4 décembre 2015
D’entrée de jeu, je n’ai pas l’intention ici de critiquer la décision du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, de voter en faveur d’une loi pour mettre fin au lock-out qui dure depuis 33 mois chez des concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Paradoxalement, vous vous souviendrez que, du temps où il dirigeait les destinées de Québecor, dont il est toujours actionnaire de contrôle, le chef du Parti québécois a lui-même eu fréquemment recours au lock-out comme outil de négociation, à titre d’exemples, le lock out des syndiqués du Journal de Québec ayant duré 16 mois, celui du Journal de Montréal, 26 mois.
Il n’en fallait pas davantage pour que certaines voix s’élèvent à l’effet du délai « raisonnable » à appliquer avant de mettre fin à un lock out, ce à quoi PKP a répliqué que « c'est un conflit qui existe depuis plus de trois ans et [que] le ministre a décidé de prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que les parties se rapprochent, négocient de bonne foi et en arrivent à un règlement.»
Indépendamment des motifs évoqués par M. Péladeau pour justifier sa décision, on doit admettre qu’elle détonne un peu par rapport à son « ancienne vie »…Ainsi va la vie, autres temps, autres mœurs!
quebechebdo 4 décembre 2015
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3 décembre 2015
Comme il arrive souvent lors de ces grands sommets telle la conférence de Paris, les États participants s’entendent assez rapidement sur les grands principes, tous se ralliant au fait qu'il faut mettre un frein au réchauffement de la planète. Personne n’est contre la vertu, c’est bien connu!
Toutefois, si les participants à la conférence de Paris souhaitent réellement en venir à une entente sur le réchauffement climatique, les pays développés devront nécessairement aider financièrement les pays en développement, bien souvent vulnérables aux impacts de dérèglements du climat dont ils ne sont pas responsables. Et c’est là que le bât blesse!
D’autant plus que les pays en développement plaident en faveur de la reconnaissance du principe de « pertes et préjudices » pour compenser les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes, en plus de l’enveloppe de 100 milliards de dollars annuels promise en 2009.
Climat et argent sont inéluctablement liés par un destin fatidique qui colle à la peau des États participants à cette conférence. Or, comme dirait la chanson bien connue de Petula Clark, « tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir! »…
quebechebdo 3 décembre 2015
vigile.net tribune libre 9 décembre 2015
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2 décembre 2015
Rarement avons-nous assisté au Québec à l’adoption unanime d’une loi supportée de surcroît par une vaste proportion de la population. C’est le cas de la Loi sur l’aide médicale à mourir. Or, voilà que la Cour supérieure du Québec oblige le gouvernement du Québec à mettre sur la glace cette loi au moins jusqu’en février 2016, alléguant que certains de ses articles entrent en conflit avec le Code criminel.
Pourtant, depuis le début de cette saga, les divers intervenants qui ont œuvré dans ce dossier ont insisté sur le fait que l’aide à mourir relève de la pratique médicale qui est du domaine provincial et non pas du Code criminel qui lui est de juridiction fédérale. Et, de surcroît, l’interprétation douteuse du juge Pinsonnault associe l’aide médicale à mourir, qui s’inscrit dans un continuum de soins, à l’euthanasie ou au suicide assisté qui ne respecte aucunement cette balise médicale.
Pour ce qui est des soins palliatifs, dont il faut reconnaître les bienfaits depuis longtemps avérés, ils peuvent, à mes yeux, cohabiter avec l’aide médicale à mourir, le malade demeurant toujours le dernier décideur dans les soins qu’il souhaite recevoir en fin de vie.
Conséquemment, je souhaite que cette guéguerre juridique prenne fin dans les meilleurs délais pour le plus grand bien de tous ces malades qui ne demandent que mourir dignement sans subir inéluctablement les douleurs atroces que leur impose leur maladie.
quebechebdo 2 décembre 2015
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2 décembre 2015
On aura beau invoquer tous les antécédents reliés aux « privilèges » concernant les services d’aide domestique aux enfants des premiers ministres antérieurs, Justin Trudeau s’était engagé, en campagne électorale, à verser à des organismes de charité de sa circonscription sa prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE).
Et qui plus est, M. Trudeau a promis de restructurer les allocations versées aux parents de manière à ce qu’elles soient inversement proportionnelles aux revenus familiaux, alléguant que les millionnaires, ou les familles comme la sienne, n’avaient pas besoin de la PUGE pour subvenir aux besoins de leurs enfants.
Bien que les salaires versés à ces domestiques soient relativement minimes, je suis d’avis que Justin Trudeau, bénéficiant d’un salaire annuel de 334 000 $, renie une promesse fondamentale en allant contre un de ses engagements qui reconnaissait l’injustice inhérente au système actuel de la PUGE.
En agissant de la sorte, Justin Trudeau prête carrément flanc aux critiques, justifiées à mon avis…C’est une question de principe élémentaire auquel le premier ministre ne peut se soustraire sans en subir les récriminations des contribuables canadiens.
quebechebdo 2 décembre 2015
Le Journal de Québec 3 décembre 2015
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1 décembre 2015
J’ai lu avec attention la chronique de Nathalie Elgraby-Lévy publiée dans le Journal sous le titre « Une question de priorité » et je n’ai pu m’empêcher de réfléchir à son argumentaire concernant une grande absente, à savoir la lutte au terrorisme, à la Conférence de Paris.
Bien sûr, Barack Obama et François Hollande ont bien tenté de pavoiser en alléguant que la Conférence de Paris était une « puissant réprimande contre les terroristes » et qu’il constituait la « meilleure réponse » aux attaques des terroristes, leurs arguments sont loin d’être convaincants.
Pourtant, la liste inquiétante d’attentats commis en 2015 par l’ÉI et dont nous fait part Mme Elgraby-Lévy, et les quelque 1000 morts qui y sont associés, parlent d’eux-mêmes. N’aurait-il pas été opportun de profiter de la présence de 147 chefs d’État répartis à travers le monde pour dégager dans l’horaire tout au moins quelques jours parmi les 12 prévus lors de la Conférence, et tenter de dégager une offensive commune contre ce fléau mondial incarné par l’ÉI?
La lutte aux changements climatiques est certes préoccupante et il m’apparaît essentiel qu’elle ait une place de choix dans les priorités des dirigeants mondiaux. Toutefois, à court terme, le terrorisme représente une menace permanente à laquelle sont confrontés aujourd’hui les États gouvernés par ces dirigeants…Conséquemment, je me rallie à Nathalie Elgraby-Lévy pour dénoncer avec vigueur ce rendez-vous raté avec l’histoire contemporaine mondiale.
quebechebdo 1er décembre 2015
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30 novembre 2015
Par les temps qui courent, les centres de la petite enfance (CPE) subissent coup sur coup des coupures de la part du gouvernement, à tel point qu’il faut se demander si ce gouvernement n’a pas l’intention de les sacrifier au profit des garderies privées.
Par ailleurs, nombreux sont les commentaires de lecteurs qui minimisent le travail des éducatrices en les affublant du titre peu reluisant de « gardiennes d’enfants ». Je connais personnellement une de ces éducatrices avec qui j’ai pu échanger récemment et, croyez-moi, j’en suis sorti époustouflé (et sachez que le mot n’est pas trop fort).
Dès son arrivée à 7h, elle et une autre éducatrice prennent en charge une dizaine de poupons de 0 à 15 mois, chacun d’eux ayant des besoins et des horaires différents. Mon amie me disait que, parfois, elle devait s’occuper de 3 ou 4 bébés en même temps. Les heures de dîners chevauchent sur les heures de dodos, si bien qu’elle doit composer avec ces situations pour le moins « compliquées ».
Et, à travers ces tâches quotidiennes, elle doit aussi s’appliquer à percevoir les intentions qui se cachent derrière les pleurs des poupons, besoin de sommeil, faim, inconfort, ou tout simplement pour attirer l’attention, chacun d’eux éprouvant au cours de la journée son petit besoin d’affection.
Quarante-cinq minutes pour dîner et c’est le retour au travail jusqu’à 16h sans interruption…et toutes ces journées pour un salaire minable que je tairai par respect pour mon amie. En résumé, je crois qu’il faut lever notre chapeau vis-à-vis ces éducatrices dont la « vocation » mérite amplement d’être considérée à sa juste valeur.
quebechebdo 30 novembre 2015
vigile.net tribune libre 1er décembre 2015
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30 novembre 2015
Personne ne peut être contre la vertu, ça va de soi. On ne peut que se réjouir du « cadeau » de 80 millions $ investi dans le réseau de l’Éducation par le ministre François Blais. Toutefois, en pleine négociations ardues entre le gouvernement et les enseignants, on peut s’interroger sur le « timing » pour le moins « curieux » du cadeau du ministre.
De plus, toute chose étant relative, il convient de placer cette enveloppe budgétaire dans son contexte, à savoir que cette somme représente 8% du milliard $ coupé en éducation depuis 5 ans, 80 millions $ sur un budget prévu de 17,66 milliards $ en 2016-2017 en éducation. Ou si vous préférez, 10% du montant versé « en surplus » aux médecins. Telle est la réalité.
À mes yeux, ce gouvernement, muré derrière des coupures drastiques qui affectent pernicieusement le système d’éducation québécois, ressort un bonbon de son sac de Père Noël tout en tentant de nous faire croire qu’il veut contribuer à sauver l’école québécoise alors que c’est lui-même qui est en train de la démanteler sans coup férir…Foutaise, M. le ministre, c’est trop peu, trop tard!
quebechebdo 30 novembre 2015
vigile.net tribune libre 1er décembre 2015
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29 novembre 2015
Je suis estomaqué de constater à quel point l’arrivée des réfugiés syriens soulèvent de controverses concernant la langue d’usage au Québec. En effet, autant Kathleen Weil que Hélène David n’arrivent pas à s’entendre à ce sujet qui m’apparaît pourtant d’une limpidité évidente.
La question est fort simple : comment voulez-vous que l’intégration tant « souhaitée » par les politiciens se fasse de facto s’ils ne sont pas soumis dès leur arrivée à la langue et à la culture de leurs hôtes québécois? Et, de surcroît, d’où vient cette fragilité viscérale concernant notre identité francophone?
Des tergiversations qui relèvent de l’utopie faisant en sorte que ces réfugiés arrivent dans un Canada officiellement reconnu comme un pays bilingue. Devant une telle « réalité politique », il n’est donc pas surprenant que la langue française, dans le contexte nord-américain anglophone, ne soit reléguée comme second violon dans la tête des émigrants.
Pourtant, il va bien falloir un jour que la volonté politique s’exprime clairement sur le fait que leur terre d’accueil est de souche et de culture francophones. En termes clairs, désirons-nous vraiment l’intégration de ces réfugiés, oui ou non? Si oui, agissons dans ce sens et cessons nos élucubrations qui contribuent insidieusement à ouvrir des portes sur une assimilation dangereusement inquiétante!
quebechebdo 29 novembre 2015
vigile.net tribune libre 29 novembre 2015 "Oui ou non à l'intégarion des réfugiés"
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28 novembre 2015
Qu’on le veuille ou non, les enfants d’aujourd’hui sont bombardés par les médias sociaux quotidiennement. Raison de plus pour qu’ils se sentent concernés lorsque les informations qu’ils reçoivent les touchent personnellement.
C’est le cas d’une enseignante du primaire qui a demandé à ses élèves de s’exprimer par des dessins et des commentaires demandant au ministre de l’Éducation de changer d’idée et de cesser les compressions pour sauver l’école publique.
Or, un parent d’élève s’insurge devant cette initiative qu’il qualifie de « propagande », alléguant que « les enfants ne devraient pas être utilisés [et qu’] à six ou sept ans, ils n’ont pas l’âge de comprendre tous les enjeux. »
Toutefois, même si les jeunes ne comprennent pas tous les enjeux du conflit, il n’en demeure pas moins qu’ils le vivent au quotidien depuis des semaines. Conséquemment, il m’apparaît tout à fait légitime qu’ils puissent s’exprimer sur ce qu’ils ressentent…C’est une simple question d’opportunité de « laisser la parole aux enfants » comme le justifie à raison l’enseignante concernée.
quebechebdo 28 novembre 2015
Le Journal de Québec 29 novembre 2015
Le journal Métro 30 novembre 2015
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27 novembre 2015
Échaudé par une réputation de « pantin » sur l’échiquier international depuis le début de son mandat, je dois avouer que les attentats de Paris ont insufflé à François Hollande une stature de chef d’État inconnue jusqu’alors auprès des leaders mondiaux, la croisade qu’il a entreprise pour se rallier ses alliés autour de la destruction du groupe État islamique en faisant foi.
À l’entendre défendre avec courage la « douce France », c’est un François Hollande décidé à anéantir l'EI qui s’est exprimé lors de l’hommage aux 130 morts et aux quelque 300 blessés des tueries du 13 novembre. On peut douter des éventuels succès d’une coalition contre l’ÉI mais on ne peut mettre en doute la ténacité et le courage du président français.
Comme il arrive parfois dans des situations de crises, certains hommes d’État, plutôt dans l’ombre, prennent du panache et nous permettent de découvrir en eux des qualités insoupçonnées jusqu’alors…Et François Hollande fait partie de ceux-ci!
quebechebdo 27 novembre 2015
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