Therrien…un choix judicieux?

6 juin 2012

C’est maintenant confirmé, le choix du « nouvel » instructeur-chef du Canadien de Montréal s’est arrêté sur Michel Therrien, la direction invoquant son expérience, son leadership et sa feuille de route. Pourtant, rappelons-le, Therrien a été congédié par le CH le 21 janvier 2003 après 46 matches dans la saison régulière au moment où le Tricolore éprouvait toutes le difficultés à maintenir une fiche de 50% en plus d’avoir sombré l’année précédente dans une fiche perdante à 47% et ce, toujours avec Therrien à la barre de l’équipe.

De plus, en fouillant un peu dans les statistiques de Therrien au cours des quelque 350 matches où il a agi en tant qu’instructeur-chef dans la LNH autant dans l’organisation du Canadien que dans celle des Penguins de Pittsburgh, le choix de Marc Bergevin présente une fiche de 54%.

Des chiffres qui me poussent à m’interroger sur la pertinence du choix de Michel Therrien à titre d’instructeur-chef du Tricolore d’autant plus que la brochette de la dernière liste de candidats semblait contenir des leaders possédant des qualités de gagnants supérieures à celles de Therrien en plus d’incarner une dynamique de nouveauté qui aurait pu insuffler un vent de fraîcheur derrière le banc du Canadien!

quebechebdo 6 juin 2012

 

 

La division des « gens d’en BAS »

6 juin 2012

D’entrée de jeu, je suis absolument en accord avec l’argumentaire de Bruno Deshaies dans sa chronique parue sur la tribune libre de Vigile en date du 4 juin sous le titre « Viol démocratique », particulièrement lorsqu’il aborde les notions de « viol » et de « terreur ».

Toutefois, un passage du texte de M. Deshaies a retenu mon attention et surtout suscité chez moi des interrogations et des réflexions que je vous soumets :

« Afin de satisfaire leur pouvoir, les gens d’en HAUT parient sur la notion de « majorité silencieuse » après avoir échoué durant dix semaines à ne pas vouloir honnêtement résoudre la contestation étudiante. Comment, aujourd’hui, monsieur Charest peut-il opposer un déni des réalités sociales au point de prétendre détenir la légitimité sur l’idée qu’il voit, tout d’un coup, dans sa boule de cristal une majorité silencieuse? Si cette majorité est silencieuse, comment peut-il vraiment le savoir? Appelons les choses par leur nom : la démagogie. »

À ce commentaire, je me permets d’ajouter quelques interrogations. Comment se fait-il qu’une partie importante de cette « majorité silencieuse » semble appuyer, du moins dans certains médias, les gestes posés par Jean Charest depuis ces trois mois que dure cette crise dégénérescente ? Une telle attitude de ces « gens d’en BAS » n’indique-t-elle pas qu’il existe une division entre eux et ceux qui sont présentement dans la rue et qui dénoncent haut et fort les mesures abjectes utilisées par le gouvernement Charest pour museler le mouvement de la rue ?

Pourtant, ces deux groupes de citoyens représentent tous des « gens d’en BAS »…Et soyez assurés que Charest et ses conseillers savent très bien les distinguer et utiliser les armes appropriées pour chacun d’eux, à savoir la répression pour ceux de la rue et la terreur pour la majorité silencieuse.

Une majorité silencieuse qui nous colle à la peau depuis des siècles telle une tare viscérale se traduisant par une soumission aveugle aux gens d’en haut comme s’ils détenaient la possession tranquille de la vérité.

En réalité, tant et aussi longtemps que cette majorité silencieuse acceptera la présence bienfaisante de la poule couveuse d’en HAUT réchauffant sa coquille protectrice en la protégeant des intempéries, les gens de la rue serviront de boucs émissaires idéaux aux gens d’en HAUT.

À mon sens, la nécessaire unification des gens d’en BAS dans le but de créer un véritable changement dans les mœurs politiques et sociales du Québec se réalisera à deux conditions : d’abord, le parlement de la rue entrepris par le mouvement étudiant doit continuer de se manifester sans relâche, ensuite, les Québécois doivent se donner des représentants à l’Assemblée nationale qui ont à cœur les intérêts de « tous » les gens d’en BAS, contrecarrant de la sorte cette vieille partisanerie rétrograde et scandaleuse qui favorise depuis des décennies les intérêts exclusifs des gens d’en HAUT .

vigile.net tribune libre 6 juin 2012 

La prière au secours de la paix sociale

5 juin 2012

Plus de 150 fidèles se sont réunis le 4 juin dans l’église de la paroisse Saint-Sacrement à Québec autour d’une célébration de la prière dans le but d’implorer l’intervention divine dans la résolution de la crise sociale suscitée par le conflit qui oppose les étudiants au gouvernement depuis plus de trois mois.

Ces paroissiens répondaient ainsi à l’appel d’Olivier Desjardins, étudiant en droit, appuyé par l’abbé Gérard Busque, qui voient dans cette démarche une voie vers la découverte d’une solution qui arrivera à réconcilier les deux parties à travers une solution équitable pour tous.

Compte tenu du cul-de-sac dans lequel s’est enlisé ce conflit, on ne peut, à mon sens, ridiculiser une telle initiative…particulièrement si on se fie aux paroles de Jésus lors de son sermon sur la montagne au moment où il proclame ses Béatitudes, dont l’une d’elles dit : « Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».

Peu importe la teneur de nos croyances religieuses et nos allégeances dans ce conflit, il m’apparaît indéniable qu’aucun être humain de bonne volonté ne peut s’opposer à un règlement aboutissant à une nécessaire paix sociale. 

quebechebdo 5 mai 2012

Tiger reprend du tigre

4 juin 2012

Tiger Woods a fait mentir tous les experts qui ne voyaient pas le jour où  il se sortirait de la fosse où il s’était enlisé depuis plusieurs années en remportant le 3 juin le Tournoi Memorial, son 73ième titre en carrière, égalant du même coup la marque du légendaire Jack Nicklaus.

Et, pour y arriver, le champion a dû sortir un as de ses cartes au 16ième trou lorsqu’il s’est retrouvé dans l’herbe longue derrière le vert et qu’il a exécuté une approche digne de ses meilleures années pour réaliser l’oiselet qui lui permettait alors de partager le premier rang avec Rory Sabbatini qui a finalement terminé au deuxième rang.

On aura beau aimer ou ne pas aimer Tiger Woods, un fait demeure indéniable…on ne pourra jamais lui reprocher son manque de détermination. Une persévérance à laquelle on ne qu’applaudir et qui illustre à merveille qu’il ne faut jamais lâcher devant un défi qui se dresse devant nous!

quebechebdo 4 juin 2012

 

Une invitation à retrouver notre jeunesse offerte tel un bouquet d’espoir

4 juin 2012

Nombreux ont été les témoignages qui ont loué le courage et la détermination des étudiants dans le conflit qui les oppose au gouvernement Charest…nombreux ont été aussi les appels à « ne pas lâcher » et tout aussi nombreux ont été les commentaires qui faisaient allusion à ce sentiment d’éveil patriotique suscité par le mouvement étudiant.

Dans ce courant mobilisateur propulsé par notre jeunesse québécoise, j’ai tenté de donner la parole à la poésie, à ce véhicule d’expression qui incarne l’âme d’un peuple, et mon chemin m’a conduit à cette légende de la chanson française que représente Charles Aznavour dans sa chanson intitulée « Sa jeunesse » dont voici un extrait :

« Lorsque l'on tient
Entre ses mains
Cette richesse
Avoir vingt ans
Des lendemains
Pleins de promesses
Quand l'amour sur nous se penche
Pour nous offrir ses nuits blanches

Lorsque l'on voit
Loin devant soi
Rire la vie
Brodée d'espoir
Riche de joies
Et de folies
Il faut boire jusqu'à l'ivresse
Sa jeunesse

Car tous les instants
De nos vingt ans
Nous sont comptés
Et jamais plus
Le temps perdu
Ne nous fait face
Il passe

Souvent en vain
On tend les mains
Et l'on regrette
Il est trop tard
Sur son chemin
Rien ne l'arrête
On ne peut garder sans cesse
Sa jeunesse… »

Des paroles qui, bien sûr, se révèlent empreintes d’une vérité percutante dans le contexte actuel mais qui, de surcroît, nous invitent à retrouver « cette richesse » que nous avions perdue au cours des dernières décennies au Québec et qui nous est offerte aujourd’hui tel un bouquet d’espoir par notre jeunesse !

quebechebdo 3 juin 2012

 

Charest mise sur la loi et l’ordre

2 juin 2012

Dans un point de presse repris par Robert Dutrisac dans un article paru dans Le Devoir du 2 juin sous le titre «Aussant craint une élection sur la loi et l’ordre», Jean-Martin Aussant a fait valoir ses réactions et ses appréhensions devant l’échec des négociations entre le gouvernement et les étudiants.

«Ça ne m’étonnerait pas du tout que le gouvernement Charest fasse ce pari-là : la loi et l’ordre de notre côté, et de l’autre côté, le chaos. C’est vraiment digne d’une politique dont on ne veut plus au Québec».

Par ailleurs, là où nous retrouvons les véritables convictions du chef d’Option nationale, c’est lorsqu’il illustre la «façon délétère» du gouvernement Charest de faire de la politique. À cet effet, il cite la réplique bassement électoraliste et partisane de Michelle Courchesne devant les étudiants à l’effet que le gouvernement ne pourrait pas «plier» sans «nuire à son image».

«C’est quoi l’importance de l’image d’un parti par rapport à l’avenir d’un peuple ou d’une collectivité ? Ça paraît évident à tout démocrate que le deuxième devrait primer. Pour le Parti libéral, c’est le premier qui prime, c’est la survie du parti»

Néanmoins, de l’avis de Jean-Martin Aussant, l’ébullition actuelle devrait favoriser l’option de la souveraineté. «Ce qui se passe sur le plan social, donc individuel, au Québec, va aider à faire la pédagogie de la souveraineté…Ce que je vois de très positif dans le mouvement actuel, c’est que la politique est remise à l’avant-plan. C’était peut-être dormant à certaines époques de notre histoire récente, mais on se rend compte que les gens, et les jeunes spécifiquement, sont très politisés.»

Toutefois, il semble bien qu’entre les murs de notre «illustre» Assemblée nationale, les choses n’évoluent pas dans le même sens. En effet, au sortir d’une période de questions au cours de laquelle Jean-Martin Aussant avait abordé les coûts pour le Québec de demeurer une simple province et évoqué la création d’un passeport québécois, ses vis-à-vis libéraux se sont esclaffés à l’unisson, tel un rassemblement de robots programmés.

Et JMA, devant l’attitude grégaire de ses «amis d’en face», de s’interroger à juste titre: «Comme si on était trop petit pain pour nous autogérer comme 200 pays dans le monde ! Mais ça vient d’où cet instinct colonisé ? Est-ce à la naissance ou c’est acquis ?»

quebechebdo 2 juin 2012
vigile.net tribune libre 2 juin 2012


Rideau sur les coulisses du pouvoir

1 juin 2012

« À moins d’une ouverture du gouvernement sur des solutions de pistes parallèles qui mettraient fin au conflit, ce dont je doute beaucoup, les étudiants auront beau continuer de proposer, c’est le gouvernement qui, en bout de ligne, disposera. » Telle est la conclusion à laquelle j’arrivais dans mon article publié sur cette tribune le 31 mai sous le titre « Les étudiants proposent, le gouvernement dispose ».

Cent-huit jours de grève, des dizaines de manifestations regroupant des centaines de milliers de participants, des centaines d’arrestations, des amendes démesurées, des dizaines d’injonctions, l’imposition d’une loi bâillon par le gouvernement, et pour clore cette tragi-comédie des coulisses du pouvoir, une dernière scène qui laisse les spectateurs sur le goût amer d’avoir assisté à une « farce » digne du Moyen-Âge.

À cet effet, dès l’Antiquité, les divertissements de rue étaient courants. Mais c’est au Moyen Âge que la rue devient véritablement un lieu bouillonnant de vie, un espace de liberté et de créativité. Le théâtre de rue se traduit en une sorte de représentation théâtrale qui se déroule dans un espace public, le plus souvent dans la rue, qui devient alors le décor naturel à part entière du spectacle et où les spectateurs sont en interaction directe avec les acteurs.

Le plus important rassemblement de rue à cette époque est la « Fête des Fous ». Cet ancêtre du carnaval incarnait une célébration du désordre et du renversement des hiérarchies sociales. Parodique et grotesque, il permettait au peuple de lever les interdits et les tabous, et investissait l’espace public dans un rassemblement festif. Cependant, vers la fin du Moyen Âge, ces distractions devenant un moyen de plus en plus clair de contestations, les interdictions se multiplient : désormais, les fêtes sont organisées et encadrées par les villes, renvoyant la population au simple rôle de spectateurs.

Plusieurs siècles plus tard, l’histoire se répète…Toutefois, cette fois-ci, la population ne se contentera pas d’un « simple rôle de spectateurs ». La tragi-comédie, orchestrée en coulisses par les metteurs en scène néolibéraux, ne passe pas la rampe.

« Rideau sur les coulisses du pouvoir ! », clament les spectateurs, amèrement déçus de la farce qu’ils se sont vus imposée depuis des mois par la clique de moutons de la députation libérale menée aveuglément par son bélier mécanique démagogue.

Cela suffit ! Place à la voix du peuple…place au théâtre de la rue, place à la « Fête des Fous », version québécoise du 21ième siècle, un plateau d’expression à ciel ouvert où les spectateurs deviennent les véritables acteurs de la nécessaire défense de la liberté d’expression concernant leur destin, une place publique qui leur ouvrira une voie d’échanges privilégiés qui recevra, je l’espère, l’oreille attentive des hommes et des femmes politiques qui se sont donné comme mandat prioritaire d’être à l’écoute du citoyen !

vigile.net tribune libre 1er juin 2012
cyberpresse.ca 1er juin 2012 (version abrégée) "Le conflit étudiant: pourra-t-on sortir de l'impasse?" 
quebechebdo 1er juin 2012

Les étudiants proposent, le gouvernement dispose

31 mai 2012

Après avoir rejeté, mardi après-midi, la première offre du gouvernement qui consistait à réduire l’ampleur de la hausse prévue de 1778 $ sur sept ans d’un montant de 35 $ par année, les étudiants ont déposé une première contre-offre qui respectait les « paramètres » du gouvernement. En fin de soirée mardi, les étudiants ont fait une deuxième contre-offre que Mme Courchesne a qualifiée de « beaucoup moins acceptable pour nous ».

Cette contre-offre des étudiants comprenait un scénario de réduction du crédit d’impôt pour les droits de scolarité de 20 à 16,5 %, solution qui permettrait de dégager quelque 30 millions et qui aurait pour effet de compenser l’annulation de la hausse prévue pour la première année, objectif qui correspond à une demande du gouvernement, à savoir que l’opération se fasse « à coût nul ».

Pourtant, mercredi, à la reprise des négociations, le gouvernement a tenté d’ignorer la seconde contre-offre et a répondu plutôt à la première, ce qui a grandement déçu les étudiants. Par ailleurs, selon des sources fiables, après avoir nié certains des chiffres des étudiants, la partie gouvernementale aurait finalement confirmé que la baisse de quelque 3 % du crédit d’impôt permettrait de récupérer 33,8 millions.

En fin de soirée mercredi, une source gouvernementale soutenait que les étudiants ne «semblaient pas vouloir déroger du gel» des frais de scolarité. À mon sens, le nœud du problème se resserre lorsque les propositions étudiantes visent à récupérer l’équivalent des sommes que représenterait la hausse proposée par le gouvernement via d’autres canaux, alors que le gouvernement s’en tient à proposer des scénarios de solutions tournant autour d’une réduction de la hausse.

Dans les faits, d’une part, les étudiants proposent des pistes de solutions qui respectent les « paramètres » fixés par le gouvernement alors que, d’autre part, celui-ci en fait fi, alléguant que les étudiants « ne semblent pas vouloir déroger du gel des droits de scolarité ».

En réalité, Michelle Courchesne est prise en souricière dans le jeu du gouvernement Charest qui a décrété une « hausse des droits de scolarité » bien ancrée dans le budget Bachand, et, pour ne « pas perdre la face », la ministre doit s’en tenir à des propositions portant sur une réduction de cette hausse. De l’autre côté, les étudiants, que le gouvernement invite depuis des mois à faire des propositions, sont confrontés à un « mur », peu importe les propositions qu’ils déposeront sur la table et ce, même si ces dernières représenteraient une opération « à coût nul ».

À moins d’une ouverture du gouvernement sur des solutions de pistes parallèles qui mettraient fin au conflit, ce dont je doute beaucoup, les étudiants auront beau continuer de proposer, c’est le gouvernement qui, en bout de ligne, disposera.

quebechebdo 31 mai 2012
vigile.net tribune libre 31 mai 2012

Le parlement de la rue

30 mai 2012

L’un des avantages collatéraux majeurs qu’aura engendré le conflit étudiant réside, à mon sens, dans le fait que le parlement, le véritable forum où s’est tenu le débat social suscité par les étudiants, s’est déplacé dans la rue, là où des citoyens de toutes allégeances ont pu débattre des enjeux de cette crise.

Dans un article que je publiais sur cette tribune en date du 2 mai 2012 sous le titre « Le Québec ne sera jamais plus le même », je m’exprimais en ces termes :

« Nul ne peut prédire l’issue de ce combat entre la jeunesse québécoise et le gouvernement Charest…Toutefois, peu importe ce qu’il adviendra, un fait est indéniable, aux lendemains de ce conflit, le Québec ne sera plus jamais le même !

À mon sens, nous assistons au début d’un temps nouveau, à une véritable révolution sociale et culturelle, non pas « tranquille », mais « citoyenne », animée du feu qui ne peut plus s’éteindre…un feu ardent qui va se propager, pour les années à venir, dans tous les recoins de la société québécoise. »

Un argumentaire que Philippe Ducros, dans son Opinion parue dans Le Devoir du 30 mai sous le titre « Nous sommes immenses », reprend sensiblement en ces mots :

« Malgré les lacrymogènes, malgré les matraques et les arrestations massives, nous redéfinissons le monde. Au lieu de subir une fois de plus l’asservissement néolibéral, nous sommes en train de forcer peu à peu l’Histoire à faire le prochain pas, à franchir les barricades des idées préconçues du sacro-saint capitalisme débridé. »

Le parlement « traditionnel » où des élus se croyant mandatés pour gérer l’État unilatéralement selon leurs principes ou leurs convictions personnelles sans référer à leurs commettants, à savoir les citoyens, est maintenant relégué dans le placard avec les squelettes des vieilles politiques carriéristes et démagogiques. Les casseroles ont sonné le glas du néolibéralisme.

À partir de maintenant, les élus devront apprendre à parlementer, à dialoguer avec le peuple québécois, à descendre dans la rue, là où les étudiants ont amené le débat, là où le véritable pouvoir vient de clamer haut et fort que ni les médias ni la classe politique ne pourront dorénavant l’ignorer.

Elle est là la grande victoire du « printemps érable » québécois…dans cet éveil sonné par une jeunesse allumée qui nous ouvre la voie à une société plus équitable, qui nous invite à prendre notre juste place dans les débats qui touchent l’avenir de la société québécoise.

quebechebdo 30 mai 2012 
vigile.net tribune libre 30 mai 2012

Option nationale / Suggestions de slogans pour la prochaine campagne électorale

29 mai 2012

C’est un secret de polichinelle qu’une campagne électorale sera déclenchée dans les semaines ou, au plus tard, dans les mois prochains au Québec. Face à cette évidence, il m’apparaît indéniable qu’un slogan accrocheur affiché sur toutes les routes du Québec (tout comme son contraire…pensons entre autre à celui du Bloc lors de la dernière campagne fédérale, à savoir, « Parlons Qc ») peut produire un effet d’entraînement déterminant sur les intentions de vote de l’électorat.

À cet effet, j’ai fait parvenir à Jean-Martin Aussant en date du 5 mai 2012 le message électronique suivant à la suite d’une invitation aux membres en règle à s’impliquer de diverses façons au sein d’Option nationale :

« Bonsoir M. Aussant,

Vous savez, à mon âge, je n’ai plus la forme physique pour m’engager activement au sein de votre parti auquel j’ai adhéré…Toutefois, mon esprit est encore assez alerte pour se laisser aller allègrement à des réflexions.

À ce sujet, comme il devient de plus en plus évident que des élections sont imminentes, je me permets de vous suggérer un slogan pour cette prochaine campagne électorale : "Option nationale…une option pour la nation du Québec".

Une idée qui vaut ce qu’elle vaut…à vous d’en disposer à votre guise !

Solidairement avec vous,
Henri Marineau »

Le jour même, en soirée, j’ai reçu cette réponse du chef d’Option nationale :

« Bonsoir M. Marineau,

Merci pour cette idée. J’en ferai part aux autres membres du Conseil national. J’ai bien l’impression, tout comme vous, qu’il faudra se choisir un slogan bientôt.

Au plaisir et portez-vous bien,

JMA

Jean-Martin Aussant
Député de Nicolet-Yamaska
www.aussant.com »

Devant l’ouverture de Jean-Martin Aussant sur des propositions de slogans, j’invite donc tous les intéressés à faire part de leurs suggestions en les faisant parvenir à l’adresse suivante : jmaussant@assnat.qc.ca

vigile.net tribune libre 29 mai 2012 
quebechebdo 29 mai 2012

Commentaire:

"Pour un Québec qui nous appartient". "Pour un Québec à nous." 

Pierre Cloutier
vigile.net tribune libre 29 mai 2012