14 avril 2016
Qu’on le veuille ou non, les véhicules blindés légers (VBL) de type LAV III développés par General Dynamics et vendus à l’Arabie saoudite sont considérés comme des véhicules d’armement léger par l’armée canadienne, une entente commerciale dénoncée par plusieurs ONG, telle Amnistie internationale.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, s'est engagé à « suspendre ou à révoquer la licence d'exportation » à l’Arabie saoudite si des « informations crédibles » montrent que « le matériel militaire est utilisé à mauvaise escient », à savoir contre sa propre population.
Parmi les arguments évoqués par Stéphane Dion, le ministre allègue, entre autres, que le gouvernement libéral se devait d'honorer le contrat conclu sous les conservateurs de Stephen Harper « pour ne pas miner la crédibilité de la signature du Canada»., ajoutant du même souffle que la résiliation du contrat équivaudrait à « abandonner les efforts » pour promouvoir les droits de la personne en Arabie saoudite, et qu’une telle décision entraînerait également des milliers de pertes d'emploi en Ontario.
Des arguments qui s’insèrent dans la realpolitik du gouvernement Trudeau dans un pays où les droits de la personne sont bafoués régulièrement…C’est pourquoi, il m’apparaît que cette entente constitue une « épée de Damoclès » suspendue avec fragilité au-dessus de la tête de Justin Trudeau !
quebechebdo 14 avril 2016
cyberpresse.ca 14 avril 2016 "Les blindés de Damoclès"
Le Soleil 15 avril 2016 "Les blindés de Damoclès"
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13 avril 2016
On aura beau attribuer au député de Québec solidaire de Mercier, Amir Khadir, ses sorties parfois alambiquées, n’empêche que ses dernières allégations concernant le fait que Jean Charest est « le suspect numéro un » des crimes qu’aurait commis le Parti libéral du Québec, relèvent d’une certaine logique, à savoir que le chef du PLQ et premier ministre du Québec pouvait difficilement ignorer les circonstances ayant mené aux accusations envers Nathalie Normandeau de la part de l’UPAC.
Et, pour ajouter à cette saga, le député de QS met l’ancien premier ministre au défi de le poursuivre en justice si ce n’est pas le cas. De son côté, la seule réplique de M. Charest est venue de son adjoint au sein de la firme d’avocats où il travaille : « De toute évidence, M. Khadir souffre d’une obsession à l’endroit de M. Charest, ses propos sont totalement gratuits ».
Quoi qu’il en soit, je suis d’avis que, malgré les circonstances compromettantes, Jean Charest bénéficie de la présomption d’innocence tant et aussi longtemps que des accusations ne seront pas portées contre lui. La balle est entre les mains du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et de l’UPAC. Conséquemment, il faut les laisser faire leur travail en toute légitimité…Une histoire à suivre !
quebechebdo 13 avril 2016
Le Devoir 20 avril 2016
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12 avril 2016
Le 16 juin 2004, l’Assemblée nationale, sous la gouverne du premier ministre Jean Charest, nommait Renaud Lachance à titre de vérificateur général du Québec Or, il s’avère qu’aujourd’hui, le même Jean Charest monte aux barricades en affirmant que son gouvernement a toujours été «honnête et intègre», alléguant la dissension de Renaud Lachance lors du dépôt du rapport de la commission Charbonneau concernant les révélations de certains témoins relativement au financement du PLQ relié à la collusion.
Et, pour montrer patte blanche davantage, l’ex-premier ministre libéral se montre solidaire de son ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau, en affirmant haut et fort sa confiance envers elle, et ce, malgré les lourdes accusations de l’UPAC qui pèsent contre elle. Même « bouquet de fleurs » pour Sam Hamad qui, lui, est actuellement sous enquête du commissaire à l’éthique.
De son côté, le premier ministre Philippe Couillard s’est pourtant distancié de l’ère Charest, qu’il a qualifiée d’une «autre époque de la politique au Québec», lors de l’arrestation de Nathalie Normandeau, une assertion qui, d’ailleurs, a du plomb dans l’aile depuis les révélations de l’affaire Hamad.
Je ne sais pas combien de temps encore Jean Charest pourra se faufiler entre les mailles tissées par Renaud Lachance. Toutefois, j’ai l’impression que l’UPAC n’a pas fini de nous étonner concernant le stratagème de corruption et de collusion entre le PLQ et certains entrepreneurs en construction. En attendant, il serait décent que M. Charest se montre discret dans ses sorties publiques, compte tenu que le cynisme de la population envers le PLQ a atteint un niveau d’intolérance élevé.
quebechebdo 12 avril 2016
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11 avril 2016
En toute honnêteté, on se doit de reconnaître à Thomas Mulcair ses qualités indéniables de parlementaire tenace et efficace. Toutefois, c’est sur le terrain que Tom a perdu la bataille, continuellement tiraillé entre l’arbre et l’écorce au sujet du port du niqab mais surtout dans l’épineux dossier des énergies fossiles de l’Alberta et des énergies propres du reste du pays.
Une quadrature du cercle qui a signé la descente aux enfers de Thomas Mulcair qui n’a jamais su se sortir de cette impasse. À tel point que, jusqu’à la dernière minute, Mulcair s’est contenté, dans son allocution au congrès, de ménager la chèvre et le chou en éludant l'un des grands enjeux du congrès, à savoir le manifeste « Un bond vers l'avant », qui prône un délaissement des énergies fossiles.
En termes clairs, pour 52 % des délégués, le chef du NPD n’a pas su livrer la marchandise lors du dernier scrutin fédéral qui a vu la représentation néodémocrate fondre de 102 députés en 2011 à 44 en 2015. Il n’en fallait pas davantage pour que le traditionnel « vent de changement » n’envahisse les corridors et se transpose dans le résultat catastrophique auquel a dû se plier avec amertume Thomas Mulcair. Une sortie crève-cœur qui démontre qu’en politique, l’image et la crédibilité du chef demeurent une priorité. De favori qu’il était en début de campagne en 2015, Mulcair est devenu aujourd’hui un « looser » …et ça, c’est impardonnable en politique !
quebechebdo 11 avril 2016
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10 avril 2016
La question revient continuellement depuis des mois : une alliance PQ-CAQ est-elle possible, voire souhaitable ? Le motif invoqué : sortir les libéraux du pouvoir en octobre 2018. La condition exigée par la CAQ : que le PQ mette le référendum en veilleuse dans un prochain mandat.
Un scénario pragmatique qui repose sur la stratégie au détriment des convictions. Et, elle est là la véritable question à mes yeux pour le PQ : « To be or not to be » ! Garder l’objectif de l’indépendance en priorité, à défaut de quoi le PQ n’a plus sa raison d’être. C’est le prix à payer pour « faire du Québec un pays », comme l’a exprimé avec conviction le poing levé de PKP lors de sa mise en candidature dans Saint-Jérôme.
Autre question primordiale à mon sens, combien de caquistes « tièdes » et pour qui l’indépendance demeure une voie d’accès à une autonomie sans équivoque se rallieraient au PQ s’il maintenait fermement sa position concernant la tenue d’un référendum dans les meilleurs délais ?
Conséquemment, je demeure convaincu que « le salut dans la fuite » n’a jamais porté fruit à quiconque ou à quelque organisation, et que les tergiversations stratégiques ne conduisent qu’à la démotivation, voire à l’abandon. En conclusion, le PQ doit se tenir debout et faire la preuve que son option représente la meilleure voie pour l’émancipation des Québécois…À lui d’agir en ce sens !
quebechebdo 10 avril 2016
Le Journal de Québec 11 avril 2016
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9 avril 2016
En février 2015, soit dix mois après le retour au pouvoir des libéraux le 7 avril 2014, le Québec avait perdu 82 000 emplois à temps plein. Or, en dépit des pertes d’emploi qui s’accumulaient, le gouvernement libéral maintenait sa promesse de créer 250 000 emplois d'ici la fin de son mandat en 2018. C’est « un engagement électoral et le gouvernement tient à le remplir, assurait alors le premier ministre Philippe Couillard… On est très déterminé à le faire, il faut le faire, on va y arriver. »
Or, un an plus tard, c’est 22 000 emplois à temps plein qui ont été perdus en mars 2016, ce qui constitue un troisième mois consécutif de recul sur le marché du travail. Depuis le 1er janvier 2016, 11 000 travailleurs québécois n’ont plus leur gagne-pain, alors que dans l’ensemble du Canada, on compte 32 600 personnes de plus sur les listes de paie des employeurs.
Depuis un an, soit de mars 2015 à mars 2016, l’emploi est demeuré stable au Québec, avec une création d’à peine 300 emplois si l’on considère la création d’emplois à temps partiel. En comparaison, en Ontario, on observe la création de 85 600 emplois, pour la même période.
Le gouvernement se pavane avec un budget équilibré qui devait ouvrir la voie à la création d’emploi. Force est de constater que l’avion est encore en piste et qu’il éprouve des ennuis d’itinéraire. Conséquemment, s’il désire prendre son envol avant 2018 et atteindre son objectif de 250 000 emplois, l’avion de Philippe Couillard devra d’abord quitter la piste de l’austérité et emprunter celle de la création d’emploi, à défaut de quoi il risque de demeurer cloué au sol.
quebechebdo 9 avril 2016
vigile.net tribune libre 10 avril 2016
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8 avril 2016
S’il est une pièce de théâtre qui a marqué mon adolescence, c’est bien Le temps des lilas du dramaturge Marcel Dubé, créée en 1958 par le Théâtre du Nouveau-Monde et portée à l’écran en 1962 dans Le Monde de Marcel Dubé avec l’inoubliable Huguette Oligny dans le rôle de Blanche. J’avais à peine 15 ans à cette époque et je me rappelle avoir été transporté par l’extrême sensibilité qui se dégageait de la tendresse et de l’affection entre Blanche et Virgile, interprété par Jean-Pierre Masson.
Quelques années plus tard, j’ai eu l’extrême privilège d’interpréter le rôle de Tarzan dans la pièce Zone au Festival d’art dramatique du Québec, une pièce qui met en scène une gang de jeunes contrebandiers de cigarettes, et qui transporte les personnages dans un monde parallèle où les émotions palpables émergent des personnages grâce au talent phénoménal de Dubé dans le choix des mots.
Et la liste de chefs d’œuvre de Marcel Dubé pourrait se prolonger encore…Toutefois, une constante demeure, à savoir cette sensibilité à fleur de peau que Dubé dégageait et qu’il réussissait à transposer chez ses personnages avec une justesse communicative…Marcel Dubé est passé derrière le rideau mais ses œuvres demeureront encore longtemps dans le paysage du théâtre québécois !
quebechebdo 8 avril 2016
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7 avril 2016
Alors que le réinvestissement de 18 millions $ injecté en novembre 2015 en éducation aurait dû, en principe, combler des besoins criants dans les écoles, les divers intervenants sont soumis à des objectifs précis de la part du MEQ, lesquels, sont, pour la plupart, caducs ou irréalisables. De là, la réplique de la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), Josée Scalabrini, qui qualifie cette mesure de « show de boucane ».
Ainsi en est-il d’une école qui a reçu 80 000 $ pour mettre en place des mesures pour aider les élèves à mieux réussir en français alors qu’un projet-pilote, mené en collaboration avec le milieu universitaire, a déjà réussi à combler cette lacune et que le besoin se fait sentir maintenant en mathématiques. Ou de cette autre école qui se voit placée devant l’impossibilité de mettre en place un programme d’études dirigées après les cours à cause du manque de transport en milieu rural. Et, là où le bât blesse avec le plus d’incohérence, l’école qui ne répond pas aux critères fixés par le MEQ se verra privé de la subvention.
Des exemples patents qui démontrent encore une fois à quel point le MEQ est déconnecté des besoins réels des écoles auxquels il n’a manifestement pas porté attention. Toutefois, pour « épater la galerie », c’est réussi…Tout simplement pitoyable !
quebechebdo 7 avril 2016
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6 avril 2016
Trois mots qui reviennent souvent depuis quelques jours dans la bouche des divers intervenants appelés à commenter l’actualité politique concernant le PLQ relativement aux allégations de complicité de Sam Hamad avec Marc-Yvan Côté révélées par l’émission « Enquête ».
En effet, plusieurs observateurs se demandent, et à raison, pourquoi un politicien expérimenté comme Sam Hamad s’est laissé embarqué comme un enfant dans la magouille que lui a offerte un personnage aussi retors que Marc-Yvan Côté dont la réputation a été grandement salie lors des travaux de la commission Charbonneau.
Et il n’en fallait pas davantage pour que les effets des derniers événements relatifs au retrait de Sam Hamad de son statut de Président du Conseil du trésor ne retombent sur les épaules de Philippe Couillard et que ce dernier réagisse pour le moins « étrangement » aux révélations de l’émission « Enquête » en continuant d’appuyer sans nuance le « poulain » qui avait été le premier à lui accorder son appui lors de la course à la chefferie du PLQ.
Enfin, pour ajouter un peu de glaçage sur le gâteau, le « poulain » en question s’est enfui de l’écurie libérale pour « aller réfléchir » et « se reposer » sous d’autres cieux plus cléments, et tout cela, sans que son chef en ait eu vent…Une saga où le manque de jugement des intervenants risque d’ébranler sérieusement la galère libérale, particulièrement au chapitre de la transparence si chère à son chef !
quebechebdo 6 avril 2016
vigile.net tribune libre 8 avril 2016
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5 avril 2016
Il est une tradition établie au Québec de faire ressortir les qualités professionnelles d’une personnalité publique après sa mort. Il en est ainsi de Rita Lafontaine envers qui les témoignages affluent depuis l’annonce de son décès.
Après avoir vainement tenté de décrire le talent incommensurable de la muse de Michel Tremblay qui vouait à Rita Lafontaine un culte sans bornes, je me suis retourné vers les nombreuses facettes de son visage qu’elle parvenait à créer pour donner vie à ses personnages.
Un visage expressif qui pouvait se mouler instinctivement aux situations que son personnage était appelé à vivre, passant de la tristesse à la joie avec un naturel qui savait toucher les émotions des spectateurs et téléspectateurs autant au théâtre, au cinéma que dans les téléromans.
Rita Lafontaine, une grande comédienne dont je me rappellerai du sourire et des yeux pétillants qui incarnaient une joie de vivre contagieuse…Merci à vous, Mme Lafontaine, pour avoir su nous faire vibrer pendant toutes ces années avec autant de générosité et de grandeur d’âme.
quebechebdo 5 avril 2016
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