La maîtresse d’école punit les « pas fins »!

27 avril 2012

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a annoncé l'exclusion de la CLASSE des discussions sur la hausse des droits de scolarité, en raison du non-respect de la trêve en affichant sur son site Internet des manifestations à caractère perturbateur.

Pour le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, Line Beauchamp «vient jeter de l'huile sur le feu» en prenant cette décision.

«Le prétexte cache la vraie raison : Mme Beauchamp ne veut pas parler de la hausse des droits de scolarité et c'est pour ça qu'elle exclut la CLASSE».

Pourtant, la CLASSE a rappelé qu'elle n'avait pas organisé la manifestation de mardi soir à Montréal. Au sujet du site Internet, l'organisation étudiante a précisé qu'il s'agit d'une plate-forme de diffusion ouverte où diverses manifestations peuvent être annoncées.

En réalité, tel qu’exprimé fort à propos par Marie-Andrée Chouinard dans son éditorial sous le titre « Grève étudiante- Machiavel à Québec » dans Le Devoir du 26 avril : « La ministre vilipende la confusion entretenue par la CLASSE, qui négocie et manifeste en même temps, et lui montre le coin de la punition pour un babillard contenant des gros mots, voilà la vérité. »

Fort heureusement pour le maintien de la solidarité au sein du mouvement étudiant, les représentants de la FEUQ et de la FECQ ont décidé de suspendre leur participation aux discussions avec le gouvernement à la suite de la décision de la ministre.

«On est extrêmement déçus que la ministre court-circuite le processus de négociations, a réagi le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin. On cherche des excuses pour éjecter certains des acteurs.»

De son côté, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a déclaré: «La ministre doit arrêter de jouer à la maîtresse d'école et à attribuer des punitions.»

Et j’ajouterais que le gouvernement Charest doit cesser de faire l’autruche devant l’ampleur du débat de société suscité par le mouvement étudiant et surtout qu’il fasse preuve de cohérence dans son discours envers la « trêve » demandée aux étudiants sur les incidents « perturbateurs » qu’ils provoquent en exigeant une « trêve » sur les injonctions scandaleuses allant à l’encontre des votes exprimés démocratiquement par les associations étudiantes et les attitudes bassement répressives des forces policières.

De toute façon, soyons réalistes…y-a-t-il quelqu’un de foncièrement sensé qui aurait cru que l’invitation de la ministre dépasse les intérêts purement partisans d’un gouvernement en fin de mandat cherchant une porte de sortie « honorable » dans le conflit qui l’oppose aux étudiants?

Cette porte de sortie, c’est de prendre en otage la CLASSE, une tête de Turc idéale pour recevoir le blâme odieux de faire obstacle aux « supposées » négociations. Les associations étudiantes ont manifesté leur bonne foi en acceptant l’invitation de Line Beauchamp…peut-on en dire autant de la ministre? Il me semble que poser la question, c’est y répondre!

quebechebdo 26 avril 2012 

La carte secrète du gouvernement…un deux de pique!

26 avril 2012

Devant l’impasse dans le conflit qui oppose les étudiants au gouvernement dans le dossier de la hausse des droits de scolarité, le gouvernement Charest serait prêt à « faire un pas » en se montrant « ouvert » à étaler la hausse sur six ou sept ans au lieu de cinq sans reculer pour autant sur l’augmentation de 1625$.

Telle est la carte secrète que le gouvernement se garderait dans la manche! Imaginez la situation…le conflit porte essentiellement sur la hausse des droits de scolarité contre laquelle, depuis le début, la très grande majorité des étudiants, qu’ils soient pour ou contre la grève comme moyen de pression, se sont déjà prononcés.

Et, on voudrait nous faire gober qu’en étalant la hausse sur un nombre d’années supérieures, les étudiants s’en retourneraient docilement sur les bancs d’école! J’ai plutôt l’impression qu’advenant le cas où Line Beauchamp sorte de sa manche une telle carte secrète à valeur de deux de pique, elle devra brasser à nouveau son jeu de cartes pour en sortir un meilleur atout!

À mon sens, la carte gagnante repose sur deux prémisses, à savoir le gel temporaire pour un an des droits de scolarité et la création immédiate d’une commission parlementaire spéciale sur la gestion des universités sur laquelle siégeraient, entre autres, des représentants étudiants.

quebechebdo 26 avril 2012 

Le goût du pouvoir avant le désir de réaliser la souveraineté

25 avril 2012

Dans la colonne de gauche du Soleil du 25 avril, la chronique de Jean-Simon Gagné intitulée « Le sourire du fauve », faisant allusion à la blague grotesque désormais « célèbre » de Jean Charest, dans la colonne de droite, une entrevue de Simon Boivin en compagnie de Jean-Martin Aussant…Une page que l’on pourrait titrer « L’ancien et…le moderne » !

Pour le mieux-être de mon moral, je préfère vous entretenir du « moderne », à savoir des propos du chef d’Option nationale qui, pour une des rares occasions, bénéficie d’un espace raisonnable dans un média.

D’entrée de jeu, Jean-Martin Aussant y va d’une déclaration percutante et fort révélatrice lorsqu’il affirme que son passage au sein du PQ l’a persuadé que le goût du pouvoir y passe avant le désir de réaliser la souveraineté…une attaque en règle contre un parti vieilli et ramolli qui se contente d’espérer les « conditions gagnantes » et de gérer les affaires courantes.

« Si on parle de souveraineté comme telle, je suis convaincu que ce serait plus néfaste un gouvernement souverainiste qui ne la fait pas que d’attendre une élection de plus… Si même un souverainiste au pouvoir, qui a les clés de tout ça, ne fait rien pour faire avancer la cause, les gens vont se dire qu’on s’en sort bien comme province et qu’il faut continuer comme ça. Ce serait très néfaste pour la cause. »

Quant à ceux qui croient qu’Option nationale devrait fusionner avec le PQ, je crois qu’ils devraient oublier leur rêve…À cet effet, le simple fait qu’un ex-organisateur péquiste, Gilles Mayrand, soit sur les rangs pour le PQ dans sa circonscription démontre à quel point le PQ met tout en œuvre pour se venger de la défection de JMA au prochain scrutin.

En attendant, bien que conscient que son parti n’a aucune chance de remporter les prochaines élections, le chef d’Option nationale n’a pas l’intention de quitter la scène politique et ce, même s’il devait perdre sa circonscription. Enfin, pour Jean-Martin Aussant, il est primordial qu’un politicien intègre puisse pouvoir dire le fond de sa pensée sans les compromissions de celui qui tient à une réélection à tout prix, une liberté de parole qu’il juge essentielle pour pouvoir assumer un sain exercice démocratique :

« Ça doit être long quand même de dire des choses qu’on ne pense pas ou de ne pas dire des choses qu’on pense. »

vigile.net tribune libre 25 avril 2012
quebechebdo 26 avril 2012 "La leçon de Jean-Martin Aussant lors de son passage au PQ"



Si chacun s’y mettait!

25 avril 2012

Tout au long du chemin sinueux que les Québécois arpentent depuis des décennies pour parvenir à leur indépendance, se sont dressés devant eux à de multiples reprises des obstacles qui, souvent, ont pu les porter au désespoir et à l’intention de tout abandonner.

Désespoir devant le sentiment de solitude face à un rapport de forces qui leur paraissait inégal et inébranlable…Une solitude qui, pourtant, pourrait être résorbée si chacun s’y mettait, si chaque Québécois, convaincu de la nécessaire indépendance du Québec, profitait de toutes les occasions qui lui sont offertes pour faire valoir ses convictions, ne serait-ce que par une parole bien sentie ou un geste de solidarité.

À titre d’illustration de l’importance de ces « petites choses » aux effets souvent extrêmement générateurs d’énergie, je vous propose ce texte tiré de « Bouillon de poulet pour l’âme » de Jack Canfield et Mark Victor Hansen:

« Je marchais sur une plage déserte, au coucher du soleil. Peu à peu, je commençais à distinguer la silhouette d’un homme, dans le lointain. Quand je fus plus près, je remarquai que l’homme, un indigène du pays, ne cessait de se pencher pour ramasser quelque chose qu’il jetait aussitôt à l’eau. Maintes et maintes fois, inlassablement, il lançait des choses dans l’océan.

M’approchant davantage, je remarquai que l’homme ramassait des étoiles de mer que la marée avait rejetées sur la plage et, une par une, les relançait à l’eau.

Intrigué, j’abordai l’homme et lui demandai ce qu’il était en train de faire. « Je rejette les étoiles de mer dans l’océan. C’est la marée basse, voyez-vous, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir du manque d’oxygène. »

« Je comprends, lui répliquai-je, mais il doit y avoir des milliers d’étoiles de mer sur cette plage. Vous ne pourrez pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. Et c’est sans compter que le même phénomène se produit probablement à l’instant même sur des centaines de plages tout le long de la côte. Vous ne voyez pas que vous ne pouvez rien y changer? »

L’indigène sourit, se pencha et amassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit : « Ça change tout pour celle-là! »

quebechebdo 25 avril 2012 

Jean Charest doit tirer sa révérence

25 avril 2012

À la suite du tollé de protestation soulevé par la bourde méprisante de Jean Charest à l’endroit des manifestations étudiantes et ce, devant le gratin de la haute finance québécoise, le bureau du premier ministre s’est contenté de publier un communiqué laconique expliquant que ses blagues avaient été formulées « hors contexte ».

Pour parodier notre « humoriste national », je lui donnerais raison sur le « hors contexte » compte tenu que les spectateurs qui avaient payé le gros prix pour assister à son « spectacle » constituent une clientèle « hors contexte », à savoir complètement déconnectée du tissu social québécois actuel.

Toutefois, pour revenir sérieusement à la « blague » de Jean Charest, je crois plutôt qu’elle incarne son opinion véritable sur son aveuglement pernicieux vis-à-vis le débat de société qui émerge des revendications étudiantes et qui a pris une ampleur telle qu’il n’a pas d’autre choix que de se replier dans ses derniers retranchements.

Un humour grotesque lancé avec un sourire béat devant une salle vendue d’avance à ses propos et réagissant avec la même béatitude servile et complice à un projet machiavélique qui se propose de brader nos ressources naturelles aux investisseurs étrangers pour une bouchée de pain.

Une bourde inexcusable qui prouve hors de tout doute que Jean Charest a « perdu le nord », qu’il ne sait plus faire la part des choses, que son règne de neuf ans au pouvoir, qu’il semble prendre pour acquis, lui confère le droit de s’asseoir sur ses lauriers et de lancer n’importe quelle ignominie sans coup férir.

Devant un tel degré de sarcasme de la part du premier ministre, j’endosse entièrement la pétition qui circule actuellement et qui réclame la démission de Jean Charest. Cet homme, par ses attitudes désinvoltes de clown burlesque déphasé, est devenu indigne d’occuper la fonction de premier ministre du Québec.

De toute façon, je suis convaincu que déjà, dans les coulisses des hautes instances du PLQ, les troupes libérales sont en train de préparer une sortie « en douce » pour leur chef comme elles ont toujours réussi à y arriver élégamment par le passé…Reste à savoir qui de Jean Charest ou de ses patrons fera le premier pas!

quebechebdo 25 avril 2012 

Ruth Ellen-Brosseau prend du galon

24 avril 2012

Avant sa propulsion par la vague orange le 2 mai 2011 à titre de députée néodémocrate de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen-Brosseau n’était qu’une inconnue. Et, phénomène plutôt bizarre, tout au cours de la campagne électorale, elle n’a pas fait de porte-à-porte, n’a pas dépensé un cent pour sa campagne et n’a même jamais mis les pieds dans la circonscription dans laquelle elle se présentait.

En effet, quelques semaines avant les élections fédérales, Mme Brosseau se trouvait en vacances à Las Vegas où la chef d’une famille monoparentale et gérante d’un bar fréquenté par des étudiants à Ottawa célébrait son 27ième anniversaire.

On se souviendra que, lors de son élection surprise, les commentaires sarcastiques à son endroit, particulièrement sur son absence dans son comté lors de la campagne électorale, ont fusé de partout dans les médias.

Depuis lors, force est de constater que Ruth Ellen-Brosseau commence à prendre du galon et qu’elle s’attire de plus en plus de crédibilité et de faveur populaire auprès des citoyens de sa circonscription de qui elle affirme se plaire à défendre les intérêts.

En effet, Mme Brosseau, depuis son élection, a décidé de mettre résolument les deux pieds sur le terrain, poussée entre autres par l’épineux dossier de la pyrite en prenant à cœur plus de 1000 victimes dont les habitations ont été ravagées par les effets dévastateurs de la pyrite au moyen d’une pétition demandant au gouvernement Harper de dédommager ces victimes prises avec des coûts de réparation variant entre 80 et 120% de la valeur de leurs maisons.

Indépendamment de ma différence d’allégeance politique avec Ruth Ellen-Brosseau, je ne peux que constater que cette femme semble, par son attitude bienveillante auprès des citoyens qu’elle représente, manifester un engouement contagieux pour la politique et des qualités humaines non-négligeables dont plusieurs de nos politiciens carriéristes auraient avantage à s’inspirer.

quebechebdo 24 avril 2012

Des citations percutantes

23 avril 2012

Les 250 000 manifestants qui se sont mobilisés au centre-ville de Montréal le 22 avril à l’occasion du Jour de la Terre et ce, malgré une température maussade, sont venus clamer à hauts cris leur frustration et leur déni envers les politiques scandaleuses des élus fédéraux et provinciaux.

Ces milliers de Québécois en colère sont venus crier 250 000 fois « non », entre autres, au retrait du Protocole de Kyoto, à l’exploitation du gaz de schiste, à la réfection de Gentilly-2 et au Plan Nord de Charest.

À cet effet, à travers tous les commentaires que j’au pu lire sur cet événement, j’ai voulu faire ressortir certaines citations percutantes qui décrivent fort bien les dessous d’une mobilisation aussi révélatrice du sentiment de rejet des politiques actuelles des deux paliers de gouvernement et de l’élan de changement qu’elle suscite dans l’ensemble de la population québécoise.

« Je pense qu’il y a de quoi qui commence, qu’on cherche depuis plusieurs années c’est où qu’on se croise, qu’on cherche à définir la québécitude et à trouver une affaire qui nous ferait sortir dans la rue, quelque chose autour duquel on serait game de se rassembler. Il y en a qui disaient que ça prenait une coupe Stanley, mais aujourd’hui, on est sortis. Ça donne à espérer » Fred Pellerin

« Ce rassemblement massif témoigne également d’un ras-le-bol généralisé […] C’est le retour de la conscience citoyenne […] C’est le temps de dire qu’on n’en veut plus, de gouvernements qui nous trompent, qui trichent » Michel Rivard

Mais, la réplique la plus percutante revient, à mon sens, à Françoise David :

« Ce qu’on revendique en ce moment, aussi, c’est que les jeunes d’aujourd’hui puissent respirer l’odeur des fleurs plutôt que l’odeur des gaz de la répression. C’est beaucoup mieux pour leur santé et pour la santé de la population »

Des paroles qui risquent malheureusement de tomber dans les oreilles des sourds puisque les représentants des conservateurs fédéraux et des libéraux provinciaux brillaient…par leur absence, en cette journée de contestation envers leurs politiques rétrogrades attaquant de plein front l’avenir de notre planète et de ses habitants.

Encore une preuve que le débat doit se transporter dans la rue, auprès des citoyens, si nous désirons qu’il puisse être entendu, un jour, par des politiciens qui sauront y prêter une oreille attentive et le traduire concrètement dans leurs gestes !

vigile.net tribune libre 23 avril 2012

Patrick Roy, le philosophe

22 avril 2012

Au-delà des rumeurs qui envoient l’instructeur des Remparts derrière le banc du Tricolore, Patrick Roy conserve son discours serein, alléguant entre autres arguments, qu’il aime son style de vie à Québec et qu’il aime son travail.

«Pour l'instant, rien ne laisse présager que je ne serai pas de retour avec les Remparts la saison prochaine. Et je n'ai eu aucune discussion avec Goeff Molson. »

Toutefois, toutes les portes demeurent ouvertes: «Mais si je me fie aux sondages, je crois que le Canadien va m'appeler. Et mon téléphone est toujours ouvert. Mais jusqu'ici, personne ne m'a contacté. Si jamais ça arrivait, c'est certain que j'écouterais. J'ai toujours pensé que c'était une qualité d'écouter. »

Néanmoins, lors de sa rencontre avec les médias aux lendemains de l’élimination des Remparts, Roy en a profité pour affirmer combien il aimait travailler auprès des jeunes et qu'il adorait le défi de les aider à progresser et à atteindre leur plein potentiel.

Quant à savoir si Roy se sentait prêt à faire le saut derrière un banc de la LNH, l’ancien gardien des Canadiens a eu cette réponse :

«Je ne pense qu'on n'est jamais prêt et qu'on apprend toujours. Je pense que je suis prêt à continuer de m'améliorer».

Finalement, Roy a conclu l’entrevue en disant que l'attention dont il était la cible à l’effet que certaines rumeurs l'envoyaient avec le Canadien le flattaient beaucoup.

C’est ce que j’appelle prendre la vie en philosophe et Roy peut se le permettre compte tenu de la couverture de presse dont il dispose!

quebechebdo 21 avril 2012

Message à Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse

21 avril 2012

Le premier ministre du Québec est responsable des dossiers qui concernent la jeunesse. Selon ses propres paroles, il a tenu à assumer personnellement cette tâche, parce que le mieux-être des jeunes lui tient particulièrement à cœur.

« J’accorde une grande importance à perpétuer la tradition instaurée par Robert Bourassa voulant que le dossier jeunesse soit la responsabilité du premier ministre. Cela assure l’engagement de tout le gouvernement à favoriser la réussite des jeunes Québécoises et Québécois. » Jean Charest Premier ministre du Québec

Devant l’incapacité flagrante de la part de Line Beauchamp de régler le conflit opposant le gouvernement aux étudiants, il est du devoir du responsable des dossiers jeunesse, à savoir le premier ministre, de prendre le flambeau et d’assumer ses responsabilités en « favorisant la réussite des jeunes Québécoises et Québécois ».

D’autant plus que l’extrait suivant du texte prononcé par Jean Charest lors de l’étude des crédits jeunesse à l’Assemblée nationale d’avril 2010 ne laisse aucun doute sur les intentions présumées du premier ministre concernant les jeunes du Québec :

« Une première stratégie d’action jeunesse a été lancée en 2006-2009 pour favoriser l’épanouissement des jeunes et leur permettre de réaliser leurs ambitions. Comme elle a donné des résultats positifs, le gouvernement a renouvelé et bonifié son action dans le cadre de la Stratégie d’action jeunesse 2009-2014. Sur le thème « Enrichir le Québec de sa relève », la Stratégie porte ainsi plus loin l’engagement du gouvernement, en tenant compte des nouveaux besoins et défis des jeunes. »

Deux ans après l’énoncé d’une Stratégie aussi « enthousiaste », nous assistons à un reniement scandaleux des belles promesses du premier ministre, voire même à un enterrement de première classe.

En effet, loin de « favoriser l’épanouissement des jeunes et leur permettre de réaliser leurs ambitions », l’attitude cavalière et provocatrice du responsable des dossiers jeunesse tente de les freiner dans leur possibilité d’accéder à des études supérieures et, par conséquent, à freiner leur épanouissement et leurs ambitions au grand dam de la société québécoise.

Si le premier responsable des dossiers jeunesse au Québec n’est pas capable de s’asseoir avec tous les représentants des associations étudiantes pour trouver un terrain d’entente sur le conflit qui les oppose, il n’a plus la légitimité pour exercer sa fonction. En conséquence, au lieu de tourner en dérision les manifestations étudiantes et de se couvrir de ridicule comme il l’a fait le 20 avril au Palais des congrès de Montréal, lors de son allocution au Salon Plan Nord, Jean Charest devrait laisser sa place à quelqu’un d’autre !

Dans sa « Lettre à monsieur Jean Charest », publiée sur la tribune libre de Vigile le 20 avril, France Bonneau pose la vraie question à Jean Charest, que je me permets de reprendre pour la poser au responsable des dossiers jeunesse :

« Demain sera un autre jour de combat et dimanche le 22 avril, un autre grand moment de solidarité collective. Serez-vous des nôtres ? »

vigile.net tribune libre 21 avril 2012
quebechebdo 21 avril 2012 (version abrégée)

Reddition de comptes ou règlement de comptes?

20 avril 2012

Le comité plénier auquel s’est livré Régis Labeaume le 19 avril devait être un exercice de «reddition de comptes» où on devait dire «toute la vérité». Toutefois, le maire s’est plutôt livré à une attaque de « règlement de comptes » envers les pompiers en les traitant de menteurs, de voleurs et de paresseux.

Même si certaines révélations semblent porter préjudice au syndicat des pompiers dans l’exercice de leurs fonctions et que des moyens doivent être rapidement mis en place pour pallier ces écarts de conduite, ce n’est sûrement pas en jetant de l’huile sur le feu comme l’a fait si malhabilement le maire que « l’incendie » sera maîtrisé.

Une attitude encore une fois désinvolte et méprisante du premier magistrat de la Ville de Québec qui allègue n’avoir aucun espoir de règlement sans continuellement faire appel à un arbitre. En conséquence, M. Labeaume, qu’attendez-vous pour agir comme arbitre au lieu de vous contenter d’envenimer le débat? Ne serait-ce pas là votre rôle?

quebechebdo 20 avril 2012
cyberpresse.ca 23 avril 2012 "Reddition ou règlement de comptes? (Labeaume, ses cols bleus et ses pompiers)

Commentaire:

"J’ai écouté, hier soir, le déferlement des palabres et les déversements de fiel auxquels se sont livrés le maire Labeaume et la directrice générale adjointe, entre autres, n’ayant comme seul objectif, celui de salir les pompiers qui pratiquent un syndicalisme de niaisage parce que les relations de travail que pilote Régis Labeaume sont tout simplement niaises, astiquées, chipoteuses, tatillonnasses, provocatrices, alors que depuis 2007, elles trempent dans les venins des haines guerroyeuses et des règlement de comptes. Les relations de travail, à la Ville de Québec, ont des relents d’égouts et passent par les pires aqueducs à ciel ouvert, au gré des brasseurs de m… qui font des procès publics et des campagnes de salissage et de diffamation dévergondées. Dans ses relations publiques ainsi que dans ses relations de travail avec les employés, avec les cols bleus, avec les policiers, avec les pompiers et les citoyens qui se présentent aux assemblées publiques du Conseil, Régis Labeaume se comporte en voyou. Il patauge dans le fétide. Ce pauvrissime chef de la pinède municipale a une attitude et un comportement de fier-à-bras qui donnent froid dans le dos."

Gerry Pagé
quebechebdo 20 avril 2012