Un repli insensé

29 septembre 2013

L’annonce en fracas du retrait de Jean-Claude Saint-André de la course à la chefferie d’Option nationale au début deuxième débat des candidats à l'Université de Sherbrooke revêt à mon avis un caractère insensé quant au motif de sa décision, à savoir son appréhension de la tenue d’un scrutin provincial probable le 9 décembre.

À moins que M. Saint-André ait une boule de cristal cachée quelque part, bien peu de gérants d’estrades prédisent l’éventualité d’un tel scrutin et, même si c’était le cas, la course à la direction d’ON qui se terminera le 26 octobre laisserait assez de temps pour mettre en branle la machine électorale pour un éventuel scrutin le 9 décembre.

Jean-Claude Saint-André a invité le candidat Nic Payne à faire de même tout en se rangeant, comme lui, derrière Sol Zanetti afin de lui laisser la voie libre pour en faire le prochain chef d'Option nationale, une annonce qui a semblé surprendre tout le monde dans la salle, y compris M. Zanetti. Les deux candidats ont immédiatement balayé du revers de la main l'invitation de M. St-André.

De son côté, Nic Payne a reconnu que des élections générales à ce moment-ci représenteraient un gros défi pour son parti, mais il ne croit pas que l'arrêt de la course à la direction d'Option nationale, déjà bien amorcée, n'aide son parti dans les circonstances, un avis partagé par Sol Zanetti, qui a d'ailleurs invité M. Payne à rester dans la course tout en déclarant, à juste titre, que c'est aux membres du Parti de choisir leur chef.

Le 24 septembre 2013, je signais un article sur cette tribune sous le titre « Course à la chefferie d’Option nationale » dans lequel je donnais mon appui à Jean-Claude Saint-André …Et bien aujourd’hui, suite à la décision de M. Saint-André et au motif farfelu de cette décision, j’émets de sérieux doutes sur le bon jugement de l’ex-candidat Saint-André, en particulier sur les effets négatifs qu’une telle décision peut entraîner sur la crédibilité d’Option nationale .

Quant aux deux autres candidats sur les rangs, vous me permettrez, après une telle déception, de prendre un peu de recul, avant de faire mon choix entre Mm Payne et Zanetti en espérant qu’ils demeureront en lice jusqu’au 26 octobre!

quebechebdo 29 septembre 2013

La saga Nathalie Normandeau

28 septembre 2013

Selon les informations obtenues par l’équipe de l’émission « Enquête », les policiers de l’Unité permanente anticorruption étaient à la recherche de preuves dans des dossiers de financement politique occulte lors de leur perquisition qui s’est déroulée dans la plus grande discrétion au siège social du Parti libéral du Québec à Montréal en juillet 2013.

Cette perquisition s’inscrirait dans le cadre d’une enquête de l’UPAC sur la question du financement politique illégal. Mais rien ne permet de savoir qui sont les individus visés.

Or, devant la commission Charbonneau, l’an dernier, l’ex-entrepreneur Lino Zambito avait témoigné sur sa participation à certaines activités de financement impliquant le PLQ.

Il avait éclaboussé au passage diverses personnalités politiques liées au Parti libéral, soit les ex-ministres Nathalie Normandeau et Line Beauchamp, l’ancien organisateur Pierre Bibeau et Violette Trépanier, ex-ministre et responsable du financement du parti.

M. Zambito avait même évoqué le lieu du siège du PLQ dans son témoignage en parlant d’une activité de financement politique qu’il avait organisée pour Nathalie Normandeau, en 2008, une soirée qui avait rapporté 110 000 $ grâce à l’utilisation de prête-noms, selon son témoignage.

À cette occasion, Nathalie Normandeau avait fait les manchettes en raison de sa proximité avec Lino Zambito, témoin-vedette à la commission Charbonneau. À la suite de cette activité, en chevalier galant, M. Zambito avait fait parvenir un bouquet de 40 roses à la vice-première ministre pour son anniversaire. Visiblement touchée, Mme Normandeau avait répondu à Zambito avec une lettre débutant par « Cher Lino ».

Récemment, l’ex-vice-première ministre, dans une brève déclaration émis au Bureau d’enquête de Radio-Canada affirmait « se sentir visée injustement par la perquisition de l’Unité permanente anticorruption aux bureaux de la permanence du Parti libéral du Québec survenue en juillet dernier. »

Par ailleurs, certaines sources ont confirmé que, si l’ancienne numéro deux du cabinet de Jean Charest n’a pas été rencontrée individuellement, des membres de son cabinet, eux, l’ont été. Selon ces mêmes sources, au moins une personne qui travaillait avec Nathalie Normandeau vers la fin de sa carrière politique a été interrogée par l’UPAC relativement à des questions de financement et de subventions.

Enfin, le dernier épisode de la saga Normandeau, l’ex-ministre libérale a nié catégoriquement le 26 septembre avoir été contactée par l’UAC, dans la foulée de la perquisition effectuée à la permanence du PLQ en juillet dernier, alors qu’elle assistait aux assises annuelles de la Fédération québécoise des municipalités, au Centre des congrès de Québec.

Croisée dans un corridor, Mme Normandeau a d’abord refusé de répondre aux questions des journalistes, prétextant qu’elle n’avait « rien à dire », mais elle a par la suite tenu à rétablir les faits, en soutenant que personne de l’UPAC, ni d’ailleurs de la commission Charbonneau, n’était entré en contact avec elle. « Je n’ai jamais été contactée par les gens de l’UPAC, en aucun temps, personne, personne, et pas davantage par les enquêteurs de la commission Charbonneau, je ne commenterai pas autre chose que ce que je viens de vous dire. »

Dans toute cette saga, même si les preuves tangibles d’ « activités tendancieuses »contre l’ex-vice-première ministre ne sont pas encore étalées, il me semble que la vie secrète de Nathalie Normandeau est sur le point de ressortir des antichambres du pouvoir…Comme dirait l’adage, il n’y a pas de fumée sans feu et, dans le cas présent, la « fumée » devient de plus en plus dense…à suivre !

vigile.net tribune libre 28 septembre 2013
quebechebdo 28 septembre 2013

Denis Brodeur, le compas dans l’oeil

27 septembre 2013

Natif de Montréal le 12 octobre 1930, le photographe officiel pour les Canadiens de Montréal pendant de nombreuses années, Denis Brodeur, est décédé le 26 septembre, après avoir légué en 2006 à la Ligue nationale de hockey plus de 110 000 illustrations dont certaines sont âgées de 40 ans. Le fonds d'archives de Denis Brodeur est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

À l'instar de son fils Martin, Denis a aussi été considéré comme un gardien de but remarquable et a aidé l'équipe canadienne à gagner la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo en Italie.

Toutefois, ce que l’on retiendra le plus de Denis Brodeur, c’est sa passion alliée à son talent pour la photographie de l’instantané qu’il su mettre à profit dans de nombreuses situations exceptionnelles, en particulier lors du moment historique où Paul Henderson enfile le but gagnant pour l’équipe canadienne à 34 secondes de la fin du match lors de la septième partie de la série du siècle de 1972 contre les Soviétiques.

Denis Brodeur, l’ex-gardien de but aux réflexes aiguisés et le photographe passionné et talentueux, aura contribué, de façon exceptionnelle, au rayonnement du hockey autant pour les acteurs que pour les amateurs de ce sport.

quebechebdo 27 septembre 2013

Duchesneau, le justicier

27 septembre 2013

Les dernières révélations du révérend de l’église St. James, Arlen Bonnar, concernant la subvention de 2,5 millions $ octroyée par André Boisclair, ministre des Affaires municipales dans le gouvernement Landry en avril 2003, pour la rénovation de l’église, apportent des éléments nouveaux qui méritent certainement un œil plus éclairé sur la controverse soulevée par cet octroi.

Tout d’abord, on apprend que ce projet avait obtenu d’innombrables appuis des différents paliers de gouvernements, de même que de la Ville de Montréal, et ce, dès le début du projet de réfection dans les années 1990, dont une enveloppe de 800 000 $ par le ministère de la Culture du Québec, et ce, à peine deux semaines avant le déclenchement des mêmes élections de 2003. Conséquemment, l’octroi de cette aide financière s’inscrivait dans une continuité et n’avait rien d’une subvention spontanée.

Ensuite, argument non négligeable, la dite subvention de 2,5 millions accordée par André Boisclair était adressée directement à l’église Saint-James, et non aux entrepreneurs, et qui plus est, elle spécifiait que l’octroi devait recevoir une confirmation de l’admissibilité à une subvention « sous réserve de l’obtention par l’Assemblée nationale des crédits nécessaires ».

Quant aux appels d’offres, c’est l’église elle-même qui en avait la responsabilité, précise le Conseil du patrimoine religieux, qui supervisait une partie des travaux de réfection et qui plaide que « tout a été fait en toute transparence et diligence avec les avocats de l’église St. James. » Le révérend Arlen Bonnar se souvient que l’entrepreneur Paul Sauvé était arrivé à l’époque avec un plan de réfection qui les avait vivement intéressés et c’est pourquoi le conseil d’administration de l’église avait décidé de l’embaucher comme gérant de construction.

De son côté, Jacques Duchesneau refuse de se rétracter pour les accusations qu’il a portées contre André Boisclair, dénonçant l’octroi d’une subvention à quatre jours des élections et le lien entre la consommation de cocaïne de l’ex-ministre et l’octroi de la subvention à un entrepreneur associé aux Hells Angels, allant même jusqu’à s’interroger sur la façon dont André Boisclair s’est procuré sa cocaïne.

À mon avis, nous assistons là à un scénario digne des romans policiers dans lequel Jacques Duchesneau, selon ses habitudes, s’érige en justicier des « bonnes causes » mais dont la trame « cachée » voile l’intérêt secret de la CAQ, à savoir de s’emparer de l’agenda politique accaparé par le dépôt du projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement péquiste.

quebechebdo 27 septembre 2013
vigile.net tribune libre 27 septembre 2013

L’insulte n’est pas un argument

26 septembre 2013

"C’est bien connu : les insultes sont les armes des faibles. Quand ils sont à court d’arguments rationnels pour défendre leur point, ils attaquent la personne au lieu de ses idées.

Pour toute personne de langue française qui se définit comme québécoise, la défense du Canada et des intérêts qui le maintiennent en place est un acte incohérent. Pour malgré tout se présenter en politique pour défendre l’indéfendable, il faut nécessairement avoir d’autres objectifs que de servir son peuple. Ça en dit long sur le niveau d’opportunisme, d’absence d’intégrité et d’hypocrisie des "French Canadians" prêts à s’abaisser à servir leurs maîtres, l’État néo-libéral canadian et l’Ordre marchand qui cherche à nous faire disparaître.

Faut-il être désespéré des mérites de sa cause (et de soi-même) pour se sentir obligé de monopoliser et noyauter tous les moyens de communication pour empêcher un débat libre et impartial sur leurs idées ?"

Commentaire de Luc Bertrand à la suite de l’article de Richard Le Hir paru sur cette tribune en date du 24 septembre 2013 sous le titre "Christine St-Pierre insulte Pauline Marois : va ch….!", faisant référence à la "vulgarité" de Christine St-Pierre à l’endroit de Pauline Marois.

Un discours lapidaire qui jette la lumière sur le parallèle patent entre l’indéfendable incohérence de la défense du Canada et les intérêts opportunistes et carriéristes des politiciens qui s’aventurent dans cette galère !

Un contraste frappant avec l’argumentaire de Claude G. Thompson dans son billet paru sur vigile.net le 25 septembre 2013 concernant ses commentaires sur la "civilité" de la rencontre à laquelle l’auteur a assisté entre les trois aspirants à la direction d’Option nationale, dont voici un extrait :

"Le discours de ces candidats est enflammé, c’est vrai, mais il est porteur de valeurs que nous souhaitons voir dominer chez nos politiciens, plus particulièrement chez nos "politiciens professionnels" Ainsi, y voit-on apparaître cette vérité fondamentale qui veut qu’un homme politique soit au service de ceux qui l’ont élu et qu’il soit, en tant que membre de la communauté citoyenne et représentant de la volonté démocratiquement exprimée par ladite volonté citoyenne, redevable de celle-ci. Cette idée s’est vue clairement exprimée et expliquée par les trois candidats."

Ne serait-ce pas, comme le chantait Renée Claude sur une musique et des paroles de Stéphane Venne, "le début d’un temps nouveau" ? Ne serait-ce pas le temps de reléguer dans le placard "l’indéfendable incohérence de la défense du Canada" pour y substituer avec conviction "cette vérité fondamentale qui veut qu’un homme politique soit au service de ceux qui l’ont élu" ?

vigile.net tribune libre 26 septembre 2013

Les personnes âgées, otages des compressions

26 septembre 2013

En déposant son rapport annuel d’activités 2012-2013 le 25 septembre à l’Assemblée nationale, la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, frappe de plein fouet sur les répercussions dramatiques des compressions budgétaires du gouvernement, en particulier sur l’accessibilité et la qualité des services offerts aux personnes âgées.

Ainsi, « pour parer au mieux à cette pénurie de ressources et devant des besoins croissants », la protectrice du citoyen note que le réseau de la santé a conclu des ententes avec des entreprises privées ou des organismes communautaires vers lesquels il dirige les citoyens, lesquels ne sont soumis à aucune inspection des lieux ni de la qualité des services.

De plus, le rapport de Mme Saint-Germain indique que certains hôpitaux offrent certains traitements tandis que d’autres conseillent aux patients de s’adresser à des cliniques privées pour obtenir à leurs frais les mêmes services, une attitude méprisante qui témoigne, à mon sens, d’un phénomène de déresponsabilisation de l’État envers ses personnes âgées qui sont prises en otages par le sacrosaint objectif du déficit zéro du gouvernement Marois.

quebechebdo 26 septembre 2013

La coupe déborde!…

25 septembre 2013

D’entrée de jeu, je vous propose un extrait de mon article paru sur cette tribune le 20 septembre 2013 sous le titre « Un voile sur la neutralité du Conseil » :

« Mon propos ne se veut pas ici de discuter sur la pertinence de l’interdiction de porter des signes religieux en milieu de travail mais plutôt sur les « apparences » d’ingérence du gouvernement dans le débat qui est actuellement en cours au CSF concernant cette proposition contenue dans le projet de Charte des valeurs québécoises.

Une démarche qui, à mon sens, vient ajouter un élément de partisanerie regrettable dans la neutralité des discussions qui ont cours actuellement, et qui ont toujours eu cours, au sein du CSF, un organisme qui a obtenu, depuis longtemps, ses lettres de noblesse dans les débats sociaux-politiques mettant en question l’égalité hommes-femmes. »

Depuis la sortie fort médiatisée de la présidente du CSF, c’est un euphémisme d’affirmer que les esprits se sont pour le moins « échauffés » jusqu’à atteindre, à la période de questions du 24 septembre à l’Assemblée nationale, des proportions disgracieuses et inacceptables de la part de la députée de L’Acadie, Christine St-Pierre, envers la première ministre…S’ensuivirent des excuses de la part de Mme St-Pierre, mais, à mon sens, « le mal était fait » !

Par ailleurs, toujours en rapport avec le Conseil du statut de la femme, nous apprenons aujourd’hui, par la voie d’un article publié dans Le Devoir, que la présidente, Julie Miville-Dechêne, « a refusé un prix sur la laïcité destiné au Conseil du statut de la femme sous prétexte que ce n’était pas elle qui était présidente au moment de la rédaction de l’avis sur la laïcité. Le prix a donc été remis à l’ancienne présidente, Christiane Pelchat, plutôt qu’à l’organisme de consultation. »

Et, de poursuivre Lucie Jobin, la présidente du Mouvement laïque québécois, qui souhaitait remettre au CSF le prix Condorcet-Dessaulles 2012, un honneur attribué à des personnalités, regroupements ou institutions pour souligner leur contribution à la promotion et à la défense de la laïcité au Québec, « Ce qu’on nous a expliqué, c’est que ça n’avait pas été fait dans le temps où elle était présidente, alors elle ne pouvait pas l’accepter. On aurait dû poser la question à savoir si elle avait soumis cette décision à ses membres, mais on n’a pas pensé à le faire à ce moment-là. Quand elle nous a dit que ce n’était pas sous son règne, on n’a pas insisté. »

Eh bien, à mon sens, il aurait fallu « insister » car, un tel doute sur la consultation des membre du CSF par la présidente remet sérieusement en question les règles élémentaires d’un processus de saine démocratie à l’intérieur de tout organisme qui se respecte…Et là, j’en arrive à la conclusion que la « coupe déborde » et que le « cas Julie Miville-Dechène » doit être scruté à fond pour vérifier si la présidente du CSF n’est pas en train de violer le code d’éthique inhérent au bon fonctionnement de l’organisme qu’elle représente, « un organisme qui a obtenu, depuis longtemps, ses lettres de noblesse dans les débats sociaux-politiques mettant en question l’égalité hommes-femmes. »

quebechebdo 25 septembre 2013
vigile.net tribune libre 25 septembre 2013

Le Club des petits déjeuners: un mal nécessaire

24 septembre 2013

Le Club des petits déjeuners a pour mission d’assurer que les enfants fréquentant une école primaire, parfois une école secondaire, issus d’un milieu défavorisé aient une chance égale de réussite personnelle. Le CPD a ouvert ses portes en 1994 et vise à offrir aux enfants la possibilité de prendre un petit déjeuner nutritif avant d’aller en classe, élément jugé essentiel à leur réussite scolaire.

À la veille de célébrer son 20e anniversaire, le Club des petits déjeuners offrent ses services à quelque 18 000 jeunes répartis dans 287 écoles tous les matins. En ce début d'année scolaire, le Club tend une fois de plus la main aux Québécois pour solliciter leur générosité afin d'étendre son action à des dizaines d'écoles primaires et secondaires qui souhaitent implanter le programme dans leurs murs.

En guise de retombées positives des bienfaits reçus du CPD, l’histoire de Sabrina Provost, âgée aujourd’hui de 22 ans, est fort révélatrice : Sabrina était en première année du secondaire lorsqu'elle s'est inscrite au Club. Ce n'est pas un réfrigérateur vide qui l'a poussée à se rendre à l'école plus tôt pour casser la croûte avec ses compagnons de classe, mais bien l'ambiance tendue qui régnait chez elle.

En échange de quelques heures de bénévolat, le Club lui offrait une ambiance chaleureuse, un petit déjeuner nourrissant et l'oreille attentive de plusieurs bénévoles.

Aujourd'hui étudiante en médecine, elle louange les bénéfices du programme. Même si l'objectif premier du Club demeure de remplir des petits ventres vides, il offre à de milliers de jeunes Québécois l'élan nécessaire pour s'épanouir et persévérer à l'école, conclut Sabrina.

quebechebdo 24 septembre 2013

Commission d’examen des événements du printemps 2012

24 septembre 2013

La Commission d'examen des événements du printemps 2012 projette de débarquer dans la capitale nationale même si peu de groupes impliqués sont enclins à témoigner ou même à participer aux travaux du groupe dirigé par l'ancien ministre péquiste, Serge Ménard.

Une rencontre est d'ailleurs déjà prévue avec le Service de police de la Ville de Québec affirme son directeur des communications, François Moisan. «On offre notre pleine collaboration et on va rencontrer le commissaire pour expliquer comment ça s'est passé à Québec et le travail qui a été fait par le Service de police dans le cadre des événements du printemps 2012».

Toutefois, tout comme pour celle de Montréal, la Fraternité des policiers de la Ville de Québec n'a pas l'intention de contribuer. Son président, Bernard Lerhé, estimant que le travail de ses membres est déjà suffisamment scruté. «C'est inutile, c'est de l'argent gaspillé qui aurait été mieux investi ailleurs».

Par ailleurs, conformément à la nationale, la branche locale de la Ligue des droits et libertés conteste le mandat de la Commission. «Il s'est passé plein de choses à Québec, reconnaît le porte-parole Sébastien Harvey, mais nous, on trouve que c'est le travail des policiers qui doit être remis en cause».

Rappelons que, même si la Commission doit se pencher sur «les techniques utilisées par les forces policières» pour réaliser son mandat, celui-ci est d'«analyser les circonstances des manifestations et des actions de perturbation tenues au Québec au printemps 2012».

«Pour moi, cela ne répondra pas aux questions que l'on se posait», dénonce la professeure de littérature au Cégep Garneau, Hélène Nazon, qui a été très impliquée dans le collectif Profs contre la hausse, tout en rappelant que plusieurs autres groupes communautaires de Québec ont réclamé une commission d'enquête publique sur le printemps érable.

Seulement à Québec, on décompte cinq manifestations ayant mené à 454 arrestations entre le 19 avril et le 5 juin 2012…Dès le départ, la commission Ménard a du plomb dans l’aile, très peu de regroupements d’étudiants ou de policiers ayant répondu à l’appel.

Conséquemment, il y a lieu de se demander à quoi va servir l’argent des contribuables dans cette comédie aux allures rocambolesques…Vivement une commission d’enquête publique sur les événements du printemps 2012 pour faire la lumière sur « tous » les aspects qui ont entouré les manifestations et les arrestations qui ont suivi en présence de « tous » les intervenants concernés!

quebechebdo 24 septembre 2013
vigile.net tribune libre 24 septembre 2013 "La ville de Québec dans la mire"

Pourquoi j’appuie Jean-Claude St-André

23 septembre 2013

« J’ai toujours pensé sur le plan du parlementarisme britannique que le parlement a tous les pouvoirs (…)On est entré dans la fédération canadienne par un vote du parlement, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas en sortir sur un vote du parlement aussi. » Jacques Parizeau

Des trois candidats qui se présentent à la chefferie d’Option nationale, Jean-Claude St-André me semble présenter, en plus d’une expérience de longue date en politique, une démarche stratégique nouvelle, claire et inspirante qui balaie sous la table les vieilles démarches désuètes pour faire place à l’accession sans détour du Québec à son indépendance.

À titre d’argumentaires amenés par Jean-Claude St-André dans son discours, je vous propose ces quelques extraits tirés de deux articles parus sur Politicoglobe sous les titres « Pour en finir avec le référendisme », en date du 10 septembre 2013, et « Pour une démarche indépendantiste claire », daté du 14 septembre 2013.

« Le PQ a rompu avec le réalisme politique en s’imposant l’obligation de tenir un référendum en 1974. Les 40 dernières années sont une démonstration éloquente que le référendisme est un échec. Surtout depuis la fraude et le vol référendaire de 1995, la lutte pour l’indépendance est entrée dans une phase cruciale. Nous savons maintenant que le Canada ne reculera devant rien pour bafouer la démocratie québécoise. Nous savons qu’il est tout à fait préparé pour contrer la démarche référendaire péquiste. N’ayons pas la candeur de nous diriger là où nous attend notre adversaire.

Nous, d’Option nationale, nous devons avoir le courage de dire clairement que nous lions l’option et le mandat électoral. Un vote pour Option nationale, c’est un vote pour l’indépendance !

Nous ne devons pas nous présenter comme un parti de « bon gouvernement provincial », mais bien comme un parti indépendantiste qui gouvernera comme si le Québec était déjà un pays dès son élection. Afin d’y arriver, nous devons éliminer du programme toute obligation de tenir un référendum, sans quoi nous serons nécessairement forcés de faire de la gouverne provinciale tant que nous n’aurons pas tenu le référendum. Ainsi, nous ne pourrons pas nous servir de l’appareil étatique afin de faire du Québec un pays. Nous serons même forcés de tenir des débats surréalistes sur la date du référendum et sur les conditions dans lesquelles nous devrons l’organiser. Et bien sûr, le gouvernement fédéral interviendra avec ses moyens financiers et de tout son poids politique, allant même jusqu’à la fraude évidemment…

Jean-Martin Aussant l’a très bien expliqué : faire le LIT, c’est faire en sorte que toutes les lois qui s’appliquent aux citoyens du Québec soient votées par l’Assemblée nationale ; que tous les impôts, taxes et contributions fédéraux payés sur le territoire québécois soient dorénavant perçus par le gouvernement du Québec ; et que tous les traités qui lieront les Québécois aux autres nations du monde soient signés par le gouvernement du Québec.

À partir du moment où l’Assemblée nationale aura fait son LIT, le Québec obtiendra rapidement la reconnaissance internationale des autres États indépendants. Tous les experts sérieux en droit international public abondent dans ce sens…

Puisque le référendum de 1995 a été volé et que nous n’avons jamais adhéré à la constitution de 1982, il nous faut prendre conscience qu’en continuant à défendre le référendisme, nous nous rendons complices des gestes illégitimes et antidémocratiques posés par le gouvernement fédéral. Option nationale doit donc choisir la voie électorale pour faire l’indépendance…

Il doit être parfaitement clair que ce sont les militants et les membres d’Option nationale qui choisiront les projets que nous présenterons aux Québécois lors de la prochaine campagne électorale. J’expliquerai dans un prochain texte le processus qui nous permettre de discuter, de débattre et de choisir ces projets. Cet exercice sera d’une importance capitale pour mobiliser les Québécois aux idées défendues par Option nationale. C’est une condition essentielle de notre réussite. Pourquoi ?

Parce que la société québécoise est en crise. Nous nous leurrons en croyant que nous vivons en démocratie. Les citoyens ont perdu confiance dans leurs institutions et dans la capacité de l’État de permettre la liberté, l’égalité et la recherche du bonheur et de la prospérité pour tous et toutes. Les grands phénomènes socio-économiques tels le libre-échange et la mondialisation font en sorte qu’il sera de plus en plus difficile de préserver nos façons de faire, nos valeurs, notre culture, voire même notre propre identité. Les citoyens se sentent impuissants. Ils sont exclus des décisions qui les touchent dans leur quotidien. Nous ne comprenons pas pourquoi l’État, surtout en démocratie, semble incapable de gouverner pour le bien de chacun et, donc, pour le bien commun.

Pourtant, il nous appartient encore de décider dans quel genre de société nous voulons vivre, quel genre de société nous souhaitons léguer à nos enfants : Une société anonyme, réductrice et individualiste ? Ou une société libre, juste, égalitaire ? Nous, d’Option nationale, devons donc assumer notre mission : construire une véritable démocratie et une République au service de ses citoyens. »

vigile.net tribune libre 23 septembre 2013
quebechebdo 24 septembre 2013 "Course à la chefferie d'Option nationale"