Petite leçon de dépendance

3 juin 2013

Voici une petite histoire qui illustre bien la dépendance aux machines vue par une fille et sa mère.« Un soir, ma mère et moi étions assises dans le salon et parlions de la vie et de la mort… Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l'on dépend de machines, lui dis-je. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie…Je préfère mourir!

 

Alors, ma mère se leva et débrancha …la télévision, le lecteur de DVD, le câble Internet, l'ordinateur, le MP3/4, la Play-station, la PSP, la WII, le Téléphone fixe. Elle me prit aussi mon mobile, mon Ipod, mon Ipad, mon Blackberry et balança le tout dans la poubelle…J'ai failli mourir! »

quebechebdo 3 juin 2013
Le Devoir 4 juin 2013

Le spectre du triangle libéral

3 juin 2013

Suite à mon article paru sur cette tribune le 30 mai sous le titre « La nécessité incontournable d’un leader charismatique », j’ai reçu un message électronique personnel qui m’a « allumé » sur un possible scénario que je n’avais pas encore imaginé, à savoir le spectre du triangle libéral.

Voici l’extrait déclencheur :« La politique n’est plus qu’un emploi comme les autres. Les gens sont terriblement isolés et le talent n’est plus valorisé. Regardez les menaces qui planent sur Montréal, Québec et Ottawa. »

Imaginez la photo suivante dans les médias à tendance « néo-libérale oligarchique » : Coderre, Couillard et Trudeau se serrant la main devant des assiettes bien garnies de spaghetti ! Pour employer le style de La Fontaine, une fable que l’on pourrait intituler « l’éléphant, l’ours et le renard »

Coderre l’éléphant, ce pachyderme à la lourde démarche écrasant tout sur son passage, Couillard l’ours, cet ursidé qualifié souvent de mal léché, et Trudeau le renard, ce fin finaud rusé issu du Maître Renard du disciple d’Ésope.

Et, pour ajouter davantage de « couleur » à mon analogie, nous pourrions l’ « engraisser » de quelques traits caractéristiques, tels que l’opportunisme de Coderre qui, ayant perdu ses illusions fédérales à la chefferie du PLC, a jeté son dévolu sur une ville en pleine crise, l’apparence de probité de Couillard dont le passage de la vie politique à la vie professionnelle en 2008 émane encore des odeurs fétides, et la flagornerie de Trudeau dont les antécédents paternels laissent toujours planer des souvenirs déchirants.

Et, mon correspondant d’ajouter, parlant du milieu politique actuel : « Pas de place pour quelqu’un de grand parce que, pour reconnaître la grandeur de quelqu’un, il faut avoir un peu de grandeur soi-même. » Absolument d’accord…Toutefois, malheureusement, contre vents et marées, le spectre du triangle libéral rôde à nos portes et n’attend que les appels aux urnes pour surgir à l’avant-plan des trois paliers gouvernementaux.

Il me semble que cette perspective à elle seule représente un tableau assez « déprimant » pour apporter davantage d’eau au moulin de la cause indépendantiste québécoise ! Vous ne croyez pas ?

vigile.net tribune libre 3 juin 2013



Au sujet de la tribune libre de Vigile

2 juin 2013

En haut de page de la tribune libre de Vigile, on peut lire ceci : "Vigile ouvre ses pages à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise. Vigile respecte et encourage la liberté d’expression et accueille les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation. Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs textes." Telle est la ligne éditoriale que les responsables de Vigile se sont donnée.

Par ailleurs, la saga que se livrent ces derniers jours Robert Barberis-Gervais et Pierre Cloutier ne peut que semer la déception en moi devant l’acrimonie qui s’est installée entre des intervenants que je qualifierais de "personnages respectés" sur cette tribune…et cela est extrêmement déplorable compte tenu que leurs attaques personnelles ne font que faire dévier l’argumentaire de leurs écrits.

"Vigile ouvre ses portes à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise" »…Dans ce contexte, est-il possible d’imaginer que les chemins empruntés par qui que ce soit qui écrit sur cette tribune puissent diverger des nôtres sans pour autant s’attaquer à ceux et celles qui les défendent ? En d’autres termes, débattre des contenus des argumentaires tout en respectant "la liberté d’expression".

"Vigile accueille les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation"…Ce n’est pas rien, on parle de "l’avenir de la nation" ! À mon sens, il faut "mettre pas mal épais de beurre sur la rôtie" pour en arriver à un tel niveau de dangerosité. Dans cette ligne de pensée, je ne crois pas que le fait d’être anti-Marois puisse représenter un tel danger…si oui, ce serait accorder beaucoup de prestige à Pauline Marois !

En ce qui me concerne, je ne prétends pas me situer dans la catégorie des anti-Marois mais plutôt des anti-gouvernance souverainiste, un vieux meuble décapé auquel on voudrait attribuer les qualités d’un meuble fraîchement sorti de l’entrepôt. En d’autres termes, peu importe qui essaierait de défendre "l’indéfendable", à mes yeux, que ce soit un homme ou une femme, recevrait la même aversion de ma part.

En conclusion, je crois en l’intégrité des responsables de cette tribune libre qui représente encore aujourd’hui un espace privilégié qui nous est offert pour exprimer nos opinions et commentaires sur les débats suscités par les différences de point de vue des divers intervenants. Je ne peux que souhaiter que Vigile "ouvre ses pages à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise" encore assez longtemps pour que nous puissions tous ensemble savourer un jour notre ultime victoire.

En attendant, laissons jaillir la lumière du choc des idées au lieu de l’éteindre par des attaques personnelles.

vigile.net tribune libre 2 juin 2013



Tu seras un homme, mon fils

2 juin 2013

En cette époque agitée que nous traversons où le monde de l’électronique nous propulse en une fraction de seconde dans des mondes souvent aux antipodes, j’ai cru opportun de vous proposer la lecture d’un célèbre poème de Rudyard Kipling intitulé « If » et traduit en français par André Maurois sous le titre « Tu seras un homme, mon fils », dans lequel l’auteur nous invite à garder l’équilibre dans notre vie.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, tu seras un homme, mon fils.

quebechebdo 2 juin 2013

Le vrai visage de Philippe Couillard

1 juin 2013

Par les temps qui courent, le nouveau chef du PLQ et ex-ministre de la Santé dans le cabinet Charest, Philippe Couillard, peine à se débarrasser du spectre d’Arthur Porter qui le poursuit « jusque dans sa soupe » !

Pourtant, jusqu’à maintenant, le seul « crime » reproché à Philippe Couillard par le gouvernement Marois réside dans le fait que les accusations qui pèsent actuellement sur M. Porter portent sur des crimes commis au moment où M. Couillard et lui étaient associés dans une entreprise….Avouons que la « preuve » de collusion avec Arthur Porter est plutôt faible.

À mon sens, dans toute cette saga entourant la relation Couillard/Porter, l’arbre cache la forêt…En effet, nous aurions avantage à prendre un recul et mettre plutôt le focus sur les derniers mois qui ont précédé le départ de Philippe Couillard de la scène politique le 25 juin 2008 et son association ultérieure avec un fonds d’investissement en santé.

À cet effet, rappelons-nous le rapport du commissaire au lobbyisme publié en mars 2009 dans lequel les révélations sur les démarches que M. Couillard avait entreprises pour se trouver un emploi six mois avant de remettre sa démission laissent planer un sérieux doute sur la probité de notre « badaboom » national.

Dans ce rapport, il est écrit que, le 17 mai 2008, Philippe Couillard, alors ministre de la Santé, avait convenu d’un « protocole d’entente » avec la firme Persistence Capital Partners, affilié au Groupe Santé Medisys. Et, comme « par hasard », avant son départ, notre défenseur de l’éthique avait fait adopter par le Conseil des ministres un règlement qui étendait à une cinquantaine d’activités le champ d’action des cliniques privées.

Qu’à cela ne tienne, « dans un avis adressé au secrétaire général du conseil exécutif daté du 20 juin, le secrétaire général adjoint à l’éthique et à la législation, Louis Sormany, écrivait que l’important était de savoir « si, au cours de la dernière année, M. Couillard a eu des rapports officiels, directs et importants avec Medisys ». Il ajoutait : « À cet égard, le sous-ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Roger Paquet, m’a informé que M. Couillard lui aurait affirmé ne pas avoir eu de tels rapports. » Michel David, « Le talon d’Achille », Le Devoir, 1er juin 2013.

Et voilà…le dossier est clos ! Un véritable cours 101 sur l’art de noyer habilement le poisson. Pourtant, la presse, au lieu de fouiller une petite histoire de salissage montée par le gouvernement Marois pour tenter de remonter dans les sondages, devrait plutôt scruter ce qui se cache « derrière la façade de la probité » que Philippe Couillard a su manigancer pernicieusement lors de son passage de sa vie politique à sa carrière professionnelle.

vigile.net tribune libre 1er juin 2013



La fusion plutôt que le sabordage

1 juin 2013

Je n’ai jamais été partisan de propositions, dans quelque domaine que ce soit, qui visent une fin qui frise l’apocalypse…C’est un peu ce que j’ai ressenti en lisant le billet de Normand Perry, paru sur cette tribune le 30 mai sous le titre « À toute rédemption un sacrifice est nécessaire ». À titre d’exemple, voici un extrait de l’article de M. Perry :

« Je l’affirme avec force et vigueur : le PQ doit être sacrifié pour que la rédemption de la cause indépendantiste soit possible, sans quoi oublions ça mes amis, c’en est fait de la nation québécoise comme pays indépendant ! »

À mon sens, la situation actuelle du PQ, quoique fragile, voire précaire, quant à sa démarche de gouvernance souverainiste pour accéder à notre indépendance, ne doit pas être « sacrifiée pour que la rédemption de la cause indépendantiste soit possible ».

Un tel « sacrifice » risquerait d’ébranler sérieusement les « colonnes du temple » de la cause indépendantiste québécoise, compte tenu, il faut bien l’admettre, que le PQ demeure encore le parti politique reconnu par la majorité des Québécois comme « le » parti souverainiste au Québec.

Dans mon article publié sur cette tribune en date du 14 mai sous le titre « Le cul-de-sac…à moins que… », je concluais en ces termes : « À mon sens, nous avons atteint un point de non-retour…à moins que les trois partis souverainistes se fusionnent. Toutefois, une condition devra faire l’unanimité, à savoir une déclaration officielle de processus d’accession à l’indépendance du Québec nettement inscrite dans le règlement numéro 1 du nouveau parti. »

Malgré le désabusement engendré par les nombreuses tergiversations dans lesquelles le PQ nous a conduit depuis sa création, il faut se rappeler qu’il est né de la « fusion » de trois partis, à savoir le MSA, le RIN et le RN, et ce, sans qu’il ne soit question de « sabordage » de l’un ou de l’autre parti. Dans mon livre à moi, la fusion incarne la voie de l’avenir…le sabordage, l’échec.

Toutefois, comme dirait le proverbe, « il y a loin de la coupe aux lèvres » et ce n’est pas pour demain la veille que nous assisterons à cette fusion ! Néanmoins, puisque nous en sommes rendus là, il faut bien commencer par un chemin quelconque…Et, en ce qui me concerne, nous devons éviter de tomber dans le piège des décisions « dangereusement extrémistes » mais plutôt tenter d’atteindre l’équilibre qui nous permettrait d’unir les forces souverainistes au lieu de les amputer dès le départ d’un membre essentiel à leur survie.

vigile.net tribune libre 31 mai 2013

Monsieur n’est pas content!

1 juin 2013

Comme dit le dicton, « vaut mieux en rire qu’en pleurer »…À cet effet, je vous propose cet extrait de la chronique de Jean-Simon Gagné, parue dans le Soleil du 22 mai sous le titre « Scandale à la Chambre des morts » :

« Mardi, à Ottawa, Stephen Harper a livré un grand numéro de théâtre, pour faire oublier ses malheurs au Sénat. «Je ne suis pas content [...]», a dit le premier ministre… Puis, tel un sorcier exécutant la danse de la pluie, le premier ministre a frappé un grand coup. Il a ordonné aux éventuels fraudeurs de son parti de quitter la salle. Vous devinerez que personne n'est sorti. Et que M. Harper a paru aussi convaincant que le gars essayant de stopper la marée de la baie de Fundy avec une fourchette de plastique et une pincée de sel. Ne souriez pas. Ça n'a rien de drôle. Mais heureusement, il y a une morale à cette histoire. Elle stipule que l'efficacité annuelle du père Noël démontre hors de tout doute qu'il est mûr pour le Sénat canadien. Même si toutes les maisons possèdent une porte et des fenêtres, il s'obstine à passer par le conduit de la cheminée ».

quebechebdo 1er juin 2013

Le lieutenant de Stephen Harper plaide pour son chef

1 juin 2013

Dans son édition du 25 mai 2013, le Soleil publiait un article dans lequel le nouveau chef du PLC, Justin Trudeau, se prononçait contre la réforme du Sénat au profit du statu quo… Jusque là, pas de surprise de la part du digne fils de l'autre!

Par ailleurs, là où le bât blesse avec outrance et désinvolture, c'est l'opinion du ministre de l'Industrie, ministre d'État à l'agriculture et lieutenant politique de Stephen Harper, Christian Paradis, publiée sur cyberpresse, dont voici quelques extraits fort «révélateurs»:

«M. Trudeau, la population québécoise s'est prononcée clairement: elle veut des changements au Sénat. Cette institution a des comptes à rendre aux Québécois et aux Canadiens. Les Québécois nous réclament constamment de dépoussiérer cette institution et s'attendent à ce que notre Sénat dans sa forme actuelle change. Voilà pourquoi notre gouvernement conservateur veut réformer significativement le Sénat sans tarder, notamment en tenant des élections, en limitant la durée des mandats et en exerçant une nouvelle surveillance rigoureuse des dépenses. Le message du Premier ministre a été très clair: nous sommes ici pour servir les Canadiens d'abord et avant tout. Tout en continuant de resserrer les règles, nous devons également assurer le maintien d'une culture de reddition de comptes… Nous demandons aux libéraux de Justin Trudeau de travailler avec le gouvernement pour accélérer immédiatement l'adoption de nos nouvelles mesures rigoureuses de supervision et de reddition de comptes pour le Sénat afin de mieux protéger les contribuables.»

Comment Christian Paradis peut-il affirmer de telles ignominies sans sourciller? Comment peut-il pousser le ridicule jusqu'à affirmer que le gouvernement conservateur veut réformer significativement le Sénat «sans tarder» alors que le dossier chaud du Sénat couve depuis des mois dans le giron de Stephen Harper? Comment peut-il lancer sans rire que la «future» réforme veillera à exercer «une nouvelle surveillance rigoureuse des dépenses» au moment où le scandale Duffy fait les manchettes depuis plusieurs jours? Enfin, comment le lieutenant de notre cher premier ministre peut-il lancer avec fierté que les «nouvelles mesures rigoureuses» du projet de réforme conservateur (qu'on attend toujours) visent à «mieux protéger les contribuables» alors que ces derniers viennent d'apprendre qu'ils ont été floués cavalièrement par des sénateurs désignés par celui-là même qui est censé resserrer les mesures de redditions de comptes?

 

En bref, comment le ministre conservateur a-t-il le culot d'ajouter le ridicule à la diversion dont fait preuve son chef, particulièrement depuis les derniers événements qui sont venus entacher la crédibilité de cette «auguste assemblée» dénommée le Sénat canadien?

cyberpresse.ca 1er juin 2013

Expo Québec: rouge comme une tomate

31 mai 2013

C’est confirmé…Expo Québec amorce cette année son virage axé sur la jeunesse et les sensations fortes. Parmi celles-ci, une tomatina, au cours de laquelle les participants se lanceront quelque 100 000 tomates illustre le genre de « coup de barre » que la fête entend prendre.

Au risque de paraître un éteignoir, il me semble que les organisateurs auraient pu s’ingénier à trouver autre chose qu’un lançage de tomates comme sensations fortes…À mon sens, ils devraient plutôt être « rouges comme une tomate » à la suite de leur « brillante » idée!

quebechebdo 31 mai 2013

La nécessité incontournable d’un leader charismatique

30 mai 2013

D’entrée de jeu, je vous propose cette citation de Charles de Gaulle, extraite du « Fil de l’épée », publié pour la première fois en 1932 et l’un des livres les plus célèbres du futur général, laquelle citation a paru ce matin du 29 mai en haut de page d’accueil de la tribune libre de Vigile :

« Que les événements deviennent graves, le péril pressant, que le salut commun exige tout à coup l’initiative, le goût du risque, la solidité, aussitôt change la perspective et la justice se fait jour. Une sorte de lame de fond pousse au premier plan l’homme de caractère ».

À la suite de la lecture de cette réflexion de l’ex-président de la France, j’ai tout de suite accroché sur l’expression « homme de caractère » que j’ai associée à ce que plusieurs appellent, et j’en fais partie, le « leader charismatique »…un concept souvent mis au rancart par un certain courant le qualifiant d’accessoire.

En effet, pour des raisons idéologiques qui incarnent une certaine vérité, plusieurs penseurs préconisent la primauté du groupe socio-politique au leader, alléguant qu’il appartient à la collectivité de prendre sa destinée en main.

Un principe qui, à mon sens, pèche par un certain idéalisme, voire même une utopie, qui pourrait laisser croire que les brebis peuvent se suffire à elles-mêmes sans la présence du pâtre pour les nourrir et les abreuver.

À titre d’exemple, je ne conçois pas qu’un parti politique, de quelque allégeance et de quelque palier que ce soit, puisse espérer attirer vers lui, sans la présence d’un leader charismatique, la mobilisation nécessaire pour faire son nid sur la scène politique, particulièrement, comme c’est le cas pour le mouvement indépendantiste québécois, lorsque « les événements deviennent graves, le péril pressant, que le salut commun exige tout à coup l’initiative, le goût du risque, la solidité ».

« Aussitôt, affirme de Gaulle, change la perspective et la justice se fait jour. Une sorte de lame de fond pousse au premier plan l’homme de caractère ». En d’autres termes, l’accession à l’indépendance du Québec ne pourra se réaliser que le jour où surgira de quelque part cette « lame de fond » entraînée par cet « homme de caractère [le masculin englobant le féminin], ce leader charismatique dont la vision reflète un projet de société qui rejoint la majorité de la collectivité québécoise…À titre d’illustration, demandez-vous si le mouvement souverainiste québécois aurait pris une telle envergure sans le charisme de René Lévesque !

Dans ce contexte, il est à espérer qu’un jour pas trop lointain émerge de quelque part cet « homme de caractère » dont le charisme allié à ses convictions sauront enfin guider les Québécois vers leur libération pour qu’enfin « change la perspective » et que « la justice se fasse jour » envers le peuple du Québec !

vigile.net tribune libre 30 mai 2013