9 février 2015
Quoique le débat sur l’implication des femmes dans l’Église catholique fasse lentement son chemin, les changements concrets tardent à se manifester. Ainsi en est-il du ministère de la Culture du Vatican dont les débats de la plénière ont tous été animés par des femmes récemment.
Toutefois, à part cette première dans l’Église, rien de concret n’a émané de ces rencontres concernant la participation des femmes dans la prise de décision comme le souhaite le pape François depuis son élection en 2013, ce qui a fait dire à un intervenant que « les femmes sont devenues à la mode à cause de l’accent que met le pape sur leur rôle. Il s’agit de faire bonne figure devant le pape ».
Ce n’est surement pas avec de telles réflexions que le Vatican permettra aux femmes de prendre davantage de place dans l’Église. Néanmoins, il faut se réjouir tout au moins de la présence accrue des femmes dans les débats, une situation qui leur permettra d’émettre des opinions qui risquent de favoriser petit à petit leur implication concrète dans le processus de décision.
quebechebdo 9 février 2015
Le Journal de Québec 10 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
9 février 2015
Depuis que PKP a fait son entrée dans l’arène politique québécoise en mars 2014, nombreux ont été les reproches qu’il a subits sur son « flou » concernant la façon dont il entend « faire du Québec un pays ». À l’entrée de la Conférence nationale des présidentes et des présidents du PQ le 8 février, le député de Saint-Jérôme a franchi un pas important en déclarant qu’un référendum sur la souveraineté aura nécessairement lieu : « Un geste aussi important, qui doit aussi requérir la légitimité de la communauté internationale, se fait par référendum», a-t-il déclaré.
Toutefois, ce qui retient mon attention réside dans le fait que PKP désire d’abord employer ses énergies à mettre le focus sur les « bénéfices » et les « bienfaits » du pays du Québec par une démarche « didactique » sur les tenants et aboutissants de la souveraineté… Une démarche pédagogique qui ne peut qu’être bénéfique pour tous les militants qui ont grandement besoin d’un cours de souveraineté 101, particulièrement depuis que le projet de souveraineté a été relégué dans le placard depuis belle lurette.
Une telle déclaration démontre à mon avis une lucidité et une clairvoyance dignes d’un stratège éclairé concernant la voie à emprunter pour mobiliser les souverainistes, voire même convaincre une partie des indécis…et elle a le mérite de jeter un peu de lumière sur le « flou » de PKP!
quebechebdo 9 février 2015
vigile.net tribune libre 11 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
8 février 2015
Les dernières attaques personnelles de Pierre Céré contre Pierre Karl Péladeau révèlent à quel point il est urgent que les candidats à la chefferie du Parti québécois s’affrontent autour de la table pour le premier débat.
En effet, tant et aussi longtemps qu’une telle guerre de clocher envahira l’espace politique du PQ, elle ne contribuera qu’à diviser et à créer des tensions au sein des candidats au détriment des idées que les militants attendent avec intérêt et à propos…Vivement le premier débat pour qu’enfin on puisse connaître les positions des candidats sur les priorités et l’avenir qu’ils préconisent pour le PQ!
quebechebdo 8 février 2015
vigile.net tribune libre 11 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
7 février 2015
En déclarant unanimement que l’aide médicale à mourir devait être légalisée au Canada, les neuf juges de la Cour suprême renversent leur propre jugement par rapport à la décision de Rodriguez en 1993, alléguant que le contexte social et légal a changé depuis cette époque.
Un jugement historique qui envoie un électrochoc à travers le pays, à savoir que désormais une personne pourra bénéficier de l’aide médicale à mourir qui devra , toutefois, être administrée par un médecin à des personnes adultes qui sont capables de consentir clairement et qui sont atteintes de «problèmes de santé graves et irrémédiables» leur causant des souffrances physiques ou psychologiques «persistantes» qui leur sont «intolérables».
Cependant, même si le gouvernement Harper dispose d’une année pour modifier sa loi, il pourrait maintenir sa position en invoquant la clause nonobstant pour se soustraire au jugement, une décision peu probable compte tenu du débat fort médiatisé que l’aide médicale à mourir a suscité depuis des décennies. Toutefois, si Harper s’entête à maintenir l’interdit, il risque fort de subir les foudres d’une population qui se rallie, à mon sens, à la décision de la Cour suprême…Enfin, on ne sait jamais jusqu’où peut aller l’entêtement de Stephen Harper !
quebechebdo 7 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
6 février 2015
Bien que plusieurs commentaires aient déjà été émis depuis quelques semaines sur les candidats à la chefferie du Parti québécois, la course officielle vient de prendre officiellement son envol. Trois mois pour connaître les positions de chacun des cinq candidats sur les dossiers d’actualité, particulièrement au cours des cinq débats qui se tiendront d’ici le congrès à la chefferie.
À la suite de la cuisante défaite du PQ lors du dernier scrutin général, le défi est grand. En conséquence, s’il fallait que cette course tourne en attaques personnelles entre les candidats, ce serait désastreux pour l’image du parti. Je m’attends donc à ce que les cinq candidats s’en tiennent à leurs idées puisque c’est de cela dont les partisans du PQ ont le plus besoin.
Le message est clair : le PQ doit se relever et prendre des positions claires sur les sujets d’actualité, à savoir l’économie, l’éducation, l’environnement, la santé et la souveraineté. À vous de vous commettre, candidats, et que le meilleur gagne!
quebechebdo 6 février 2015
Le Journal de Québec 7 février 2015
vigile.net tribune libre 11 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
5 février 2015
Une étude menée par des chercheurs de l’Université Laval révèle que la réforme scolaire introduite au secondaire à la fin des années ’90 a raté sa cible, particulièrement en ce qui a trait aux garçons, aux élèves en difficultés et au décrochage scolaire.
À titre de rappel, l’idée d’une réforme de l’éducation découle des États généraux tenus il y a 20 ans, sous le ministre de l’Éducation d’alors, Jean Garon. Il s’agissait de mettre en oeuvre une réforme du curriculum. Toutefois, ce fut finalement une réforme des méthodes pédagogiques — approche par compétence, disparition du bulletin chiffré et des dictées, réorganisation des cycles — qui a vu le jour et qui a été implantée par le ministre de l’Éducation François Legault. Dans une approche par compétences, le manuel n'est plus au coeur des apprentissages et l'enseignant cherche à créer des situations qui permettent aux élèves d'apprendre de manière active.
En termes clairs, nous en sommes venus à privilégier une approche pédagogique par compétence au détriment des acquisitions de connaissances visées par une approche traditionnelle. Utopie ! Le jour où nos décideurs comprendront que l’école a pour ultime objectif l’acquisition de connaissances, lesquelles ne peuvent s’acquérir que par un maître qui les communiquent à des élèves, ce jour-là, l’école redeviendra ce pour quoi elle existe, à savoir un lieu du savoir.
En attendant, nous sacrifions des milliers de Québécois sur les bancs d’école pendant que notre ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, se contente de dire que la réforme est encore jeune [quinze ans !...] et qu’il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions…Désolant !
quebechebdo 5 février 2015
vigile.net tribune libre 7 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
4 février 2015
La guéguerre de mots dans laquelle se terre Philippe Couillard pour ne pas aborder de front la lutte au terrorisme donne de plus en plus l’impression que le premier ministre est en train de se replier dans ses retranchements, telle une proie qui se sent attaquée.
En qualifiant de « choix personnel » l’individu qui s’adonne ouvertement à l’intégrisme religieux, Philippe Couillard illustre clairement qu’il banalise le phénomène de façon irresponsable. Son silence scandaleux dans les cas de la flagellation de Raïf Badawi en Arabie saoudite et des velléités d’irruption de l’imam Hamza Chaoui dans un centre communautaire de Montréal [qu’il a condamné du bout des lèvres à la suite de la décision des autorités municipales de lui fermer la porte] démontre à n’en pas douter à quel point il tient à demeurer loin de la mêlée.
En réalité, Philippe Couillard n’a jamais vraiment cru que la neutralité religieuse du Québec représentait un problème imminent, pas plus que le danger qu’incarne le phénomène croissant de l’intégrisme. À ses yeux, cette neutralité est déjà acquise et l’intégrisme représente des cas isolés. Conséquemment, il a décidé de reléguer ces phénomènes dans la cour de la Sécurité publique…Un jeu dangereux qui pourrait bien le condamner à recevoir l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête !
À n’en pas douter, dans le débat en cours sur la laïcité au Québec, le passé de Philippe Couillard en Arabie Saoudite semble le rattraper de plein fouet au fur et à mesure que les intervenants s’expriment sur ce sujet, le dernier en lice étant le député de QS Amir Khadir : « M. Couillard contribue à la banalisation de la monarchie saoudienne dans ce que ce régime-là a de plus radicalement intégriste et rétrograde. Il y a une banalisation à tous les échelons, que ce soit en santé ou autre. Je ne dis pas qu’il faut couper tous les liens, mais il faut que, si c’est le cas, il se donne quand même la liberté. Ça ne l’empêche pas d’exprimer son point de vue. Si le fait de collaborer fait en sorte qu’il banalise tout le reste, et on ne le voit jamais critiquer, alors à quoi ç’a servi, sinon simplement à l’enrichir lui individuellement de riches contrats de consultation?? »
Enfin, Amir Khadir poursuit en ces termes on ne peut plus éloquents : « On voudrait savoir combien il a été payé et ce que ça impliquait comme échanges, et ce qu’il continue à avoir comme intérêts : des propriétés, des actions dans des compagnies saoudiennes, que sais-je? Parce que c’est difficile d’expliquer cette timidité qu’on voit pour une personne, dans une situation, dans le contexte post-Charlie Hebdo qu’on connaît, avec toutes les professions de foi parfois plus ou moins spontanées de certains dirigeants envers la liberté d’expression. »
vigile.net tribune libre 4 février 2015
quebechebdo 4 février 2015 (version abrégée)
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
3 février 2015
En lisant le billet de Mathieu Bock-Côté paru dans l’édition du Journal du 3 février sous le titre Enseignant, un métier extrême, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler de vieux souvenirs du temps où j’exerçais le métier d’enseignant. Ce temps où l’enseignant fraîchement émoulu se présentait devant ses premiers élèves, tel un grand frère qui désirait les accompagner dans leur apprentissage.
Une approche que Bock-Côté qualifie de « pédagogie des Calinours », « la grosse menterie de notre époque, qui veut qu’un enfant a toujours besoin d’être cajolé, que jamais il ne doit frapper un mur, réfréner ses désirs, rencontrer l’autorité. » Foutaise! Par expérience, j’ai vite compris que ce n’est pas en jouant à la nounou avec mes élèves qu’ils allaient me respecter pour autant. Bien au contraire, les jeunes, trop souvent élevés dans la ouate à la maison, « ont besoin qu’on leur dise non. Ils ont besoin de rencontrer un adulte qui ne parle pas en bébé. C’est indispensable à la formation de leur personnalité. »
À force de demander à l’école des rôles qui ne sont pas les siens, entre autres pallier ceux des parents à la maison, on est en train d’oublier ce pourquoi l’école ouvre ses portes à tous les matins, à savoir « communiquer des connaissances ». Et cela nécessite un climat propice à cet objectif, un climat où le jeune sera traité comme un élève responsable de sa formation, quitte à le ramener dans ce chemin au besoin….À défaut de quoi, l’école ratera sa cible au détriment des jeunes qui lui sont confiés!
quebechebdo 3 février 2015
vigile.net tribune libre 7 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
2 février 2015
L’épineux dossier du projet de méga-hôpital à Québec soulève à mon sens des interrogations qui demeurent pertinentes auxquelles les ministres de la santé des dernières années n’ont pas su apporter de réponses satisfaisantes. Entre autres, comment se fait-il que le projet l’Enfant-Jésus ait été préféré à l’Hôtel-Dieu malgré le fait qu’une étude demandée par l’ex-ministre Hébert eut révélé que celui de l’Hôtel-Dieu pourrait se réaliser au moindre coût ?
Pourquoi aucune consultation publique n’a-t-elle été tenue sur un dossier aussi important ? Pourquoi s’obstine-t-on à nous en tenir au projet de Limoilou alors que, récemment, un conseiller du ministre de la santé révélait que l’on se dirigeait vers une catastrophe de près de 4 milliards ?
À mon sens, au-delà du caractère patrimonial de l’Hôtel-Dieu qui, en soi, représente un atout non négligeable, le ministre de la santé doit cesser de jouer dans l’improvisation et tenir une consultation publique dans le but de lever le voile sur les questions sans réponses soulevées dans ce débat d’une importance capitale pour l’avenir des soins médicaux dans la région de Québec.
quebechebdo 2 février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
1 février 2015
Les dernières données concernant le nombre de décès annuels par suicide au Québec sont effarantes, à savoir une moyenne de trois par jour, de quoi nous faire frissonner d’horreur devant un tel désastre.
Toutefois, parmi tous les commentaires que j’ai pu lire ou entendre sur différents médias dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide, je retiens celui-ci : « La personne qui a des idées suicidaires ne veut pas mourir; elle cherche une façon de faire taire sa souffrance. Elle a besoin qu'on l'aide à croire en elle-même et à cultiver l'espoir d'un demain meilleur… bref, d'un bras sur lequel s'appuyer temporairement. »
Aux dires de M Jérôme Gaudreault, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, même si les efforts sont gigantesques pour venir en aide aux personnes qui ont des idées suicidaires, l’austérité prônée par le gouvernement actuel n’a rien pour le rassurer quant aux sommes nécessaires pour diminuer le nombre de suicides.
Néanmoins, je crois qu’il appartient à chacun de nous d’avoir un œil et une oreille attentifs aux personnes en détresse qui nous demandent de « faire taire leur souffrance » et de leur tendre « un bras sur lequel s’appuyer temporairement ».
quebechebdo 1er février 2015
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »