À l’heure de la pause

22 août 2011

Au lendemain du rassemblement du Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ) , l’heure est à la pause concernant le bilan de la situation sur les prochaines étapes à déterminer pour permettre à la cause de l’indépendance du Québec de cheminer positivement.

Deux courants dominants ressortent des discussions émanant de ce rassemblement, soit la tenue d’états généraux sur l’indépendance, et le déclenchement d’élections référendaires.

À mon sens, des états généraux où les intervenants viennent s’exprimer sur différents sujets gravitant autour du statut politique du Québec risquent de dégénérer en un exercice verbal oiseux et un branle-bas d’idées inutile, voire même répétitif, d’autant plus qu’une telle consultation est en train de se faire dans plusieurs comtés du Québec et que Pauline Marois va bientôt entreprendre cet exercice dans tout le Québec !

Par contre, l’idée de la tenue d’élections référendaires permet de poser un geste clair et sans équivoque sur le statut que les citoyens du Québec désirent donner à leur pays. Toutefois, il est clair que de telles élections ne pourront se tenir sans qu’un parti politique prônant clairement l’option indépendante du Québec ne prenne préalablement le pouvoir à l’ANQ !

Je ne vois actuellement aucun parti existant manifestant cette direction. Par contre, des mouvements de citoyens prennent forme de plus en plus et répondent adéquatement aux besoins des sympathisants indépendantistes du Québec. Partant de constat, une coalition nationale des mouvements et partis prônant l’indépendance du Québec se doit de prendre forme dans les meilleurs délais sous l’égide d’un nouveau parti indépendantiste, lequel constituera le seul véhicule légal qui nous conduira d’abord au pouvoir, puis ensuite à l’élection référendaire qui, elle, règlera une fois pour toutes le statut politique du Québec !

Actuellement, seul le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, envisage la création d’un nouveau parti indépendantiste qui serait coiffé sous le vocable « Option Québec ». Si M. Aussant désire que son option mobilise véritablement les différents courants qui circulent actuellement autour de l’indépendance du Québec, il n’a guère d’autres choix que de rallier les sympathisants à la cause en les invitant à une coalition nationale solide à l’intérieur d’un véritable parti politique indépendantiste !

vigile.net tribune libre 22 août 2011



La rançon de la carrière

22 août 2011

Depuis le décès de Gil Courtemanche, nombreux ont été les opinions et commentaires émis dans les différents médias. Les qualificatifs pour décrire l’homme passent par toute la gamme dévolue à quelqu’un qui a vécu une carrière brillante dont la rançon lui a valu la gloire professionnelle au détriment d’une vie personnelle et familiale bafouée par les stigmates d’épisodes journalistiques souvent atroces et inhumains.

À cet effet, le 20 décembre 2008, Gil Courtemanche avait offert à ses lecteurs une chronique titrée «Les petits bonheurs» en guise de cadeau, à quelques jours de Noël! Dans ce texte empreint d’une grande humilité et d’une profonde humanité, il nous livre un témoignage saisissant des combats intérieurs qu’il a dû affronter au cours de certaines périodes de sa vie. Pour mieux vous faire comprendre ma perception, je vous propose ces quelques extraits de cet article:

«Ce n'est pas rien de voir 60 enfants mourir en quelques heures dans le camp de Bati en Éthiopie, de fouiller dans les fosses communes du Rwanda pour retrouver le corps d'un ami. Cela vous retourne les tripes et le cœur. Il est extrêmement passionnant de fréquenter les coulisses de la Cour pénale internationale et d'avoir l'impression de participer à une mission fondamentale de la communauté internationale. Cela donne un sentiment de pouvoir et d'influence sur des événements historiques.

Mais tout cela risque de vous isoler, comme le succès crée une bulle dans laquelle on se love et s'admire…

En fait, je voulais vous parler de l'inutilité des grandes explications qu'on trouve dans les livres et les journaux renommés et de l'importance fondamentale des petits bonheurs et des attentions minuscules. Pas les fleurs offertes pour excuser un retard, mais la main tendue, la caresse chaleureuse, le mot amoureux, et surtout l'attention pour l'autre.»

À mon sens, Gil Courtemanche, dans cet éloge aux «petits bonheurs», nous ramène à l’essentiel de la vie, lui qui a longtemps été emporté dans le tourbillon d’une carrière pour laquelle la rançon s’est avérée fort coûteuse!

quebechebdo 22 août 2011 

La querelle des Anciens et des Modernes

21 août 2011

À lire les récents échanges sur la tribune libre de Vigile à propos de notre démarche vers l’indépendance, j’ai parfois l’impression de me reporter en France à la fin du XVIIe siècle au moment où une polémique née à l’Académie française souleva la querelle des Anciens et des Modernes. Situons-nous d’abord dans le contexte historique de cette querelle.

Les Classiques ou Anciens menés par Boileau, soutenaient une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité. Cette thèse était fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine avait atteint une fois pour toutes la perfection artistique. Le choix par Racine pour ses tragédies de sujets antiques déjà traités par les tragédiens grecs illustre cette conception de la littérature respectueuse des règles du théâtre classique élaborées par les poètes classiques à partir de la Poétique d’Aristote.

Les Modernes, représentés par Charles Perrault, qui soutenaient le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV, affirmaient au contraire que les auteurs de l’Antiquité n’étaient pas indépassables, et que la création littéraire devait innover. Ils prônaient une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles.

L’avenir de la littérature française évolua pourtant sans renier complètement les arguments des uns au profit de ceux des autres. Il en va de même aujourd’hui des arguments des partisans péquistes par rapport à ceux qui prônent un changement. Le PQ s’est implanté au Québec comme un parti qui a toujours prôné la souveraineté du Québec. Par ailleurs, ses tergiversations des dernières années ont terni cette image.

À mon sens, Hélèna, dans son commentaire à l’article de Robert Barberis-Gervais, publié sur cette tribune en date du 20 août sous le titre « Mises au point à propos des interventions de Maître Pierre Cloutier », résume admirablement les propos de mon argumentaire :

« Monsieur Barberis-Gervais,

Je prends un réel plaisir à lire vos analyses, vos exemples, vos références, j’en apprends toujours et ça me plaît. Je vous lis pour votre intellect.

J’apprécie aussi la parole ferme de Monsieur Cloutier. Sans ambiguïté. Son désir, sa grande passion du pays me donnent toujours l’élan d’y croire. Et je prendrai ces écrits pour convaincre mes voisins qui se demandent : « pourquoi faire l’Indépendance ». J’ai besoin d’avoir les mots qu’il faut pour le dire et chez Monsieur Pierre Cloutier, je les trouve ; ils sont simples et directs. Grâce à lui, je sais que ce sera clair et précis ; les gens vont commencer à réfléchir. Je suis désolée de voir jusqu’à quel point, on ignore les raisons pour nous Québécois de faire l’Indépendance. Oui, encore.

Monsieur JCP ( que je lis aussi) dit que Pierre Cloutier est un idéaliste ? Un avocat peut être idéaliste quand il s’agit d’émotion, de grande émotion ?! Ah, bon.

J’aime Monsieur Noël pour le don de ses recherches, son humour, ses preuves à l’appui.

Et Monsieur Le Hir qui nous communique tout ce qu’il sait dans un style remarquable.

Monsieur Luc Archambault a choisi de nous rentrer le désir de l’Indépendance dans la tête par ses formules incantatoires qui foisonnent dans ces écrits. Ça finira par porter fruit.

Il y en a d’autres. Chacun a son style et j’aime bien la différence et la marque de chacun…Je m’arrête. Mais tout ça pour dire que nous avons besoin de vous tous et « arrêtez de vous chicaner » comme dirait ma moman ! »

En termes clairs, cessons cette « querelle des Anciens et des Modernes » et envisageons des pistes de conciliation qui tiennent compte des acquis du passé et des idées nouvelles !

vigile.net tribune libre 21 août 2011

Questions à Jean-Martin Aussant (suite)

19 août 2011

Quatre jours après la parution d’un article que je signais sur la tribune libre de Vigile le 4 août, sous le titre « Questions à Jean-Martin Aussant », je lui faisais parvenir le texte suivant à son adresse courriel personnelle :

« Bonsoir M, Aussant,

Le 4 août dernier, je vous faisais parvenir, via la tribune libre de Vigile, 11 questions dans un article intitulé "Questions à Jean-Martin Aussant". Mon intention ne cherchait qu’à connaître vos convictions et perceptions sur certaines interrogations qui m’étaient venues et qui me viennent encore concernant Jean-Martin Aussant, le personnage politique indépendantiste.

Bien que conscient que le lapse de temps soit plutôt court entre la parution de cet article et aujourd’hui, j’ai appris par expérience qu’il faut battre le fer quand il est chaud et que, même si les écrits restent, ils risquent de devenir lettres mortes si on ne les maintient pas éveillés !

Aussi ai-je cru bon de vous transcrire le texte intégral de cet article avec l’espoir que vous daignerez bien y répondre pour votre plus grand avantage et le plus grand intérêt de celles et ceux qui désirent mieux vous connaître pour la suite des choses concernant votre intention de créer un nouveau parti politique indépendantiste au Québec. »

Voici le texte intégral de la réponse que j’ai reçue aujourd’hui le 19 août à mon adresse courriel personnelle :

« Bonjour M. Marineau,

Merci d’avoir pris le temps de m’écrire.

Sachez que ce n’est pas l’envie de répondre longuement qui me manque, c’est tout simplement le temps.

J’ai énormément de correspondances, vous vous en douterez, correspondances auxquelles je me fais une obligation de répondre personnellement.

De plus, je suis actuellement impliqué dans 3 projets d’écriture en plus de mes fonctions de député, ce qui rend le temps libre à peu près inexistant. En espérant qu’une fois parus, les textes que je suis à écrire pourront répondre aux questions que vous me posez.

Sinon, vous saurez toujours où me trouver !

Au plaisir,

JMA


JEAN-MARTIN AUSSANT
www.aussant.com
Député de Nicolet-Yamaska »

Et enfin, le texte que je lui ai fait parvenir en réponse à son courriel :

 

« Bonjour M. Aussant,

Merci d’avoir bien daigné répondre à ma correspondance et ce, malgré vos nombreuses occupations !

Sachez qu’une fois parus, je me ferai un plaisir de lire vos textes qui sont actuellement en rédaction.

Au plaisir,

Henri Marineau »

vigile.net tribune libre 19 août 2011

La liberté de parole plutôt que le cadenas

19 août 2011

Après s'être vu interdire, par la société Radio-Canada, le droit de traiter de politiques publiques durant les nouvelles chroniques qui devaient prendre l'antenne de la nouvelle programmation de la radio de la société d'État, Gilles Duceppe a finalement décidé de se retirer de ce projet.

Ce revirement de situation vient annihiler l'effet médiatique de l'entente, alimenté, entre autres, par le scepticisme de certains médias quant aux intérêts qualifiés de pécuniaires de la part de l'ancien chef du Bloc.

À titre d'exemples, Le Journal de Montréal titrait «Gilles Duceppe accepte l'argent de Radio-Canada» à la une de son édition du 16 août. Au Canada anglais, l'annonce avait également créé des remous. Dans un article publié la même date, le réseau Sun News, écrivait que M. Duceppe, qui recevait déjà une pension de 140 000$ «après avoir passé près de 20 ans à tenter de faire éclater le Canada», allait maintenant «siphonner l'argent des contribuables» pour sa contribution à titre de chroniqueur. Enfin, dans un article intitulé «la pension de Duceppe ne suffit pas. Duceppe veut plus d'argent du Canada», un chroniqueur du National Post écrivait: «Nous sommes au Canada. Insultez-nous. Nous ramasserons la facture.»

Eh bien, monsieur le chroniqueur et tous les autres dénigreurs du même acabit, vous n'aurez pas à subir les insultes de Gilles Duceppe pas davantage que payer la facture de ses honoraires puisque le supposé profiteur a choisi la liberté de parole plutôt que le cadenas!

cyberpresse.ca 19 août 2011
quebechebdo 19 août 2011

Le micmac du MICC

19 août 2011

Un article paru le 19 août dans la chronique « Opinion » du Devoir, intitulé « Francisons nos immigrants » et signé par Tania Longpré, enseignante en francisation à la Commission scolaire de Montréal, soulève un pan important de l’imbroglio suscité par la francisation des immigrants au Québec.

Pour vous illustrer clairement le problème soulevé par Mme Longpré, je vous propose cet extrait de son article :

« Nous pensons souvent à tort que les adultes immigrants sont pris en charge par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) pour leur francisation. Au Québec, la francisation est facultative, et plusieurs ne mettent donc jamais les pieds dans une classe. Notre gouvernement mentionne souvent que la francisation est primordiale, et coupe pourtant dans nos structures. En avril 2010, le gouvernement du Québec a fermé 30 classes de niveau écrit au MICC, en plus d’abolir des classes de type Emploi-Québec. »

Deux constats pour le moins inquiétants émanent de cette révélation : d’abord, le fait qu’au Québec, la francisation des immigrants soit facultative, ensuite, que le gouvernement coupe les dépenses dans le processus d’intégration linguistique des immigrants au Québec ! D’un côté, le gouvernement libéral ouvre grandes les portes du Québec aux immigrants, de l’autre, il les laisse voguer gaiement dans la langue de leur choix !

Et, que penser de ce commentaire de Tania Longpré :

« Plusieurs personnes me disent souvent que la majorité des immigrants qui arrivent ici parlent déjà français. Pourtant, en observant les statistiques récentes du MICC, nous nous rendons compte qu’au moins le tiers de nos immigrants ne parlent pas un mot de français en mettant les pieds ici. Pire encore, plusieurs immigrants ne sont pas informés de la langue officielle du Québec par les agents d’immigration et demeurent surpris en arrivant ici de se rendre compte qu’on ne parle pas, à l’instar du Canada, majoritairement anglais, mais plutôt français. »

Imaginez…Les agents d’immigration du Québec passent sous silence la langue officielle d’ici lors de l’accueil des immigrants !…Oubli diplomatique ?…Désinformation partisane ?…Intérêts politiques ?…Vous avez le choix des réponses ! En tout cas, une chose est sûre, le micmac du MICC contribue de façon manifeste à entretenir insidieusement le leurre de la francisation des immigrants au Québec !

vigile.net tribune libre 19 août 2011


Il est long le chemin

19 août 2011

Il est long le chemin qui a conduit le mouvement indépendantiste de Bourgault à aujourd’hui ! Long et tortueux, tel un sentier parsemé d’embûches à surmonter, parfois même à contourner ! À preuve, cet extrait d’un article de Denis Julien paru sur la tribune libre de Vigile en date du 10 août 2007, sous le titre « C’est la fin des vacances ». Ça s’est passé il y a quatre ans !

« La rentrée est proche et les vrais indépendantistes s’apprêtent à occuper une partie importance de l’avant-scène politique. J’entends déjà quelques personnes s’indigner et faire les gorges chaudes sur ma première phrase. Donc, qu’entends-je par les vrais indépendantistes québécois ? C’est fort simple, ce sont ces femmes et ces hommes d’ici, qui occuperont désormais tout le temps alloué à la militance, à faire une promotion active et de tous les instants de l’indépendance du Québec et pas autre chose…Je fais partie de ces gens qui ne désirent plus perdre une seule seconde de leur temps à parler de gouvernance, de budget etc… »

Toutefois, après plus d’un demi-siècle d’un parcours accidenté, il me semble voir apparaître un éclairci encourageant ! J’ai toujours privilégié la poésie pour mieux rendre les émotions que je ressens. Aussi ai-je le goût de vous proposer ce petit poème qui, je l’espère, saura vous traduire les sentiments qui m’habitent actuellement envers notre marche vers l’indépendance :

Il y eut un temps de grande allégresse
Un temps où l’espoir balaya la détresse
Il y eut le cri du cœur de Bourgault
Un cri du cœur émergeant de sa peau

Puis apparurent la valse hésitation
De la souveraineté-association
Les timides faux-fuyants de l’étapisme
Les viles contorsions de l’immobilisme

Suivirent un lot de détours insidieux
Enrubannés de propos fallacieux
Du beau risque et des conditions gagnantes
Au plan de souverainiste gouvernance

Puis ranimée par la persévérance
De ses nombreux fidèles sympathisants
Tel un trésor caché l’indépendance
Retrouva bientôt ses lettres de créances

Le long chemin par Bourgault entrepris
A tracé la voie qui nous a conduits
Aux portes d’un Québec à découvrir
À nous de faire le pas et les ouvrir

vigile.net tribune libre 18 août 2011

Commentaires:

"Franchement, un poème qui nous passe par la peau pour nous rejoindre dans ces entrailles de la vie et de l'engagement. À voir l'inspiration qui accapare les habitués de Vigile, il y a quelque chose dans l'air et l'automne en fera peut-être apparaître les premiers fruits.

Merci pour ce partage"

Oscar Fortin

vigile.net tribune libre 19 août 2011

"Il va se passer quelque chose d'historique dimanche prochain au CEGEP Saint-Laurent. Nous sommes mûrs pour un deuxième manifeste du Refus Global.Ce que nous devons refuser en 2011 : Que notre chef d'état soit le représentant de la reine. Que nos députés lui prêtent serment. Que notre gouvernement brade nos richesses naturelles et contribuent à nous appauvrir collectivement tout en détruisant notre environnement. Qu'on envoie nos fils et nos filles servir de chair à canon dans des conflits coloniaux qui mutilent et tuent nos frères humains. Qu'on continue à mépriser notre langue et notre culture et que leur cour suprême détruise et invalide nos lois linguistiques. Qu'ils nous noient dans une immigration qui risque de dépasser notre propre capacité d'accueil. Qu'ils se servent de nos impôts pour financer des projets hydo-électriques au Labrador nous faisant une
concurrence déloyale. Qu'ils méprisent la culture québécoise en remisant Pellan dans le placard."

Denis Julien

vigile.net tribune libre 19 août 2011 

Le nécessaire changement d’attitude et de mentalité

18 août 2011

Dans son article intitulé « La République libre du Québec », publié sur la tribune libre de Vigile en date du 16 août, Caroline Moreno montre du doigt une vérité de La Palisse difficilement contestable :

« Mais, créer des mouvements et des partis politiques ne mènera nulle part si un changement d’attitude, de mentalité, ne s’opère pas. »

En ce qui concerne le changement de mentalité, Mme Moreno apporte une proposition intéressante en mettant les points sur les « i » en ce qui concerne les raisons qui doivent nous motiver à revendiquer « ce qui nous appartient » :

« Il faut comprendre que nous ne volons rien à personne. Nous voulons préserver ce qui nous appartient. Nous n’avons pas de permission à demander au Canada. Nous n’avons de compte à rendre qu’au peuple québécois. »

Pour ce qui est du changement d’attitude, Caroline Moreno aborde, à mon avis, une démarche pédagogique lorsqu’elle affirme ce qui suit :

« Ce que nous voulons, c’est prouver à tout le monde que nous sommes capables de diriger notre propre pays nous-mêmes. »

À partir du moment où nous désirons « prouver à tout le monde que nous sommes capables de diriger notre propre pays nous-mêmes », nous n’avons guère d’autres choix que de mettre sur la table et de promouvoir les arguments qui serviront de balises pour canaliser les énergies nécessaires pour enclencher la mobilisation des Québécois autour de l’accession à leur indépendance.

Dans de telles conditions, la création de « mouvements et de partis politiques », animés par des politiciens, partisans, sympathisants, voués entièrement à l’indépendance du Québec, constituera un véhicule solide pour autant que les Québécois comprennent qu’ils doivent préserver ce qui leur appartient et que les chefs de file, peu importe leur statut, réussissent à leur prouver qu’ils sont capables de diriger leur propre pays eux-mêmes.

vigile.net tribune libre 18 août 2011

Coupable de ne pas avoir travaillé pendant son congé de maternité

18 août 2011

Norah Krahl , traductrice et coordonnatrice de projets dans les bureaux montréalais d’une firme américaine depuis 2007, devient enceinte et prend un congé de maternité d’un an à partir de mai 2010, comme le lui permet la loi sur le Régime québécois d’assurance parentale.

Mais une tuile l’attendait, un an plus tard. En raison du transfert de son service à Boston, elle perd son emploi le mois suivant son retour au travail. Mme Krahl entame donc les démarches pour obtenir les prestations du Régime fédéral d’assurance emploi auquel elle a cotisé pendant plusieurs années.

La réponse est négative, elle n’y a pas droit puisque, selon la loi, il faut avoir travaillé un certain nombre d’heures au cours de la dernière année pour avoir droit à ces prestations et le gouvernement fédéral ne considère pas les prestations parentales provinciales comme un revenu d’emploi.

En fait, le Régime québécois d’assurance parentale vous donne d’une main et le Régime fédéral d’assurance emploi vous enlève de l’autre! Face à cette aberration que Norah Krahl juge injuste envers les nouveaux parents, elle comparaîtra le 25 août devant le Conseil arbitral de l’assurance emploi pour contester la loi.

Toutefois, selon Jean-Guy Ouellet, avocat spécialiste en droit de l’assurance emploi, la loi est « claire », la plaignante n’a pas droit aux prestations d’assurance emploi! À mon sens, la seule chose qui est « claire » dans cette affaire, c’est que Mme Krahl est coupable de ne pas avoir travaillé pendant son congé de maternité!

quebechebdo 18 août 2011 

Comment mettre le feu aux poudres

16 août 2011

Dans l’échange de points de vue entre le chroniqueur André Savard et Pierre Cloutier à la suite de l’article de M. Savard intitulé « Le fantasme actuel », paru sur la tribune libre de Vigile en date du 15 août, il n’est pas besoin d’être sorcier pour nous apercevoir que les deux intervenants, tout en visant le même objectif, divergent carrément sur les moyens à utiliser pour mener à terme notre démarche vers l’indépendance ! Jusque-là, tout est tout à fait légitime et correct.

Toutefois, lorsque M. Savard affirme, dans une de ses répliques à l’endroit de Pierre Cloutier, qu’il occupe les loisirs de sa retraite à fulminer et que c’est cette bile qu’il prend pour du courage, et que M. Cloutier accuse M. Savard de faire preuve de sédentarité de l’esprit et de trembler de peur, peur qu’un nomade mette "quelque chose" dans son eau qui risquerait de le libérer de sa prison intellectuelle, ils franchissent tous les deux les limites acceptables entre l’argumentaire et l’attaque personnelle !

Dès lors, le feu aux poudres est allumé entre les deux intervenants, non pas à cause des personnes en cause, mais en raison des différences d’opinions…Le résultat de cette déflagration ? Au fur et à mesure que je lisais les échanges entre Mm Cloutier et Savard, je sentais le ton monter d’un cran sur les attaques personnelles à tel point que j’en oubliais l’origine de la divergence d’opinion, voire même le sujet de départ de la discussion ! Pour vous convaincre de ma perception, je vous suggère de faire l’exercice…lisez cet échange entre les deux parties et tirez-en vos propres conclusions !

Mon intention n’est pas ici de critiquer les arguments de Mm Cloutier et Savard ni de faire la morale à qui que ce soit ! Au contraire, je demeure convaincu que et André Savard et Pierre Cloutier sont des atouts majeurs sur l’échiquier de Vigile. Je voudrais simplement attirer votre attention sur deux articles que j’ai signés sur cette tribune, soit « L’allumeur de réverbère » en date du 13 août et « Un débat utile et nécessaire » le 20 juillet, dans lesquels je mettais en évidence le fait que les idées peuvent diverger sur les moyens sans que le lecteur ne soit noyé sous une pluie d’injures personnelles qui ne font que saper la qualité de l’argumentaire qui perd, par conséquent, toute valeur constructive !

Je trouve toujours extrêmement déplorable que la qualité des échanges qui, en passant, contribuent à donner à cette tribune un dynamisme et une vigueur extraordinaires, soit contrecarrée par des élans émotifs qui ne font que ramener le débat au niveau des personnes au détriment de la qualité de leurs arguments…d’autant plus que nous sommes appelés à nous exprimer sur un objectif commun, soit l’accession à l’indépendance du Québec ! Oui au choc des idées…non au choc des personnes !

vigile.net tribune libre 16 août 2011