Nouveau pacte fiscal municipal…nouveau recul du PQ

14 mai 2013

Le nouveau pacte fiscal municipal que le ministre des Affaires municipales s’apprêtent à présenter aux municipalités n’atteindrait pas l’engagement du PQ en campagne électorale, à savoir qu’il se ferait à « coût nul » pour le contribuable, la TVQ étant remboursée à 100% aux municipalités.

Au gouvernement, on fait valoir que la TVQ a grimpé de deux points depuis 2006, ce qui alourdit la facture d'un remboursement à 100 %, et qu'un «trou» de 1,6 milliard $ dans les finances publiques a été découvert par le nouveau gouvernement à son arrivée.

En invoquant l’argument de la hausse de la TVQ de deux points depuis 2006, une donnée qui est loin d’être une « surprise », je ne crois pas que le gouvernement convaincra les maires du bien-fondé de sa proposition. En ce qui a trait au « trou » de 1,6 milliard $, dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants, j’ai l’impression d’entendre l’argument traditionnel des nouveaux gouvernements qui arrivent au pouvoir et qui découvrent soudainement des squelettes aux origines inconnues dans le placard.

Autre argument, même si sa facture devait augmenter, aux dires du ministre, le contribuable sortirait gagnant d'un nouveau pacte fiscal qui permettrait aux villes d'améliorer leurs services et leurs infrastructures. À cet effet, je me demande comment les municipalité pourraient améliorer leurs services aux contribuables alors que le gouvernement s’apprête à leur couper une partie du remboursement de la TVQ promise en campagne électorale.

Pour pallier ce manque à gagner, le ministre Gaudreault a déjà évoqué la possibilité pour les villes d'une taxe de 1,5 ¢ sur l'essence et l'application du principe d'utilisateur-payeur, l'imposition d'une nouvelle taxe étant toutefois peu attrayante pour des maires en pleine année électorale, le maire de Québec s’étant déjà exprimé à cet effet en invitant le gouvernement à appliquer cette taxe si telle était l’avenue explorée.

Je ne connais pas les conseillers qui ont oeuvré auprès des stratèges du PQ lors de la dernière campagne électorale mais force est de constater qu’ils ont souvent manqué le coche quant aux chiffres qu’ils leur ont fourni pour avancer leurs engagements!

Quant à Pauline Marois, « que le gouvernement s’ajuste en cours de route, c’est normal et c’est souhaitable », a-t-elle déclaré dans son allocution lors du conseil national du PQ tenu le 11 mai à Québec. Toutefois, à mon sens, il me semble que certains « ajustements » auraient pu être évités moyennant une meilleure connaissance des dossiers sur lesquels elle a dû reculer.

quebechebdo 14 mai 2013

L’espace Félix-Leclerc…un devoir de mémoire

13 mai 2013

À la lecture du texte de la fille de Félix Leclerc, Nathalie, paru dans Le Devoir du 11 mai sous le titre "J'aurais l'impression de trahir mon père", je n'ai pu qu'éprouver une vive sympathie à l'égard des sentiments éprouvés par Mme Leclerc concernant les sollicitations répétées de la part des gens de la maison Félix-Leclerc de Vaudreuil.

« À l’heure où ils désirent entreprendre des actions de financement et où ils attendent de moi une réponse claire sur mon engagement, déclare Nathalie Leclerc, j’ai besoin d’exprimer mes sentiments parce que c’est trop difficile pour moi de faire semblant. Je n’y arrive tout simplement pas ! Plusieurs personnes me posent des questions, mes amis artistes ne savent que faire quand ils sont sollicités par ces gens, le malaise grandit. Les silences apparaissent… J’ai besoin de dire ».

Nathalie Leclerc a « besoin de dire » que l’espace Félix-Leclerc, inauguré en 2002, sur l’île d’Orléans, où son père est inhumé, est devenu le « centre de [sa] vie et « un lieu où la mémoire de [son] père est célébré à sa hauteur ».

Un cri du cœur qui me ramène autour de l’île d’Orléans pour célébrer avec Félix l’hymne au printemps…un devoir de mémoire auquel je suis incapable d’échapper!

quebechebdo 13 mai 2013

Hymne à ma mère

12 mai 2013

Le 15 mars 2009, je perdais ma mère et, quelques semaines plus tard, je réalisais tout à coup que j’étais devenu orphelin puisque mon père est décédé il y a plusieurs années. Depuis ce temps, il m’est arrivé souvent de penser à elle et, parmi ces moments qui me reviennent, il en est un qui ressurgit constamment, à savoir les souvenirs que j’ai de ma mère au cours des dernières années de sa vie.

Aujourd’hui, en cette journée de la Fête des mères, j’aimerais dédier le poème qui suit à toutes les mères du Québec et les remercier d’être présentes auprès de leurs enfants.

Sa tête sur ma poitrine appuyée
Son dos recourbé par les années
Sa gorge serrée par les sanglots
De tendres mercis en trémolo

Pourtant tant de temps
Là à mes côtés
Pour m’encourager
Sans compter son temps

Son corps s’est ankylosé
Son regard s’est attristé
Voilé derrière ses souvenirs
Barricades à tout avenir

Maman, il a fallu que vous en arriviez là
Pour que je découvre enfin à quel point je vous aime
Je suis là près de vous en cette période de carême
Je vous accompagnerai jusqu’à votre dernier pas

Si vous avez besoin d’une oreille pour vous écouter
Si vous avez besoin d’une épaule pour vous appuyer
Sachez que toujours j’accourrai
Un simple signe et j’arriverai

quebechebedo 12 mai 2013
vigile.net tribune libre 12 mai 2013

Commentaire:

"Monsieur Marineau, votre texte est terriblement émouvant, tous ceux qui comme vous, ont perdu leur mère ont du être aussi émotionnés que moi en vous lisant.. Rien, jamais, ne remplace une mère, et ce qui est le plus difficile à accepter lors de son grand départ, c’est que c’est pour toujours."

Marie-Hélène Morot-Cyr
vigile.net tribune libre 16 mai 2013 

Un « cadeau de grec » pour les commissaires

11 mai 2013

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le dernier-né du gouvernement Marois, la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, connaît un départ plutôt chancelant. À cet effet, je vous cite un extrait de l’allocution du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, présentée lors de l’annonce officielle de la création de cette Commission :

« L’attitude du gouvernement du parti libéral a mené à un dialogue de sourds qui n’a fait qu’accroître la tension, y compris entre les étudiants, ce qui a entraîné une judiciarisation du conflit….Et plus encore, désireux de mâter le mouvement de grève, le gouvernement est allé jusqu’à faire adopter sous bâillon le projet de loi 78. Toutes ces actions n’ont donné aucun des résultats escomptés. Au contraire, les manifestations se sont amplifiées… ».

Du même souffle, le ministre Bergeron annonce que la Commission analysera les « techniques utilisées par les forces policières », les « méthodes des agitateurs », et tous les facteurs, y compris politiques, ayant contribué aux débordements et aux violences entourant la crise.

Difficile de croire que, dans une telle conjoncture, il appartiendra à la « Commission seule » de déterminer s’il existe des causes politiques à ce conflit alors que le ministre responsable de ce dossier se lance, dès sa création, à des attaques en règle contre le gouvernement précédent.

En réalité, si le gouvernement Marois, dont plusieurs membres actuels ont pris position pour les étudiants lorsqu’ils étaient dans l’opposition en arborant le carré rouge, présuppose [à raison] que le gouvernement précédent a erré dans la gestion de la crise étudiante et que le ministre péquiste actuel de la Sécurité publique « biaise » au départ l’orientation de la Commission, il m’apparaît qu’il y a là tout au moins une « erreur stratégique » de la part du ministre.

De plus, cette Commission, qui tiendra ses audiences à huis clos, est bien loin de l’enquête réclamée depuis six mois par plusieurs groupes sociaux, entre autres les fédérations étudiantes, qui réclamaient une commission d’enquête publique. En effet, son mandat se résume à « éclairer le gouvernement sur les manières de détecter les signes avant-coureurs d’éventuels troubles sociaux et sur les meilleures façons d’y réagir pour maintenir la paix sociale à l’avenir » et ce, sans aucun pouvoir coercitif auprès des responsables de la crise sociale vécue au Québec au printemps 2012.

En bref, cette Commission, présidée par l’ancien ministre péquiste, Serge Ménard, appuyé par l’ex-juge, Bernard Grenier, et de l’ex-présidente de la CSN, Claudette Charbonneau, se voit attribuer par le gouvernement Marois un espèce de « cadeau de grec » dans lequel les dés donnent l’impression d’être pipés à l’avance. Quoi qu’il en soit, il ne reste plus qu’à attendre son rapport qui devra être remis au ministre Bergeron d’ici le 20 décembre 2013.

vigile.net tribune libre 11 mai 2013

Huguette Oligny – La douceur d’un regard inoubliable

11 mai 2013

En apprenant le décès de Mme Huguette Oligny, je me suis rappelé la douceur contagieuse qui émanait de son regard sur le petit écran. J’avais une quinzaine d’années au moment où Mme Oligny, alors âgée d’une quarantaine d’années, avait atteint le sommet de sa carrière artistique. C’est à cette époque, plus précisément en 1962, que fut présentée à la télévision pour la première fois la pièce de théâtre Le temps des lilas de Marcel Dubé dans laquelle Huguette Oligny tenait l’inoubliable rôle de Blanche.

Sans ne l’avoir jamais rencontrée en personne, j’avais l’impression, à chaque occasion où je la voyais à la télé, que j’apprenais à la connaître davantage de fois en fois tellement la comédienne dans l’âme projetait une transparence incontournable.

Mme Oligny, je vous remercie pour tous ces moments de bonheur que vous avez su nous communiquer avec tant de chaleur tout au cours de votre carrière et sachez que je me souviendrai toujours de la douceur de votre regard.

quebechebdo 11 mai 2013

God bless America

10 mai 2013

J’ai toujours éprouvé des réserves sur les politiques internationales souvent contradictoires de nos voisins du Sud. À preuve cet extrait de Barack Obama lors de son allocution au moment où il recevait le prix Nobel de la paix en 2009: «…Les nations qui adhèrent aux règles internationales n’en sont que plus fortes, alors que celles qui les ignorent sont affaiblies, isolées».

Pourtant, l’année suivante, près de 1200 personnes étaient tuées au Pakistan, au Yémen et en Somalie par des drones américains, sans aucune forme de procès, une tuerie qui représente un nombre 25 fois plus élevé que toutes les personnes exécutées la même année dans tout le territoire des États-Unis.

Au fil des ans, les États-Unis se sont octroyé le droit de tuer partout sur la planète. À titre d’exemple récent, pendant les trois premières années de l’administration Obama, les frappes de drones ont tué quelque 500 civils, dont 60 enfants, certaines attaques ayant même poussé l’odieux jusqu’à cibler des funérailles de personnes tuées par des frappes précédentes… God bless America!

quebechebdo 10 mai 2013

Un discours qui manque de nuance

10 mai 2013

Depuis les quelque deux ans et demi, à savoir janvier 2011, que je participe activement à la tribune libre de Vigile, il est un discours qui m’a toujours laissé perplexe : la « soi-disant » manipulation des cerveaux [dont le mien] par les médias. Encore récemment, concernant ce qu’il est convenu d’appeler, depuis l’avènement du gouvernement Marois au pouvoir, les « reculs du PQ » devant leurs promesses en campagne électorale, on m’a servi le même discours:

« Il faut reconnaître une chose cependant, c’est que les médias sont drôlement habiles pour en arriver ainsi à jouer dans le cerveau des gens et à s’en faire des alliés fidèles pour relayer leurs messages destructifs et divisifs. Même des gens ayant un bon bagage académique et une longue expérience de la vie se prêtent promptement à ce triste jeu. »

Pourtant, dans ce cas précis, la référence dont je me suis servi pour prouver mon argumentaire provenait des projections du ministère des Ressources naturelles, une source fiable et objective qui n’a rien à voir avec la « manipulation des cerveaux ».

Par ailleurs, sans nommer personne par respect pour les intervenants sur cette tribune, ce sont les mêmes qui, parfois, utilisent allègrement ces mêmes références dans leur argumentaire lorsqu’elles contribuent à prouver leurs assertions.

Bien que conscient de l’influence qu’exercent les médias sur la population et que la plupart d’entre eux appartiennent à des personnages dont on peut deviner leur allégeance politique, il ne faudrait peut-être pas instituer une « chasse aux sorcières » sur tout ce qui est écrit ou dit sur leur contenu.

À titre d’exemple, on peut citer la récente nomination de Pierre Karl Péladeau à la présidence du CA d’Hydro-Québec qui, malgré son emprise sur plusieurs médias, a été louangé par les mêmes personnes qui ont tendance à « dénicher » des complots partout et « en arriver ainsi à jouer dans le cerveau des gens et à s’en faire des alliés fidèles pour relayer leurs messages destructifs et divisifs ».

En termes clairs, je défie n’importe qui sur cette tribune de m’affirmer qu’il n’a jamais utilisé quelque référence que ce soit dans les médias pour appuyer son argumentaire…et tout cela est parfaitement normal. Si on ne peut plus se fier aux médias pour s’informer, tout en demeurant « lucide », je me demande sincèrement sur quoi on pourra se faire une idée de l’actualité.

La tribune libre de Vigile est une tribune d’opinion qui reçoit les perceptions de Québécois intéressés à la cause indépendantiste de notre État et, en ce sens, même si parfois les références utilisées par leurs intervenants s’avèrent erronées [ce que je serais le premier à admettre] , je continuerai d’utiliser les médias pour alléguer mes opinions tout en demeurant le plus « vigilant » possible.

vigile.net tribune libre 10 mai 2013

Fermeté et vigilance obligent

9 mai 2013

Selon les dernières données de Statistique Canada, plus de 200 000 immigrants ne parlent pas français. En termes clairs, un immigrant sur cinq au Québec ne peut tenir une discussion en français. C’est ce qui ressort des données de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM), effectuée en 2011 qui dressent notamment un portrait des immigrants et des langues qu’ils maîtrisent. Parmi les immigrants vivant au Québec, 160 000 ont déclaré ne parler que l’anglais, et 43 000 ne maîtrisent aucune des deux langues officielles du Canada.

Toujours selon ces mêmes données, parmi ces immigrants qui ne maîtrisent pas le français, environ 30 000 sont arrivés récemment, soit depuis 2006, ce qui laisse croire que leur non-compréhension de la langue est attribuable à leur arrivée récente au pays, mais 35 000 d’entre eux qui ont immigré ici dans les années 1990 ne parlent toujours que l’anglais ou une autre langue.

Seule note encourageante au tableau, il semble que la loi 101 ait produit des effets positifs puisque, chez les nouveaux arrivants allophones au Québec, davantage d’entre eux apprennent le français avant l’anglais. Pour arriver à de telles conclusions, Statistique Canada demande aux immigrants laquelle des deux langues officielles du Canada ils ont appris à parler en premier et, parmi les immigrants arrivés avant 1996, 33 % se tournaient alors vers l’anglais, une proportion qui n’est plus que de 20 % dans les dernières années. Et l’inverse est vrai pour le français alors qu’en 1996, 46 % apprenaient le français d’abord et la proportion n’a pas cessé d’augmenter pour atteindre 58 % en 2011.

Par ailleurs, toujours selon les données de Statistique Canada, au chapitre de l’immigration, une compétence constitutionnelle partagée entre le Parlement canadien et les législatures provinciales, près d’une personne sur cinq au pays appartient à une minorité visible alors qu’au Québec cette proportion se chiffre à 10 %, un pourcentage qui atteint 20 % à Montréal où les Noirs constituent le groupe de minorités visibles le plus important, devant les Arabes et les Latino-Américains. Au Québec, c’est la municipalité de Brossard, sur la rive sud de Montréal, qui a la population la plus diversifiée alors que 38 % de ses citoyens appartiennent aux minorités visibles, suivie de Dollard-des-Ormeaux, sur l’île de Montréal, avec 35 % de ses résidents.

Dans l’ensemble du Canada, le Québec reçoit ainsi sa part d’immigration de groupes de minorités visibles. « Mais ils viennent de pays différents du reste du Canada », indique François Nault, directeur de la division de statistique sociale à Statistique Canada. « Au Québec, on va avoir plus d’Arabes, de Latino-Américains et d’Africains » en raison du français qui est parlé dans leur pays d’origine, ou d’une langue apparentée, comme l’espagnol, précise-t-il.

En campagne électorale, le Parti québécois s’était engagé à intensifier les efforts de francisation des immigrants allophones. Les données de l’ENM, même si parfois elles s’avèrent positives, pourront donner au gouvernement un portrait précis de tous ceux qui échappent à son programme de francisation…et du pain sur la planche pour Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, qui devra faire preuve de fermeté et de vigilance dans les dossiers "chauds" qui lui sont confiés.

vigile.net tribune libre 9 mai 2013
quebechebdo 9 mai 2013 "Francisation des immigrants au Québec – Fermeté et vigilance obligent"

Dans la foulée des reculs du PQ

8 mai 2013

Pour une énième fois, le gouvernement Marois, cette fois-ci, recule sur son engagement électoral concernant les redevances minières en faisant passer sa promesse de revenus supplémentaires de 388 millions$ à 50 millions$.

Pour défendre cette nouvelle mesure, le ministre Nicolas Marceau allègue que le prix des métaux a chuté de 25 % depuis le sommet de 2011 et que les surprofits avaient disparu, ce qui expliquerait, selon lui, que le gouvernement ne puisse pas remplir sa promesse électorale. Or, si on se fie aux projections du ministère jusqu’en 2020, lesquelles devaient être connues par le PQ lors de la campagne électorale, même en projetant l’hypothèse la plus favorable, jamais le gouvernement ne touchera en redevances minières une somme qui pourrait même s’approcher de la promesse péquiste.

Par ailleurs, dix des vingt mines exploitées au Québec actuellement ne paient pas de redevances parce qu’elles ne sont pas rentables. En campagne électorale, le PQ avait promis d’imposer à « toutes » les mines une redevance de 5 % de la « valeur brute » du minerai extrait. Toutefois, la formule retenue par Nicolas Marceau impose une redevance minimale de 1 % des premiers 80 millions de la valeur « de la production à la tête du puits », c’est-à-dire la valeur brute « moins les dépenses subies après l’extraction du minerai ».

Cependant, malgré toutes ces projections à la baisse, le ministre affirme qu’il a respecté les quatre principes énoncés par le gouvernement lors de la campagne, à savoir que les revenus tirés des redevances devaient croître, que toutes les exploitations minières, « rentables ou non », devaient payer un impôt minier, que les redevances devaient augmenter en fonction du rendement, et que davantage de transformation du minerai devait se faire au Québec.

Mis à part l’incitation de transformation du minerai qui semble faire l’unanimité au sein des partis d’opposition, M. Marceau, en soutenant un argument de principe, fait fi des chiffres qui eux, ont considérablement chuté par rapport à la promesse du PQ, une attitude qui souffre d’une tendance pour le moins démagogique. C’est comme si le ministre nous disait : « Vous voyez, la façade n’a pas changé… » tout en omettant de nous dire que l’intérieur est beaucoup moins luxueux que prévu.

Toutefois, dans ce cafouillis de chiffres aux allures plutôt « gênantes », là où le bât blesse le plus, c’est que les dirigeants péquistes aient lancé des projections de revenus des redevances minières en campagne électorale alors qu’ils auraient dû être informés des données du ministère qui sont de caractère public. Alors, pourquoi Nicolas Marceau allègue-t-il maintenant la chute du prix des métaux pour justifier cette projection de baisse substantielle des redevances minières ?

vigile.net tribune libre 8 mai 2013

Dépouille mortelle cherche inhumation

8 mai 2013

La dépouille mortelle de Tamerlan Tsarnaev, tombé sous les balles de la police alors qu'il était poursuivi à la suite de l'attentat du marathon de Boston, reste jusqu'à maintenant sans preneur, pas un seul cimetière du Massachusetts n'ayant accepté d'acceuillir son corps.

Bien que nous devions admettre l’atrocité du geste commis par le terroriste, ne devrions-nous pas aussi nous interroger sur l’intransigeance des Américains de cet État? Tamerlan Tsarnaev n’a-t-il pas subi le châtiment ultime, à savoir la mort? La famille du terroriste doit-elle voir se prolonger indûment son deuil? Ou, sur un autre plan, les Américains, en refusant de l’inhumer, ne condamnent-ils pas tous les Islamistes et les Tchétchènes? En revanche, le pire des criminels d’origine américaine n’aurait-t-il pas eu droit à une sépulture?

Toutes des questions qui demeureront à jamais sans réponse puisque le peuple américain semble, au-delà du trépas, vouloir faire subir à la dépouille mortelle une malédiction supplémentaire, une mesquinerie qui, pourtant, ne redonnera jamais la vie aux victimes de l'attentat.

quebechebdo 8 mai 2013