L’effet boomerang

17 février 2015

Les dernières déclarations de Philippe Couillard relativement au « radicalisme » de l’opposition péquiste en matière d’indépendance du Québec lui sont revenues de plein front devant son provincialisme décomplexé.

À titre d’exemple frappant, ses velléités d’amener le Québec à signer la Constitution de 1982, alléguant croire « fermement au progrès du Québec au sein d’un Canada uni, dans une fédération et pas dans un État unitaire ». Sans oublier toutes les mesures d’austérité qu’il est en train d’imposer aux Québécois au mépris du système québécois chèrement acquis lors de la Révolution tranquille.

En réalité, Philippe Couillard n’a pas de leçon à donner à qui que ce soit sur le radicalisme. En agissant avec autant de désinvolture devant les aspirations des Québécois à maintenir en place le modèle québécois, il est tout à fait normal qu’il subisse l’effet boomerang de son provincialisme radical outrancier!

quebechebdo 17 février 2015

PKP ouvre son jeu

17 février 2015

En s’engageant à créer l’Institut québécois de recherche appliquée sur l’indépendance s’il est désigné chef du Parti québécois en mai prochain, Pierre Karl Péladeau franchit un pas important dans la stratégie qu’il entend mettre de l’avant pour mobiliser les Québécois autour du projet d’indépendance.

De plus, il se propose d’entreprendre un dialogue avec tous les partis et mouvements politiques et organisations de la société civile afin de lancer une campagne « immédiate et permanente » en faveur de l’indépendance. Enfin, si PKP se retrouve à la barre du PQ, il sollicitera le mandat de faire le pays du Québec auprès de l’électorat québécois à l’automne 2018.

À mon sens, le député de Saint-Jérôme, en voulant mettre en relief les bienfaits de l’indépendance au vu et au su des Québécois sur les multiples dimensions du projet de pays, telle la souveraineté alimentaire, culturelle, fiscale, internationale et territoriale, atteint la cible avec efficacité sans détour ni fioriture…une stratégie qui a le mérite d’être claire et sans équivoque!

quebechebdo 17 février 2015
vigile.net tribune libre 17 février 2015

Laissez venir à moi…

16 février 2015

Depuis le début de son pontificat, François ne cesse de multiplier les paroles de miséricorde envers les « exclus » de l’Église. À titre d’exemple, sa réplique devenue célèbre lors de son retour en avion du Brésil en 2013 : « Si une personne est gaie et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »

Encore récemment, il est revenu sur cette idée en exhortant les cardinaux à ne pas s’isoler dans une « caste » et d’ouvrir les bras à tous ceux que l’Église a rejetés. La vocation de l’Église est de « ne condamner personne éternellement »… L’Église doit être « créative pour trouver le langage juste afin de communiquer avec tous ceux qui sont considérés comme inguérissables et donc intouchables. »

Un discours auquel on ne peut rester insensible devant une Église qui pratique l’exclusion des « infidèles » depuis des siècles. Un chemin plein d’embûches auquel s’attaque avec détermination François et qui n’est pas sans nous rappeler cet extrait de Luc 18 :16 : « On lui amena aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât. Mais les disciples, voyant cela, reprenaient ceux qui les amenaient. Et Jésus les appela, et dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point. »

quebechebdo 16 février 2015

La rassembleuse

15 février 2015

Nul doute dans mon esprit que le tandem Hivon-Cloutier apportera de l’eau au moulin des idées qui seront débattues au cours de la course à la chefferie du PQ. En effet, celle qui a défendu avec respect et détermination l’épineux dossier du Mourir dans la dignité possède toutes les qualités d’une rassembleuse.

À preuve, ce rapprochement qu’elle tente de susciter avec Sol Zanetti, le chef d’Option nationale. « Avec ses milliers de membres engagés et proactifs, Option nationale est l’une des forces de notre mouvement et sa présence au sein d’une éventuelle Équipe de préparation de l’indépendance est de notre point de vue primordiale. »

Je ne peux qu’applaudir à cette initiative de Véronique Hivon qui vient jeter un peu de baume sur les attaques personnelles dont PKP est victime depuis des semaines et qui ne font que faire stagner le débat d’idées essentiel à la cause souverainiste…Place aux idées!

quebechebdo 15 février 2015
Le Journal de Québec 17 février 2015
vigile.net tribune libre 17 février 2015 "Le tandem Cloutier-Hivon"

Origine de la Saint-Valentin

14 février 2015

« L’association du milieu du mois de février avec l’amour et la fécondité date de l’Antiquité. Dans le calendrier de l’Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.

Dans la Rome antique, le 15 février étaient fêtées les Lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fécondité. Les Luperques, prêtres de Lupercus, sacrifiaient des chèvres au dieu. Avec le couteau sanglant, les prêtres touchaient le front de deux jeunes aristocrates patriciens, un garçon et une fille. Un bouc était ensuite sacrifié, et de sa peau étaient fabriquées des lanières. Les Luperques couraient alors nus autour du Palatin en frappant, avec les lanières, les femmes qui se mettaient sur leur passage pour recevoir don de fertilité conformément à l'oracle de Junon, protectrice du mariage et de la maternité.

Le rapprochement entre la Saint-Valentin et l’amour courtois n’est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. Il existe une autre légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des Lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne, mais cette pratique n’est citée dans aucune source écrite de l’époque. Sauf une miniature du xiie siècle qui montre l'appropriation chrétienne de rites païens.

Le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. À l’issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l’année. Ceci permettait de développer la démographie et stimuler l’expansion des villages. Cette pratique laissait libre cours à beaucoup de tricheries de la part de couples officieux ainsi que des hommes qui visaient une jeune fille en particulier et notamment « la plus belle du village », très courtisée. »  (Wikipédia) 

quebechebdo 14 février 2015

La démagogie de Philippe Couillard

13 février 2015

Philippe Couillard avait l’intention de profiter de la rentrée parlementaire pour mettre l’accent sur l’économie. Malheureusement, l’opposition péquiste l’attendait avec ses mesures d’austérité, une marque de commerce qui lui colle à la peau depuis son arrivée au pouvoir en avril 2014.

Eh bien qu’à cela ne tienne, le premier ministre est tombé dans le gâteau de la course à la chefferie du PQ qui a fait ressortir le débat sur la souveraineté du Québec, une stratégie qui a réjoui en ces termes notre premier ministre : «  référendum, souveraineté, séparation. Ça va être ça[…] Alors, formidable ! Écoutez, je n’en espérais pas tant. »

Comme si les candidats à la chefferie pouvaient tenir cette course sans aborder l’article 1 de leur parti…Utopie ou démagogie? À mon avis, je crois Philippe Couillard assez intelligent pour opter pour le deuxième choix.

En réalité, M Couillard aura beau essayé de mêler les cartes par tous les moyens, il n’en demeure pas moins qu’actuellement, c’est lui qui détient les rênes du pouvoir qu’il exerce avec des mesures d’austérité qui sont en train de placer les Québécois de classe moyenne dans un fiasco socio-économique inquiétant.

quebechebdo 13 février 2015

Au mépris de la loi

12 février 2015

Il y a quelque chose de scandaleux dans le fait que des écoles juives détentrices d’un permis du MELS, et dont certaines sont même subventionnées, continuent d’opérer malgré qu’elles enfreignent la loi à outrance. À titre d’exemples, les manuels, les matières enseignées et les bulletins ne sont pas tous conformes, le cours Éthique et culture religieuse n’est pas enseigné tel que l’exige le MELS et des enseignants n’ont toujours pas de brevet. Et, pendant ce temps-là, le ministre continue de leur accorder annuellement des tolérances sans coup férir.

Il est à se demander si notre ministère de l’Éducation ne souffre pas du syndrome de la mollesse et de l’irresponsabilité devant un comportement aussi laxiste face aux minorités juives qui profitent de ces accommodements nettement déraisonnables. Jusqu’à quand le ministre abusera-t-il indument de la patience des contribuables québécois en tolérant que ces écoles persistent à fonctionner au mépris de la loi?

quebechebdo 12 février 2015
vigile.net tribune libre 12 février 2015
Le Journal de Québec 14 février 2015

Une question d’équité

11 février 2015

Des professeurs et recruteurs des universités McGill et Concordia arguent que le processus « complexe » d’immigration au Québec les désavantage par rapport aux institutions des autres provinces canadiennes et ce, même si des assouplissements à la loi ont été apportés par le gouvernement Couillard récemment. Ces universités anglophones allèguent éprouver des difficultés à recruter des professeurs étrangers hautement spécialisés provenant de d’autres pays.

Aux dires de Ghyslaine McClure, vice-principale exécutive adjointe à McGill, « nous aimerions obtenir une reconnaissance spéciale indiquant que les professeurs d’université sont des travailleurs hautement spécialisés et qu’ils ne devraient pas avoir à faire face à tant d’obstacles. Les professeurs et autres éminents spécialistes sont dans une catégorie différente. »

Deux éléments retiennent mon attention dans ces propos. Le premier réfère à la comparaison entre les universités anglophones québécoises et celles des autres provinces canadiennes…une comparaison fallacieuse qui ne tient pas compte de la réalité francophone du Québec dont la langue officielle est le français.

Le second élément voudrait cataloguer certains immigrants selon leurs fonctions « dans une catégorie différente »…une catégorisation artificielle qui risque de conduire à un glissement dangereux vers d’autres professions qui pourraient revendiquer les mêmes droits.

En conséquence, je suis d’avis que ces « éminents » professeurs doivent suivre les règles établies et se conformer aux exigences minimales des lois du Québec en matières d’emploi et d’immigration pour « tous » les immigrants et cela, quel que soit leur statut professionnel…C’est une question d’équité!

quebechebdo 11 février 2015
vigile.net tribune libre 12 février 2015

Dans l’ombre des grands

10 février 2015

Dans le merveilleux monde du sport, les étoiles ne manquent pas pour éclairer les médias de leurs performances exceptionnelles, et le même phénomène s’observe dans tous les métiers du monde. À cet effet, le décès de Claude Ruel ne suscitera pas autant de sympathie que celui de Jean Béliveau, et pour cause, me direz-vous.

Pourtant, à sa façon, Claude « Piton » Ruel a passé sa carrière à garnir le banc du CH de ces vedettes qui sont vite devenues les pôles d’attraction des fans du Tricolore. Ruel possédait ce flair incomparable de dénicher des jeunes et, plus encore, de développer leur talent pour la LNH.

De plus, en tant qu’entraineur-chef et entraineur-adjoint du CH, Claude Ruel a su tirer son épingle du jeu en demeurant un homme, non seulement respecté, mais aussi respectueux de ses joueurs. Dans mon livre, M Ruel doit être considéré comme un personnage imposant qui a passé sa carrière dans l’ombre des grands, tout en demeurant une figure dominante dans l’histoire du Canadien de Montréal.

Chapeau à vous, M Ruel, et merci pour vous être donné corps et âme pour les jeunes qui vous ont été confiés tout au cours de ces années!

quebechebdo 10 février 2015
Le journal Métro 11 février 2915
Le Soleil 16 février 2015
 

Pourquoi un titre aussi pervers?

10 février 2015

En ouvrant Internet le 7 février dans Le Devoir, quelle ne fut pas ma surprise de lire en gros titre PKP perd des plumes. Puis, sous la photo du député de Saint-Jérôme, on pouvait lire : « Pierre Karl Péladeau ferait le meilleur chef pour 63 % des sympathisants péquistes.

Critiqué pour le « flou » de ses positions depuis le début de la course à la direction du Parti québécois (PQ), le député Pierre Karl Péladeau a perdu cinq points auprès des sympathisants péquistes. »

Disons que, comme introduction, je n’étais guère renseigné encore sur les raisons ayant justifié le titre de l’article. La première phrase m’a vite fait réagir lorsque, d’entrée de jeu, PKP était qualifié de député de Saint-Jérôme et « actionnaire de contrôle de l’empire Québécor », un amalgame qui, après la lecture complète de l’article, se répète avec encore plus d’insistance en ces termes : « Le magnat de la presse, qui contrôle les médias les plus puissants du Québec — dont Le Journal de Montréal et le réseau TVA — ferait gagner sept points au PQ s’il devenait chef du parti, indique le sondage. » Une insistance bassement perverse qui a l’heur de s’attaquer à l’intégrité de PKP qui a pourtant répété sur tous les toits qu’advenant son élection à la tête du PQ, il placerait ses actions dans une fiducie sans droit de regard. Un amalgame vicieux que ses adversaires tentent désespérément d’imprimer dans la tête des indécis.

En ce qui a trait au « flou » des positions de PKP, on revient bien sûr sur l’épisode du lockout au Journal de Montréal en 2010 au sujet duquel il s’est déjà expliqué en disant qu’ « il était dans une situation différente à l’époque », ce qui est indéniable. Maintenant, je vous invite à lire cet extrait : « Pierre Karl Péladeau a beau être perçu comme un sauveur par les péquistes, il se fait prier par ses adversaires de dire enfin quelque chose de substantiel. Il a été critiqué jusqu’à maintenant pour le flou de ses positions sur la tenue ou non d’un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste, question centrale pour le parti souverainiste.

Le PQ ne peut plus se permettre de partir en campagne électorale sans position claire sur le référendum, martèlent Alexandre Cloutier, Bernard Drainville et Martine Ouellet ». Remarquez les termes « il se fait prier par ses adversaires de dire enfin quelque chose de substantiel  ». On aurait voulu insinuer que PKP ne disait que des balivernes qu’on n’aurait pas mieux réussi !

Par ailleurs, pour ce qui est des « plumes perdues » par PKP, elles se comptent au nombre de 5% des intentions de vote des partisans péquistes, ce qui lui confère encore 63% d’appui…Disons que, l’alouette a eu beau perdre quelques plumes, il n’y a pas de quoi en faire un titre d’article comme si la catastrophe avait frappé PKP en plein front.

Et qui plus est, à part de ces « attaques » pour le moins inoffensives, le reste de l’article ne contient que des aspects positifs. À titre d’exemples, ce commentaire de Christian Bourque, vice-président et associé chez Léger : « Pierre Karl Péladeau est le seul candidat qui fait bouger les aiguilles de façon favorable pour le Parti québécois. Tous les autres ont un effet négatif sur le vote pour le parti ».

Et cet extrait on ne peut plus révélateur : « Signe du pouvoir d’attraction de Pierre Karl Péladeau, il est populaire même au sein de la CAQ et de Québec solidaire. Pas moins de 45 % des sympathisants caquistes considèrent que le député de Saint-Jérôme ferait le meilleur chef pour le PQ ; 20 % des partisans solidaires — le parti le plus à gauche à l’Assemblée nationale — décrivent aussi l’homme d’affaires comme le meilleur chef pour le PQ." (oups, l’homme d’affaires…je l’avais oublié celui-là !)

Finalement, comme dirait l’autre, c’est quoi le rapport ? Pourquoi un titre aussi pervers si ce n’est que pour s’attaquer à celui qu’on ne veut surtout pas voir à la tête du PQ !

vigile.net tribune libre 9 février 2015