Le père de la décriminalisation n’est plus

30 mai 2013

Le Dr Henry Morgentaler est décédé le 29 mai d’une crise cardiaque à l’âge de 90 ans. Qui n’a jamais entendu parler du personnage « coloré » qu’incarnait le médecin d’origine polonaise qui a immigré au Canada en 1950? Un personnage controversé qui suscita les passions toute sa vie dans son combat constant pour la légalisation de l’avortement que la Cour suprême du Canada lui accorda le 28 janvier 1988.

En pratiquant plus de 100 000 avortements en toute sécurité, il aura permis à autant de femmes de choisir librement d’enfanter ou non grâce à sa volonté et son acharnement. Par ailleurs, il serait extrêmement déplorable que les Conservateurs de Stephen Harper nous ramènent plus de 30 ans en arrière dans leur projet rétrograde de rouvrir le débat sur l’avortement.

Que l’on soit pour ou contre l’avortement, le Dr Henry Morgentaler restera un personnage qui a marqué l’univers collectif canadien par sa détermination et ses convictions.

quebechebdo 30 mai 2013

Les fleurs et le pot pour le maire Tremblay

30 mai 2013

Tout en remettant d’une main les fleurs au maire de Saguenay, Jean Tremblay , la Cour d'appel renverse la décision du Tribunal des droits de la personne et permet à la Ville de Saguenay de réciter la prière avant les séances du conseil municipal, mais lui remet de l’autre main le pot en déplorant qu’il ait contrevenu au devoir de réserve associé à ses fonctions.

Sans vouloir user de jeux mots inappropriés dans les circonstances, j’ai l’impression que les trois juges de la Cour d’appel ont coupé la poire en deux en permettant à monsieur le maire de réciter sa « prière » tout en le « priant » de se conformer à son devoir de réserve.

quebechebdo 30 mai 2013

L’étau constitutionnel

29 mai 2013

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la saga que vit actuellement le Sénat canadien soulève beaucoup d’émotion. À cet effet, il fallait voir Stephen Harper hier se débattre « comme un diable dans l’eau bénite », bombardé de questions aux Communes de la part de l’Opposition.

En soirée, à l’émission 24 heures en 60 minutes, animée par Anne-Marie Dussault, les invités Benoît Pelletier et Frédéric Bastien, l’auteur de « La bataille de Londres », ont réaffirmé que l’abolition du Sénat ne pouvait se réaliser sans l’accord unanime des provinces sur une réouverture de la Constitution.

À ce stade-ci, un petit rappel historique sur le rapatriement de la Constitution s’avère intéressant dans la mesure où le Québec, exclu de cette Constitution, se retrouve par conséquent isolé de cette « éventuelle réouverture ».

La Loi de 1982 sur le Canada fut la dernière requête du gouvernement canadien pour modifier la constitution du pays. Après des négociations peu prometteuses avec les gouvernements provinciaux, Pierre-Elliot Trudeau commença à espérer que le Parlement fédéral pourrait rapatrier la constitution de façon unilatérale. Toutefois, la Cour suprême du Canada jugea, dans le « Renvoi sur le rapatriement », qu’un « niveau substantiel de consentement » de la part des provinces était nécessaire selon les conventions constitutionnelles. À grands coups de manœuvres de « corridors à la Trudeau », le premier ministre canadian réussit à convaincre neuf provinces sur dix en ajoutant la clause dérogatoire pour limiter la mise en œuvre de la Charte canadienne des droits et libertés, l’objectif ultime et inavoué de Trudeau dans toute cette saga.

Le Québec fut la seule province à ne pas adhérer à cette entente. À cet effet, il convient de se rappeler que l’Assemblée nationale adopta, le 1er décembre 1981, une résolution selon laquelle la province ne signerait la Loi constitutionnelle de 1982 qu’à certaines conditions, à savoir le droit de veto, l’abrogation des dispositions de la Charte touchant la liberté de circulation et d’établissement, la limitation du pouvoir fédéral de dépenser, la clause de la « société distincte » et l’intervention dans la nomination des juges à la Cour suprême du Canada…ce qui fut rejeté à Ottawa.

Toutefois, malgré l’absence du Québec dans l’entente adoptée par Trudeau et les neuf autres provinces, il n’y eut aucune objection de la part du gouvernement britannique quant à l’adoption de la Loi. C’est ainsi que, dans la section 2 de la Loi, le Royaume-Uni met fin à sa participation dans de futures modifications de la constitution canadienne.

La Loi de 1982 sur le Canada reçut la sanction royale d’Élisabeth II, Reine du Canada, un 17 avril pluvieux sur la colline du Parlement à Ottawa. Toutefois, la Reine Élisabeth demeure reine et chef d’État du Canada, ses pouvoirs constitutionnels sur le Canada n’ayant pas été modifiés par la Loi. Le Canada, quant à lui, devient pleinement souverain sur son territoire.

À la lumière de ce scénario bassement flagorneur typiquement trudeauiste ayant conduit à la signature de cette parodie constitutionnelle, j’ai l’impression que nous sommes appelés à vivre sous l’emprise de l’étau constitutionnel encore pour bien des années avant que les mors de l’étau ne se desserrent !

vigile.net tribune libre 29 mai 2013



Passe-droit aux communautés religieuses

29 mai 2013

Dernièrement, les députés ont adopté en commission parlementaire des modifications à la loi 22 concernant les victimes d’agressions sexuelles, notamment sur le délai de prescription qui passe de 3 ans à 30 ans, sauf pour les agressions commises il y a plus de trois ans.

Toutefois, cet amendement ne tient pas compte des cas d’agressions sexuelles les plus nombreux, à savoir celles commises dans un cadre institutionnel, pour lesquelles les règles actuelles continueront de s’appliquer. De plus, la nouvelle loi mettrait fin au recours trois ans après la mort de l’agresseur, ce qui pourrait blanchir les institutions religieuses de qui relevaient les agresseurs.

Un passe-droit qui témoigne d’un « privilège » inacceptable de la part des élus pour les communautés religieuses qui se retrouvent ainsi à l’abri de poursuites des nombreuses victimes de pédophilie de la part de certains religieux au cours des dernières décennies.

quebechebdo 29 mai 2013

Le principe de l’honneur sérieusement entaché

28 mai 2013

Depuis que le scandale du Sénat entourant la saga Duffy a éclaté au grand jour, Stephen Harper, selon sa « bonne » habitude, s’est littéralement « déguisé en courant d’air ». En attendant, telle une couleuvre, notre cher premier ministre canadian continue de se rabattre sur le fait qu’il a été informé de l’affaire Duffy en lisant un journal, un autre prétexte fallacieux pour tuer le temps en espérant que la GRC le sortira de ce merdier le plus vite possible en annonçant la tenue d’une enquête policière sur cette affaire.

Selon la version « officielle », le vérificateur général Michael Ferguson n’aurait pas vérifié les dépenses des sénateurs, dans son rapport de juin 2012, alléguant que « les sénateurs sont menés par le principe de l’honneur » et qu’ils avaient opposé leur veto à une telle enquête en vertu du principe de leur indépendance, des arguments qui auraient satisfait M. Ferguson concernant les règles entourant les déplacements des sénateurs.

Toutefois, dans son rapport, le vérificateur soulève quand même certaines interrogations sur les sénateurs qui sont propriétaires d’une résidence secondaire dans la région d’Ottawa. Par contre, deux des cas passés à la loupe manquaient de preuve, selon le version de M. Ferguson.

Par ailleurs, selon certaines sources, les conservateurs, dans un ultime effort pour écarter la foudre qui s’abat sur eux, proposeront dans les prochains jours une série de changements aux règles d’éthique qui doivent guider les sénateurs, concernant particulièrement les dépenses liées aux résidences secondaires et aux déplacements des sénateurs.

En effet, selon les informations obtenues via un communiqué diffusé le 26 mai, la leader du gouvernement dans la Chambre haute, Marjory LeBreton, proposera une série de modifications dont la première est libellée ainsi : « On ne supposera plus que les sénateurs se conduisent de manière honorable lorsqu’ils demandent à être indemnisés ».

Un « beau » principe qui souffre, malheureusement pour les conservateurs, de toute crédibilité compte tenu de paravents archaïques, tel le principe de l’honneur, qui ont déclenché la crise de confiance qui sévit actuellement envers cette institution tout autant archaïque appelée le Sénat canadien.

En attendant, Stephen Harper va continuer de louvoyer autour du pot dans l’espoir que la GRC prenne le relais, ce qui va lui permettre de répondre aux questions de l’opposition qu’il ne peut pas s’ingérer dans une enquête en cours…et vogue la galère des scandales étouffés par le maître d’œuvre de la diversion !

vigile.net tribune libre 28 mai 2013

Sous le couvert de la prostitution

28 mai 2013

Damien Roberge, un client et compagnon de beuverie, a été tué le 25 mars 2010 dans son logement d'un HLM de la rue du Roi dans le quartier Saint-Roch par Linda Lavoie au moyen d’une dizaine de coups de patte de table et pas moins de 17 coups de couteau.

Le verdict : homicide involontaire coupable, le terme exact de l'infraction. Le jury, composé de sept hommes et cinq femmes, a estimé que l'ex-prostituée de 47 ans, accusée de meurtre au second degré, était tellement intoxiquée par l'alcool qu'elle n'avait pas pu formuler l'intention spécifique de tuer Damien Roberge.

«Les femmes qui font de la prostitution, c'est toute leur personnalité qui s'en trouve changée et ça vient changer sur leur intention coupable, affirme l’avocat de l’accusée, Me Réjean Lavoie. Ma cliente ne pouvait pas être jugée comme monsieur et madame Tout-le-Monde.»

Si on considère tous les cas qui ne peuvent pas être jugés comme monsieur et madame Tout-le-Monde, jusqu’où irons-nous? Sur quels critères, à part son intoxication à l’alcool, se base le jury pour en arriver à la conclusion que l’ex-prostituée de 47 ans, Linda Lavoie, «n'avait pas pu formuler l'intention spécifique de tuer Damien Roberge»?

En ce qui me concerne, indépendamment de ses intentions, Linda Lavoie est coupable de meurtre non-prémédité et elle devrait subir la sentence prévue à la loi.

quebechebdo 28 mai 2013

Congrès de la Convergence nationale – L’appel au dialogue est maintenant lancé

27 mai 2013

Organisé par le Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ), le congrès de la Convergence nationale, qui s’est tenu à Montréal les 25 et 26 mai, se voulait «le plus important rassemblement indépendantiste non partisan depuis 1995» tout en espérant répondre à la question «est-il possible de travailler ensemble pour faire du Québec un pays?

Plusieurs panélistes y ont pris la parole pour tenter d’enrichir l’argumentaire autour des enjeux de convergence nationale et de convergence électorale. En ce qui a trait à la convergence nationale, Danic Parenteau, commissaire aux États généraux sur l’indépendance, et Jocelyn Caron, auteur de « Choisir le progrès national », ont présenté des plaidoyers semblables pour une démarche constituante, c’est-à-dire la mise sur pied d’une constitution québécoise émanant d’une consultation populaire. Aux dires de M. Parenteau, «la démarche constituante et le référendum sont deux choses complémentaires. Sur un plan plus stratégique, la démarche constituante pourrait remettre en valeur le projet souverainiste».

Pour ce qui est de la convergence électorale, l’union des partis politiques souverainistes représente une démarche essentielle, à défaut de quoi, selon Philippe Brisson, conseiller à la firme de conseil stratégique Strategeum, le statu quo entraînera des défaites électorales du camp souverainiste «à court, moyen et long terme».

Conséquemment, le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale devraient en venir à réaliser des pactes électoraux dans certaines circonscriptions pour s’assurer que soient élus des candidats souverainistes. Une telle alliance électorale « éphémère » viendrait limiter l'effet négatif de la division des forces souverainistes au moment des élections et par conséquent, éviter le retour au pouvoir des forces fédéralistes de droite.

Toutefois, des antagonismes bien réels existent entre les partis indépendantistes et cela depuis la naissance même de Québec solidaire et d'Option nationale. En fait, ces antagonismes sont, pour les principaux d'entre eux, à l'origine même de la fondation de ces nouveaux partis.

Québec solidaire a été créé par des progressistes déçus des politiques centristes ou trop à droite du Parti québécois qui incarne, à leurs yeux, la dérive néolibérale , bien plus que par des indépendantistes dissidents qui auraient voulu remettre la question nationale au-devant de la scène. En ce qui a trait à Option nationale, pour qui la question nationale subordonne toute autre priorité, le parti de Mme Marois représente la démission nationale.

QS réussit à rassembler des militants issus du milieu communautaire et d’autres d’anciens partis d’extrême gauche. ON attire une certaine jeunesse idéaliste et dynamique, indépendantiste d’abord, de gauche ensuite.

Dans son allocution de clôture, Bernard Landry a invité les forces souverainistes à mettre fin aux divisions et à faire de la souveraineté « le seul objectif à poursuivre », en termes clairs, à « mettre le pays devant les partis ». En point de presse, l’ancien premier ministre a expliqué les timides avancées qui ont émané du congrès en ces termes :« Personne ne s’est avancé sur ce qui pourrait converger dans les plateformes, c’est vrai. On a commencé par les grands principes et par admettre que les indépendantistes ont le devoir de travailler ensemble pour la cause qui les unit. C’était le principal, et les moyens techniques par la suite seront précisés. »

Et, de poursuivre M. Landry, « il y a urgence à faire un pays du Québec, et celui-ci n’a plus le droit à l’erreur…l’indépendance n’est ni à gauche ni à droite, elle est en avant ». Il a même laissé entendre que la souveraineté n’était plus l’apanage du Parti québécois.

« [L’indépendance], ça passe par la solidarité de tous ces millions d’indépendantistes qui, à travers un parti ou l’autre, font avancer cette cause… Il y a d’autres partis indépendantistes que le PQ. Ce qui compte, c’est qu’il y ait convergence pour que les indépendantistes se soutiennent les uns les autres sur la mission fondamentale qu’est l’indépendance. »

L’appel au dialogue est maintenant lancé…À mon sens, le dialogue entre le PQ, ON et QS incarne le pari de la dernière chance. Toutefois, bien que je serais ravi que ces partis puissent établir des ententes sur des pistes de convergence, je doute que cela puisse se produire, considérant les écarts substantiels entre chacun de leur programme concernant les stratégies pour accéder à notre indépendance.

Tout dépendra de la réponse à la question «est-il possible de travailler ensemble pour faire du Québec un pays?» En ce qui me concerne, la meilleure réponse à cette question appartient à Jean-Martin Aussant qui a tenté un léger rapprochement en appelant à mettre la cause souverainiste avant les intérêts du parti lui-même. « Et il faut que cette collaboration se fasse entre partis clairement souverainistes, sinon c’est donner un chèque en blanc à ce qui résultera de ces élections-là comme gouvernement ».

quebechebdo 27 mai 2013

Au sujet du futur livre blanc du PQ sur la jeunesse – La souveraineté semble exclue des débats

26 mai 2013

Le député péquiste de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin lance une vaste consultation pour une politique jeunesse qui débouchera sur l’adoption d’un livre blanc, d’ici la fin de l’année, où les jeunes auront été appelés à « définir le Québec de 2030 ».

Pour sa part, Pauline Marois a fait référence à une future politique qui sera « audacieuse ». Pour l’instant, l’exercice ne propose que de débattre de thèmes fort généraux. Ils vont de la citoyenneté et la mondialisation à l’environnement, en passant par les régions, l’éducation, la santé, la culture et l’entrepreneuriat.

La première ministre a affirmé que ce qu’elle initie « ne s’inscrit pas spécifiquement » dans la foulée de sa « gouvernance souverainiste ». Elle a cependant laissé entendre « qu’un Québec indépendant pourrait mieux relever tous les défis auxquels nous sommes confrontés », y compris le défi de la démographie. À un journaliste qui lui demandait si le vieillissement de la population constituait un obstacle à la souveraineté du Québec, la politicienne a haussé les épaules en répondant, « Pas plus cela qu’une autre raison. »

La protection de la langue et le dossier des accommodements raisonnables feront aussi partie des thèmes discutés, a assuré la première ministre. « La question des valeurs québécoises sera abordée. [...] Aucun sujet ne sera exclu. »

Aucun sujet ?…Vraiment ?…Pourtant, je ne vois aucune allusion à la souveraineté du Québec dans la liste des sujets qu’aborderont les jeunes à l’occasion de cette consultation ! Est-ce un oubli ou une intention ? Dans un cas comme dans l’autre, il semble que le sujet, à savoir l’indépendance du Québec, ne soit pas une priorité pour Pauline Marois !

Par contre, j’espère que les jeunes qui participeront à cet exercice manifesteront leur volonté d’inscrire l’indépendance du Québec à l’ordre du jour des délibérations, à défaut de quoi, ils se contenteront de jouer dans la cour provinciale.

De ce fait, les jeunes répondront à l’objectif des vœux pieux de Pauline Marois, « Demain sera différent de ce que nous avons connu….Nous avons l’intention de nous projeter dans le futur. » Et après, Mme Marois ? Quel chemin avez-vous l’intention d’emprunter pour vous « projeter dans le futur » ?

vigile.net tribune libre 26 mai 2013

Le fantasme du déficit zéro

26 mai 2013

La semaine dernière, l’ancien premier ministre et ex-ministre des Finances dans le cabinet de René Lévesque, Jacques Parizeau, a contesté le message officiel du ministre des Finances du gouvernement péquiste actuel, Nicolas Marceau, sur l’état des finances publiques en affirmant, d’une part, que l’ampleur de la dette actuelle du Québec devait être « dédramatisée » et, d’autre part, que le Québec, loin d’être en déficit budgétaire, était plutôt en surplus d’un milliard de dollars au bilan du budget de cette année.

Sans entrer dans les astuces comptables que seuls les experts sont en mesure de déchiffrer, je suis enclin à me poser la question suivante : les versements annuels au Fonds des générations, créé en 2006 par le gouvernement libéral « dans le but de réduire le fardeau de la dette du Québec », ne sont-ils pas en train de produire un effet boomerang sur les coupures annoncées par le gouvernement péquiste dans les services publics pour atteindre à la date prévue le déficit zéro?

Selon des sources officielles du ministère des Finances et de l’Économie, le Fonds des générations a atteint en mars 2013 la somme de 5,5 milliards de dollars. Conséquemment, pourquoi ne pas puiser dans ce Fonds pour réduire la dette au lieu de marteler les contribuables de coupures dans les services publics qu’ils se paient à gros prix à même leurs impôts?

quebechebdo 26 mai 2013

Le défi de Patrick Roy

25 mai 2013

Personne qui a suivi la carrière de Patrick Roy, que ce soit à titre de gardien de but dans la LNH qu’instructeur des Remparts de Québec dans la LHJMQ, ne peut mettre en doute sa détermination et son désir de vaincre.

Au cours des huit années où le 33 a dirigé les Remparts, soit de 2005 à 2013, l’équipe de Québec a remporté la coupe Mémorial en 2006, emblème du championnat de hockey junior au pays, en plus de maintenir une fiche de 348 victoires contre 196 défaites.

Un palmarès plutôt éloquent!…Toutefois, le véritable défi de Patrick Roy réside, à mon sens, dans ses capacités à réussir à motiver l’Avalanche, une équipe qui se retrouve démotivée après une saison plutôt médiocre qui a laissé les spectateurs de Denver hors séries éliminatoires.

Cependant, une chose m’apparaît sûre…Si la guigne continue de s’acharner sur l’Avalanche, Patrick Roy ne s’obstinera pas longtemps derrière le banc du Colorado, compte tenu qu’il ne tolérera pas la direction d’une équipe perdante. Roy est un gagnant…qu’on se le tienne pour dit dans les bureaux de la direction de l’Avalanche!

quebechebdo 25 mai 2013