Keep contact

29 août 2011

Je me rappelle, lorsque j’étais enseignant et que je rencontrais les parents lors des rencontres de fins d’étapes prévues à cet effet, de plusieurs rendez-vous qui donnaient lieu à des discussions pénibles sur les relations parents-enfants.

Par ailleurs, au cours de certaines lectures anglophones, particulièrement américaines, que j’avais faites, il m’était arrivé parfois de lire des commentaires à propos de l’importance de garder contact avec l’enfant même si parfois, il devenait extrêmement difficile de maintenir cette relation tellement les conflits s’avéraient insurmontables!

Je me souviens, entre autres, d’une mère que j’avais rencontrée par hasard dans le corridor de l’école qui m’interpella avec un grand sourire en me disant : « Vous savez, M. Marineau, lorsque je vous avais rencontré il y a plusieurs années pour vous parler de mes problèmes avec mon fils et que vous m’aviez conseillé de garder contact avec lui malgré ces difficultés de communication…eh bien aujourd’hui, je dois vous remercier…ça va maintenant merveilleusement bien avec lui! »

Dernièrement, j’ai rencontré un père dont le fils de 21 ans passe la moitié de l’année en prison et l’autre moitié emprisonné dans le monde de la drogue. Après avoir échangé pendant quelques minutes avec lui, il m’a avoué que pour lui, ce jeune demeurerait toujours son fils et que jamais, même s’il lui avait fait part de son profond désaccord avec ses activités illégales, il ne l’avait jugé! Voilà, à mon sens, l’exemple d’un père qui manifeste, par son attitude, une ouverture qui, je lui souhaite de tout cœur, lui méritera peut-être un jour de recevoir un sincère merci de la part de son fils!

quebechebdo 29 août 2011

Le mirage des consultations citoyennes

29 août 2011

Quand je constate l’ampleur démesurée qu’ont prises les consultations citoyennes au cours des dernières semaines dans le clan des souverainistes, je commence sérieusement à me demander si les leaders de l’indépendance sont à cours d’idées !

Que ce soit Pauline Marois ou Bernard Drainville, leur approche, présentée comme un appel au peuple sur ses préoccupations en matière de dossiers prioritaires et de gestion politique du Québec, a pour effet, d’abord, d’éloigner le débat de sa source, soit l’accession de l’indépendance du Québec, et ensuite, de les déresponsabiliser de leur rôle essentiel, soit de présenter aux citoyens, une voie d’accès à son indépendance et de les consulter sur cette piste de solution.

Quelle est l’opportunité, pour un parti qui s’affiche souverainiste, de consulter la population sur le projet de société qu’elle désire mettre de l’avant si le conférencier, derrière le micro, donne l’impression qu’il prend bonne note des suggestions de tous et chacun, lesquelles tirent souvent dans toutes les directions ?

À mon sens, ces consultations citoyennes, quoique d’apparence démocratique, dénote clairement la confusion d’un parti qui se cherche, un peu comme la solution de la dernière chance !

À cette étape-ci de la conjoncture qui entoure le débat autour de l’avenir de la cause indépendantiste du Québec, les citoyens ont le goût d’entendre des leaders qui leur proposent un projet de pays articulé, réfléchi et mobilisateur. L’heure n’est pas à la consultation mais à l’appel à une large coalition nationale de tous les intervenants intéressés à se rallier autour de l’accession du Québec à son indépendance !

vigile.net tribune libre 29 août 2011 ("La nécessaire Coalition nationale")

 

La nécessaire Coalition nationale

29 août 2011

Depuis quelque temps, circule, sur la tribune libre de Vigile et ailleurs, l’idée de réaliser un « pacte » entre les différents mouvements et partis prônant l’indépendance du Québec. Par ailleurs, Rhéal Mathieu, dans son article publié sur cette tribune sous le titre « La nécessaire Alliance », en date du 27 août 2011, illustre très clairement que le concept de « pacte » n’est pas nouveau, en citant en exemples, les cas de l’Union nationale, du Parti québécois et du Parti conservateur canadien, sans oublier la « nécessaire Alliance » de Gilbert Paquette en 2008.

Pourtant, récemment, l’idée est revenue à la surface, particulièrement sous la plume de Daniel Breton et de Pierre Cloutier comme s’ils réinventaient la roue alors qu’en réalité, le regroupement des forces indépendantiste, dans le contexte de crise que vit actuellement le PQ, représente une démarche tout à fait naturelle.

Je rappelle à votre mémoire que, déjà depuis plusieurs mois, l’idée de rallier les forces indépendantistes au Québec est apparue sous le vocable d’une « coalition nationale », lequel représente l’actualisation de tous ces vocables supposés révolutionnaires mais qui, en réalité, ne réfèrent qu’à des concepts désuets qui ne répondent plus à la réalité actuelle.

En effet, alors que les notions de « pacte » et de « nécessaire Alliance » véhiculent des concepts abstraits sans référence à une démarche politique concrète, la « coalition nationale », par contre, définit clairement le fait que les forces indépendantistes doivent se rallier autour de l’idée de l’accession de notre nation à son statut de pays.

En conséquence, je propose que nous retournions les vieux concepts dans le placard et que nous mettions le focus sur la « nécessaire Coalition nationale » ! Par la même occasion, je suggère à Pierre Curzi de placer ses énergies à cette coalition au lieu de faire les manchettes autour de ses intentions de briguer, prématurément à mon sens, le poste de chef du PQ ! Ce serait beaucoup plus opportun dans la conjoncture actuelle de tentative de mobilisation des forces indépendantistes !

vigile.net tribune libre 29 août 2011

Le mythe du changement

26 août 2011

Un sondage CROP, mené auprès de mille citoyens joints pour l’enquête d’opinion réalisée sur Internet pour le compte de La Presse et du Soleil, confirme l’enlisement du PQ de Pauline Marois et profite à la remontée de Jean Charest et du PLQ…à moins que François Legault ne saute dans l’arène politique avec un parti qu’il n’a pas encore créé!

C’est dire à quel point l’électorat québécois est envahi par un « mythe du changement » qui fait ressortir clairement une profonde insatisfaction envers les politiciens actuels. Imaginez…le vire-capot Legault, celui-là même qui a connu une première carrière politique comme député et ministre péquiste, celui-là même qui est souvent identifié à l’aristocratie capitaliste de la finance, celui-là même qui propose dans son programme de reporter aux calendes grecques l’option souverainiste, celui-là même qui propose de troquer une prime au rendement aux enseignants basée sur la réussite de leurs élèves, celui-là même qui propose de verser des bonus aux médecins omnipraticiens s’ils dépassent leur nombre d’heures de travail dérisoire, lui, François Legault, serait le premier choix des Québécois comme futur premier ministre !

Et, que dire de la vague orange du 2 mai qui a presque balayé le Bloc de la carte électorale du Québec…et, que dire de la désaffectation des Québécois envers le PQ…et que dire de la remontée de Jean Charest dans les sondages ?

Et pourtant, parallèlement à toutes ces secousses migratoires de l’électorat québécois, souffle un vent de changement qui déferle sur le Québec autour de l’idée de mobiliser les forces vives de l’indépendance nationale !

À mon avis, ce « mythe du changement », qui a littéralement envahi l’esprit des Québécois, doit se transformer en une véritable « voie de changement » qui saura nous guider vers l’accession à notre indépendance, voie qui devra être chapeautée par un nouveau parti indépendantiste regroupant une coalition nationale de tous les partis et mouvements désireux de se joindre à ce nouveau parti !

quebechebdo 26 août 2011
vigile.net tribune libre 26 août 2011

 

Lettre ouverte à Gilles Duceppe

25 août 2011

À propos de la divulgation du dossier médical de Jack Layton…

Monsieur Duceppe,

Les 23 et 24 août, soit quelques jours après le décès de Jack Layton, paraissaient sur la tribune libre de Vigile, deux articles signés par Jacques Noël, le premier sous le titre « On nous inonde de pathos », le second, « L’affaire Layton prend de l’ampleur ».

L’argument de M. Noël tourne autour du fait que M. Layton aurait dû faire connaître aux Canadiens son véritable état de santé au moment de la campagne électorale et que, le cachant, ce « mensonge » constitue « le plus gros scandale politique au Canada au 21ième siècle », l’électorat ayant été « victime d’une incroyable tromperie ».

En effet, toujours selon M. Noël, profitant d’une vague orange sans précédent qui est venue « chambouler tout le portrait politique au Canada », Jack Layton aurait contribué, entre autres, à rayer presque complètement le Bloc québécois de la carte électorale du Québec et ce, sous de fausses représentations.

Aux dires de M. Noël, « Les conséquences de la vague orange sont sans précédents. Les Conservateurs et le NPD sont les grands gagnants, le Bloc et le PLC, les grands cocus »

Et Jacques Noël de conclure :

« Alors, pour en avoir le coeur net, pour connaître le fond de l’histoire et bien mesurer toute la tromperie, Olivia Chow, la veuve de Layton et députée aux Communes, doit rendre publique TOUT le dossier médical de Jack Layton depuis janvier 2010, depuis la première annonce de son cancer. On doit savoir si Layton était un bon Jack ? Ou un méchant crosseur ? »

Vous comprendrez que les déclarations de Jacques Noël sont sérieuses et, qu’à ce titre, elles méritent que l’ex-chef du Bloc, dont le parti aurait été balayé, selon M. Noël, tout au moins en partie, par le secret entourant l’état de santé de Jack Layton, se prononce sur sa perception des faits relativement à cette polémique entourant la pertinence de divulguer le dossier médical de Jack Layton.

Veuillez croire, M. Duceppe, que mon intention ici n’est pas de prendre parti pour l’une ou l’autre partie, mais plutôt d’avoir votre avis sur cette question dans le seul but de jeter un peu de lumière, de la part de l’ex-chef du Bloc, sur les circonstances qui entourent ce débat.

Henri Marineau
Québec
henri.marineau@sympatico.ca

vigile.net tribune libre 25 août 2011

Du nouveau dans l’affaire Guy Turcotte

25 août 2011

L’audience de Guy Turcotte devant la Commission d’examen des troubles mentaux, qui devait entamer ses procédures le 12 août, a été reportée en raison du dépôt d’une lettre provenant d’une sœur de Guy Turcotte.

Dans cette lettre, la plaignante allègue, entre autres, que son frère s’est déjà montré menaçant envers ses enfants, et que toute la vérité n’avait pas été dite lors du procès. Dans une brève entrevue, la jeune femme a refusé de discuter du contenu de la lettre, alléguant qu’elle devait d’abord rencontrer les enquêteurs.

Même si la sœur de Guy Turcotte est en froid avec sa famille depuis un certain temps, étant d’ailleurs la seule des frères et sœurs du cardiologue à ne jamais s’être présentée au procès, elle a assuré, lors de cette entrevue, qu’en faisant parvenir cette lettre, elle n’avait aucunement agi par vengeance ni pour faire du tort à son frère, mais plutôt « pour faire mon devoir de citoyenne
», a-t-elle affirmé.

Les avocats des parties se pencheront maintenant sur la véracité des allégations contenues dans cette lettre dans le but d’en vérifier la teneur…une lettre qui risque de faire couler beaucoup d’encre!

En attendant, l’audience a été reportée au 4 novembre. Une affaire à suivre!

quebechebdo 25 août 2011

Pourquoi ne pas « lâcher » une stratégie vouée à l’échec?

24 août 2011

C’est à regret que je dois admettre aujourd’hui que le concept de souveraineté-association imaginé par René Lévesque représentait une utopie née des propensions innées de rassembleur de son créateur.

Néanmoins, force nous est de constater que le PQ a su susciter un mouvement sans précédent vers l’affirmation nationale du peuple québécois. Depuis sa création, le Parti québécois a connu de grandes victoires autant sociales, culturelles que politiques.

Toutefois, depuis la défaite crève-cœur du référendum de 1995 conduit par Jacques Parizeau, nous devons admettre en toute honnêteté que le PQ piétine, voire même, recule en ce qui a trait à son option souverainiste.

Depuis que je connais la tribune libre de Vigile, il m’est arrivé fréquemment de m’inspirer de ce forum pour mûrir ma réflexion. Cette fois-ci, c’est l’article de Pierrette St-Onge, publié sur cette tribune en date du 23 août, sous le titre « Pauline Marois, ce n’est pas une lâcheuse, c’est une résistante ! », qui m’a conduit sur les propos de mon argumentaire.

Depuis quelques jours, certains articles, parus sur cette tribune, se portent à la défense de Pauline Marois. Dans le titre de son article paru sur cette tribune le 23 août, Mme St-Onge évoque même le fait que Pauline Marois est « une résistante ». Je dois comprendre que, de l’avis de Pierrette St-Onge, Mme Marois « résiste » aux attaques qui sont portées contre elle concernant son leadership. Soit !

Cependant, qu’est-ce que la chef du PQ a à proposer pour pallier ces attaques à part le fait de maintenir le cap sur son plan de gouvernance qui, de toute évidence, ne tient pas la route chez bon nombre de partisans et de sympathisants à la cause de l’indépendance du Québec ! Ça me semble pourtant facile à comprendre…comment voulez-vous que le gouvernement fédéral cède certains pouvoirs au Québec tout en sachant fort bien que ces mêmes pouvoirs serviront la cause de l’indépendance au Québec, contribuant par le fait même à favoriser la séparation du Québec du reste du Canada ?

À mon sens, la seule façon pour Mme Marois de prouver qu’elle « n’est pas une lâcheuse », c’est de s’affirmer une fois pour toutes comme la leader d’un parti qui met définitivement le cap sur l’indépendance !

Mais… à constater l’entêtement de Pauline Marois concernant la vague de mécontentement envers elle et son plan de gouvernance, je crains fort que mon message, entériné par bon nombre d’indépendantistes, dont les 400 participants au rassemblement du NMQ dimanche, reste lettre morte !

vigile.net tribune libre 24 août 2011

 



Par-delà l’héritage de Jack Layton

24 août 2011

Depuis le décès de Jack Layton, nombreux ont été les commentaires concernant le dernière phrase de la lettre qu’il a rédigée deux jours avant sa mort, et cela est fort à propos, compte tenu que cette conclusion véhicule le message d’espoir de M. Layton.

Toutefois, rares ont été ceux qui ont abordé l’espoir inconditionnel de Jack Layton envers la jeunesse, lequel fait aussi partie de son message d’adieu. Permettez-moi de vous citer cet extrait fort révélateur de la confiance de Jack Layton envers les jeunes :

« Aux jeunes Canadiens…Alors que ma carrière politique s’achève, j’aimerais vous transmettre toute ma conviction que vous avez le pouvoir de changer ce pays et le monde….Votre énergie, votre vision et votre passion pour la justice sont exactement ce dont ce pays a aujourd’hui besoin. Vous devez être au cœur de notre économie, de notre vie politique, et de nos plans pour le présent et pour l’avenir. »

À mon sens, les jeunes doivent saisir toute la profondeur de ce cri d’espoir que leur lance Jack Layton. De la même façon, les adultes doivent y voir toute la confiance que l’auteur de ces mots place dans une jeunesse trop souvent qualifiée dans des termes péjoratifs!

En acceptant son invitation à « être au cœur » de l’activité de la société « pour le présent et pour l’avenir », les jeunes contribueront à relever le merveilleux défi de parvenir par-delà l’héritage de Jack Layton!

quebechebdo 24 août 2011
Le Devoir 25 août 2011

Appel aux tribuns

23 août 2011

J’ai bien aimé le vocabulaire thérapeutique de L’engagé, dans son article publié sur cette tribune en date du 22 août sous le titre « Prudence, un chef n’est que la partie visible… », pour expliquer les déboires actuels du PQ.

Toutefois, je n’endosse pas entièrement sa position lorsqu’il affirme que « Marois est à l’image du PQ, lequel est un organisme enfermé dans des complexes et des patterns ». À mon avis, le rôle d’un véritable leader serait de débarrasser son parti de tous ces « patterns » et « s’ouvrir à toutes les possibilités s’il veut vivre ».

Par contre, à mon sens, ce passage ouvre une piste de réflexion intéressante :

« La question qui me turlupine est donc de chercher la manière « d’ouvrir » le PQ. Ça nous prend un Bourgault, pas un Parizeau, ni un Landry. Les « solutions » pour redresser « la province », on les connaît, on est assez « grands » pour la gestion (tant qu’elle n’est pas coloniale), mais il faut un tribun, des tribuns. »

Un peu d’histoire pour nous rafraîchir la mémoire sur l’origine des tribuns…Les tribuns occupent différentes fonctions dans la Rome antique. Le terme viendrait de Tribu. Sous la République, les tribuns de la plèbe représentaient la plèbe de Rome et défendaient ses intérêts. Leur action contribua grandement à l’évolution des institutions républicaines

La plèbe est une partie du « populus » romain, c’est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe se définit par opposition aux patriciens : c’est la partie du peuple qui s’oppose à l’organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population.

La puissance des tribuns possède différents aspects. Ils sont intouchables (sacrosanctus), et offrent leur personne inviolable en protection à la toute-puissance des consuls (fonction d’aide, ou « auxilium »). Ce pouvoir peut s’exercer par le tribun lui-même, ou par le citoyen menacé qui fait appel au tribun. Celui-ci fait « intercessio » : il a le pouvoir de paralyser l’action légale d’un magistrat.

Dans le langage d’aujourd’hui, le terme « tribun » désigne un orateur populaire et éloquent. Comme bien d’autres probablement, le nom de Pierre Bourgault me vient en mémoire…j’ajouterais aussi celui de Claude Charron qui avait le don de soulever les foudres de ses amis d’en face par ses discours enflammés à l’ANQ !

Même si j’ai de sérieux doutes sur le fait que l’on puisse encore aujourd’hui « ouvrir » le PQ, je serais porté à endosser la piste de solution de L’engagé quand il nous dit « qu’il faut un tribun, des tribuns. »…qui agiraient efficacement auprès du peuple québécois en faisant prévaloir leurs rôles « d’auxilium » et « d’intercessio ».

Peut-être ces tribuns arriveraient-ils à faire réellement de la politique autrement !

vigile.net tribune libre 23 août 2011
quebec hebdo 24 août 2011 (version abrégée)
cyberpresse.ca le 27 août 2011 (version abrégée)

Commentaire:

"Excellente réflexion monsieur Marineau, vos références à la République romaine est des plus pertinentes. J’endosse vos propos dans leur entière intégralité."

Normand Perry
vigile.net tribune libre 23 août 2011

Jack Layton, un homme du peuple

22 août 2011

Le décès d’une personnalité publique entraîne toujours avec lui tout un cortège de louanges! Toutefois, dans le cas de Jack Layton, je suis certain que les éloges qu’il recevra dans les prochains jours auraient pu lui être destinés même de son vivant.

La raison est toute simple : Jack Layton était un homme du peuple, un être authentique, ce type de politicien qui rejoint le citoyen dans sa vie quotidienne. Personne ne pouvait être insensible à ce regard franc et convaincu lorsqu’il s’adressait à des foules, à tel point que chaque participant avait l’impression que Jack Layton, le communicateur, s’adressait à chacun d’eux.

Doté d’une personnalité chaleureuse et d’un charisme exceptionnel, Jack Layton débordait les frontières de la ligne d’un chef de parti politique pour placer ses convictions personnelles au-dessus des intérêts essentiellement partisans.

Je retiendrai de Jack Layton l’image d’un grand homme qui aura contribué, jusqu’au bout, à redorer le blason de la politique par sa droiture et son sens aigu de l’intérêt public. Reposez-vous bien, M. Layton, vous l’avez amplement mérité!

quebechebdo 22 août 2011
Le Devoir 23 août 2011
Le Soleil 23 août 2011 "L'homme du peuple"
cyberpresse.ca 23 août 2011 "L'homme du peuple"