Une défense scandaleuse

12 octobre 2013

Le père Lavoie était quelqu'un avec qui il avait une bonne relation…Je ne suis pas en train de dire que c'était facile d'agir, mais il n'y avait pas d'incapacité d'agir», plaide le psychiatre des Rédemptoristes, Gérard Leblanc, en relation avec les agressions sexuelles du père Raymond-Marie Lavoie envers Frank Tremblay.

«Est-ce que vous soulevez ça pour que le juge conclut que Frank Tremblay se laissait volontairement agresser, qu'il avait une part de responsabilité dans les abus?», a demandé Me Serge Létourneau, représentant les 70 victimes inscrites au recours collectif.

À mon sens, Gérard Leblanc a présenté une défense scandaleuse en tentant de jeter une part des responsabilités sur Frank Tremblay dans les sévices sexuels auxquels il a été soumis par le père Lavoie, une interprétation des faits qui tente d’atténuer bassement toute l’influence perverse qu’un manipulateur de conscience tel que Raymond-Marie Lavoie pouvait exercer sur ses victimes! 

quebechebdo 12 octobre 2013

Mélanie Joly prend du galon

11 octobre 2013

Même si Mélanie Joly ne deviendra pas mairesse de Montréal le 3 novembre prochain, l’aplomb et la répartie manifestés lors du débat à RDI le 9 octobre témoignent d’un vent de fraîcheur bénéfique dans une campagne ennuagée par les deux « ténors » de la course à la mairie, à savoir Denis Coderre et Marcel Côté.

Pour ceux qui cherchaient de la substance et des idées de la part de Mélanie Joly, ce débat leur a permis de constater que la jeune candidate de 34 ans en avaient, que ce soit en matière d’environnement, de transport et de vie familiale sur l’île, de sécurisation des corridors scolaires et des pistes cyclables, d’atténuation de la circulation dans les zones résidentielles, de protection des vues sur les cours d’eau qui ceinturent Montréal ou de piétonisation de la rue Sainte-Catherine entre Atwater et Bleury.

Par ailleurs, malgré l’absence de véritables échanges, Mme Joly s’est montrée alerte en certaines occasions en y allant de quelques flèches bien aiguisées envers ses adversaires qui ont eu l’heur d’animer un débat plutôt terne. Enfin, Mélanie Joly aura démontré que la vigueur de la jeunesse a maintenant acquis ses lettres de noblesse dans la jungle politique montréalaise…et je ne peux qu’applaudir à une telle percée!

quebechebdo 11 octobre 2013

L’image au détriment du contenu

11 octobre 2013

À la suite du débat télévisé sur RDI dans le cadre d’une émission spéciale portant sur la course à la mairie de Montréal où participaient les quatre candidats en lice le 9 octobre, il est ressorti clairement que le favori du dernier sondage, Denis Coderre, qui obtient 39 % des intentions de vote, va se contenter de maintenir le cap sur sa destination sans causer de vague sur son parcours.

Dans ce décor de grand calme imposé par l’expérience et la notoriété enveloppées d’une vacuité idéologique effarante de l’ex-député libéral fédéral en quête de pouvoir, le grand perdant est sans nul doute Richard Bergeron qui risque de récolter le sort peu enviable de former l’opposition officielle à la mairie et ce, malgré sa présence à l’Hôtel de Ville depuis 2005.

Et pourtant, le plus surprenant dans tout ça, c’est que Richard Bergeron est l’homme de contenu, de substance, celui qui a su imposer les thèmes centraux de cette campagne, à savoir, l’intégrité et la lutte contre la corruption, le transport collectif, l’exode des familles montréalaises, l’accès aux berges et au fleuve, la plupart de ces idées étant reprises par les autres candidats. Néanmoins, Richard Bergeron et son parti Projet Montréal continuent de plafonner depuis des années à 25 % dans les intentions de vote.

Alors, qu’est-ce qui peut expliquer un tel engouement pour le candidat Coderre au détriment de Bergeron? À mon sens, la réponse réside dans le fait que les Montréalais semblent préférer jeter leur dévolu sur l’image davantage que sur les enjeux et le contenu des idées.

On peut aussi se demander si Denis Coderre ne profite pas de la division du vote envers les deux autres candidats. En effet, il n’en demeure pas moins que 61% de la population sondée ne souhaite pas voir Denis Coderre devenir maire de Montréal. Que serait devenue une course à deux entre Coderre et Bergeron?

Enfin, une chose est sûre, ne nous attendons à aucune déclaration de la part de Denis Coderre qui viendrait jeter de l’ombre sur son aura, il en fera et en dira le moins possible, il ne lancera pas de grandes promesses ou d’idées neuves et originales, il évitera les débats chocs, considérant le fait que le rusé politicien n’a rien à gagner de ce côté et qu’il ne pourrait que se faire du tort s’il s’exposait à la critique et aux questions des journalistes et commentateurs en quête d’audace et de renouveau dans un programme qui n’en contient pas.

quebechebdo 11 octobre 2013

Le remède imaginaire

10 octobre 2013

Les études des démographes disponibles pour le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres pays européens montrent sans l’ombre d’un doute que l’immigration n’a qu’un impact marginal sur la structure par âge de la population de la société d’accueil. En outre, dans la recherche économique européenne et nord-américaine, on a depuis longtemps constaté que les difficultés d’intégration économique des immigrants compromettaient sérieusement la possibilité que l’immigration ait un impact favorable sur l’économie et les finances publiques.

Le Remède imaginaire se concentre sur les aspects économiques et démographiques de l’immigration, qui ont été largement négligés dans le débat public. Les auteurs ont la conviction que le public et les décideurs entretiennent une idée fausse de l’effet de l’immigration sur l’économie et la démographie québécoises, qui empêche d’évaluer de façon objective la politique québécoise d’immigration, tout en créant des attentes qui, un jour ou l’autre, seront forcément déçues.

Le remède imaginaire, pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec, Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, Boréal, 2011

Benoît Dubreuil est philosophe. Il est notamment l’auteur de Human Evolution and the Origin of Hierarchies (Cambridge University Press). Guillaume Marois est démographe. Il a notamment présenté des arguments scientifiques à la consultation publique sur les niveaux d’immigration pour la période 2008-2010 orchestrée par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles.

http://www.pouruneécolelibre.com/2011/01/pour-une-fois-tout-le-monde-ou-presque.html

vigile.net tribune libre 10 octobre 2013
quebechebdo 10 octobre 2013 

Rencontre avec Gabriel Nadeau-Dubois

10 octobre 2013

Dans les événements qui ont entouré le printemps érable 2012 au Québec, Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole de la CLASSE, a été certes une figure dominante fort médiatisée. À ce propos, l’ancien leader étudiant a accordé une entrevue au Journal Métro dans le cadre de la parution de son livre « Tenir tête » qui sera lancé le 10 octobre. Voici quelques extraits de cette rencontre que j’ai jugés pertinents de vous proposer :

Vous dites appartenir à une tendance politique à laquelle certains étudiants ont reproché son pragmatisme et son souci de l’image. Qu’est-ce qui vous a sensibilisé à l’importance de l’image?

Durant la grève, j’étais conscient que lorsque je me présentais devant les médias, les gens qui m’écoutaient, chez eux, partaient déjà avec toute une série de préjugés. La moindre des choses était de m’assurer qu’aucun obstacle esthétique ou d’image ne viennent perturber mes interventions. Le fond devait l’emporter sur la forme.

Lors d’un discours qui allait déterminer la suite des choses au Cégep de Valleyfield, vous avez avoué aux militants que vous aviez peur de la grève.

Le but était d’être le plus honnête possible et de dire aux autres étudiants que lorsqu’on rentre dans ce moment politique-là, on ne peut pas savoir d’avance comment les choses vont se dérouler. L’idée était de faire comprendre que c’était notre seule chance de renverser la vapeur, sinon la hausse passait.

On pourrait brosser un parallèle avec un célèbre discours de Pierre Bourgault, qui allait dans ce sens en parlant de l’indépendance du Québec. Bourgault, à qui on vous a souvent comparé, est-il votre modèle?

Bourgault est l’une de mes inspirations politiques. Ce que je retiens surtout de lui, c’est son courage politique et sa volonté de prendre les gens au sérieux. De ne pas leur mentir en leur disant que le changement social, que ce soit pour réaliser l’indépendance ou obtenir davantage de justice, ce n’est pas toujours facile et qu’il faut faire des sacrifices. Collectivement cependant, nous sommes capables de faire des choses.

De quel milieu socioculturel êtes-vous issu?

J’ai été élevé dans un milieu très politisé. Mon père était organisateur communautaire et il a été très engagé dans le milieu syndical pendant longtemps. Ma mère est avocate spécialisée dans le droit du travail. Elle défend les travailleuses et travailleurs victimes d’accidents.

Qui sont vos héros, vos modèles?

Bourgault est une de mes inspirations politiques. Et puis, des gens comme Michel Chartrand, des femmes comme Madeleine Parent… Des militantes et des militants qui ont donné leur vie pour une cause et dont l’âge n’a jamais atténué les convictions.

Où vous voyez-vous dans 20 ans?

Très bonne question. Je l’ignore. L’enseignement est quelque chose qui pourrait m’intéresser.

Si vous dites que vous ne ferez pas de politique, personne ne vous croira.

J’ai déjà été approché, mais je ne suis pas intéressé pour le moment. Je ne crois pas qu’être connu soit une raison suffisante pour être un bon candidat et, a fortiori, pour être un bon politicien. Je ne dis pas que je n’en ferai jamais ,mais ce n’est pas dans mes priorités de l’heure.

Outre les quolibets lancés sur les réseaux sociaux et dans les médias, on a appris à un moment, à travers un témoignage de l’intérieur, que les policiers de la SQ vous haïssaient viscéralement. Comment avez-vous composé, humainement, avec cette haine?

Je n’aurais pas répondu la même chose il y a un an mais, maintenant, j’en suis venu à accepter que cela fait partie des risques que l’on prend. C’est sûr que, sur le coup, c’était difficile et ce n’est pas vrai que l’on peut ignorer. Je n’ai jamais été capable de le faire. Je lisais les bêtises écrites à mon sujet. Ça frappe toujours au visage, mais en même temps nous étions très bien entourés. Il y avait dans ce mouvement une cohésion, une solidarité et un immense sentiment d’appartenance, et cela me rendait plus fort. Pour chaque bêtise que je lisais, chaque lettre de menace que je recevais, des automobilistes me klaxonnaient dans la rue, des passants me tapaient sur l’épaule et d’autres m’encourageaient à poursuivre.

Pensez-vous que la police au Québec défend des intérêts politiques?

Il ne faut pas tomber dans la théorie du complot et dire qu’il y aurait eu des ordres directement donnés par des politiciens aux policiers. Par contre, je crois qu’il y a une culture policière qui est problématique au Québec et notamment au SPVM. Il y règne une culture répressive qui doit changer. On le voit dans les cas de profilage racial, social et également lors des interventions de contrôle des foules, c’est assez clair. Ce qui confirme cela, c’est non seulement la brutalité concrète envers les étudiants, mais aussi le climat psychologique et verbal dans lequel ces choses se sont produites.

Vous dites avoir reçu des menaces de la part de la SQ!

Un jour, par l’intermédiaire de mon attaché de presse, la SQ m’appelle pour me dire : «Tu as reçu des lettres de menaces. Cette fois-ci, c’est très sérieux, il faut que tu te présentes à notre quartier général. Il faut qu’on te protège, car ta sécurité est en danger.» Nous avons donc filé vers la SQ dès la fin de l’entrevue à Radio-Canada. Nous sommes montés, et on m’a isolé de mes deux compagnons. Ensuite, on m’a emmené dans une salle d’interrogatoire, puis on a commencé à m’interroger en me disant : «Depuis les événements des derniers jours, le ministre Dupuis nous a demandé de nous impliquer dans le dossier, non seulement en matière de contrôle des foules, mais aussi de renseignements et d’information, et c’est dans ce cadre-là qu’on te rencontre aujourd’hui.» Cela a duré près d’une heure vingt. Je le raconte en détail dans le livre.

Vous êtes-vous senti menacé à ce moment-là?

Au départ, j’étais convaincu que j’allais là pour ma propre sécurité. Ça n’a pas pris beaucoup de temps avant que je réalise que c’était seulement une excuse. Alors, oui, à ce moment-là, je me suis senti menacé. Cela dit, ces menaces étaient moindres que la brutalité réelle qu’on trouvait dans les rues. Si je raconte cette anecdote, c’est pour montrer que de la SQ au SPVM il y avait, de manière synchronisée, une culture répressive.

Qu’est-ce que cette expérience vous a appris sur vous-même et sur le Québec?

Sur le Québec, des dizaines de choses, mais pour résumer, ça m’a donné beaucoup d’espoir. Notamment avec le mouvement des casseroles. Le Québec a repris confiance en lui. Des centaines de milliers de personnes avaient soudainement une meilleure vision d’elles-mêmes et une meilleure vision du Québec que devenir des «bons gérants de dépanneurs» ou «on va avoir un équilibre budgétaire et c’est ça notre projet de société». On a vu des gens qui avaient des projets, des valeurs de justice sociale, d’écologie et de démocratie. Et ça, pour moi, c’était très réconfortant.

quebechebdo 10 octobre 2013

La chute « accidentelle » de Ken Pereira

9 octobre 2013

Mardi 8 octobre, 7h… Ken Pereira sort de sa résidence pour se rendre à sa comparution devant la commission Charbonneau pour la sixième journée. En descendant l’escalier extérieur pour se rendre à son auto, l’ex-syndicaliste fait une vilaine chute… Conséquence, une commotion cérébrale qui force la commission à suspendre ses travaux jusqu’au 15 octobre.

Si vous rassemblez les pièces du casse-tête faisant référence à l’existence de liens étroits entre le crime organisé et certains leaders syndicaux de la FTQ-Construction, dans le but d’avoir un accès privilégié au Fonds de la FTQ et à la « chute accidentelle » de Ken Pereira, vous avez tous les éléments pertinents pour faire appel à l’illustre lieutenant Columbo !

quebechebdo 9 octobre 2013

Négociation ou engagement électoral?

9 octobre 2013

En usant de prudence en vertu de l'article 12 du Code du travail qui interdit à un employeur de s'ingérer dans les négociations en s'adressant aux employés syndiqués sans passer par les syndicats, le maire sortant Régis Labeaume, alléguant qu’il s’adressait à la population de Québec et non pas aux syndiqués, a réitéré sa position prise depuis 2010 à l’effet de réduire de 12% l'écart entre la rémunération globale des employés de la Ville de Québec et les fonctionnaires du gouvernement provincial.

En agissant de la sorte, Régis Labeaume transporte habilement la table de négociation patronale-syndicale sur le plancher de la campagne électorale en demandant aux citoyens le plébiscite nécessaire pour acculer les syndiqués devant le fardeau de la preuve lorsque les deux partis retourneront en négociation.

En bref, le maire de Québec fait le pari qu’il se présentera devant les syndiqués avec un as de cœur en mains pour obtenir gain de cause sur sa proposition…À suivre!

quebechebdo le 9 octobre 2013

La social-démocratie selon Mulcair

8 octobre 2013

Ripostant à une déclaration de Linda McQuaig, la candidate du NPD dans Toronto-Centre en vue de l’élection partielle, à l’effet qu’elle avait affirmé qu’une imposition de 70 % sur les plus riches du pays constituait la meilleure solution pour contrer les iniquités sociales, le chef du NPD, Thomas Mulcair, à l’occasion du conseil fédéral du parti à Ottawa, a déclaré que son parti était favorable à une hausse des impôts sur les entreprises, mais pas auprès des particuliers.

En d’autres termes, M. Mulcair est ouvert à l’idée de « serrer la vis » aux entreprises sans toucher aux revenus et aux abris fiscaux dont bénéficient les chefs de dites entreprises…Drôle de conception d’une véritable social-démocratie qui devrait viser prioritairement les « iniquités sociales »!

quebechebdo 8 octobre 2013
Le Devoir 9 octobre 2013

Ex-maire Vaillancourt: quel merdier!

8 octobre 2013

Décidément, l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, ne réussira jamais à se sortir de la mare de collusion dans laquelle il patauge depuis des années. Alors même qu’il est actuellement devant les tribunaux pour des accusations de gangstérisme, fraude, corruption et complot, Vaillancourt pousse la perfidie jusqu’à solliciter bassement une candidate à la mairie de Laval, Claire Le Bel.

Et toute cette mise en scène scabreuse pendant que les Lavallois, déjà embourbés dans les bas-fonds de plus de deux décennies de corruption à la mairie, ont peine à se retrouver devant plus d’une demi-douzaine de candidats.

Une intervention scandaleuse de l’indomptable Gilles Vaillancourt qui ne fera que contribuer à maintenir le climat malsain de désabusement et de cynisme des électeurs lavallois, pris en otages dans un « autre système » de corruption prêt à reprendre du service…Quel merdier!

quebechebdo 8 octobre 2013

Savoir se retirer dignement pendant qu’il est encore temps

7 octobre 2013

J'ai toujours été un fervent admirateur de Jacques Parizeau pour l'intégrité et la constance dont il a toujours fait preuve envers la défense et la promotion de la cause souverainiste du Québec tout au cours de sa vie politique active.

Après son retrait percutant de la scène politique en 1995, dans les circonstances que nous connaissons, plusieurs de ses interventions, dans quelques dossiers « chauds », ont eu l’heur de fouetter les ardeurs des politiciens à saveur de tiède allégeance souverainiste et ce, pour le plus grand bien de la base militante du Parti québécois.

Toutefois, sa dernière sortie sur le projet de Charte des valeurs québécoises a plutôt eu l’effet d’un éteignoir dans le débat en cours au Québec. En effet, non seulement l’ex-premier ministre péquiste montre des réticences sur certaines mesures proposées par la Charte, entre autres, sur l’interdiction au personnel de la fonction publique de porter des signes religieux ostentatoires en milieu de travail, mais, en agissant de la sorte, il se range du côté des anti-charte multiculturalistes, voire fédéralistes.

De plus, en plaidant pour une interdiction limitée aux postes d'autorité dotés d'un pouvoir coercitif comme les policiers, les juges et les procureurs, il abonde ainsi dans le sens des recommandations de la commission Bouchard-Taylor, laquelle il a vertement décrié à la parution de son rapport en 2008 en arguant qu’elle était « juste bonne à classer dans la filière 13 ! »

Mais que s’est-il donc passé depuis cinq ans pour que le Jacques Parizeau, qui monte habituellement aux barricades pour défendre ses idées, se retire tout à coup dans des tranchées à l’abri des critiques, alléguant le couvre-feu immédiat et l’arrêt des hostilités avant que la « guerre » ne s’envenime en conflit national ?…Et comme si ce n’était pas assez, il se trouve même à fournir des armes à l’ennemi…

Non vraiment, il est temps que Jacques Parizeau se retire sagement dans son refuge et cesse d’intervenir dans les débats sociaux…À mon avis, il a perdu sa verve flamboyante qui lui conférait une crédibilité et un aura qui transcendaient les propos démagogiques d’une politique bassement partisane.

Jacques Parizeau n’a jamais incarné l’homme des compromis, des demi-mesures à l’eau de rose…En agissant comme celui qui veut sauver la chèvre et le chou dans le débat actuel sur la Charte des valeurs, je perçois un « vieux sage » que je ne reconnais plus…Conséquemment, l’heure est venue pour Jacques Parizeau de savoir se retirer dignement pendant qu’il en est encore temps !

quebechebdo 7 octobre 2013
vigile.net tribune libre 7 octobre 2013
Journal Métro 8 octobre 2013 "Savoir se retirer" (version abrégée)