Un changement de cap s’impose

21 janvier 2012

Dans son article du 20 janvier paru sur la tribune libre de Vigile sous le titre « Le peuple ne sent pas l’urgence d’agir », Pierre Tremblay attribue en grande partie la stagnation des Québécois concernant leur statut politique aux multiples tergiversations du PQ depuis des décennies…et, je ne peux faire autrement que de lui donner raison !

« Selon moi, le travail de préparation du terrain n’a pas été bien mené. La propagande n’a pas été bien dirigée. Au lieu d’avoir mis en place des instruments de promotion de la souveraineté du Québec, le Parti québécois s’est amusé à gérer la province à la petite semaine en perdant son agenda. »

Par ailleurs, un commentaire d’Yves Rancourt, émis à la suite de mon article paru sur cette même tribune en date du 18 janvier sous le titre « Que veut le Québec ? », apporte, à mon sens, un volet complémentaire qui peut très bien être considéré comme un corollaire de l’interprétation de Pierre Tremblay :

« Le mouvement souverainiste est lui-même né à l’époque de "nègres blancs d’Amérique". Or, si l’on examine de près la situation économique du Québec, force est de reconnaître que le Québec ne connaît pas présentement une situation de chômage, de sans-emploi ou autres qui amènerait la population à sortir dans la rue pour réclamer des changements de politiques ou de régime.

J’ai plutôt l’impression, pour reprendre le titre d’un livre du grand économiste américain John Kenneth Galbraith, que le Québec ressemble plutôt présentement à une " république des satisfaits", où y règne une forme de "culture du contentement". On ne voit plus les syndicats dans la rue, pas plus les agriculteurs, encore moins les grandes corporations professionnelles, pas beaucoup plus les étudiants qui semblent aussi généralement satisfaits de leur sort. »

Devant ces deux réflexions tout aussi pertinentes l’une que l’autre, je pose l’hypothèse suivante : si « le travail de préparation » est bien mené et que « la propagande » est bien dirigée par un parti qui met résolument le cap sur l’indépendance, le Québec sortira de sa coquille de « république des satisfaits » et de « culture de contentement » qui le contraint au statu quo.

En conclusion, nous avons besoin d’un parti animé par un leader crédible qui administrera aux Québécois l’électrochoc nécessaire qui les fera sortir de cette doucereuse complaisance et les éveillera sur les avantages de devenir un État souverain… et ce parti, c’est l’Option nationale de Jean-Martin Aussant !

vigile.net tribune libre 21 janvier 2012

Un procès juste et équitable pour Léon Mugesera

21 janvier 2012

Un juge de la Cour supérieure du Québec fera savoir le 23 janvier si Léon Mugesera, à qui le Rwanda reproche d’avoir incité le génocide rwandais de 1994 en prononçant deux ans plus tôt un discours appelant à l’extermination des Tutsis, pourra être expulsé vers le Rwanda, comme le souhaite le gouvernement canadien.

En effet, après avoir entendu le 20 janvier les arguments des avocats de M. Mugesera qui souhaitent faire suspendre les procédures de renvoi, ainsi que ceux du gouvernement fédéral, le juge Michel Delorme a conclu qu’il avait besoin d’un sursis pour délibérer.

En conséquence, le Rwandais demeure incarcéré au Centre de prévention de l'immigration de Laval puisque la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada l'a décrit comme un individu risquant de s'enfuir.

On se rappellera que Léon Mugesera, qui s'est réfugié à Québec en 1992 alors que le Canada n'était pas au courant de ses activités au Rwanda, fait l'objet de procédures devant les tribunaux depuis 1995. En 2005, la Cour suprême avait maintenu l'ordre d'expulsion mais le gouvernement fédéral ne l'avait pas mis en oeuvre puisqu'il risquait la peine de mort au Rwanda. Or, ce pays a aboli la peine de mort en 2007, ce qui a amené le gouvernement fédéral à ordonner son expulsion, qui devait avoir lieu le 12 janvier dernier.

Cette même journée, la Cour supérieure a ordonné au gouvernement fédéral de permettre à M. Mugesera de rester au Canada au moins jusqu'au 20 janvier. Dans son ordonnance dite de sauvegarde, le juge William Fraiberg a invoqué l'urgence de la situation.

Quoiqu’il advienne dans le dossier Mugesera et quelle que soit l’ampleur de son crime, les instances décisionnelles concernées doivent obtenir l’assurance que cet homme, comme tous les citoyens de cette planète, ait droit à un procès juste et équitable et cela, dans quelque pays où il sera jugé.

quebechebdo 21 janvier 2012

Hydro-Québec s’en lave les mains!

20 janvier 2012

Le CIGRE, pour Conseil international des grands réseaux électriques, est un organisme qui a été fondé en France en 1921. C’est ce qui explique que son sigle correspond à son nom français. En principe, l’organisme utilise autant le français que l’anglais et sa revue Electra est bilingue.

À tour de rôle, les grandes compagnies d’électricité de chacune des provinces jouent le rôle de « société hôte », comme c’est le cas cette année pour Hydro-Québec, qui est un des membres de CIGRE. Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, chapeautent cette année la septième édition du congrès annuel de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera exclusivement en anglais.

Comme la manifestation se tient à Montréal, le comité d’organisation du congrès CIGRE Canada est formé de chercheurs de l’IREQ et de scientifiques d’Hydro-Québec. Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d’État n’est pas engagée dans l’organisation du congrès même si elle y a délégué plusieurs chercheurs de l’IREQ, qui se chargent de l’organisation de la manifestation, et d’autres de ses employés. Hydro-Québec ne commandite pas le congrès, a indiqué le porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty. « Ça demeure un événement organisé par un organisme canadien qui est le CIGRE. Pour le reste, on n’a pas d’exigence, ni de position sur la question des communications », a déclaré le porte-parole.

Hydro-Québec est soumise à la « politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’administration ». Le personnel d’Hydro-Québec peut « s’exprimer dans une autre langue que le français lorsque la conférence ou l’allocution est prononcée au Québec devant un auditoire international », a fait valoir Louis-Olivier Batty. Cette position est conforme à une des dispositions de la politique gouvernementale.

En revanche, une autre disposition de cette politique stipule que, « lorsque l’Administration participe à un congrès, à une exposition ou à une autre manifestation publique, elle s’assure que l’information la concernant est offerte en français ».

En outre, dans sa politique en matière de langue de travail et de communication, Hydro-Québec s’engage à « assurer le rayonnement de la langue française auprès de sa clientèle, de ses fournisseurs et de ses partenaires ».

À quelqu’un qui a demandé s’il pouvait soumettre des communications en français, un membre de l’organisation du congrès et chercheur à l’IREQ, Jean-François Allan, a répondu que le congrès regroupe des experts nationaux, c’est-à-dire canadiens, et internationaux et que « la langue commune des conférences de CIGRE Canada est l’anglais ». Aucun service de traduction n’est fourni.

Pour sa part, le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, trouve « incroyable » qu’une société d’État comme Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, « participent de façon aussi évidente à la banalisation du français et contribuent à faire de l’anglais la langue universelle au détriment des autres langues internationales ».

« C’est dommage de voir que ce préjugé ou cette valeur — l’anglais, langue scientifique, l’anglais, langue universelle — est multiplié au détriment des autres langues nationales par des organismes et des personnes qui devraient, en toute fierté, dire que, sur notre territoire, c’est notre langue qui doit prédominer », a fait valoir Jean-Paul Perreault.

Encore une fois, une attitude désinvolte d’une de nos Sociétés d’État , un des fleurons du Québec qui se déresponsabilise cavalièrement de son rôle de représentante des intérêts des Québécois en se lavant effrontément les mains dans le bassin du mépris de la langue officielle du territoire où elle est implantée !

vigile.net tribune libre 20 janvier 2012
quebechebdo 23 janvier 2012



La dernière victoire de Sarah Burke

20 janvier 2012

Sarah Burke, la quadruple championne canadienne de 29 ans des X games en demi-lune, est décédée jeudi le 19 janvier, suite à ses blessures subies à l'entraînement dans la super demi-lune de Park City, en Utah, le 10 janvier lors d’une chute survenue à l’entraînement.

Vingt-quatre heures après l'accident, les médecins l'ont opérée pour réparer une artère cervicale déchirée, qui causait une hémorragie au cerveau, laquelle a entraîné un arrêt cardiorespiratoire.

Suite à l'opération, de nombreux examens neurologiques, électrocardiogrammes ainsi que des tests d'imagerie par résonance magnétique ont été réalisés, révélant des dommages irréversibles à son cerveau causés par le manque d'oxygène et de sang.

Sarah Burke a été l'une des lobbyistes les plus actives afin que le ski acrobatique soit reconnu comme discipline par les responsables des Jeux olympiques. Cette bataille aura été sa dernière victoire puisque ce sport fera son entrée lors des Jeux de Sotchi, en Russie, en 2014.

quebechebdo 20 janvier 2012

Biz dans l’arène du showbiz

19 janvier 2012

Il y a deux ans, le groupe Loco Locass subissait les foudres de ses fans en s’associant à la série Quebec-Montréal des productions J soutenu par Québecor. Aujourd’hui, Biz, un des membres du groupe, se joint à l’émission Star Académie en tant que professeur d’expression orale, ce qui lui vaut une pluie de railleries concernant ses dérives paradoxales.

En effet, il faut se rappeler qu’il n’y a pas très longtemps ce même Biz était tombé a bras raccourcis sur l’émission animée par Julie Snyder, alléguant même que jamais Loco Locass ne s’associerait à cette émission.

À force de jongler avec ses convictions tel un amuseur public, Biz va finir par nous convaincre que son nom est associé à showbiz et, qu’en agissant avec autant de désinvolture, il se place dans la position vulnérable d’un vire-capot tout en prêtant flanc à raison à des allusions cyniques qui risquent de nuire considérablement à la crédibilité et à la popularité de Loco Locass.

Dans une période politique où les transfuges s’attirent le cynisme de la population, le public s’attend à ce que les artistes qui se proclament « engagés » démontrent une certaine congruence concernant leurs convictions au lieu de s’afficher dans le buzz médiatique. 

quebechebdo 19 janvier 2012

Que veut le Québec?

18 janvier 2012

À partir de 1963, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme tente de dresser un tableau de la réalité canadienne. Pendant six ans, les membres la commission Laurendeau-Dunton sillonnent le pays, rencontrant politiciens, hommes d’affaires, universitaires et simples citoyens. Il en résulte un rapport en six volumes et la Loi sur les langues officielles.

Tout au long des travaux de la Commission, ses membres se trouvent confrontés à la montée du nationalisme québécois et à l’incompréhension des autres provinces face à ce mouvement de colère des Québécois. Il n’en fallait pas davantage pour que les Canadiens anglais se demandent « what does Quebec want » ?

Quarante-trois ans plus tard, dans sa chronique du 4 janvier 2012 parue dans le quotidien 24h sous le titre « Un pays, un jour », Mathieu Bock-Côté s’exprime en ces termes :

« La vie des peuples est faite de paradoxes. Car si jamais l’indépendance n’a paru aussi éloignée, jamais elle n’a été aussi nécessaire. Le Canada anglais se durcit à notre égard. Mais sur l’essentiel, ce sont deux pays qui s’affrontent. Le Canada anglais redécouvre son identité. Au même moment, il nie la nôtre. On le voit avec les bibelots monarchistes que ressortent partout les conservateurs. Ou avec la nomination décomplexée d’unilingues anglophones aux sommets de l’État.

Dans ce pays, nous sommes appelés à nous folkloriser. Et la question n’est pas de savoir si on est bien ou mal gouverné. La question est de savoir si on se gouverne soi-même. C’est à ce moment que les Québécois décident paradoxalement de tourner le dos à la question nationale. »

Dans cet univers paradoxal où évolue le peuple du Québec actuel, le « what does Quebec want ? » du rest of Canada des années ’60 semble vouloir se retourner contre lui et se franciser en un « que veut le Québec ? » auquel il se doit de répondre de toute urgence.

Est-ce que les Québécois désirent demeurer une province au sein du Canada ? Est-ce qu’ils aspirent à devenir un pays ? Ou est-ce qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent vraiment ? Sommes-nous en train, en tant que souverainistes, de prêcher dans le désert ? Sommes-nous déconnectés de la réalité d’aujourd’hui ?

Comment se fait-il, qu’au moment où les « conditions gagnantes » nous sont offertes sur un plateau d’argent par un gouvernement central mesquin et méprisant envers notre identité francophone, que la cote de la souveraineté n’arrive pas à remonter dans les sondages ? Est-ce que le PQ est le seul responsable de cette valse-hésitation ? Pourquoi les Québécois sont-ils attirés par le retour dans le passé proposé par la CAQ ? Existe-t-il une énigme que nous n’avons pas encore résolue ?

Toutes des questions qui demeurent encore aujourd’hui sans réponses…« Que veut le Québec ? » Peut-être est-il temps de le demander aux citoyens du Québec !

vigile.net tribune libre 18 janvier 2012
quebechebdo 19 janvier 2012

Commentaire:

"Vous posez là une question très pertinente à laquelle il n’y a pas de réponse facile. J’avancerai cependant que, de mon humble point de vue, les révolutions ou grands changements de société ont toujours été faits sur fond de crise, crise économique au premier chef. Le mouvement souverainiste est lui-même né à l’époque de "nègres blancs d’Amérique". Or, si l’on examine de près la situation économique du Québec, force est de reconnaître que le Québec ne connaît pas présentement une situation de chômage, de sans-emploi ou autres qui amènerait la population à sortir dans la rue pour réclamer des changements de politiques ou de régime. J’ai plutôt l’impression, pour reprendre le titre d’un livre du grand économiste américain John Kenneth Galbraith, que le Québec ressemble plutôt présentement à une " république des satisfaits", où y règne une forme de "culture du contentement". On ne voit plus les syndicats dans la rue, pas plus les agriculteurs, encore moins les grandes corporations professionnelles, pas beaucoup plus les étudiants qui semblent aussi généralement satisfaits de leur sort. Et, pour aller dans le sens de la théorie de Maslow, les besoins physiologiques de base étant globalement satisfaits, ainsi que ceux de sécurité, peu de gens sentent vraiment le besoin de sortir de leur confort relatif pour virer le monde à l’envers."

Yves Rancourt
vigile.net tribune libre 18 janvier 2012 



Quelques pensées d’un penseur amateur

18 janvier 2012

J’a toujours été fasciné par les réflexions que suscitent en moi certaines pensées qu’il m’est arrivé de découvrir dans divers écrits. Tout au cours de ma vie, certains événements, parfois marquants, parfois anodins, ont donné lieu à des réflexions personnelles qui se sont traduites en ce que j’ai appelé humblement des « pensées d’un penseur amateur ».

C’est avec la même humilité que je vous en soumets quelques unes en espérant qu’elles pourront alimenter vos réflexions.

« Les regrets sont comme les mauvaises herbes, ils poussent dans un sol mal entretenu »

« La vie est tel un roman qui s’écrit si bien qu’il est inutile de revenir sur des pages qu’on a déjà lues »

« Notre vie est un peu comme une pièce de théâtre dans laquelle nous devrions être davantage les acteurs que les spectateurs »

« Le pouvoir doit être un moyen de relever des défis, non pas un but en soi »

« Certaines personnes refusent d’être heureuses de peur d’être malheureuses »

« Les valeurs profondes sont la nourriture de notre intérieur »

« Notre société représente le modèle pyramidal par excellence, peu de gens en haut, beaucoup en bas »

quebechebdo 18 janvier 2012 

Des amis fidèles et généreux

17 janvier 2012

En descendant sur mon écran la liste impressionnante de donateurs qui ont contribué au financement de Vigile depuis sa création, je suis finalement parvenu au tableau récapitulatif des dons qui ont été offerts entre 2001 et 2011 et, question de pousser ma curiosité jusqu’au bout, j’ai calculé le montant total que ces campagnes de financement ont généré depuis 11 ans. Et, je suis arrivé à la somme de 214 758 $, pour une moyenne annuelle de 19 523 $… Assez impressionnant, n’est-ce pas ?

J’aurais pu vous donner mon interprétation personnelle expliquant une telle générosité mais j’ai préféré vous citer les témoignages qui apparaissent sous la rubrique « Financement » du site, lesquels vous permettront sûrement de mieux comprendre pourquoi les amis de Vigile demeurent aussi fidèles et généreux.

« La mission de Vigile est double, faire une vigile médiatique, bien sûr, mais aussi stimuler et organiser une délibération plus large sur le thème central de l’indépendance du Québec. » David Poulin-Litvak

« Il y a quelques mois, un ami m’a fait découvrir votre site Vigile.net. À mon grand plaisir, j’y ai retrouvé un forum où j’avais enfin l’impression que des souverainistes de tout acabit pouvaient se retrouver et s’informer. » Luc Gagnon

« Si vous le fouillez bien (extraordinaire arborescence), ce sont des milliers de pages de documents, de réflexions, d’études de toutes sortes et de commentaires critiques, concernant de près ou de loin le Québec et l’idée de l’Indépendance, qui vous sont là accessibles. Une mine d’or… bleue azur ! » Jean-Luc Gouin

« [...] une bonne façon de raffiner notre pensée et de ne pas se laisser engloutir par les opinions fédéralistes. » Les Zapartistes

« Pour entretenir deux sites internet, je connais l’ouvrage que cela demande, et je ne les renouvelle pas deux fois par jour. Il n’y a présentement aucun site souverainiste sur le web qui peut concurrencer Vigile au niveau de l’actualité, et des sujets abordés. » Pierre Desgagné

« Merci pour tout ce travail que vous réalisez quotidiennement depuis de nombreuses années. Votre oeuvre est remarquable et personne ne peut rester indifférent à tout ce qui s’est fait jusqu’à présent. » Robert Bertrand

« Bernard Frappier a réalisé une oeuvre d’une importance capitale dans le destin du Québec. Contre ceux qui voudraient effacer la mémoire de la nation, il a créé Vigile, grand phare et lieu de débat incomparable. » Bernard Desgagné

« En Vigile, Bernard Frappier a créé un de ces espaces trop rares où peuvent se réunir ceux qui luttent comme ils le peuvent pour la paix, la justice, l’amour et la liberté. Rencontres parfois émotives, bruyantes mêmes, comme le sont les naissances. Et c’est bien à une mise au monde que participe Vigile, celle d’une vie libérée, et d’une conscience même, peut-être… » Christian Maltais

En terminant, vous me permettrez de vous laisser sur une petite pensée personnelle : « Notre vie est un peu comme une pièce de théâtre dans laquelle nous devrions être davantage les acteurs que les spectateurs ». Bernard Frappier a résolument décidé d’être un « acteur »…et c’est tout à l’avantage de l’avancement de notre cause !

vigile.net tribune libre 17 janvier 2012



Le « tebowing »

16 janvier 2012


L’une des premières questions à laquelle répondait notre petit catéchisme lorsque nous avons posé notre séant sur les bancs d’école référait à l’omniprésence de Dieu. Toutefois, j’étais bien loin de me douter qu’un jour Il se retrouverait sur un terrain de football.

C’est pourtant ce que nos voisins américains, reconnus pour leur excentricité débordante, viennent de nous révéler en instituant une nouvelle doctrine vouée au quart-arrière des Broncos de Denver, Tim Tebow.

En effet, au début de chacune des parties, le quart de Dieu enlève respectueusement son casque, pose religieusement un genou à terre tout en appuyant, tel le « penseur » de Rodin, son visage sur son poing fermé, les yeux-mi-clos.

Et, croyez-le ou non, depuis que les Broncos ont fait appel à Tim Tebow pour les sortir d’une léthargie au sixième match de leur saison régulière, l’équipe de Denver a collectionné les victoires, si bien qu’elle s’est retrouvée en séries éliminatoires pour la première fois en six ans.

Il n’en fallait pas plus pour que nous assistions à la naissance d’une nouvelle doctrine, le « tebowing », un culte qui est en train de s’étendre dans toutes les sphères de la société américaine, telle une véritable épidémie caractérisée par un harmonieux mélange de marketing, de sport et de religion. God bless America!

quebechebdo 15 janvier 2012
vigile.net tribune libre 16 janvier 2012  

La pensée magique

16 janvier 2012

Émergée de la tête d’un professeur du Massachussetts Institute of Technology du nom de Nicholas Negroponte il y a dix ans, l’ONG américaine One Laptop per Child (un ordinateur portable par enfant) fait la promotion de l’aide humanitaire en procurant un portable à des enfants défavorisés de partout à travers le monde.

De son côté, Kentaro Toyama, chercheur en informatique à l’Université de la Californie à Berkeley et connaissant à fond l’aide humanitaire techno pour avoir agi en tant que responsable d’un programme de recherche pour Microsoft en Inde dont le but était d’observer comment la technologie pouvait favoriser l’éducation des enfants défavorisés des pays en voie de développement, allègue que le recours à la technologie dans l’aide humanitaire représente une pensée magique qui vient voiler les véritables enjeux auxquels font face ces pays pauvres, à savoir la consolidation de leurs réseaux d’éducation, la formation d’enseignants compétents et la construction d’écoles adéquates.

À mon avis, notre société automatisée, envoûtée par l’évolution ultra rapide des technologies modernes, est en train d’oublier que c’est le cerveau humain qui les a conçues et, qu’en ce sens, elle se doit de susciter la participation active de ces mêmes cerveaux si elle désire évoluer pour le mieux-être des êtres humains qui la composent.

vigile.net tribune libre 16 janvier 2012
quebechebdo 17 janvier 2012