27 novembre 2015
Le système de garderies subventionnées s’apprête à subir le couperet du gouvernement Couillard, des compressions qui risquent de démobiliser les intervenants au détriment des services à la petite enfance. De son côté, la ministre de la Famille Francine Charbonneau évoque le fait que le tiers des garderies parviennent à boucler leur budget. Et, c’est à partir de ce « tiers performant » qu’elle justifie ses compressions. Toutefois, la réalité, c’est que ces garderies « performantes » parviennent à s’en sortir en investissant moins en éducatrices, en nourriture, en hygiène, et même en facture d'électricité.
Lorsque le degré de « performance » est atteint en coupant dans le gras, il m’apparaît que ce critère ne tient pas la route. Par ailleurs, depuis le 1er octobre 2015, le tarif quotidien chargé aux parents est passé de 7 $, montant gelé depuis 10 ans, à 7,30$. Un montant, disons-le, pour le moins « discutable », compte tenu des avantages que retirent des milliers de mères d’un système qui leur permet de réintégrer le monde du travail. Un retour au travail qui, soit dit en passant, génère des impôts dans les goussets du gouvernement.
En bref, au lieu de gruger pernicieusement dans des services directs à la petite enfance derrière un faux critère de performance, je suis d’avis que le tarif quotidien chargé aux parents devrait être augmenté pour atteindre le seuil de rentabilité des garderies et ce, dans des conditions optimales des services offerts aux bénéficiaires.
quebechebdo 27 novembre 2015
vigile.net tribune libre 29 novembre 2015
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27 novembre 2015
Aux dires de Renaud Lachance « il y a un lien entre le financement des partis politiques et la gestion d'un contrat public lorsque les entrepreneurs en construction se sentent contraints de contribuer à un parti ou de participer à une activité de financement à la demande d'une firme de génie parce qu'elle supervise ses travaux, approuve sa facturation ou recommande ses avenants, ou extras, au donneur d'ouvrage public ».
Or, toujours selon le commissaire Lachance, « ce lien n'a pas impliqué les élus, selon les témoignages entendus à la Commission ». Et, de poursuivre M. Lachance, « il y a un lien entre le développement des affaires et le financement des partis politiques au niveau provincial. Ce lien ne doit pas cependant être confondu avec celui, faisant l'objet du mandat de la Commission, d'un lien entre l'octroi d'un contrat et le financement des partis politiques ».
C’est ce que j’appelle un argumentaire emberlificoté tissé de méandres qui nous conduisent inévitablement vers le cul-de-sac. Une version des faits tendancieuse qui place le lecteur dans une zone grise de laquelle il est difficile de se sortir sans qu’elle ait laissé au passage un doute sur les conclusions de la commissaire France Charbonneau qui établit, de son côté, qu’il « est possible de conclure que, durant les années visées par le mandat de la Commission, un lien unissait le versement de contributions à des partis politiques provinciaux et le processus d'octroi de contrats publics ».
Toutefois là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que, comme « par hasard », la position du commissaire Lachance épouse littéralement celle du Parti libéral du Québec en matière de financement politique…De quoi nous laisser pour le moins sceptique sur la scène où loge véritablement Renaud Lachance!
vigile.net tribune libre 27 novembre 2015
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26 novembre 2015
Selon des données compilées par Le Journal de Québec, le « modique » pourcentage de taxes payés par le consommateur québécois qui se présente à la pompe à essence s’élève à 43 % de la facture totale, ce qui en fait le « champion » incontesté en Amérique du Nord au chapitre des taxes sur l’essence, à savoir la « taxe carbone », la taxe d’accise fédérale, la taxe provinciale sur les carburants, la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ). Eh oui, vous avez bien compté, cinq taxes différentes qui peuvent varier selon que l’automobiliste habite près des frontières ou dans une région éloignée, la région de Montréal siégeant confortablement en tête du palmarès.
Il y a des jours où, face à de telles pratiques scandaleuses, je me sens, comme Québécois, comme faisant partie des « nègres blancs d’Amérique », une race stigmatisée par un colonialisme outrancier qui nous martèle sans coup férir dans un monde sans scrupule…Ainsi va la vie au pays du Québec!
quebechebdo 26 novembre 2015
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25 novembre 2015
Quatre ans d’enquête au coût de 44,8 millions $ pour un rapport de 1741 pages sur lequel les deux commissaires n’ont même pas été capables de s’entendre sur un chapitre aussi crucial que le canal érigé entre le financement des partis politiques et les contrats accordés aux entreprises de la construction…Et tout cela devant la même preuve présentée devant leurs yeux!
Pour le commissaire Renaud Lachance, la preuve d’un réseau de corruption entre les partis et la construction n’a pas établie hors de tout doute raisonnable alors que pour France Charbonneau, il ne subsiste aucun doute. Quand même pour le moins curieux qu’ils en arrivent à deux conclusions différentes sur un chapitre aussi important du rapport.
Une telle dissension entre les deux commissaires fait sans doute le bonheur des partis politiques impliqués dans cette « supposée affaire », en particulier du PLQ et de Jean Charest qui doivent être « reconnaissants » envers Renaud Lachance. Toutefois, aux yeux de la crédibilité de la Commission, c’est un pavé dans la mare qu’elle reçoit en plein visage au grand dam de sa légitimité…Un poids qui n’a pas fini de remonter à la surface au cours des prochains mois!
quebechebdo 25 novembre 2015
vigile.net tribune libre 27 novembre 2015
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24 novembre 2015
Après avoir été harcelé de questions sur une éventuelle partition du Québec reliée aux aspirations des Premières Nations qui revendiquent leur indépendance territoriale, le chef du PQ Pierre Karl Péladeau est demeuré flou dans sa réponse aux journalistes : «C’est un vaste chantier, je ne peux pas répondre à cette question», a-t-il commenté au terme du Conseil national du PQ.
Le lendemain, le PQ publiait un communiqué réitérant l’intention de son chef de poursuivre le dialogue avec les Premières Nations et de conserver les frontières du Québec intactes: «Nous sommes confiants d’en arriver à de nouveaux arrangements mutuellement bénéfiques pour toutes les nations concernées dans le respect de l’intégrité du territoire.»
De son côté, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, a profité de la tribune que lui offrait le PQ pour déclarer: «Je suis Innu et je suis souverainiste… pour ma nation.», tout en précisant que la souveraineté des nations autochtones pouvait signifier le morcellement du Québec.
À mes yeux, PKP ne peut pas entretenir le flou sur un dossier aussi prioritaire que l’intégrité du territoire québécois advenant l’indépendance du Québec, et il sait pertinemment que la partition a toujours essuyé un refus catégorique de la part de ses prédécesseurs…En conséquence, M. Péladeau, le Québec est-il indivisible, oui ou non?
quebechebdo 24 novembre 2015
vigile.net tribune libre 24 novembre 2015
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23 novembre 2015
Dans sa chronique du 23 novembre publiée dans Le Journal sous le titre « À qui donner? », Isabelle Maréchal nous interpelle sur les hésitations que nous sommes appelés à vivre devant les dons sollicités autant par les réfugiés qui s’apprêtent à franchir nos frontières que les Québécois dont les besoins sont accrus durant la période des Fêtes…Une question vraiment pas facile!
« Est-ce normal de donner moins à ceux qui sont ici qu’à ceux qui arrivent ? Ces réfugiés syriens, ne deviendront-ils pas nos concitoyens ? Qui choisir ? », se demande Mme Maréchal. « La tarte reste la même, mais de plus en plus de gens dans le besoin doivent se la partager. » Au Regroupement Partage, « on s’attend à ce que l’aide diminue. Chaque fois qu’il y a une crise ailleurs, nos dons diminuent. Les parts vont moins vers nous.»
L’accueil des réfugiés imposent ses besoins sans pour autant que ceux des nôtres ne diminuent. C’est la quadrature du cercle. Isabelle a choisi d’écouter son cœur. Elle a choisi de préparer deux sacs…Une générosité exemplaire qui sera suivie, je l’espère, par de nombreux donateurs québécois!
quebechebdo 23 novembre 2015
Le Journal de Québec 24 novembre 2015
http://www.journaldequebec.com/2015/11/23/a-qui-donner
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22 novembre 2015
Devant un plafonnement à 32 % des intentions de vote en faveur du PQ révélé par un dernier sondage, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau y est allé d’un appel à la mobilisation de TOUS les Québécois, y compris les anglophones, immigrants et citoyens des communautés culturelles, autour du projet d’accession du Québec à son statut de pays.
Un projet certes ambitieux et qui nécessite à priori des qualités de rassembleur de la part de son leader. Jusqu’à maintenant, je suis porté à penser que PKP a su maintenir l’unité au sein de son parti et de ses partisans souverainistes. Toutefois, le terreau qu’il s’apprête à exploiter risque de le confronter à certaines réticences.
Néanmoins, il m’apparaît essentiel que le PQ élargisse sa base s’il désire intéresser d’autres Québécois que ceux « de souche » à son projet et, pour y arriver, il doit favoriser une stratégie inclusive sans laquelle il se butera indéniablement aux résultats des sondages qui le suivent depuis plusieurs années.
Personne ne peut mettre en doute les convictions profondes de PKP en ce qui concerne ses ambitions à faire du Québec un pays. Toutefois, il sera toujours marqué par sa vie antérieure dans le monde des affaires et ses conflits avec les syndicats. Une marche qu’il a réussi jusqu’à maintenant à gravir avec un certain succès. Y parviendra-t-il aussi bien avec les autres communautés culturelles, en particulier les anglophones? Une histoire à suivre…
quebechebdo 22 novembre 2015
Le Journal de Québec 23 novembre 2015
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21 novembre 2015
Comme c’est devenu la coutume lorsqu’un nouveau gouvernement prend le pouvoir, les surplus annoncés par le gouvernement précédent en campagne électorale se métamorphosent subitement en déficit lorsque le nouveau ministre des Finances ouvre les livres. Cette fois-ci, Bill Morneau, lors de la présentation de sa mise à jour économique, annonce un déficit de 3 milliards $ pour l’année en cours alors que l’ex-ministre des Finances conservateur, Joe Oliver, était tout sourire en annonçant un surplus de 2,4 milliards $ à la dissolution de la Chambre…Un écart réel de 5,4 milliards $.
Or, malgré cette « désagréable surprise », les libéraux maintiennent le cap sur leur promesse électorale, à savoir d’engendre des déficits pour susciter la relance économique et aboutir à un budget équilibré en 2019. De quoi se demander si le bas de laine des libéraux ne contient pas des trésors cachés ou si M. Morneau ne dispose pas d’une baguette magique qui fait apparaître miraculeusement des milliards de dollars!
En attendant le premier budget du ministre qui devrait être présenté en début de 2016, il faut s’attendre à ce que l’opposition bombarde le gouvernement sur les façons qu’il envisage pour atteindre ses promesses…et ceci, même si les conservateurs ont floué l’électorat sur leurs supposés surplus. Ah la politique, quel monde pour le moins étrange!
quebechebdo 21 novembre 2015
Le Journal de Québec 22 novembre 2015
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20 novembre 2015
Nombreux ont été les commentaires des analystes politiques concernant l’inexpérience de Justin Trudeau depuis son élection à titre de premier ministre du Canada. Néanmoins, je crois qu’il faudrait mettre quelques bémols à ces allusions.
À sa défense, il convient de signaler le rapide plongeon qu’il a dû réaliser en étant confronté dès le départ aux dirigeants des plus influents pays du monde au cours des sommets où il a participé, une situation qui, admettons-le, n’est pas sans susciter une visibilité internationale pour le moins majeure et une connaissance des dossiers pour laquelle M. Trudeau a eu très peu de temps à se préparer.
Si vous ajoutez à cela les tristes attentats de Paris qui sont venus envahir les rencontres des divers sommets, vous conviendrez avec moi que la marche était haute pour le nouveau premier ministre du Canada, ce qui ne l’a pas empêché de demeurer ferme dans ses engagements d’accueillir 25 000 réfugiés au Canada et de retirer les CF-18 dans le conflit syrien.
De surcroît, on doit bien admettre que le dynamisme incarné dans la jeunesse et l’ouverture de Justin Trudeau tranche catégoriquement avec la froideur de Stephen Harper et contribue déjà à améliorer l’image internationale du Canada qui en avait bien besoin. Somme toute, je suis d’avis que nous devons laisser la chance au coureur avant de le lapider prématurément sur la place publique!
quebechebdo 20 novembre 2015
Le Journal de Québec 21 novembre 2015
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19 novembre 2015
Il y eut un temps où les gradués universitaires du Québec avaient le choix entre plusieurs emplois au sortir de l’université. Eh bien, les temps ont changé. En effet, selon un rapport du Directeur parlementaire du budget (DPB), les jeunes diplômés universitaires sont de plus en plus nombreux à occuper un emploi qui ne correspond pas à leur niveau d’études. Ces jeunes sont tout simplement sur-scolarisés pour les emplois disponibles qui répondent à leurs compétences.
Devant cet état de fait, deux attitudes sont possibles : ou les universités diminuent le nombre d’inscriptions dans certaines facultés faute d’emplois disponibles, ou le gouvernement se prend en main et met sur pied une véritable politique économique axée sur la création de la main d’œuvre.
Que plus de 40 % des diplômés occupent un emploi qui n’exige pas un diplôme universitaire m’apparaît inacceptable dans une société qui se dit industrialisée et ouverte aux technologies modernes. L’éducation a fait un bon bout de chemin au cours des dernières décennies au Québec. Il est temps que les gouvernements enjambent le pas qui leur permettra de répondre aux besoins d’une société moderne, à défaut de quoi c’est toute une génération de diplômés qui ne pourront participer à l’essor économique du Québec.
quebechebdo 19 novembre 2015
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