L’accrochage scolaire

24 octobre 2013

Une étude réalisée auprès de 250 jeunes par une équipe de recherche sur la persévérance scolaire dirigée par le professeur en sciences de l'éducation du campus de Lévis de l'Université du Québec à Rimouski , Martin Gendron, ouvre la voie à un volet peu exploité en éducation, à savoir les motifs qui incitent les jeunes à demeurer sur les bancs d’école.

En effet, les recherches sur le décrochage scolaire ne manquent pas mais, pour une fois, on met l’accent sur ce que j’appellerais l’ « accrochage scolaire ». Et, parmi les facteurs contribuant à susciter l’intérêt des jeunes, plusieurs d’entre eux relèvent le professeur dynamique, intéressant, souriant, enthousiaste, humoristique, compréhensif et qui sait créer une relation avec ses élèves.

On aura beau clamer sur toutes les tribunes que les jeunes d’aujourd’hui sont perdus et ne savent pas ce qu’ils veulent, je ne peux que constater, à la lumière de leurs réponses, que l’enseignant qui aime ce qu’il fait et entretient une bonne relation avec ses élèves demeure encore le meilleur atout pour favoriser l’ « accrochage scolaire ».

quebechebdo 24 octobre 2013 

La réplique de Julie Snyder

24 octobre 2013

L’article du chroniqueur Gilbert Lavoie paru dans Le Soleil du 22 octobre sous le titre « Julie Snyder dans les coulisses du PQ » a eu l’heur de soulever l’ire de l’animatrice et productrice qui réplique dans Le Devoir du 24 octobre dans un billet intitulé « Je ne travaille pas en coulisse pour le PQ »

Le déclencheur :

« L’appui de Mme Snyder au PQ est public depuis qu’elle a donné l’accolade à Pauline Marois au Métropolis à Montréal, le 30 août 2012, à cinq jours des élections. Mais son implication est plus gênante depuis que M. Péladeau a été nommé à la présidence du conseil d’administration de la société Hydro-Québec, et qu’il participe à certaines rencontres ministérielles. »

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201310/21/01-4702101-julie-snyder-dans-les-coulisses-du-pq.php

La réplique :

« Il [Gilbert Lavoie] affirme que mon implication personnelle est plus « gênante » depuis que mon conjoint de fait a été nommé à la présidence du CA d’Hydro-Québec. J’ai été stupéfiée par le caractère sexiste de cette affirmation. Est-ce à dire que les femmes qui ont un conjoint occupant une fonction publique devraient toutes se taire ? Au nom de quoi ? Cet argument relève d’une époque révolue qualifiée de Grande Noirceur !

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/390749/je-ne-travaille-pas-en-coulisse-pour-le-pq

Mon opinion :

À mon sens, Gilbert Lavoie outrepasse les bornes de la décence journalistique élémentaire en qualifiant l’implication de Julie Snyder dans le débat sur le projet de charte des valeurs québécoises de partisanerie politique, d’autant plus que, comme l’affirme à juste titre dans sa réplique Mme Snyder, ce n’est pas la première fois qu’elle prend publiquement position pour la défense de causes qui lui tiennent à cœur.

vigile.net tribune libre 24 octobre 2013

L’art de jeter de l’huile sur le feu…qui ne brûle pas

24 octobre 2013

Décidément, le gouvernement Harper a décidé de s’auto-flageller sur la place publique par les temps qui courent. En effet, non content d’être la cible de l’opposition autant sur la saga entourant l’affaire Duffy que sur la nomination controversée du juge Nadon à la Cour suprême, Stephen Harper et sa troupe ouvrent maintenant une boîte de pandore en contestant la légitimité de la Loi 99.

En plus de jeter de l’huile sur le feu « nationaliste » qui ne démontre guère de danger de propagation au Québec actuellement, cette dernière contestation sur la Loi 99 risque plutôt de l’attiser…pour le plus grand bien des nationalistes.

De deux choses l’une…ou Stephen Harper persiste dans son aversion viscérale envers le Québec, ou il continue de démontrer qu’il n’a aucun sens stratégique…ou les deux ! Et vous, qu’en pensez-vous ?

quebechebdo 24 octobre 2013

Stephen Harper traqué dans son dernier repaire

23 octobre 2013

Confronté devant ses pairs au Sénat, Mike Duffy est venu ajouter davantage de substance aux allégations de son avocat relativement à la saga entourant ce qui risque de devenir le « Duffygate ».

Ainsi ce qui semblait au départ n’être qu’une affaire de dépenses de logement abusives de la part du sénateur, réglée en catimini par Nigel Wright, s’est maintenant infiltrée dans les officines du bureau du premier ministre.

Du côté de la Chambre des communes, Stephen Harper a dû, suite aux révélations chocs de Mike Duffy, subir une période de questions qui l’ont contraint à se réfugier dans son repaire comme il le fait depuis des mois devant les assauts incessants de l’opposition.

Toutefois, cette fois-ci, l’affaire Duffy dépasse largement les 90 000 $ défrayés par M. Wright puisque les allégations de Mike Duffy sont à l’effet que le premier ministre est impliqué personnellement dans cette magouille, et là, Stephen Harper se retrouve confronté à une question de légitimité à exercer son rôle de premier ministre.

À mon sens, le premier ministre n’a plus le choix…Ou il persiste avec la cassette qu’il fait entendre depuis des mois dans l’affaire Duffy, ou il doit répondre des allégations de Mike Duffy et, dans un cas comme dans l’autre, Stephen Harper est traqué dans son dernier repaire!

quebechebdo 23 octobre 2013

La valse des scandales

23 octobre 2013

Il y a de ces aberrations dans notre monde « civilisé » où l’indécence dépasse toute forme d’entendement raisonnable. Le versement du plein salaire de Marc Nadon, à savoir 342 800 $, à titre de nouveau juge de la Cour suprême où il n’a pas encore siégé compte tenu de la contestation suscitée par sa nomination, en est une bassement scandaleuse.

Si vous ajoutez à cette piètre comédie les scandales qui hantent les corridors du Sénat, vous obtenez la recette idéale pour concocter un véritable cocktail explosif!

quebechebdo 23 octobre 2013 

Le sénateur Mike Duffy, dindon de la farce

22 octobre 2013

Les dernières révélations de Me Donald Bayne, l’avocat du sénateur Mike Duffy, apportent un éclairage nouveau sur les faits entourant les indemnités de logement réclamés par le sénateur.

En effet, selon Me Bayne, le bureau du premier ministre aurait d’abord, dans un premier temps, approuvé les indemnités de logement de Mike Duffy via un courriel de Nigel Wright datant de décembre 2012 puis, face à la controverse publique suscitée par le dévoilement de ces dépenses, le bureau du premier ministre serait revenu sur sa décision et aurait essayé d’embrigader le sénateur dans un scénario monté de toutes pièces pour étouffer discrètement une affaire qui prenait des proportions alarmantes.

« Il était devenu une patate chaude. Il est passé du statut de l’un de leurs meilleurs atouts politiques à l’un de leurs pires boulets », allègue Me Bayne.

Dans ce contexte plutôt gênant, M. Wright, alléguant que ce dossier « déplaisait à la base électorale des conservateurs », aurait rencontré Mike Duffy pour lui présenter des réponses toutes faites aux médias en plus de lui offrir les 90 000 $ nécessaires au remboursement au Sénat des allocations auxquelles il n’avait pas droit.

Quoique le sénateur Mike Duffy ait sûrement des torts dans toute cette saga, il apparaît de plus en plus en plus évident qu’il en ressort comme le dindon de la farce après s’être fait confirmer à maintes occasions que les règles à l’effet de déclarer une résidence principale à l’Île-du-Prince-Édouard tout en résidant à Ottawa n’étaient pas « définies », que ce soit auprès de la leader du gouvernement au Sénat de l’époque, Majory LeBreton, ou du sénateur conservateur, John Wallace, du comité sur l’éthique.

De son côté, fidèle à son flegme habituel, Stephen Harper, devant la kyrielle de questions soulevées par l’opposition relativement aux récentes allégations de l’avocat de M. Duffy, s’est contenté de répondre que « nous avons été clairs à l’effet que nous nous attendons à ce que tous les parlementaires respectent la lettre et l’esprit de toutes les règles visant les dépenses. Et s’ils ne les respectent pas, ils peuvent s’attendre à ce qu’il y ait des conséquences », tout en clamant que Nigel Wright « avait agi seul » dans cette affaire.

Et voilà, la couleuvre Harper vient de se faufiler élégamment dans les méandres du magouillage marécageux de la petite politique partisane dont il est devenu un habile utilisateur depuis des années à titre de « digne » représentant du régime fédéral canadien !

vigile.net tribune libre 22 octobre 2013

Le flèche de Mélanie Joly

22 octobre 2013

Dans la petite saga entourant le retrait de l’appui de Mélanie Joly à la candidature de Bibiane Bovet dans le district De Lorimier, découlant de la confirmation, par l'Autorité des marchés financiers, que Mme Bovet faisait l'objet d'une enquête de l'agence québécoise, je retiens la flèche de l’aspirante-mairesse, la chef de la formation Vrai changement pour Montréal envers ses adversaires Marcel Côté et Denis Coderre, qui ont recruté d'anciens élus d'Union Montréal, le défunt parti de l'ex-maire Gérald Tremblay :

«Je préfère me tromper sur le passé d'une candidate que je ne connaissais pas suffisamment alors qu'il y a, dans d'autres partis, des candidats dont le passé est connu de tous.»…Et vlan, en plein dans le mille! Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mélanie Joly, qui se situe en deuxième place dans le sondage publié récemment par Radio-Canada, démontre qu’elle a l’étoffe d’une politicienne qui a le sens de la réplique!

quebechebdo 22 octobre 2013
Le journal Métro 22 octobre 2013

Le coup de couteau dans la plaie

21 octobre 2013

La décision du gouvernement fédéral de se prononcer sur la vieille contestation de la loi 99, qui affirme la règle d’une majorité simple pour trancher un référendum, a eu l’heur de relancer un vieux débat qui date de 2000 et dont les retombées judiciaires sont encore depuis lors entre les mains de la Cour supérieure.

Une énième stratégie de Stephen Harper qui démontre le mépris viscéral du premier ministre envers les intérêts légitimes du Québec, voire les règles fondamentales de toute démocratie qui se doit de respecter la voix majoritaire de ses citoyens par la voie d’un processus référendaire.

Un coup de couteau mesquin dans une plaie qui tarde à se refermer en raison de la mauvaise foi du fédéral, appuyée par…un Québécois, en la personne de Stéphane Dion!

quebechebdo 21 octobre 2013 
Le Journal de Québec 22 octobre 2013 "Coup de couteau dans la plaie"

Un exemple d’intégration

21 octobre 2013

Dans la foulée des débats suscités par le projet de Charte des valeurs québécoises du ministre Drainville, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt la chronique de Mylène Moisan parue dans Le Soleil du 18 octobre 2013 sous le titre Quand on immigre, il faut laisser aller…

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201310/17/01-4700751-quand-on-immigre-il-faut-laisser-aller.php

C’est l’histoire de Vesta Wagener Jobidon dont voici quelques extraits :

« 
La dame naît en 1934 à Berlin, Hitler vient de prendre le pouvoir. Elle vit la guerre aux premières loges, se souvient des bombardements, des corps en flammes, des éléphants qui s'enfuient du zoo. C'est son quotidien de petite fille, elle prend le tramway pour aller quelque part, ce quelque part n'existe plus…

Elle est arrivée au Canada en 1952, pour suivre son père, comptable, SS, qui s'était engagé comme bûcheron pour trois ans. Elle a abouti dans le nord de l'Ontario, à Hearst, à 18 ans. Elle est vite partie pour Toronto, a été embauchée chez Bell Canada, a rencontré le charmant Laurent. Ils se sont mariés à Québec en 1958, «un 18 octobre à son plus mauvais : de la grosse pluie et de très fortes bourrasques»…

Nous sommes en 1983, son mariage prend l'eau et sa fille sombre dans la schizophrénie. Vesta a l'habitude des bombardements. Au lieu de se mettre aux abris, elle monte au front. Elle se rend vite compte que le Québec accuse un énorme retard en santé mentale, les ressources qui existent font bande à part. Elle fonde Le Pavois en février 1989, une coopérative où chaque personne a son intervenant…

Au-delà de tout ça, l'histoire de Vesta est un admirable exemple d'intégration. Partie à reculons d'Allemagne, catapultée dans le rôle de la bonne mère de famille québécoise, Vesta a adopté le Québec au point de vouloir le rendre meilleur. Elle souhaite même qu'il devienne un pays. «On est une belle petite nation. Avec toutes les horreurs qui se font autour de nous, c'est sûr qu'on ne fera pas pire. Il y a plein de petites nations comme nous qui se débrouillent très bien toutes seules.»

Elle a dit «nous».

Pour que les «eux» parlent au «nous», Vesta a sa théorie. «Les immigrants qui arrivent, s'ils veulent s'intégrer, ils doivent laisser aller. La patente de l'interculturalisme, c'est bien beau, mais il faut que ça soit donnant-donnant. Il faut que l'autre donne, pas juste les Québécois…»

Elle me raconte une amitié avec «une Marocaine, une scientifique. Elle ne portait pas le voile par respect pour les Québécois, mais elle avait quand même intériorisé l'infériorité de la femme. C'était en elle… »

Une histoire vraie, un exemple d'intégration qui s'est faite sans heurt, dans le respect des coutumes des gens de sa terre d'accueil…un fait vécu dont les partisans anti-charte devraient prendre connaissance pour le plus grand bien des débats actuels!

quebechebdo 21 octobre 2013

Fromage québécois en danger!

20 octobre 2013

Le dés sont jetés…l’Union européenne et le Canada ont signé l’entente de principe de libre-échange sur l’Accord économique et commercial global (AECG) qui devrait entraîner, selon le ministre des Finances et de l’Économie du Québec, Nicolas Marceau, une hausse des exportations québécoises vers les 28 pays de l’Union européenne à hauteur de 2,3 milliards de dollars par année, en plus de créer plus de 15 000 emplois permanents à l’intérieur des frontières québécoises.

« Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion….Nous avons accordé [notre appui au projet] après avoir obtenu des garanties formelles du fédéral selon lesquelles il compenserait les pertes encourues par les producteurs de lait et de fromage à la suite de l’entrée en vigueur de l’AECG », a déclaré M. Marceau, une compensation fondée sur l’expectative de l’importation de 17 500 tonnes supplémentaires de fromage européen en territoire canadien.

Quoique Québec ait obtenu la confirmation du fédéral sur le « principe » des mesures compensatoires, aucun critère d’admissibilité à ces mesures ni modalité d’application ne font encore partie de l’entente de principe qui doit être ratifiée par toutes les parties prenantes, y compris le gouvernement du Québec.

À cet effet, il m’apparaît essentiel que le gouvernement québécois ne signe cette entente qu’à la condition que les dites mesures compensatoires soient explicitement détaillées dans le texte final de l’entente, à défaut de quoi, le fromage québécois risque de se faire dévorer par la souris européenne!

quebechebdo 19 octobre 2013
Le Journal de Québec 21 octobre 2013 "Fromages en danger"