Marc Nadon, persona non grata

18 octobre 2013

Persona non grata, signifiant littéralement personne n’étant pas la bienvenue, est une locution utilisée en diplomatie avec un sens juridique précis aussi en usage dans le langage courant avec le sens d’ostracisme.

Vous avez tous les éléments dans ces définitions pour qualifier la nomination de Marc Nadon à la Cour suprême. En plaçant cavalièrement un pur inconnu des milieux juridiques québécois au plus haut tribunal du pays pour occuper l’une des trois places réservées aux juges québécois alors qu’il n’a jamais siégé comme juge à une cour québécoise, Stephen Harper vient de démontrer encore une fois son mépris rebutant envers les intérêts légitimes du Québec.

Conséquemment, une attitude aussi désinvolte de la part du premier ministre canadien devrait lui mériter de facto le camouflet de la honte de la part des juges de la Cour suprême.

quebechebdo 18 octobre 2013

Janette s’en va t’en guerre

17 octobre 2013

La croisade entreprise par les « Janette » à la défense du projet de Charte des valeurs québécoises a eu l’heur de susciter beaucoup de commentaires, voire son lot d’émotion. Ce n’est pas la première fois que Janette Bertrand monte aux barricades pour défendre son point de vue et empoigner le bâton du pèlerin.

Toutefois, pour cette occasion, j’ai l’impression que Mme Bertrand et ses « Janette » se sont lancées sur le champ de bataille impulsivement, sans préparation ni armement. Peut-être serait-il pertinent que nous délaissions le terrain miné de l’émotivité et que nous revenions au message central de l’instigatrice de cette croisade, à savoir la défense du principe de l'égalité entre les hommes et les femmes, principe qui lui semble compromis au nom de la liberté de religion.

quebechebdo 17 octobre 2013
Le Journal de Québec 18 octobre 2013
Journal Métro 21 octobre 2013
cyberpresse.ca "Vos réactions au projet de charte des valeurs québécoises (15)"

Un indispensable contrepoids aux mass-médias

17 octobre 2013

« Quelle est au juste l’influence des médias alternatifs ? C’est une question que les artisans du site Vigile.net se posent tous les jours lorsqu’ils écrivent des textes ou en mettent en ligne »…Une question à laquelle Michel Dion répond avec force arguments en commentaire à l’article de Richard Le Hir publié sur cette tribune en date du 15 octobre sous le titre Madame Bertrand monte au front :

« L’influence des médias alternatifs, tel Vigile, n’est pas négligeable, car cela permet de contrer le mass-média, le 4è pouvoir, et surtout de stigmatiser et de recentrer l’opinion sur les vrais débats, les vraies questions, qui interpellent monsieur et madame tout le monde, même si ces sujets sont jugés « à l’index » par les médias traditionnels, et ce, tout en préservant et protégeant l’opinion du citoyen face à l’opinion d’un petit groupe d’élites, cette opinion que l’on voudrait bien nous imposer..! (excusez ma longue phrase)

Donc, les médias alternatifs permettent au peuple de prendre part à un débat interactivement, c’est-à-dire, pas seulement en mode récepteur, mais aussi en mode émetteur. Ce qui permet de se forger une opinion juste et rapide sur un sujet donné, à coup d’échanges d’idées. C’est du même coup un outil d’apprentissage et d’information merveilleux qui éveille la conscience des gens, permettant de se créer des réseaux et de se donner une force de groupe ».

Depuis bientôt trois ans, je participe à ce débat interactif sur la tribune libre de Vigile et je dois vous avouer que, n’eût été de cette tribune, je serais à mille lieues des débats politiques qui couvrent la scène québécoise.

Combien de fois les thèmes abordés sur cette tribune m’ont permis de faire la lumière sur des zones d’ombre qui inondaient mes pensées ! Combien de fois ai-je dû changer ma perception sur un sujet quelconque à la suite d’articles ou de commentaires ! Combien de fois me suis-je senti réconforté dans mes propos par un commentaire à un de mes articles !

Dans mon livre à moi, les médias alternatifs sont aux mass-médias ce que les épices sont à un repas…ils en rehaussent le goût ! Dans mon esprit, l’influence des médias alternatifs incarne l’indispensable contrepoids aux mass-médias dont les retombées médiatiques sont incalculables.

En termes clairs, sans la présence des médias alternatifs, le citoyen recevrait un portrait monolithique des événements qui font l’actualité, une situation démagogique qui conduirait carrément à l’anarchie et à la manipulation de masse.

vigile.net tribune libre 17 octobre 2013

Les bienfaits de l’écriture, crayon à la main

16 octobre 2013

Au gré de mes petits voyages sur internet, je suis tombé sur un article louant les bienfaits de l’écriture sur papier comme moyen thérapeutique. En voici quelques extraits…

« Aussi bizarre que cela puisse paraître, j’ai vraiment l’impression de me confier à un ami quand j’écris mes peines, mes joies, mes questionnements ou juste le déroulement de ma journée normale. Le simple fait de coucher mes pensées sur papier me libère d’une partie de mon anxiété et, pour moi, l’écriture à la main a encore toute son importance quand j’ai besoin de me libérer…Le temps d’écrire un mot, de formuler une phrase, je réfléchis, je trouve des solutions et je me sens ensuite apaisée. Me relire quelques jours plus tard est une véritable thérapie puisque j’ai l’impression de prendre du recul par rapport à la situation, il m’est alors plus facile de trancher, de faire des choix ou simplement de laisser couler. J’ai bien essayé d’écrire à l’ordinateur, mais la sensation n’est pas la même. Le crayon dans ma main, le papier sous la pointe, tous ces éléments contribuent à me rendre zen ».

 

La chasse-gardée des conservateurs

16 octobre 2013

L’article d’Hélène Buzzetti publié dans Le Devoir du 16 octobre 2013 sous le titre Les parlementaires doivent ouvrir leurs livres http://www.ledevoir.com/politique/canada/390064/les-parlementaires-doivent-ouvrir-leurs-livres enfonce davantage le clou sur l’hermétisme éhonté des conservateurs révélé par Suzanne Legault, la commissaire fédérale à l’information, envers le régime d’accès à l’information qui règne en maître absolu dans les couloirs des institutions fédérales.

Des délais exorbitants entre les demandes d’information de la part du public et de professionnels et les réponses le plus souvent évasives identifiées « frais de déplacement », des dépenses non-ventilées qui voilent très souvent des dépenses personnelles partisanes en vertu de la Loi sur l’accès à l’information font actuellement les « délices » des parlementaires et des sénateurs conservateurs sans qu’aucune sanction ne leur soit imputée.

Et toute cette mascarade scandaleuse en arrière-plan d’une politique de réduction des dépenses au moment où plusieurs sénateurs font les manchettes pour leurs dépenses exorbitantes, ce qui fait dire à Mme Legault : « C’est mal placé de la part des parlementaires de dire à tout le monde qu’on doit couper dans les dépenses et de ne pas le faire eux-mêmes, de ne pas être sujets à l’accès à l’information. Il faut commencer par soi-même… Ça fait des années qu’on demande aux Canadiens de se serrer la ceinture, des années qu’on essaye de rétablir l’économie, qu’on regarde de manière plus attentive les dépenses faites par tous les ordres de gouvernement…Les gens veulent avoir un mécanisme d’imputabilité là où il y a des deniers publics qui sont dépensés. Et le Parlement est un de ces endroits. »

S’ajoute à ces écarts de conduite, un phénomène relativement nouveau, à savoir l’utilisation des communications modernes dans la fonction publique et son impact sur l’accès à l’information, tels les téléphones intelligents dont l’utilisation n’est pas prévue dans la Loi adoptée il y a 30 ans. Des outils qui permettent facilement de camoufler des informations pertinentes derrière une réponse telle que « aucun document n’existe », une porte ouverte qui risque d’être utilisée par certains acteurs gouvernementaux friands de « dépenses personnelles ».

Dans un tel contexte permissif ouvrant la voie au côté roublard de Stephen Harper et de ses troupes de gais lurons, je ne peux qu’applaudir à l’initiative de la commissaire à l’information de resserrer la vis à la Loi et de mettre à sac cette chasse-gardée scandaleuse dans laquelle se camouflent depuis des années les loups conservateurs à l’abri de toute imputabilité.

quebechebdo 16 octobre 2013

 

Le message derrière le hijab

15 octobre 2013

Compte tenu que les femmes ne représentent que 15 des 93 personnes ayant reçu à ce jour le prix Nobel de la paix, la plus prestigieuse récompense à l’échelle mondiale pour la défense de la paix et de la justice sociale, et que l’âge moyen des lauréats est de 62 ans, il semblait au départ bien peu probable de voir la candidature de cette adolescente de 16 ans retenue par le jury.

Il me semble pertinent de se rappeler que la candidature de Malala Yousafzai s’appuyait essentiellement sur sa lutte acharnée pour le droit des jeunes filles à l’éducation alors que, ce qui semble paradoxal, elle a mené son combat vêtue du hijab, un choix lourd de conséquence à une époque où l’Occident en général et le Québec en particulier dans le débat actuel sur les signes religieux ostentatoires, sont imprégnés de l’idée selon laquelle les musulmanes sont opprimées, contraintes au silence et dépourvues de moyens d’action.

Alors, à quoi pourrait-on attribuer cette vive admiration suscitée par la lutte de Malala Yousafzai dans tant de pays occidentaux ? Que pourrait révéler cet engouement au sujet de la compulsion tenace de l’Occident à sauver les femmes des sociétés musulmanes et des pays en développement dans un contexte où la protection du droit à l’éducation des filles continue de servir de justification à des guerres impérialistes ?

À mon sens, nous devons retenir deux éléments-clés du combat de l’adolescente, à savoir la contradiction entre l’islam et la violente misogynie des fondamentalistes radicaux et le fait de nier que l’éducation aux filles va à l’encontre des préceptes musulmans, établissant de la sorte une distinction très nette entre les talibans et la religion dont ils prétendent être les tributaires.

Par ailleurs, en exhortant le monde à envoyer dans les régions en difficulté des livres et des stylos, et non pas des chars d’assaut, le message antimilitaire de Malala est apparu audacieux, mais n’a toutefois pas collé à la peau du personnage public de la militante, constamment dépeinte comme «la jeune Pakistanaise qui a défié les talibans», image qui, par contre, en a fait la «cause célèbre» de l’heure en Occident tout en devenant l’incarnation même des valeurs fondamentales des démocraties libérales industrialisées.

En conclusion, même si Malala ne s’est pas mérité le prix Nobel, on peut espérer que les retombées médiatiques suscitées par sa candidature retiendront le message central derrière le hijab, à savoir son combat pour le droit des jeunes filles à l’éducation.

quebechebdo 15 octobre 2013

Garder le pied sur le frein

14 octobre 2013

À contre-courant au sujet des rumeurs d’élections le 9 décembre 2013 au Québec, le président du Nouveau Mouvement pour le Québec, Pierre Curzi, se montre prudent et invite la première ministre à « garder le pied sur le frein ».

Entre autres arguments évoqués par Pierre Curzi, je retiens particulièrement le fait que les élus auraient la possibilité de poursuivre certains débats de fond à l’Assemblée nationale, tels ceux sur la Charte des valeurs et sur le plan de développement économique du gouvernement péquiste.

Selon M. Curzi, il serait « intéressant » de voir jusqu’à quel point le Parti libéral « s’opposerait à un plan de développement économique alors qu’il ne jure que par l’économie » ainsi que de constater les alliances éventuelles entre le Parti québécois et la Coalition avenir Québec par rapport au projet de Charte des valeurs québécoises.

Pierre Curzi estime que, si Pauline Marois fait preuve de retenue et ne cherche pas à obtenir rapidement un nouveau mandat, les discussions entre les députés sur ce dernier enjeu pourront vraisemblablement connaître leur dénouement dans une enceinte adéquate, à savoir l’Assemblée nationale.

Pour illustrer son point de vue, le président du Nouveau Mouvement pour le Québec allègue qu’un vote des députés sur la Charte plutôt que d’en faire un des thèmes majeurs d’une campagne électorale, serait préférable compte tenu qu’une campagne électorale risque de polariser, voire même de diviser l’électorat alors qu’un débat qui se rendrait au bout du processus parlementaire, conduirait, selon lui, à un vote majoritaire qui serait davantage le reflet d’un consensus social.

Par ailleurs, Pierre Curzi rejette l’argument à l’effet que les troupes péquistes pourraient se voir pénalisées à l’occasion de la présentation du prochain budget si Pauline Marois faisait preuve de retenue. À cet effet, même si l’ancien député de Borduas reconnaît que « c’est généralement ce qui se passe quand un gouvernement est minoritaire », il ajoute du même souffle que « pour renverser le gouvernement, il faudrait que le Parti libéral soit bien convaincu qu’il ne sera pas minoritaire et que la Coalition Avenir Québec ne disparaîtra pas de la carte électorale ».

En résumé, quoique la tentation de déclencher des élections puisse « paraître attrayante » dans le contexte actuel, je serais porté à me ranger du côté de l’argumentaire de Pierre Curzi, à savoir qu’un véritable débat à l’Assemblée nationale sur ces deux enjeux majeurs doit se tenir si nous espérons que les règles parlementaires soient démocratiquement appliquées.

D’autre part, il ne faudrait pas perdre de vue que le dernier sondage place encore le PLQ en tête des intentions de vote des Québécois, ce qui, à n’en pas douter, représente une raison de plus à Pauline Marois pour « garder le pied sur le frein ! »

vigile.net tribune libre 14 octobre 2013
quebechebdo 14 octobre 2013

Exit le fédéralisme

13 octobre 2013

Les réflexions qui suivent démontrent à quel point le fédéralisme canadien incarne un obstacle majeur à l’affranchissement de la société québécoise, embrigadée dans un carcan qui finira par l’étouffer si elle ne décide pas à l’expulser de ses frontières.

« Le Canada est une illusion institutionnalisée contre laquelle le Québécois, perplexe, s’élève d’une manière incertaine. » Pierre Vadeboncoeur

« Bien que le Québec soit une province faisant partie de la Confédération nationale, il est plus qu’une province, en ce sens qu’il est la patrie d’un peuple : il constitue très nettement une nation dans une nation. » Lester B. Pearson

« La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada. » Wilfrid Laurier

« Si l’on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. » Maurice Duplessis

« Le fédéralisme le plus dangereux pour le Québec est moins celui qu’on leur a imposé dans le passé que celui qu’on est en train de mettre en place. » Claude Morin

« Le Canada est bien décidé à assujettir le Québec de façon définitive. Il ne nous reconnaîtra jamais la mesure d’autonomie à laquelle aspire légitimement notre peuple. » Claude Masse

« [L’indépendance] est le contraire politique de l’autonomie, même si, sur un plan historique, on peut la considérer comme son prolongement. Il n’y a rien de commun entre un séparatiste et un autonomiste : l’un veut la sécession du Québec, l’autre veut sa participation, plus ou moins intégrée, à la Confédération. » Hubert Aquin

« Dans ce domaine comme dans bien d’autres, l’indépendance permet tout ce que la Confédération permet, tandis que la Confédération interdit bien des choses que l’indépendance rendrait possibles. » André d’Allemagne

« Quand est-ce que le Canada a renforcé le Québec ? L’entretenir lui a toujours mieux convenu. » Gérald Larose

quebechebdo 13 octobre 2013 

Paul Desmarais – RIP!

12 octobre 2013

Adulé des uns, honni des autres, Paul Desmarais ne laissait personne indifférent. Depuis son décès, les innombrables commentaires en font foi. Ne devient pas milliardaire qui le veut et, à cet effet, les spéculations de magouillage, qu’elles soient fondées ou non, sont lancées sur certaines tribunes d’opinion…Soit!

C’est le pape François qui déclarait dans l’avion à son retour du Brésil à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse : « Qui suis-je pour juger les gays? »…À quoi nous sert d’accuser Paul Desmarais de tous les torts puisque plus rien ne peut être retenu contre lui et qu’il n’est plus là pour se défendre? Enfin, qui sommes-nous pour le juger post mortem?

La mort de Paul Desmarais, comme celle de tous les êtres humains, est une réalité qui nous échappe et, comme disait ma mère, la mort représente la seule justice sur cette terre puisque nous mourrons tous…même les riches! 

quebechebdo 12 octobre 2013
Le Journal de Québec 13 octobre 2013 "RIP"

Lever le voile sur l’immigration

12 octobre 2013

Ci-joint une entrevue réalisée par Benoît Dutrizac avec Me André Sirois, vice-président du Barreau des organisations gouvernementales le 8 octobre 2013…des révélations chocs sur l’immigration de "substitution", le sentiment d’"envahissement" des Québécois, le Québec "terre d’accueil" pour intégristes, la "naïveté" légendaire et reconnue des Québécois, etc…

http://www.985fm.ca/audioplayer.php…

vigile.net tribune libre 12 octobre 2013

Commentaire:

"M.Marineau,

Juste un petit mot pour vous remercier d'avoir mis mon entrevue avec M. Dutrizac sur le site de Vigile.net. Je suis très flatté et très touché. Je le suis d'autant plus que je suis un grand admirateur de Vigile.net, et de vos textes en particulier, que je lis souvent et qui me permet de garder un meilleur contact avec le Québec. 

Je dois dire que j'ai été très agréablement surpris de voir l'ampleur des réactions à cette entrevue, presque toutes favorables, et même très favorables. C'est dire qu'il y a là, autour de l'immigration incontrôlée ou trop contrôlée contre l'intérêt des Québécois, un malaise et un début de prise de conscience et c'est bien ce que je voulais souligner. Pour tout vous dire, je suis fermement convaincu que l'immigration est utilisée par le fédéral comme cheval de Troie pour faire disparaître les Québécois et finir le travail d'extermination souhaitée par Lord Durham.

Il faut continuer d'en parler et tenter de réagir.

André Sirois"