cœur » selon les termes de Guylaine Cossette qui porte sa petite fille depuis cinq ans dans son coeur.

Souhaitons-leur que le téléphone sonnera enfin pour leur annoncer la fin d’une interminable attente!

quebechebdo 8 janvier 2012 

Rallier les souverainistes

6 janvier 2012

Les déchirements auxquels sont confrontés actuellement les partis de droite au Québec, lesquels sont en train de voir s’éteindre l’ADQ et ressurgir un nouveau parti constitué des adéquistes réfractaires à la fusion avec la CAQ, et les divisions que vivent les forces de gauche risquent de laisser la voie libre au parti qui se proclame ni de droite ni de gauche, à savoir la CAQ.

Dans un de mes articles précédents paru sur cette tribune en date du 2 janvier sous le titre « La lumière au bout du tunnel », j’incitais les souverainistes à joindre l’Option nationale de Jean-Martin Aussant et je continue de prétendre qu’elle demeure encore le véhicule le plus sûr pour accéder à notre indépendance, compte tenu de sa plate-forme claire et de la droiture de son chef :

« À l’aube de 2012, un homme semble vouloir incarner les convictions nécessaires pour rallier les forces souverainistes au Québec, un homme qui présente une vision claire de la nation québécoise de demain, un homme qui ose placer l’indépendance du Québec dans ses priorités. Cet homme, c’est Jean-Martin Aussant. »

Pour reprendre un extrait de l’article d’Élie Presseault paru dans sa chronique du 2 janvier 2012 sur le site de Vigile sous le titre « L’intranquillité au cœur de nos consciences » :

« Maintenant qu’Option Nationale est du paysage et que la CAQ caquette de plus belle avec une ADQ plus moribonde que jamais, je postule sur l’importance de réunir nos forces cohésives autour de l’idée centrale de l’indépendance du Québec. »

Dans ces circonstances, le grand défi de Jean-Martin Aussant réside sans aucun doute dans ses capacités à rallier sous un même toit les forces souverainistes disséminées à travers le Québec. Quoique je demeure convaincu que l’avenir de notre pays appartient aux citoyens qui le composent, je suis tout aussi persuadé que les sympathisants à notre cause doivent se regrouper dans un parti qui les conduira au grand jour.

Pour y parvenir, Jean-Martin Aussant n’a d’autre choix que de se mettre à l’écoute du citoyen et ce, dans toutes les régions du Québec. En plus d’incarner celui qui doit offrir une vision claire de ce qu’il préconise comme démarche d’accession à notre souveraineté, le vrai leader doit situer les intérêts du peuple au-dessus de ses intérêts personnels et partisans.

À mon sens, Jean-Martin Aussant possède tous les atouts nécessaires pour mobiliser les sympathisants à l’indépendance du Québec. À lui de bien jouer ses cartes, le ralliement des souverainistes derrière son Option nationale étant son meilleur atout !

vigile.net tribune libre 6 janvier 2012
quebechebdo 7 janvier 2012 (version abrégée)

Les Coyotes à Québec…pourquoi pas?

6 janvier 2012

Maintenant que la Ligue nationale de hockey a pris la décision de déménager les Thrashers d'Atlanta à Winnipeg, il est temps que Gary Bettman passe à l’analyse de la situation catastrophique des Coyotes de Phoenix.

En effet, les Coyotes attirent en moyenne 10 996 spectateurs par rencontre cette saison, ce qui constitue 64,2% de la capacité totale du Jobing.com Arena. Ils sont l'une des quatre équipes de la LNH à remplir leur aréna à moins de 80% de sa capacité, les autres étant les Stars de Dallas (61,9%), les Blue Jackets de Columbus (76,7%) et les Islanders de New York (79,1%).

Par ailleurs, les Canadiens de Montréal, malgré tous leurs déboires de cette année, attirent 21 273 spectateurs par rencontre et se classent deuxième derrière les Black Hawks de Chicago dans le palmarès des plus fortes assistances par partie dans la LNH, quatre autre villes canadiennes, soit Toronto, Calgary, Ottawa et Vancouver se situant dans les dix premières positions. Pour ce qui est d’Edmonton et de Winnipeg, elles remplissent 100% de la capacité de leur aréna à chacun de leur match.

Face à ces statistiques fort révélatrices, il ne fait aucune doute dans mon esprit que la popularité d’un sport d’hiver comme le hockey se manifeste particulièrement dans un climat nordique et, qu’en ce sens, Gary Bettman doit mettre le cap sur un plan Nord qui se doit de sortir les Coyotes d'un marché «désertique» comme Phoenix et les transplanter sur une terre fertile comme…Québec!

quebechebdo 6 janvier 2012

La pyramide salariale

5 janvier 2012

Selon une étude du Centre canadien des politiques alternatives, basée sur les rapports financiers des entreprises inscrites à la Bourse de Toronto en 2010, les 100 canadiens les plus fortunés bénéficiaient d’un revenu annuel 189 fois plus élevé que la moyenne canadienne, soit 8,38 millions de dollars comparativement à 44 366 $.

Et, loin de vouloir s’atténuer, cet écart entre les plus riches et les plus pauvres continue de s’accroître. En effet, en 1998, les statistiques démontrent que les 100 Canadiens les plus fortunés gagnaient 105 fois plus que le salarié canadien moyen.

De plus, en 2010, les plus riches ont collectivement profité d'une hausse de 27 % de leur revenu moyen par rapport aux 100 plus fortunés de 2009, dont le revenu moyen avait atteint 6,6 millions de dollars.

Des chiffres qui démontrent hors de tout doute que le partage de la richesse collective demeure une utopie qui prend des proportions scandaleuses. Des chiffres qui projettent l’image d’une société qui incarne le modèle pyramidal par excellence, à savoir beaucoup de salariés à la base, peu au sommet!

Comme dirait Yvon Deschamps lorsqu’il parodie un certain proverbe dans un de ses monologues, « vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade! » 

quebechebdo 5 janvier 2012
vigile.net tribune libre 10 janvier 2012 "Des salaires outranciers" 

Adieu Bye Bye!

4 janvier 2012

Pour être honnête, il y a longtemps que je ne regarde plus le Bye Bye de fin d’année à Radio-Canada, désabusé par la vacuité des textes et la bassesse des contenus humoristiques des émissions des dernières années. Toutefois, à lire les commentaires sur la cuvée de cette année, il semble que la tendance se maintienne et que, finalement, je n’aie pas perdu grand chose!

Faiblesse des contenus, jeu médiocre des comédiens sans oublier l’utilisation à outrance des jurons reviennent constamment dans les interventions des personnes qui se sont exprimées ces derniers jours sur le Bye Bye 2011.

Enfin, toujours selon la plupart des intervenants, loin de se bidonner, ils affirment avoir esquissé, tout au plus, à l’occasion, un léger sourire, d’autres allant même jusqu’à manifester leur répugnance devant les attaques vulgaires vis à vis certains personnages publics.

Face à ces critiques pour le moins négatives, nous sommes en droit de nous demander si la formule actuelle n’a pas atteint son seuil de longévité, voire même son seuil de compétence relié aux performances souvent minables des comédiens.

À mon sens, si les Québécois désirent souligner de façon festive le passage d’une année à l’autre, il faudra imaginer une formule nouvelle d’émission de variété qui fait appel à nos talents artistiques québécois. Et ce ne sont pas les talents qui manquent au Québec!

Dans ces circonstances, il me semble que le temps soit venu de tourner la page sur le Bye Bye et de mettre l’accent sur l’originalité et la créativité qui nous caractérisent pour débuter l’année nouvelle sur une note typiquement de chez nous!

quebechebdo 4 janvier 2012
vigile.net tribune libre 6 janvier 2012

Tant pis pour le sinistre abattoir!

3 janvier 2012

L’année 2011 a certes été marquée par les mouvements des indignés qui ont surgi de partout à travers le monde. Les motifs d’indignation ont été nombreux à être dénoncés.

Parmi ceux-ci, les actes les plus insensés commis par les êtres humais et les pires calamités qui affligent des milliers d'innocentes victimes se situent dans l'absurdité de ces guerres où se terrent souvent des velléités purement matérielles. Des bêtises humaines qui soulèvent l’indignation générale devant ces tueries d'enfants, de femmes et d'hommes qui périssent dans des carnages sanguinaires!

Pour illustrer mon propos, permettez-moi de vous présenter ce poème que j’ai écrit à la fin du conflit américano-irakien :

Tombe la statue de Saddam Hussein
Alors que Bush contemple la scène
Ses hommes ayant envahi le sol
Lui ouvrant les portes du pétrole

L’affront du onze septembre est vengé
L’honneur de l’Amérique est sauvé
À bas les méchants terroristes
Place aux gentils impérialistes

C’est ce que nous réserve l’histoire
Mais qu’en est-il du jeune de Bagdad
Qui au bout d’une longue escapade
Découvre sa mère au crématoire?

Pourtant la presse se presse et s’empresse
Cogitant avec le président
Sur les moyens à prendre pour que cessent
Toutes ces injustices sans précédent

Car Britanniques comme Américains
Doivent sauver l’honneur et le pouvoir
L’histoire leur a légué ce destin
Tant pis pour le sinistre abattoir

vigile.net tribune libre 2 janvier 2012
quebechebdo 3 janvier 2012

Une nouvelle année toute en lumière!

2 janvier 2012

À la naissance de ma petite-fille il y a quelques années, j’ai éprouvé toute une gamme d’émotions que j’ai traduites un jour dans ce poème que j’offre aujourd’hui à tous les grands-parents du Québec en guise de souhait pour une nouvelle année toute en lumière.

Un jour quand tu sauras voir
Et que tes yeux brilleront
À l’éclosion des bourgeons
J’aimerais être un bougeoir

Un jour quand sonnera l’école
Et que tu te heurteras
Aux écueils des aléas
J’aimerais être une boussole

Un jour quand tu auras peur
Et que tes jambes figeront
Devant le fragile pont
J’aimerais être une lueur

Un jour quand naîtra l’amour
Et que ton cœur s’enflammera
Au simple son d’une voix
J’aimerais être un toujours

Un jour quand tu seras mère
Et que ton sang coulera
Dans les veines de l’enfant-roi
J’aimerais être une lumière

Un jour quand tu seras vieille
Et que ton corps flétrira
À la lourdeur de tes pas
J’aimerais être un soleil

Un jour quand viendra la mort
Et que ton souffle répondra
À l’appel de l’au-delà
J’aimerais être une aurore

quebechebdo 2 janvier 2011
vigile.net tribune libre 2 janvier 2012 "À tous les grands-papas du Québec" 

Attiser le feu

30 décembre 2011

Des églises qui se vident, qui sont déconnectées de leurs fidèles, qui supportent un lourd passé, qui véhiculent des pratiques désuètes…

Des constats troublants sur lesquels le jeune prêtre de 41 ans, le père Pierre-Olivier Tremblay, oblat de Marie-Immaculée, accompagné d’une dizaine de jeunes pratiquants de Québec, se sont penchés pour constater qu’ils ne se reconnaissaient plus dans la clientèle grisonnante de l’Église.

Selon eux, cette Église devra s’affairer à « faire du neuf », faire place à une communauté religieuse accueillante et ouverte à la diversité, un lieu de rassemblement où la participation prime sur la passivité, un regroupement où le goût d’apprendre et d’échanger ait préséance sur les sermons magistraux et unilatéraux.

C’est dans cet esprit qu’est née en 2003 la Communauté chrétienne missionnaire que leurs fondateurs ont appelée
« Tisonnier du Québec », le mot « tisonnier » renvoyant à l’idée d’attiser le feu.

Dans un contexte de désertion des églises, il m’apparaît qu’une telle initiative représente une porte grande ouverte pour un réveil aux petites communautés chrétiennes incarnées à l’origine par Jésus et ses douze apôtres…un retour aux sources qui pourrait s’avérer salutaire pour l’Église d’aujourd’hui!

quebechebdo 30 décembre 2011

2012…la lumière au bout du tunnel

30 décembre 2011

Il est loin le temps où Pierre Bourgault lançait son livre
« Maintenant ou jamais », publié chez Stanké en 1990. À titre de rappel, je vous suggère cet extrait de son introduction :

« Dans les années soixante-dix, nous nous sommes emmêlés dans des stratégies compliquées et souvent contradictoires. Les stratégies étaient devenues l’objectif plutôt que le moyen et les analyses les plus pointues oubliaient constamment les forces en présence et la dure réalité politique…À tel point que nous avions fini par oublier le but que nous nous étions fixé et que nous allions par tous les chemins vers nulle part…Or, si nous voulons éviter de retomber dans les mêmes ornières, nous devons constamment garder à l’esprit notre objectif et le rappeler sans cesse à tous ceux et celles qui veulent bien nous entendre. »

Les années ont passé…Cinq ans après la parution du livre de Bourgault, le référendum de ’95 nous a échappé de peu. Malheureusement, depuis lors, nous sommes retombés « dans les mêmes ornières », dans les mêmes tergiversations étapistes et sclérosantes pour en arriver à l’année 2011, un reflet pathétique de toutes ces années d’errance qui ont vu le PQ atteindre un bas niveau inégalé dans les sondages, des divisions déchirantes au sein du parti et la démission de candidats de prestige.

Néanmoins, dans toute cette tourmente qui a heureusement donné lieu à un foisonnement sans précédent des mouvements souverainistes qui s’orientent autour d’une coalition citoyenne, je crois que les Québécois découvrent peu à peu la voie du vrai changement dont l’objectif est resté le même depuis des décennies, à savoir l’indépendance du Québec.

À l’aube de 2012, un homme semble vouloir incarner les convictions nécessaires pour rallier les forces souverainistes au Québec, un homme qui présente une vision claire de la nation québécoise de demain, un homme qui ose placer l’indépendance du Québec dans ses priorités. Cet homme, c’est Jean-Martin Aussant.

Nous avons besoin d’un leader qui puisse rallier les forces souverainistes émergentes au Québec. Pour reprendre le leitmotiv de Bourgault, c’est « maintenant ou jamais ».C’est pourquoi, j’incite « tous ceux et celles qui veulent bien nous entendre » à découvrir la lumière au bout du tunnel en joignant les rangs de l’Option nationale.

quebechebdo 30 décembre 2011
vigile.net tribune libre 2 janvier 2012 "La lumière au bout du tunnel" 

Le justicier

30 décembre 2011

Dans toute la saga qui entoure la position du prêtre Raymond Gravel concernant l’indemnisation versée par la Congrégation de Sainte-Croix aux victimes d’abus, le prêtre allègue l’injustice envers les membres innocents de la communauté qui sont partie prenante de la sentence sans pour autant avoir participé aux gestes reprochés.

Raymond Gravel apporte aussi comme argument à sa défense qu’une compensation financière ne règle en rien les sévices causés aux victimes par ces abus commis par certains membres des frères de Sainte-Croix.

Enfin, et c’est là que le bât blesse dangereusement, Raymond Gravel se dresse en justicier, à savoir en redresseur de torts sans en avoir reçu le pouvoir légal, en prétendant qu’il faille dissocier les « vraies » victimes des « fausses » qu’il associe à ceux qui ont réussi à faire « une vie normale » malgré ces agressions.

À mon sens, Raymond Gravel a tort sur toute la ligne…Autant dans l’imputabilité de la Congrégation vis-à-vis ses membres que dans l’indemnisation versée en guise de compensation aux victimes.

Quant à ses attitudes de prétendu justicier, je crois qu’il déborde outrageusement ses compétences en osant s’ingérer dans les séquelles intérieures des victimes laissées par ces comportements aux conséquences souvent dévastatrices.

quebechebdo 30 décembre 2011