À la bonne vôtre, mon oncle Antoine!

24 décembre 2011

À ceux qui auraient le goût de se retremper dans nos traditions québécoises pendant les Fêtes, particulièrement en cette période nébuleuse où nos coutumes sont galvaudées dans le laxisme des accommodements déraisonnables, je suggère de visionner le film de Claude Jutra produit en 1971 « Mon oncle Antoine », encore aujourd’hui considéré comme un film majeur de la cinématographie québécoise.

Dans des scrutins périodiques organisés par le Festival international du film de Toronto et composés de critiques de films, d’historiens, de producteurs et de membres de l’industrie canadienne du film, le jury l’a classé comme «le plus grand film canadien de tous les temps» successivement en 1984, en 1993 et en 2004.

Un film qui nous ressource dans nos racines et qui génère une énergie vivifiante dans les veines de toutes celles et de tous ceux qui combattent pour l’indépendance du peuple québécois et, qui sait, contribuera peut-être à régénérer ceux qui se sont attiédis dans la tourmente de toutes ces années de déceptions !

À la bonne vôtre, mon oncle Antoine !

quebechebdo 23 décembre 2011

Commentaire:

"En effet, quel film magnifique que ce "Mon oncle Antoine"¸ que nous avons l'opportunité de voir de temps en temps à ART TV. Du grand Claude Jutra qui a d'ailleurs réalisé un très beau documentaire sur Félix Leclerc dans les années soixante il me semble. Du cinéma direct avant son temps. Un portrait tout en humour et en émotion. Un autre grand film de Jutra est Kamouraska, inspiré du roman du même nom d'Anne Hébert. Un beau Noël à vous monsieur Marineau."

Yvan Giguère, Saguenay
quebechebdo 24 décembre 2011

Et la vie continue…

23 décembre 2011

Par une journée d’octobre où Éole semble en furie, une feuille à l’agonie est éjectée de sa branche mère par un vigoureux bourgeon impatient de prendre sa place pour le prochain printemps.

Tanguant dans toutes les directions, notre feuille errante atterrit finalement sur le sol auprès de ses compagnes déjà résignées à leur imprévisible destin… «Pourquoi ne ferions-nous pas appel à celui qui nous a déracinées de notre gîte pour qu’il nous permette un sort plus agréable que le sac à déchets? », demande la nouvelle arrivée à ses congénères.

À ce moment, un souffle époustouflant propulse les feuilles inertes dans les airs. Après une courte envolée, nos amies terminent leur périple, bien alignées le long d’un trottoir. Puis le calme revient.

Octobre et novembre passent, accompagnés d’ondées et de gel qui stigmatisent les feuilles d’automne au pavé. L’hiver s’installe, le froid congèle nos infortunées complices qui sont bientôt ensevelies sous la neige.

Avec l’arrivée du printemps, les premiers rayons d’un soleil libérateur dégagent peu à peu les détenues de leur blanche prison. Alors les feuilles revigorées, quoique meurtries par autant d’intempéries, esquissent un large sourire d’apaisement à la vue du spectacle grandiose de l’éclosion des premiers bourgeons printaniers! 

quebechebdo 23 décembre 2011

Les convictions au service de la cause

23 décembre 2011

Personne ne sera étonné d’apprendre que Jack Layton a été choisi la personnalité ayant le plus dominé l’actualité canadienne au cours de l’année 2011 selon le sondage annuel de l'agence de presse La Presse Canadienne, mené auprès des rédactions de tout le pays avec 90 % des voix.

Au-delà du raz-de-marée orange suscité par la percée de son parti lors des dernières élections fédérales, on retiendra de l’homme son authenticité et la force inébranlable de ses convictions au service de la cause, à savoir la justice envers tous les citoyens, de toutes classes sociales confondues.

Ainsi, lorsqu’il enseignait à des étudiants universitaires de Toronto, il n’hésitait pas à les inviter chez lui ou dans un pub du coin pour débattre de choses et d’autres. En tant que conseiller municipal de Toronto, sa femme Olivia et lui enfourchaient leur tandem pour participer aux manifestations progressistes tenues dans les rues de la métropole canadienne. Il était connu pour ses discussions avec des ouvriers qui attendaient leur café matinal au Tim Hortons.

Personne mieux que Jack Layton ne peut dépeindre l’homme qu’il incarnait : «Mes amis, l’amour est 100 fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir», écrivait-il aux Canadiens, juste avant de mourir. «Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.»

quebechebdo 23 décembre 2011

 

Une murale toujours d’actualité

22 décembre 2011

Deux événements insolites se sont produits dernièrement dans nos écoles du Québec.

À Montréal, quartier Saint-Michel, dans une classe de maternelle, une fillette musulmane assise dans un coin porte un casque antibruit pour ne pas entendre ses copains et ses copines chanter, pour éviter d’entendre de la musique occidentale, parce c’est contraire à sa religion.

C’est le désir des parents que leur fille ne soit nullement en contact avec la musique. Le pire, c’est que les responsables de l’école ont répondu à la demande des parents, la directrice de l’école se faisant rassurante en affirmant que la petite se porte bien, tout en promettant, qu’une fois au primaire, elle n’aura plus droit à cet accommodement.

À Laval, à l’école secondaire Mont-de-la-Salle, paraît-il qu’il est interdit, dans les écoles de la C.S. de Laval, de souhaiter Joyeux Noël parce que ça peut indisposer les élèves musulmans. Toute infraction à cette règle est sanctionnée d’une sortie de classe, voire d’une suspension. Selon certains commentaires dignes de foi, la règle est appliquée, du moins par certains enseignants. Le cas se serait présenté récemment et on a indiqué la porte à l’élève.

Des attitudes aplaventristes inacceptables qui nous ramènent implacablement devant la murale de Jordi Bonnet placardée à l’entrée du Grand Théâtre de Québec en 1969 : «Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves…C’est assez!»

quebechebdo 22 décembre 2011

Meilleurs voeux de Noël à vous toutes et tous!

21 décembre 2011

Quand arrive la période des Fêtes, je ne peux m’empêcher de me remémorer nos traditions québécoises qui, malheureusement, sont reléguées de plus en plus derrière l’éphémère clinquant d’aujourd’hui en plus de subir les contrecoups d’une attitude laxiste de certains de nos représentants devant les coutumes religieuses des immigrants.

Néanmoins, tels des billots qui seraient retenus au fond de l’eau par une pression incontrôlable, la réminiscence de mes souvenirs d’antan refait immanquablement surface lorsque les premiers chants de Noël recommencent à tourner sur les ondes.

Je me rappelle alors du traditionnel arbre de Noël que j’avais le privilège de monter avec mon père dans la soirée du 24 décembre et au pied duquel trônait une petite église qui se mettait à carillonner au moyen d’une clef que nous devions tourner à l’arrière.

Je me souviens aussi de mes premières messes de minuit auxquelles toute la famille assistait, envoûtée par les chants grégoriens qu’entonnaient des religieuses cloîtrées avec des voix qui semblaient venir du ciel.

Et que dire de la remise des étrennes dont mon père avait la responsabilité exclusive, trônant au milieu des cadeaux et les remettant délicatement à chacun de nous, tel un trésor venu d’un pays étranger.

Puis, délice ultime, nous étions conviés à la table pour déguster le frugal réveillon préparé depuis des jours par ma mère, une assiettée bien garnie de dinde, de patates en purée, de maïs en crème, d’atocas, de sa recette unique de farce et, pour couronner le tout, la bûche à la vanille enrobée d’un glaçage au chocolat.

Avec le temps, ces traditions québécoises tendent peu à peu à disparaître. Toutefois, installés bien au chaud dans mes tiroirs secrets, leurs souvenirs m’ont inspiré deux petits poèmes que je vous offre aujourd’hui en guise de meilleurs vœux de Noël 2011, tout en espérant vous faire revivre un peu de cette magie de Noël, toujours présente dans le cœur de nos enfants du Québec…pour autant que nous contribuions à la maintenir :

Devant mon arbre de Noël

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël 
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Distorsion du passé et du présent
Amertume de mes souvenirs d’enfant
Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel

Assis devant mon arbre de Noël
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel
Où est annoncée la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Mes noëls d’antan

J’aime les doux souvenirs de mes Noëls d’antan
Aux temps où le majestueux sapin trônait
Sur la crèche de Jésus déversant une pluie
D’étoiles lumineuses et de glaçons argentés

J’aime les doux souvenirs de mes Noëls d’antan
Aux temps où encore enfant mon grand-père venait
Me réveiller après la messe de minuit
Pour me conduire devant les cadeaux emballés

J’aime les doux souvenirs de mes Noëls d’antan
Aux temps où mon père éblouissant remettait
Les présents dans un tintamarre de bruit
De papiers chiffonnés et de voix emballées

J’aime les doux souvenirs de mes Noëls d’antan
Aux temps où ma mère chaleureuse nous invitait
Au réveillon pour déguster en pleine nuit
Farce dinde atocas et patates pilées

J’aime toujours revivre mes doux Noëls d’antan
Tel un enfant oublié qui soudain renaît
De ces images toujours vivantes aujourd’hui
J’aime les doux souvenirs de mes Noëls passés

vigile.net tribune libre 21 décembre 2011
quebechebdo 20 décembre 2011 "Réminiscence de mes souvenirs d'antan" (version abrégée)

Commentaire:

"Bonjour Monsieur Marineau,

Votre récit est terriblement émouvant, merci de nous avoir fait partager vos Noëls d’antan… 

Au moment de Noël, nous nous sentons redevenir les jeunes enfants que nous étions, nous aimons tant entendre à nouveau ces chants qui nous rappellent ces Noëls entourés de nos parents, et de tous ceux de notre famille, qui ne sont plus là aujourd’hui … 

Nous disons avec vous " J’aime les doux souvenirs de mes Noëls passés…"

Joyeux Noël cher Monsieur Marineau"

Marie-Hélène Morot-Sir
vigile.net tribune libre 22 décembre 2011



Dans le monde mystérieux du coeur

21 décembre 2011

À une époque où le mouvement féministe semble avoir marqué des points dans la société moderne, deux femmes, pourtant adulées et reconnues dans leur pays respectif, se démarquent catégoriquement en demeurant fidèles à leur mari malgré leurs incartades sexuelles.

La première, la journaliste et épouse de Dominique Strauss-Kahn, Anne Sinclair vient d’être sacrée « femme de l’année 2011 » par le site Terrafemina via un sondage réalisé par l’institut CSA. Un Français sur quatre place Anne Sinclair en tête du classement, consacrant ainsi la figure de la femme courageuse toujours présente aux côtés de son mari dans la tourmente.

Une histoire qui n’est pas sans nous rappeler la polémique qui a entouré l’épisode clandestine entre Bill Clinton et Monica Lewinsky aux États-Unis en 1998. Là aussi, dans toute cette saga, Hilary Clinton, aujourd’hui Secrétaire d’État, avait supporté son mari et ce, même après l’aveu public de culpabilité du Président.

Des attitudes qui donnent l’impression d’aller à contre-courant de l’émancipation de la femme et qui, pourtant, n’enlèvent rien à la popularité des ces deux personnalités. Pourquoi ? Une question à laquelle la réponse demeure entière…si ce n’est dans le monde mystérieux évoqué par la citation de Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas ».

quebechebdo 21 décembre 2011
cyberpresse.ca 28 décembre 2011 "Les mystères du coeur"

La valse des entraîneurs

21 décembre 2011

Depuis sa dernière Coupe Stanley en 1993, le Canadien de Montréal a procédé à dix changements d’entraîneurs comparativement à une moyenne de sept dans la LNH.

Selon des experts en gestion d'entreprise de l'Université Harvard et de l'Université de Toronto, l'instabilité derrière le banc du Tricolore s'explique en partie par les attentes trop élevées dans les gradins du Centre Bell et l'absence d'une autre équipe sportive de la même envergure.

En effet, contrairement aux autres grandes villes de la LNH comme Toronto, Boston, Philadelphie et New York, Montréal n'a qu'une seule équipe parmi les quatre circuits majeurs de sport professionnel. En ce sens, les partisans du Tricolore ont des attentes très élevées envers leur seule équipe professionnelle.

Pourtant, la passion pour le hockey est certainement aussi forte à Toronto qu'à Montréal, en dépit de la présence des Blue Jays de Toronto au baseball. Mais depuis son arrivée en 2008, le directeur général des Maple Leafs, Brian Burke, a gardé le même entraîneur en place, soit Ron Wilson. Pendant la même période, le Canadien a fait appel à quatre entraîneurs, à savoir Guy Carbonneau, Bob Gainey, Jacques Martin et Randy Cunneyworth. Autre exemple de stabilité : Alain Vigneault – ironiquement un ancien entraîneur du Tricolore – dirige les Canucks de Vancouver depuis 2006.

À Montréal, quand les partisans sont déçus et que leur équipe ne parvient pas à remplir les attentes de façon répétitive, il semble que la façon la plus facile d’apaiser leur déception soit de congédier l'entraîneur. Jusqu’à maintenant, on ne peut pas dire que la stratégie a porté fruit!

quebechebdo 21 décembre 2012

Devant mon arbre de Noël

20 décembre 2011

À une époque où les traditions de Noël sont remises en question, particulièrement à cause de notre propension « accommodante » devant les rites religieux des immigrants, j’ai pensé vous offrir ce petit poème que m’a inspiré la tradition de l’arbre de Noël au Québec :

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Distorsion du passé et du présent
Amertume de mes souvenirs d’enfant
Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel

Assis devant mon arbre de Noël
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel
Où est annoncée la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Mes meilleurs vœux de Noël à toutes les lectrices et tous les lecteurs de Québec Hebdo!

quebechebdo 19 décembre 2011  

Des départs onéreux

19 décembre 2011

Selon la Ligue des contribuables du Québec, la facture totale associée aux départs des sept députés depuis les dernières élections générales provinciales de 2008 dépasse les 5 millions $.

À titre d’exemple, même si l’indemnité de départ du dernier en liste, David Whissel, n’a pas été rendue publique, la Ligue l’estime à un peu plus de 100 000$. Si on ajoute à ces frais les dépenses inhérentes à la tenue des élections partielles pour remplacer les démissionnaires, soit environ 4,2 millions $, vous obtiendrez le chiffre de 5 millions $.

Et, dans un autre monde, soit dans celui du citoyen normal, le travailleur qui quitte volontairement son emploi, pour des raisons qui peuvent être justifiées, n’a même pas droit à l’assurance chômage pour laquelle il a cotisé pendant des années!

La morale de cette histoire…Si vous prévoyez un jour quitter votre emploi, engagez-vous en politique…sinon, gardez votre emploi! 

quebechebdo 19 décembre 2011

Petit bilan politique 2011

19 décembre 2011

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année politique 2011 nous aura confrontés à de multiples soubresauts.

Sur la scène fédérale, l’élection du 2 mai a confirmé la domination du ROC et l’isolement du Québec sur la carte électorale canadienne en plus de la déconfiture du Bloc québécois au profit d’une vague orange animée par le charisme d’un homme qui est maintenant décédé.

S’ensuivit la domination d’un gouvernement majoritaire conservateur qui s’applique à bafouer les droits élémentaires du Québec, en particulier sur les plans linguistiques et culturels, une attitude bassement méprisante envers la « société distincte » prônée par Harper en campagne électorale.

Sur la scène provinciale, les scandales à répétition du gouvernement Charest n’ont pas réussi à éclabousser suffisamment son image pour le faire dégringoler dans les sondages. Seule, l’image, ou plutôt le phantasme Legault, est venu brouiller les cartes dans un contexte envahi par un vent de changement.

Pourtant, dans un tel climat de mépris de la part du gouvernement Harper et de scandales de la part du gouvernement Charest, nous aurions pu nous attendre à une recrudescence de la popularité du Parti québécois.

Tout au contraire, le PQ a vécu une des pires années de son histoire, bombardé par des sondages catastrophiques et les démissions de députés reconnus et adulés qui ont claqué la porte en raison, principalement, de l’entêtement de Pauline Marois à maintenir le cap sur son plan de gouvernance souverainiste.

À mon sens, le seul point positif qui émerge de cette année politique 2011 est l’éveil des forces souverainistes citoyennes qui émanent de partout au Québec et qui constituent la seule voie qui nous permettra de sortir de cette embrouille sclérosante.

J’ose espérer que les ténors de ce mouvement maintiendront leurs convictions personnelles au-dessus des intérêts purement électoralistes et contribueront ainsi à vraiment faire de la politique autrement en 2012 !

vigile.net tribune libre 19 décembre 2011
quebechebdo 19 décembre 2011