La chute « accidentelle » de Ken Pereira

9 octobre 2013

Mardi 8 octobre, 7h… Ken Pereira sort de sa résidence pour se rendre à sa comparution devant la commission Charbonneau pour la sixième journée. En descendant l’escalier extérieur pour se rendre à son auto, l’ex-syndicaliste fait une vilaine chute… Conséquence, une commotion cérébrale qui force la commission à suspendre ses travaux jusqu’au 15 octobre.

Si vous rassemblez les pièces du casse-tête faisant référence à l’existence de liens étroits entre le crime organisé et certains leaders syndicaux de la FTQ-Construction, dans le but d’avoir un accès privilégié au Fonds de la FTQ et à la « chute accidentelle » de Ken Pereira, vous avez tous les éléments pertinents pour faire appel à l’illustre lieutenant Columbo !

quebechebdo 9 octobre 2013

Négociation ou engagement électoral?

9 octobre 2013

En usant de prudence en vertu de l'article 12 du Code du travail qui interdit à un employeur de s'ingérer dans les négociations en s'adressant aux employés syndiqués sans passer par les syndicats, le maire sortant Régis Labeaume, alléguant qu’il s’adressait à la population de Québec et non pas aux syndiqués, a réitéré sa position prise depuis 2010 à l’effet de réduire de 12% l'écart entre la rémunération globale des employés de la Ville de Québec et les fonctionnaires du gouvernement provincial.

En agissant de la sorte, Régis Labeaume transporte habilement la table de négociation patronale-syndicale sur le plancher de la campagne électorale en demandant aux citoyens le plébiscite nécessaire pour acculer les syndiqués devant le fardeau de la preuve lorsque les deux partis retourneront en négociation.

En bref, le maire de Québec fait le pari qu’il se présentera devant les syndiqués avec un as de cœur en mains pour obtenir gain de cause sur sa proposition…À suivre!

quebechebdo le 9 octobre 2013

La social-démocratie selon Mulcair

8 octobre 2013

Ripostant à une déclaration de Linda McQuaig, la candidate du NPD dans Toronto-Centre en vue de l’élection partielle, à l’effet qu’elle avait affirmé qu’une imposition de 70 % sur les plus riches du pays constituait la meilleure solution pour contrer les iniquités sociales, le chef du NPD, Thomas Mulcair, à l’occasion du conseil fédéral du parti à Ottawa, a déclaré que son parti était favorable à une hausse des impôts sur les entreprises, mais pas auprès des particuliers.

En d’autres termes, M. Mulcair est ouvert à l’idée de « serrer la vis » aux entreprises sans toucher aux revenus et aux abris fiscaux dont bénéficient les chefs de dites entreprises…Drôle de conception d’une véritable social-démocratie qui devrait viser prioritairement les « iniquités sociales »!

quebechebdo 8 octobre 2013
Le Devoir 9 octobre 2013

Ex-maire Vaillancourt: quel merdier!

8 octobre 2013

Décidément, l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, ne réussira jamais à se sortir de la mare de collusion dans laquelle il patauge depuis des années. Alors même qu’il est actuellement devant les tribunaux pour des accusations de gangstérisme, fraude, corruption et complot, Vaillancourt pousse la perfidie jusqu’à solliciter bassement une candidate à la mairie de Laval, Claire Le Bel.

Et toute cette mise en scène scabreuse pendant que les Lavallois, déjà embourbés dans les bas-fonds de plus de deux décennies de corruption à la mairie, ont peine à se retrouver devant plus d’une demi-douzaine de candidats.

Une intervention scandaleuse de l’indomptable Gilles Vaillancourt qui ne fera que contribuer à maintenir le climat malsain de désabusement et de cynisme des électeurs lavallois, pris en otages dans un « autre système » de corruption prêt à reprendre du service…Quel merdier!

quebechebdo 8 octobre 2013

Savoir se retirer dignement pendant qu’il est encore temps

7 octobre 2013

J'ai toujours été un fervent admirateur de Jacques Parizeau pour l'intégrité et la constance dont il a toujours fait preuve envers la défense et la promotion de la cause souverainiste du Québec tout au cours de sa vie politique active.

Après son retrait percutant de la scène politique en 1995, dans les circonstances que nous connaissons, plusieurs de ses interventions, dans quelques dossiers « chauds », ont eu l’heur de fouetter les ardeurs des politiciens à saveur de tiède allégeance souverainiste et ce, pour le plus grand bien de la base militante du Parti québécois.

Toutefois, sa dernière sortie sur le projet de Charte des valeurs québécoises a plutôt eu l’effet d’un éteignoir dans le débat en cours au Québec. En effet, non seulement l’ex-premier ministre péquiste montre des réticences sur certaines mesures proposées par la Charte, entre autres, sur l’interdiction au personnel de la fonction publique de porter des signes religieux ostentatoires en milieu de travail, mais, en agissant de la sorte, il se range du côté des anti-charte multiculturalistes, voire fédéralistes.

De plus, en plaidant pour une interdiction limitée aux postes d'autorité dotés d'un pouvoir coercitif comme les policiers, les juges et les procureurs, il abonde ainsi dans le sens des recommandations de la commission Bouchard-Taylor, laquelle il a vertement décrié à la parution de son rapport en 2008 en arguant qu’elle était « juste bonne à classer dans la filière 13 ! »

Mais que s’est-il donc passé depuis cinq ans pour que le Jacques Parizeau, qui monte habituellement aux barricades pour défendre ses idées, se retire tout à coup dans des tranchées à l’abri des critiques, alléguant le couvre-feu immédiat et l’arrêt des hostilités avant que la « guerre » ne s’envenime en conflit national ?…Et comme si ce n’était pas assez, il se trouve même à fournir des armes à l’ennemi…

Non vraiment, il est temps que Jacques Parizeau se retire sagement dans son refuge et cesse d’intervenir dans les débats sociaux…À mon avis, il a perdu sa verve flamboyante qui lui conférait une crédibilité et un aura qui transcendaient les propos démagogiques d’une politique bassement partisane.

Jacques Parizeau n’a jamais incarné l’homme des compromis, des demi-mesures à l’eau de rose…En agissant comme celui qui veut sauver la chèvre et le chou dans le débat actuel sur la Charte des valeurs, je perçois un « vieux sage » que je ne reconnais plus…Conséquemment, l’heure est venue pour Jacques Parizeau de savoir se retirer dignement pendant qu’il en est encore temps !

quebechebdo 7 octobre 2013
vigile.net tribune libre 7 octobre 2013
Journal Métro 8 octobre 2013 "Savoir se retirer" (version abrégée)

Parlons Carnaval…

6 octobre 2013

À l’aube des festivités qui marqueront les débuts de la 60e édition du Carnaval de Québec, les commentaires vont bon train sur les critiques essuyées par l’édition 2013 relativement, entre autres, à l’augmentation du coût de l’effigie à 15 $ qui tente désespérément de pallier les baisses récurrentes des ventes de la bougie traditionnelle, et au regroupement des activités principalement sur les plaines d'Abraham où a été déplacé le palais de Bonhomme dans le but d’attirer davantage…les touristes.

Par ailleurs, la Revengeance des duchesses réitère, pour sa cinquième année, la présentation de son concours, appuyé par le maire sortant Régis Labeaume qui aurait promis d’assister au couronnement. De son côté, l’ordre des duchesses, à l’occasion de la 60e présentation du Carnaval, organise la soirée Retrouvailles des duchesses au Capitole de Québec.

À cet effet, dans le but de « parler pour parler », et au risque de me faire lapider par certaines féministes, j’aime me rappeler avec une certaine nostalgie cette période grandiose où les sept duchesses du Carnaval représentaient fièrement leur duché respectif, créant de la sorte une saine émulation auprès de la population qui vibrait au sein des activités de son duché !…Pour l’instant, les organisateurs du Carnaval demeurent plutôt flous au sujet d’un éventuel retour des duchesses, reportant les discussions d’année en année !…

quebechebdo 6 octobre 2013

La grande noirceur, version Harper

6 octobre 2013

La chronique de Manon Cornellier signée dan Le Devoir du octobre 2013 sous le titre "Fuir la lumière" révèle encore une fois la politique voilée et malsaine de Stephen Harper. Voici donc l'Élément déclencheur:

«Le premier ministre Stephen Harper s’est envolé pour l’Asie cette semaine avec, en poupe, un caméraman de CTV qu’il aurait préféré laisser derrière. Dave Ellis avait eu l’audace, lors du passage de M. Harper à New York, de poser une question au premier ministre.

Rien d’impoli. Une petite question toute simple. «Un commentaire, monsieur, au sujet des accusations contre [le député] Dean Del Mastro ?» Mais voilà, depuis que M. Harper est au pouvoir, son entourage interdit de façon stricte aux membres des médias de poser des questions durant les prises d’images. Un silence de plomb a donc suivi la question.»

Et Manon Cornellier de poursuivre : «Le même jour où M. Ellis osait poser sa question, la commissaire à l’information Suzanne Legault rencontrait en privé des douzaines de fonctionnaires fédéraux pour leur dresser un portrait désolant de l’accès à l’information à Ottawa. «Je vois les signes d’un système en crise, où des ministères sont incapables de respecter les obligations de base que leur impose la loi», disait-elle, citant plusieurs obstacles qui se sont dressés au fil des ans, certains inscrits dans nulle autre que la Loi sur la responsabilité des conservateurs.»

Une politique du secret qui a conduit à une augmentation phénoménale de 42 % du nombre de plaintes administratives au bureau de la commissaire à l’information au cours de l’année 2012-2013. À titre d'exemple, Mme Legault cite le cas d’un organisme public qui a demandé plus de 1000 jours pour répondre à une demande et d’un autre qui a tout simplement cessé de répondre.

Même son de cloche du côté du commissaire aux élections, Yves Côté, qui note dans son premier rapport annuel qu’il lui arrive régulièrement, pendant ses enquêtes, de contacter des individus qui ont des renseignements utiles, mais qui refusent de collaborer.

Or les commissaires n’ont qu’un pouvoir de persuasion et de recommandation et ce, même si les conservateurs avaient promis durant la campagne de 2006 de réformer la loi afin de donner plus de dents au commissaire dont les pouvoirs sont demeurés inchangés depuis sept ans.

Et Mme Cornellier de conclure : «Qu’il s’agisse de questions restées sans réponse ou de tactiques électorales impossibles à débusquer en temps opportun, la même logique est à l’oeuvre, celle du secret et de l’esquive. L’envers même de cette transparence et de cette responsabilité promises lors de la campagne qui a porté les conservateurs au pouvoir en 2006.»

http://www.ledevoir.com/politique/canada/389217/fuir-la-lumiere

quebechebdo 6 octobre 2013
vigile.net tribune libre 6 octobre 2013 

Complémentarité homme-femme

5 octobre 2013

Le débat actuel sur le projet de charte des valeurs québécoises replace à la une le principe de l’égalité homme-femme comme valeur fondamentale, un principe auquel nous ne pouvons nous soustraire dans une société démocratique.

Toutefois, à mon sens, indépendamment de ce principe, je crois que la société québécoise en général devrait exploiter davantage les différences entre les hommes et les femmes et les avantages à tirer de leur complémentarité.

À titre d’exemple, le milieu des affaires, depuis que les femmes y ont pris leur juste place, n’a fait que perpétuer un style de gestion propice au tempérament de l’homme alors qu’il aurait tiré davantage de bénéfices si les femmes y avaient exploité leur propension à un style de gestion axée sur la reconnaissance de l’être humain.

En bref, mesdames, cessez de reproduire les comportements des hommes pour des motifs d’égalité et soyez vous-mêmes pour le plus grand bien d’une saine complémentarité homme-femme!

quebechebdo 5 octobre 2013

Priorité à la qualité des services éducatifs

5 octobre 2013

D’entrée de jeu, je vous soumets les questions suivantes, extraites d’une rencontre avec Jean-François Parent, secrétaire général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, publiée dans Le Soleil du 3 octobre 2013 :

« Est-ce que les gens savent qu’on donne le transport scolaire et qu’on le coordonne ? Est-ce que les gens savent que pour la clientèle qui est en adaptation scolaire, on organise des services ? Est-ce que les gens savent qu’on construit une école présentement ? Qu’on en a construit une l’an passé et qu’on en construira deux l’an prochain ? Est-ce que les gens savent que l’été, on remplace les blocs sanitaires dans les écoles, qu’on change les toitures et qu’on remplace les fenêtres ? Est-ce que les gens savent qu’on fait la paye de 5000 employés à temps presque plein et qu’on avait 6000 T4 l’an passé ? »

Des questions qui donnent un éclairage nouveau dans le débat qui s’annonce sur la gestion des commissions scolaires, voire même sur la pertinence de leur existence. Et, de poursuivre M. Parent : « Je pense qu’il faut dire c’est quoi le rôle d’une commission scolaire : c’est un centre de services pour les écoles et c’est un réseau d’écoles ensemble. Parce que si on n’était pas là pour faire ce que je vous ai évoqué, il faudrait que chacune des écoles ait les moyens de réaliser ces tâches ».

Une crainte partagée par la directrice générale de la commission scolaire des Navigateurs, Esther Lemieux. « Est-ce qu’il y aurait un danger de faire mourir les petites écoles ? » questionne-t-elle, faisant valoir comme son collègue que certains services, notamment ceux plus spécialisés, ne sont offerts que grâce au regroupement de plusieurs établissements et à la force du nombre, tout en ajoutant que, si le gouvernement choisissait d’abolir les commissions scolaires, les établissements auraient besoin de personnel administratif pour mener à bien toutes les tâches.

Sans nier que certaines économies pourraient être réalisées dans certains services administratifs, je ne suis pas convaincu que l’élimination des commissions scolaires apporterait les sommes nécessaires à l’amélioration des services aux élèves, compte tenu que les économies obtenues par leur disparition devraient être réinvesties dans les budgets de chacune des écoles…en réalité, un déplacement de postes budgétaires sans réelles économies.

En somme, dans tout ce débat qui, rappelons-le, est né à la suite des augmentations de taxes scolaires imposées par certaines commissions scolaires, conséquences directes des compressions budgétaires du gouvernement, il m’apparaît essentiel de demeurer prudent dans les décisions qui seront prises, tout en étant conscient que les écoles québécoises se doivent de garder leur priorité sur la qualité des services éducatifs offerts aux jeunes du Québec.

vigile.net tribune libre 4 octobre 2013

Vibrant témoignage

5 octobre 2013

En réaction au texte «La vie derrière les pierres» de Mme Sonia Plourde

En savourant le témoignage de Sonia Plourde en faveur d'un Vieux-Québec qui «est vivant, qui a un coeur qui palpite sous ses parcs secrets et moins secrets, derrière ses cours et ses ruelles», je n'ai pu m'empêcher de vibrer au cri du coeur de l'auteure dans son désir de prouver «qu'il y a de la vie derrière les portes colorées du Vieux-Québec» et que «les souvenirs ne sont pas uniquement dans les boutiques, ne sont pas nécessairement faits en Chine et ne sont pas réservés aux touristes.»

Merci Mme Plourde pour ce vibrant témoignage!

cyberpresse.ca 5 octobre 2013