Où êtes-vous, M. Brière?

24 mai 2013

Il y a 350 ans cette année, en 1663, le Séminaire de Québec, première désignation de l’Université Laval, voyait le jour…un 350ième qui devrait être souligné en grandes pompes ! Pourtant, aucune commémoration de cet anniversaire historique n’est organisée.

Je présume que le recteur Denis Brière est trop occupé à tenter d’équilibrer son budget en ces temps de difficultés financières. Par ailleurs, un petit coup d’œil du côté de l’histoire aurait apporté un air bénéfique à un climat qui souffre de continuelles perturbations par les temps qui courent, d’autant plus que l’enseignement de l’histoire nationale soulève actuellement de vives passions ! Monseigneur François-Xavier de Montmorency Laval, ça vous dit quelque chose, M. Brière ?

vigile.net tribune libre 24 mai 2013
quebechebdo 25 mai 2013

Le recto et le verso

24 mai 2013

Compte tenu du ralentissement « inégalé » dans l’octroi des contrats publics, l’Association des constructeurs de route et de grands travaux du Québec, déplore une situation qui affecte, selon elle, les échéanciers et augmente le coût des projets.

Il est inévitable que la Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics ait des répercussions sur les délais dans le lancement de grands travaux routiers. Toutefois, c’est le prix à payer pour remédier à des années de laxisme du précédent gouvernement libéral et défaire un système érigé au détriment des contribuables québécois. À cet effet, j’incite le gouvernement Marois à garder le cap sur ses objectifs.

Avant de vociférer contre la loi 1, de décrier qu’elle impose des délais supplémentaires dans le lancement de grands travaux et qu’elle peut ainsi entraîner des pénalités, et conséquemment des coûts plus élevés dans le cas où un échéancier est repoussé, nous avons avantage à nous rappeler tout ce que les contribuables québécois ont dû payer en trop, que ce soit en argent ou en réputations entachées parce que des entrepreneurs, des professionnels et des élus ont contourné sans scrupule les règles et les lois.

Des « enveloppes brunes » de 2% à 3% distribuées à profusion ici et là ont fini par coûter très cher aux Québécois, les témoignages à la commission Charbonneau démontrant avec « éloquence » que les contribuables ont à maintes occasions été floués cavalièrement.

Par contre, l’envers de la médaille occasionne des répercussions sur les échéances compte tenu que les entreprises doivent d’abord obtenir l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF) avant de contracter avec les municipalités, le gouvernement et les sociétés d’État, des effets qui peuvent même se faire sentir à l’extérieur du Québec. En effet, qui offrira un contrat à une firme québécoise qui ne passe pas le test de l’AMF ?

Pour pallier ces délais, l’AMF et l’UPAC doivent donc disposer des ressources nécessaires pour procéder rapidement et efficacement aux vérifications qu’impose la nouvelle loi sur l’intégrité. Actuellement, le délai est d’une quarantaine de jours, selon l’AMF, une situation qu’elle juge raisonnable si on considère le fait que le gouvernement doit redonner confiance au public et forcer les entreprises qui veulent faire des affaires avec les organismes publics à assainir leurs pratiques et à se doter d’un véritable code d’éthique.

Face à ces objectifs nécessaires dans le contexte de collusion et de corruption révélé par la commission Charbonneau, autant les entrepreneurs que les utilisateurs devront « prendre leur mal en patience » s’ils désirent que chacune des parties retire sa juste part qualité/prix. 

En terminant, à l’occasion de mon 500ième article paru sur cette tribune, je m’en voudrais de ne pas remercier sincèrement les responsables de vigile.net pour m’avoir ouverte grande leur porte en acceptant de publier mes articles, sans oublier tous les vigiliens qui m’ont suivi dans mon cheminement depuis le 9 janvier 2011.

vigile.net tribune libre 24 mai 2013

Le métèque s’éteint

24 mai 2013

Le chanteur et compositeur Georges Moustaki, auteur de quelque trois cents chansons devenues pour la plupart des classiques est décédé le 23 mai à Nice à l'âge de 79 ans des suites de problèmes d’emphysème, une maladie respiratoire incurable.

En février 2013, sous oxygénation artificielle, il avait confié dans une ultime interview à Nice Matin s'être installé à Nice pour fuir la pollution et le froid de sa chère île Saint-Louis, à Paris, où il s'était installé il y a plus de 40 ans.

"Je regrette de ne pas chanter dans ma salle de bains. Chanter en public, non. J'ai fait le tour. Le tour du monde et le tour des salles, petites ou grandes. J'ai vécu des choses magiques. J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qu'il reste à découvrir."

Toutefois, en ce qui me concerne, Georges Moustaki, demeurera toujours dans ma mémoire comme le métèque de mes vingt ans alors que, les bras posés sur les épaules de mon amoureuse de l’époque, je lui déclarais en même temps que Moustaki, que «nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour».

quebechebdo 24 mai 2013

L’éléphant blanc fédéral

23 mai 2013

« Nous sommes profondément convaincus que le Sénat doit changer. Et s’il ne peut être réformé, je crois que la plupart des Britanno-colombiens, comme d’ailleurs la plupart des Canadiennes et des Canadiens, en viendront finalement à la conclusion qu’il doit être aboli. » Extrait d’un discours de Stephen Harper devant le Vancouver Board of Trade en 2007.

Le Sénat canadien, c’est 105 personnes à la chambre haute du Parlement qui coûtent aux Canadiens 100 millions $ chaque année, 1 milliard $ sur 10 ans, de l’argent chèrement versé par des contribuables surtaxés qu’on diabolise pour une erreur de quelques dizaines de dollars dans leur déclaration de revenus.

C’est ce même Sénat que Harper devait réformer depuis son élection à la tête du pays en 2006. Un Sénat qui devait à terme être élu et non nommé par le premier ministre. Toutes ces promesses sont restées lettres mortes. Au contraire, le chef conservateur s’est plutôt lancé dans la valse des nominations partisanes, tant et si bien qu’aujourd’hui, 60 des 105 sénateurs sont d’allégeance conservatrice, 58 d’entre eux, tous des amis du régime conservateur, ayant été désignés par Stephen Harper.

De plus, les événements des derniers mois ne cessent de fournir des arguments et des munitions à ceux qui réclament son abolition pure et simple. Si le sénateur Mike Duffy et ses 90 000 $ de la discorde ont fait la manchette au cours des derniers jours, il importe de mentionner qu’il est loin d’être le seul. Ainsi, ses collègues Mac Harb, libéral, et Patrick Brazeau, conservateur devenu indépendant, sont également sur la sellette pour de frauduleuses réclamations d’allocations de logement. À cela s’ajoutent le cas de la sénatrice conservatrice Pamela Wallin et ses 321 000 $ de douteuses dépenses de voyage depuis septembre 2010.

Comble de l’embarras pour le gouvernement Harper, la controverse Duffy a forcé la démission de Nigel Wright, le bras droit du premier ministre, le parapluie qui lui sert de couverture dans la tourmente, l’homme qui dicte la stratégie, après qu’il eut tout simplement épongé la dette du sénateur conservateur.

Pourtant, depuis 1874, à peine sept ans après la Confédération, le Sénat a fait l’objet de critiques et d’appels en faveur d’une réforme. En fait, le 12 avril 1874, la Chambre des communes étudiait une motion recommandant « que notre constitution devrait être changée de manière à conférer à chaque province le pouvoir de nommer ses propres sénateurs et de définir leur mode de nomination. » Quelque 140 ans plus tard, le parlement canadian en est encore à débattre de cette question !

À mon sens, cette institution désuète, archaïque, illégitime et non démocratique qu’est le Sénat doit disparaître le plus rapidement possible. Non élus et quasiment irrévocables malgré leurs pires frasques, les sénateurs actuels sont censés représenter les régions du Canada et ont le pouvoir de bloquer les mesures adoptées par la Chambre des communes élue. Le Sénat canadien…un éléphant blanc démocratiquement inadmissible !

vigile.net tribune libre 23 mai 2013



Michel Chartrand en acrostiche

23 mai 2013

J’ai reçu dernièrement par courrier électronique un acrostiche sur Michel Chartrand pour lequel j’ai éprouvé une vive admiration…aussi ai-je cru bon de vous le partager.

M ichel s’est tu. Fini discours vociférés,
I ncisifs propos et mots voisins du sacré,
C es mots dits émaillant son verbe coloré!

H onoré par ceux dont il défendit la cause,
E ncensé par ses pairs et par Gérald Larose,
L e lutteur épuisé maintenant se repose :

C e chêne qui s’abat après Vadeboncœur,
H omme libre aussi qui sut choisir ses valeurs.
A dieu Michel, maintiens ta liberté ailleurs!

R econnaissons en lui, pourfendeur des cupides,
T ous les dons qu’il faut pour démasquer les Lucides.
R éprimons comme lui leurs sermons insipides.

A ccepte notre hommage et notre grand chagrin :
N ul ne t’oubliera, cher héraut, contemporain
D es Falardeau, Bourgault, Guay, Lazure et Laurin.

quebechebdo 23 mai 2013
vigile.net tribune libre 26 mai 2013

Le double discours conservateur

22 mai 2013

En fouillant sur Google dans l’intention d’en connaître davantage sur les comportements autoritaires de Stephen Harper, je suis tombé sur le blogue de Bruno Masse, géographe, activiste et écrivain, paru dans le Huffington Post du 20 mai 2013, et qui réfère, entre autres, aux sept caractéristiques de la pensée des autoritaires de droite selon le professeur de psychologie de l’université du Manitoba, Robert Altermeyer.

Je vous propose certaines réflexions sur une de ces caractéristiques qui m’apparaît percutante chez les conservateurs de Stephen Harper, particulièrement par les temps qui courent, à savoir « le double discours ».

Selon Altermeyer, « les autoritaires de droite ont un esprit hautement compartimenté, signifiant par là qu’ils ont « des idées pauvrement intégrées les unes avec les autres », allant jusqu’à la contradiction. Ces valeurs et ces idées coexistent simultanément et sont évoquées au besoin, selon la situation. C’est cette compartimentation qui permet à plusieurs conservateurs canadiens d’être à la fois contre l’avortement et pour la peine capitale, ainsi qu’en faveur de l’intervention militaire au Moyen-Orient. »

Un double discours qui conduit inévitablement en plein monde de la contradiction, la saga autour de l’affaire Duffy en étant une preuve irréfutable. En effet, croyez-vous qu’il soit imaginable que Stephen Harper, l’homme qui se targue de contrôler tout ce qui émane du Parlement, ait pu ignorer l’arrangement qui se passait au sein de son propre bureau entre son bras droit Nigel Wright et le sénateur Duffy ?

Lors de la dernière réunion hebdomadaire de son caucus, à laquelle les journalistes ont été invités à participer en début de rencontre, Stephen Harper a tenté, selon son habitude, de démontrer sa « bonne foi » dans toute cette affaire :

« De toute évidence, je veux vous parler des événements des derniers jours, a lancé M. Harper. Et je sais que personne ici ne sera surpris d’entendre que je ne suis pas content, que je suis très vexé par la conduite de certains parlementaires et de mon propre bureau. » Il a rappelé que son gouvernement avait été élu en 2006 dans la foulée du scandale des commandites pour faire le ménage, et que ménage il y a eu.

« Le Canada est maintenant l’un des meilleurs systèmes de gouvernance parmi les plus responsables et transparents dans le monde entier. […] Mais c’est quelque chose que nous ne devons jamais tenir pour acquis. » Il a lancé un avertissement : « Quiconque veut utiliser une charge publique pour ses propres bénéfices devrait changer de plans ou encore mieux, quitter cette salle », a-t-il dit en brandissant un doigt accusateur à ses troupes, levées pour l’applaudir et lancer des « bravos ». M. Harper a finalement parlé des événements du Sénat comme d’une « distraction » qui empêchait le gouvernement de gérer l’économie.

Et notre flagorneur national de poursuivre sur ses promesses de transparence et d’intégrité faites durant la campagne de 2006 alors que, durant cette même campagne, le parti conservateur a eu recours au stratagème du in and out afin de pouvoir dépenser au-delà de la limite permise.

C’est aussi le même Harper qui, au début de son premier mandat, a fait adopter une Loi sur la responsabilité pour resserrer les règles de financement des partis politiques, a soumis une quinzaine d’institutions à la Loi sur l’accès à l’information, musclé un peu plus les règles en matière de lobbying et créé le bureau du directeur parlementaire du budget. Néanmoins, depuis lors, on a assisté à une dilapidation outrancière des fonds publics de la part de ministres et de sénateurs en toute impunité sans compter les nombreuses nominations politiques.

Dans cette bouillabaisse de contradictions, Stephen Harper tente maintenant par tous les moyens de garder le contrôle sur les affaires de l’État…Toutefois, à mon avis, les derniers événements entourant l’affaire Duffy risquent de laisser une tache difficilement délogeable au dossier politique du maître du double discours !

vigile.net tribune libre 22 mai 2013



Exit le programme arts et lettres du collégial

22 mai 2013

Le programme collégial « arts et lettres » n’est plus, vive « culture et communication ». Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a officiellement approuvé le 18 avril dernier le nouveau programme d’études préuniversitaires qui devra entrer en vigueur dès l’année scolaire 2015-2016 dans tous les cégeps du Québec.

Selon David Descent, conseiller pédagogique au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne, le ministère voulait répondre aux préoccupations des étudiants pour qui le terme « communication » avait davantage de résonance, comparativement au mot « lettres », qui fait un peu « vieilli »…Le ministère s’est aperçu que 45 % des gens allaient dans le profil communication. Il drainait tellement de gens qu’il s’est dit qu’il allait le nommer ainsi », constate M. Descent.

Un tel raisonnement m’apparaît d’un ridicule consommé. Imaginez, on remplace une notion riche d’un contenu pédagogique légendaire par un terme « moderniste » qui fait « in » et qui accroche davantage les étudiants…tout simplement aberrant! On ne peut pas qualifier cette décision du ministre Duchesne de « coup du siècle ». Quant à moi, elle revêt toutes les caractéristiques d’un populisme de bas niveau.

quebechebdo 22 mai 2013

Quand allons-nous tirer enfin des leçons de l’histoire?

20 mai 2013

En cette Journée nationale des patriotes, nous tirerions profit de nous rappeler les grands faits historiques réalisés par nos vaillants aïeux au lieu de perpétuer inlassablement la répétition de l'histoire au détriment des leçons qu'elle devrait nous apprendre. 

La saine gestion par l’État est le plus constant engagement pris par les patriotes qui ont exigé sans relâche tenue d’enquêtes publiques, ce à quoi le gouverneur anglais s’opposait systématiquement, une situation qui n’est pas sans nous rappeler, 175 ans plus tard, l’obstination dont a fait preuve le précédent gouvernement libéral afin de retarder la tenue d’une enquête sur l’industrie de la construction.

Dès 1811, les patriotes obtiennent l’inéligibilité des juges, une mesure fondamentale qui évite que la partisannerie politique n’entrave une justice impartiale. Récemment, l’historien Frédéric Bastien dévoilait que je juge Bora Laskin avait enfreint cette règle en divulguant des informations au gouvernement alors même que la Cour suprême du Canada était saisie en 1981 du cas du rapatriement unilatéral de la constitution. À 175 ans de distance, on est stupéfait de constater que le parti patriote dénonçait exactement la même situation.

Et dire que notre devise est « Je me souviens »! Mais, au fait, de quoi nous souvenons-nous au juste? Qu’attendons-nous pour offrir à nos enfants un cours d’histoire nationale qui relate tout au moins les hauts faits de nos patriotes pour qu’enfin notre jeunesse puisse tirer des leçons de l’histoire?

quebechebdo 20 mai 2013

Une occasion de se souvenir…

20 mai 2013

« Ce jour férié soulignera la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique »

C’est en ces termes que le Gouvernement du Québec créait en 2002 la Journée nationale des patriotes, le lundi précédant le 25 mai de chaque année. C’est dire combien ce rendez-vous est l’occasion de commémorer la conquête de nos droits civils et de donner corps à la devise du Québec « Je me souviens ».

Cette journée souligne en particulier la tenue, au printemps de 1837, de vastes assemblées publiques, partout au Québec, dénonçant les autorités coloniales et revendiquant la souveraineté du peuple. La lutte patriote fut donc aussi un vaste exercice de prise de parole pour des milliers d’agriculteurs, d’ouvriers et de notables, lésés dans leurs droits civils et nationaux, et qui ont alors senti de leur devoir d’affirmer haut et fort ce qu’ils souhaitaient pour eux et pour leur collectivité.

À l’heure où il est beaucoup question de corruption, d’éthique, du respect des institutions et du désintéressement envers la chose publique, la Journée nationale des patriotes est un moment privilégié pour rappeler la ténacité de Québécois d’hier et d’aujourd’hui dans la défense de leurs droits collectifs dont l’épisode patriote constitue le « jalon essentiel ». La lutte patriote montre également que la défense des droits démocratiques est parfaitement compatible avec la promotion d’une identité culturelle distincte en Amérique.

La Journée nationale des patriotes, c’est aussi la fête de toute l’histoire du Québec, à l’heure où l’histoire nationale occupe de moins en moins de place à l’école et est menacée d’être dépouillée sauvagement par notre premier ministre canadian qui, du haut de son ROC, s’évertue à ramener sur la place publique des vestiges monarchiques et ancestraux qui n’ont aucun lien avec notre histoire.

À mon sens, on ne bâtit pas un pays sans que soit bien ancrés dans les mémoires les principaux faits historiques qui ont contribué à perpétuer sa langue et sa culture. En ce sens, je me réjouis de la plateforme électorale du Parti québécois dont l’engagement est clair et succinct : « Renforcer l’enseignement et la recherche de l’histoire à tous les niveaux, de l’école primaire à l’université, en privilégiant la connaissance de l’histoire nationale du Québec et de ses institutions. » Reste à voir si les gens du ministère de l’Éducation, en particulier la ministre Malavoy, « se souviendront » quand viendra le temps de préciser le contenu d’un nouveau cours d’histoire nationale.

Michel Chartrand, le patriote

En exergue, dans l’avant-propos de la biographie de Michel Chartrand rédigée par Fernand Foisy sous le titre « Michel Chartrand – La colère du juste (1968-2003) », apparaît la phrase suivante : « On va se battre avec tous les contestataires, tous les protestataires et tous les révolutionnaires » Michel Chartrand, 1er mai 1969.

Bien que nous ne puissions pas affirmer que Michel Chartrand ait sacrifié sa vie pour les canadiens-français à l’image des patriotes de 1837-1838, nous pouvons déclarer hors de tout doute qu’il l’a vouée corps et âme à la défense des droits des travailleurs québécois.

Michel Chartrand incarnait parfaitement l’expression : « The medium is the message ». Dans son cas, le « médium » prenait plus souvent d’importance que le message proprement dit, c’est-à-dire que l’intensité du personnage transcendait son message.

Comme l’exprime à raison Fernand Foisy, « Michel Chartrand est et restera le symbole d’un peuple qui n’a jamais accepté de fermer sa gueule… ».

vigile.net tribune libre 20 mai 2013
quebechebdo 20 mai 2013 "Journée nationale des patriotes – Une occasion de se souvenir"



Michel Chartrand, le patriote

19 mai 2013

En exergue, dans l’avant-propos de la biographie de Michel Chartrand rédigée par Fernand Foisy sous le titre « Michel Chartrand – La colère du juste (1968-2003) », apparaît la phrase suivante : « On va se battre avec tous les contestataires, tous les protestataires et tous les révolutionnaires » Michel Chartrand, 1er mai 1969.

Bien que nous ne puissions pas affirmer que Michel Chartrand ait sacrifié sa vie pour les canadiens-français à l’image des patriotes de 1837-1838, nous pouvons déclarer hors de tout doute qu’il l’a vouée corps et âme à la défense des droits des travailleurs québécois.

Michel Chartrand incarnait parfaitement l'expression : « The medium is the message ». Dans son cas, le « médium » prenait plus souvent d'importance que le message proprement dit, c'est-à-dire que l’intensité du  personnage transcendait son message.

Comme l’exprime à raison Fernand Foisy, « Michel Chartrand est et restera le symbole d'un peuple qui n'a jamais accepté de fermer sa gueule… ».

quebechebdo 19 mai 2013
vigile.net tribune libre 20 mai 2013