La poésie contagieuse

4 octobre 2013

Je me rappelle des « pirouettes » pédagogiques que je devais effectuer auprès de mes élèves du secondaire lorsque j’abordais la poésie qu’ils percevaient souvent comme un concept nébuleux et quasi inaccessible.

Un tabou qu’ont réussi à surmonter de façon éloquente les concepteurs du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui ne cesse de gagner en popularité depuis près de trente ans. La recette de Maryse Baribeau, la directrice générale du FIPTR ?

« Ceux qui disent de prime à bord « moi, j’aime pas ça, la poésie », mais qui vont se retrouver par hasard dans un bar à Trois-Rivières en octobre, étonnés d’être touchés et de se reconnaître dans les mots d’un poète qui va aussi être là, vont peut-être ensuite se déplacer pour réentendre ce même poète, en découvrir un autre… et ainsi de suite. »

Comme je le disais à mes élèves, le texte poétique tourne autour des émotions vécues lors d’un « récit de vie »…Et à ce titre, il devient alors contagieux!

quebechebdo 4 octobre 2013

Charte des valeurs: au sujet des propos de Jacques Parizeau

4 octobre 2013

C’est un Jacques Parizeau plus pondéré dans ses propos et surtout moins émotif que lors de sa déclaration fracassante au soir du référendum de 1995 qui a rencontré Paul Arcand lors d’une entrevue réalisée le 3 octobre au sujet du projet de Charte des valeurs québécoises présenté par Bernard Drainville.

Essentiellement, M. Parizeau adresse une mise en garde au Parti québécois, « le feu commence à prendre dans notre société…Les immigrants de fraîche date, qui parlent d’ailleurs un excellent français, commencent à avoir peur. Ici, ils avaient la paix. Et nous, on entre là-dedans avec nos gros sabots. Et on ne vise pas les musulmans, mais les musulmanes…Passer une législation de ce genre-là, essentiellement destinée à un certain nombre de femmes musulmanes, c’est gênant! ».

Conséquemment, Jacques Parizeau plaide pour un assouplissement de la Charte, qu’il estime trop contraignante. Selon lui, il n’est pas nécessaire d’interdire le port de signes religieux à tous les employés de l’État, une interdiction qu’il limiterait aux policiers, aux juges et aux gardiens de prison. Par ailleurs, Jacques Parizeau se prononce en faveur du retrait du crucifix de l’Assemblée nationale.

M. Parizeau se dit aussi en faveur de la modification de la Charte des droits et libertés et de l’instauration de balises claires pour gérer les demandes d’accommodements religieux, tout en insistant sur l’obligation de donner ou recevoir des services publics à visage découvert partout au Québec.

Par ailleurs, dans une chronique publiée le 3 octobre dans Le Journal de Montréal, M. Parizeau écrit qu’il serait « préférable de se limiter, dans la Charte, à l’affirmation des principes de la séparation de l’Église et de l’État, et de la neutralité de l’État à l’égard des religions ».

De son côté, le ministre responsable de la Charte, Bernard Drainville, s’est montré diplomate en recevant les commentaires de Jacques Parizeau comme un apport constructif au débat sur la Charte des valeurs et une contribution qui sera prise en considération par le gouvernement.

En résumé, quoique les réactions officielles du gouvernement soient plutôt « politically correct » envers les déclarations de Jacques Parizeau, on doit convenir qu’elles risquent d’apporter de l’eau au moulin des détracteurs du projet de Charte des valeurs.

Enfin, en ce qui me concerne, je vois dans la position de Jacques Parizeau, sans qu’il l’ait mentionné nominalement, un penchant vers une Charte de la laïcité qui fait abstraction des valeurs québécoises qu’il semble juger sévèrement quant aux tensions « gênantes » et contraignantes qu’elles soulèvent dans le débat de société actuel.

quebechebdo 4 octobre 2013

Le goon KO…place au talent!

3 octobre 2013

C’est un fait reconnu, George Parros a été engagé par le Canadien de Montréal pour incarner le « goon » (de l’anglais « go on ») sur la patinoire, le protecteur des attaquants de petite taille qui se faisaient malmener sur la glace depuis quelques années.

Et le goon n’a pas tardé à faire sentir sa présence dès le match d’ouverture du Tricolore contre les Maple Leafs de Toronto, un match ponctué de cinq bagarres et au cours duquel Parros s’est effondré sur la glace, victime d’une commotion cérébrale suite à une bagarre contre Colton Orr.

Et les joueurs des deux équipes de clamer après le match, « les bagarres font partie intégrante du jeu, elles sont là pour rester! »…La direction du Canadien aura beau invoquer que l’équipe évolue dans le « quartier tough » de la LNH, à savoir la division Atlantique, il n’en demeure pas moins que Marc Bergevin et sa troupe devraient mettre leur énergie à bâtir une équipe dans la tradition de ce qui a fait les beaux jours du Tricolore, le talent des hockeyeurs!

quebechebdo 3 octobre 2013
Le Journal de Québec 4 octobre 2013 "Parros K.-O., place au talent!" 

L’échiquier électoral se précise

3 octobre 2013

On se souviendra qu’au printemps 2013, le gouvernement Marois imposait des compressions de 200 millions $ aux commissions scolaires à la suite de l’abolition de la péréquation, une décision qui a conduit à des augmentations de taxes parfois substantielles de la part des commissions scolaires.

Il est important aussi de se rappeler, qu’au moment de cette annonce de compressions, la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, avait ouvert la porte aux directions de commissions scolaires en déclarant qu’elles avaient toute juridiction pour augmenter les taxes aux contribuables.

Or, aujourd’hui, Québec impose aux commissions scolaires une réduction de la facture des contribuables de 100 millions $ sur deux ans et, pour les aider à dégager les sommes nécessaires, soit 50 millions $ respectivement pour 2014-2015 et 2015-2016, la ministre de l'Éducation annonce la création d'un comité d'experts pour revoir leur financement et leur gestion. «On pense qu'il faut un regard externe de gens qui ne sont pas spécialistes en éducation», a plaidé Marie Malavoy, interrogée à savoir s'il s'agissait d'un désaveu pour les commissions scolaires.

Un comité d’ « experts » qui « ne sont pas spécialistes en éducation »!…Disons que la logique de Mme Malavoy en prend un bon coup! De toute façon, la création de ce comité, qui agira sans la présence des principaux intervenants, représente, à mon avis, une mesure infantilisante qui incarne une forme de désaveu envers les compétences des directions des commissions scolaires et ne fera que jeter de l’huile sur le feu qui est déjà assez attisé.

Par ailleurs, j’ai beaucoup de difficulté avec l’argument massue et fourre-tout du gouvernement qui réplique à toutes compressions budgétaires qu’elles n’affecteront pas les services aux usagers, en l’occurrence ici les services aux élèves, la ministre alléguant que son ministère a versé la somme plutôt « modeste » de 2,8 millions $ de plus cette année pour les services pédagogiques offerts aux écoles.

De l’autre côté de la table, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, à raison, se montre inquiète quant à l'avenir des commissions scolaires alors que la première ministre, Pauline Marois, aurait indiqué lors de leur rencontre du 1er octobre que toutes les avenues étaient étudiées par un comité chargé d'évaluer les modes de gouvernance du système scolaire.

À cet effet, Mme Bouchard voit dans la dernière approche du gouvernement Marois une stratégie électoraliste visant à faire le plein de votes chez les électeurs de la Coalition avenir Québec, qui prônent l'abolition des commissions scolaires.

En bref, si vous regroupez, sur un échiquier, la bonne performance du gouvernement dans la tragédie de Lac-Mégantic, l’objectif du déficit zéro, le projet de Charte des valeurs québécoises et le dossier des taxes scolaires qui pourrait aboutir à une remise en question de la survie des commissions scolaires, vous obtenez des pièces majeures sur un prochain échiquier électoral…Un printemps chaud peut-être!

quebechebdo 3 octobre 2013
vigile.net tribune libre 3 octobre 2013

Le crucifix au « sein » des débats

2 octobre 2013

En dévoilant leur poitrine devant l’auguste Assemblée de nos élus, trois féministes radicales issues de Femen, un groupe contestataire féministe d’origine ukrainienne fondé à Kiev en 2008, ont créé tout un émoi au moment où la première ministre prenait la parole.

Toutefois, hormis le caractère « ostentatoire » de la manifestation et le vocabulaire à connotation « religieuse » de leur slogan « Crucifix, décâlisse ! », je dois admettre que le but recherché, à savoir le retrait du crucifix à l’Assemblée nationale, a replacé le crucifix de la discorde au « sein » des débats sur la Charte des valeurs québécoises !

quebechebdo 2 octobre 2013
vigile.net tribune libre 2 octobre 2013

Questions « légitimes » à Jacques Duchesneau

2 octobre 2013

Rappelons les faits : Jacques Duchesneau a évoqué la semaine dernière la possibilité d'un lien entre une subvention accordée en 2003 au projet de restauration de l'église St. James à Montréal, piloté par l'entrepreneur Paul Sauvé, l'infiltration de l'entreprise de ce dernier par le crime organisé et la consommation passée de cocaïne d'André Boisclair.

André Boisclair a réagi en annonçant le 29 septembre qu'il entreprenait des procédures judiciaires contre la CAQ, le député de Saint-Jérôme et son chef, François Legault, pour atteinte à sa réputation.

Le 1er octobre, lors de son point de presse, Jacques Duchesneau a de nouveau tenu à remettre en question la légitimité de l'octroi de cette subvention accordée à quatre jours des élections, tout en revendiquant son « droit de soulever des interrogations qui sont légitimes. »

Comme le député caquiste semble s’ériger en justicier des bonnes causes par ses « questions légitimes » dans toute cette affaire, je me permettrai donc, à titre de citoyen, de le lui poser des questions tout aussi « légitimes » :

-M. Duchesneau, que répondez-vous au fait que ce que vous appelez une « subvention » soit en réalité une « confirmation de l’admissibilité à une subvention » sous réserve de l’obtention par l’Assemblée nationale des crédits nécessaires qui lui ont été d’ailleurs octroyés par le gouvernement suivant?

-Comment expliquez-vous qu’André Boisclait puisse avoir été informé en 2003 de l’infiltration de l’entreprise Paul Sauvé par les Hells Angels, laquelle se serait produite en 2006 selon les révélations entendues à la Commission Charbonneau?

-Étant donné que vous attachez beaucoup d’importance au fait que la dite « subvention » a été accordée quelques jours avant le scrutin de 2003, comment réagissez-vous au fait que ce projet avait obtenu d’innombrables appuis des différents paliers de gouvernements, de même que de la Ville de Montréal, et ce, dès le début du projet de réfection dans les années 1990, dont une enveloppe de 800 000 $ par le ministère de la Culture du Québec, et ce, à peine deux semaines avant le déclenchement des mêmes élections de 2003?

-Compte tenu que vous appuyez vos arguments sur la liaison entre Paul Sauvé et André Boisclair, que répondez-vous au fait que la dite subvention de 2,5 millions accordée par André Boisclair était adressée directement à l’église Saint-James, et non à l’entrepreneur?

-En ce qui a trait aux appels d’offres, que répondez-vous à l’intervention du révérend Arlen Bonnar de l’église St. James, qui supervisait toute l’opération, et qui plaide que « tout a été fait en toute transparence et diligence avec les avocats de l’église St. James? »

-Enfin, compte tenu que vos allégations ont été lancées en dehors de l’Assemblée nationale et que d’une part, votre chef a déclaré qu’il s’en remettrait aux règles de l’Assemblée nationale pour déterminer si les contribuables paieront ces frais de défense, et que d’autre part, vos propos ne sont pas couverts par l’immunité parlementaire, la CAQ s’engage-t-elle à défrayer les frais judiciaires liés à la poursuite d’André Boisclair?

quebechebdo 2 octobre 2013
vigile.net tribune libre 2 octobre 2013

Hors du Salon bleu point de salut

1 octobre 2013

Nouvel épisode dans la saga suscitée par les « questions » de Jacques Duchesneau à l’endroit d’André Boisclair relativement aux événements entourant l’octroi d’une subvention au projet de réfection de l’église St. James : le paiement des frais judiciaires encourus par la « défense », en l’occurrence Jacques Duchesneau, François Legault et la CAQ.

À cet effet, le chef de la CAQ a déclaré s’en remettre aux règles de l’Assemblée nationale pour déterminer si les contribuables paieront ces frais de défense. Or, les dites règles sont claires : les députés ont généralement droit au paiement de leurs frais juridiques à même les fonds publics s’ils font l’objet d’une poursuite civile liée à l’exercice de leurs fonctions pour « tous propos tenus à l’intérieur du Salon bleu de l’Assemblée nationale. » Toutefois, comme les déclarations des membres de la CAQ jugées diffamatoires par André Boisclair ont été lancées dans un corridor du Parlement et répétées en conférence de presse, François Legault et Jacques Duchesneau s’exposent à des poursuites. Quant aux partis politiques, ils sont tenus de payer eux-mêmes leurs frais juridiques dans une cause civile comme celle-là.

En conséquence, les caquistes devront assumer leurs frais judiciaires…et leurs « questions » bassement tendancieuses envers André Boisclair !

vigile.net tribune libre 1er octobre 2013
quebechebdo 1er octobre 2013



Une facture salée de 12,5 M$ sur cinq ans

1 octobre 2013

Pendant que les universités se débattent avec de « douloureuses » compressions budgétaires, la politique d’exonération partielle des droits de scolarité consentie aux familles du personnel des universités a coûté 12,5 millions $ depuis 2009 aux universités, dont 2,8 millions pour la dernière année financière seulement.

Une information obtenue en vertu de l’accès à l’information qui indique que tous les établissements accordent une telle exemption, à l’exception de la plupart des universités affiliées au réseau de l’Université du Québec.

Ce sont trois établissements de la région de Montréal qui déboursent le plus, l’Université de Montréal ayant versé 3,3 millions $ en compensations en cinq ans, Concordia, 2,8 millions $ et McGill, 2,1 millions $. En ce qui a trait à l’Université Laval, cette politique représente 1,4 million $ pour la même période et 1,3 million $ pour l’Université de Sherbrooke.

Même si les droits de scolarité ont été gelés pendant des années, les montants varient généralement, à la hausse d’une année à l’autre, en raison du nombre croissant de bénéficiaires.

Quant aux pourcentages de la facture remboursée, il fluctue d’une institution à l’autre. Ainsi, à Sherbrooke, 50 % de la note est payée par l’établissement employeur ; à McGill, c’est 66 % ; à l’Université de Montréal, 90 % ; Bishop, 100 %. À l’Université Laval, le montant assumé par l’institution est plafonné à 300 $, ce qui représente environ 21 % de la facture normale.

Avouons qu’une telle « largesse » de la part des directions universitaires envers la progéniture de leur personnel laisse plutôt un arrière-goût amer de favoritisme pour le moins déplacé, voire éhonté, dans un contexte où nos institutions du haut savoir clament à tout vent qu’ils peinent à boucler un budget équilibré…Une politique scandaleuse qui dépasse l’entendement et les règles élémentaires d’une gestion équitable !

vigile.net tribune libre 1er octobre 2013
quebechebdo 1er octobre 2013

Le contrôle sur l’immigration: une nécessité

30 septembre 2013

Le débat en cours sur le projet de Charte des valeurs québécoises a fait resurgir par ricochet celui sur les politiques d’immigration qui suscitent depuis des années des tensions relativement aux coûts exorbitants reliés à l’arrivée des nombreux immigrants qui choisissent le Québec comme terre d’accueil.

Avant d’aborder le sujet spécifique de l’immigration québécoise, je vous propose ce court extrait d’un texte de Wilfrid Laurier paru en 1907 sur sa perception de l’immigration canadienne de l’époque, un argumentaire pour le moins encore d’actualité avec la Charte des valeurs québécoises :

« En premier lieu, nous devrions insister pour que si l’immigrant qui vient ici est de bonne foi de devenir un Canadien et s’assimiler à nous, il doit être traité sur un pied d’égalité avec ceux des nôtres, car il serait outrageant d’agir avec discrimination envers une telle personne en raison de la croyance, ou lieu de la naissance ou de son origine.

Mais cela repose sur la personne de devenir un Canadien dans tous les aspects, et rien d’autre qu’un Canadien. Il ne peut y avoir aucune allégeance divisée ici. Tout homme qui dit qu’il est un Canadien, mais autre chose aussi en essayant de nous imposer ses coutumes et habitudes, n’est pas un Canadien.

Nous avons de la place pour un seul drapeau, le drapeau Canadien. Il n’y a de place que pour deux langues ici, l’anglais et le français. Et nous avons de la place pour la loyauté, mais une seule, et c’est une loyauté envers le peuple Canadien. Nous n’accepterons personne, je dis bien personne qui essayera de nous imposer sa religion ou ses mœurs. »

Mais revenons au Québec au XXIième siècle…Pour ce faire, je vous réfère à cet extrait de l’article de Réjean Labrie paru sur cette tribune le 24 septembre 2013 sous le titre « Le coût de l’immigration désordonnée » :

« Le coût de l’immigration désordonnée au Canada est de 20 milliards de dollars par année. Au Québec, cela représente au prorata la somme faramineuse de 4 milliards de dollars, somme égale à tous les revenus d’impôts des sociétés (4,7 G$) que reçoit le gouvernement chaque année, ou à tous les revenus des fonds de santé (4,9 G$) que vous et moi payons, ou au double des taxes à la consommation, la TVQ (2 G$). Autrement dit, nos impôts ne vont pas là où ils sont supposés aller, ils aboutissent dans le poches des immigrants et des divers programmes qui leur sont consacrés. Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cet argent perdu pour répondre aux besoins prioritaires des Québécois…À lui seul, le coût de l’aide sociale aux immigrants dépasse les 600 millions de dollars annuellement…Nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de telles dépenses de fonds publics qui pourraient être beaucoup mieux utilisés pour faire avancer notre propre société et améliorer le sort des nôtres. Peut-être le temps est-il venu de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année, dont une bonne part est difficilement intégrable. »

À mon sens, oui le temps est venu « de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année » Et il est plus que temps, cela est devenu une nécessité pour toutes sortes de raisons, entre autres les coûts, mais d’abord et avant tout, la nécessité de combler les emplois disponibles par les Québécois qui souvent, sont reliés au second plan par les employeurs recherchant une main d’œuvre à coût moindre…et ça, c’est une situation inacceptable et intolérable dans le contexte de la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs névralgiques de l’économie québécoise !

vigile.net tribune libre 30 septembre 2013 

L’affaire Boisclair devant les tribunaux

30 septembre 2013

C’est un André Boisclair piqué au vif par les allégations de corruption de Jacques Duchesneau dans l’octroi d’un contrat pour la réfection de l’église St. James qui a rencontré la presse le 29 septembre.

Sans être un expert en procédures judiciaires, il m’apparaît que les allégations de M. Duchesneau souffrent de quelques failles qui pourraient lui nuire relativement aux « questions » qu’il a soulevées sur la place publique.

Le premier élément de discordance se situe au niveau du libellé de la subvention au projet qui était conditionnelle à l'approbation des crédits par le gouvernement suivant, à savoir les libéraux de Jean Charest qui ont donné suite au projet, la seconde, que la date d'envoi de la lettre confirmant l'admissibilité du projet à un financement, en 2003, précédait de trois ans la date alléguée de l'infiltration de l'entreprise Paul Sauvé par les Hells Angels, soit en 2006.

Conséquemment, j’ai l’impression que les soupçons soulevés par Jacques Duchesneau sur l’éthique d’André Boisclair ont du plomb dans l’aile et qu’ils risquent de se retourner contre lui, son chef et son parti à la suite des procédures judiciaires entamées contre eux par André Boisclair pour « atteinte à sa réputation »!

quebechebdo 30 septembre 2013
vigile.net tribune libre 30 septembre 2013