Si chacun s’y mettait!
Tout au long du chemin sinueux que les Québécois arpentent depuis des décennies pour parvenir à leur indépendance, se sont dressés devant eux à de multiples reprises des obstacles qui, souvent, ont pu les porter au désespoir et à l’intention de tout abandonner.
Désespoir devant le sentiment de solitude face à un rapport de forces qui leur paraissait inégal et inébranlable…Une solitude qui, pourtant, pourrait être résorbée si chacun s’y mettait, si chaque Québécois, convaincu de la nécessaire indépendance du Québec, profitait de toutes les occasions qui lui sont offertes pour faire valoir ses convictions, ne serait-ce que par une parole bien sentie ou un geste de solidarité.
À titre d’illustration de l’importance de ces « petites choses » aux effets souvent extrêmement générateurs d’énergie, je vous propose ce texte tiré de « Bouillon de poulet pour l’âme » de Jack Canfield et Mark Victor Hansen:
« Je marchais sur une plage déserte, au coucher du soleil. Peu à peu, je commençais à distinguer la silhouette d’un homme, dans le lointain. Quand je fus plus près, je remarquai que l’homme, un indigène du pays, ne cessait de se pencher pour ramasser quelque chose qu’il jetait aussitôt à l’eau. Maintes et maintes fois, inlassablement, il lançait des choses dans l’océan.
M’approchant davantage, je remarquai que l’homme ramassait des étoiles de mer que la marée avait rejetées sur la plage et, une par une, les relançait à l’eau.
Intrigué, j’abordai l’homme et lui demandai ce qu’il était en train de faire. « Je rejette les étoiles de mer dans l’océan. C’est la marée basse, voyez-vous, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir du manque d’oxygène. »
« Je comprends, lui répliquai-je, mais il doit y avoir des milliers d’étoiles de mer sur cette plage. Vous ne pourrez pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. Et c’est sans compter que le même phénomène se produit probablement à l’instant même sur des centaines de plages tout le long de la côte. Vous ne voyez pas que vous ne pouvez rien y changer? »
L’indigène sourit, se pencha et amassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit : « Ça change tout pour celle-là! »
quebechebdo 25 avril 2012
Henri Marineau

