5 avril 2016
Décidément, l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, qui a dirigé un gouvernement libéral de 2003 à 2012, éclaboussé par les allégations de scandales de la commission Charbonneau, continue de se montrer arrogant, cette fois-ci en poussant l’audace et l’arrogance jusqu’à se présenter devant des étudiants à l’Université McGill pour y aller d’une allocution qui portait entre autres sur « les moyens de rétablir la confiance du public à l’endroit des institutions publiques ».
Il n’est donc pas étonnant qu’il ait dû faire face à des manifestants en colère qui ont dénoncé les controverses éthiques impliquant des membres du gouvernement libéral, en particulier Nathalie Normandeau et Sam Hamad. Et, pour ajouter l’odieux à l’insolence, Jean Charest, adoptant son style légendaire en banalisant les allégations de l’UPAC et de l’émission Enquête, a réitéré, devant les journalistes après sa conférence avortée, sa pleine confiance en Nathalie Normandeau et louangé Sam Hamad pour avoir « posé un bon geste lorsqu’il a décidé lui-même, à son initiative, de faire appel au commissaire à l’éthique ».
Et enfin, pour enrober « le gâteau du glaçage préféré » des libéraux, M. Charest s’est habilement faufilé lorsque le temps est venu de répondre à sa part de responsabilité dans les faits alléguées par l’UPAC en répliquant qu’il « [fallait] mettre les choses en perspective » et attendre les résultats de l’enquête du commissaire à l’éthique… Et voilà, le tour est joué, le rideau est tombé sur la farce de Me Charest !
quebechebdo 5 avril 2016
vigile.net tribune libre 8 avril 2016
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4 avril 2016
Le débat entre l’école publique et l’école privée remonte à la fin des collèges classiques qui a vu apparaître les écoles secondaires et les Cégeps. Depuis lors, un clivage s’est opéré entre les écoles privées, vestiges des anciens collèges classiques, et les écoles publiques, issues de la réforme. Depuis ce temps, nombreux sont ceux qui ont prôné et prônent encore l’abolition pure et simple de l’école privée, alléguant un système d’éducation à deux vitesses privilégiant la clientèle des élèves doués entre les murs des écoles privées.
Or, il m’apparaît qu’aujourd’hui, cet argument ne tient plus la route, particulièrement avec l’apparition d’écoles publiques arborant une « couleur » locale. C’est le cas de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV), sur la Rive-Sud de Montréal, qui offre un éventail de projets pédagogiques particuliers en fonction des champs d’intérêt et des aptitudes des élèves. Une initiative qui a vu apparaître un sentiment d’appartenance inégalé jusqu’à maintenant grâce à une participation massive des élèves aux programmes spéciaux offerts par les directions d’écoles et la complicité des enseignants.
Un virage salutaire qui recentre le débat écoles privées-écoles publiques sur l’essentiel, à savoir que l’école devienne un véritable milieu de vie pour les élèves, et cela, peu importe que l’école soit privée ou publique !
quebechebdo 4 avril 2016
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4 avril 2016
D’après certaines sources, Sam Hamad se serait envolé vers des cieux plus radieux parce qu’il devait « s’éloigner pour réfléchir ». Mais, pour réfléchir à quoi puisque, selon ses propres aveux, M. Hamad n’a absolument rien à se reprocher concernant les allégations de favoritisme et de trafic d’influence révélées par l’émission Enquête.
Un exil pour le moins inquiétant d’autant plus que le député de Louis-Hébert s’est engagé à collaborer avec le commissaire à l’éthique dans son enquête…Probablement que la « justice a le bras long » et que la distance n’a pas d’importance dans la conception de Sam Hamad !
quebechebdo 4 avril 2016
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3 avril 2016
C’est bien connu, personne n’est contre la vertu. À cet effet, on ne peut qu’applaudir à l’essor considérable que prennent plusieurs services scolaires de tutorat à domicile dont l’objectif premier est d’aider l’élève à améliorer ses techniques d’apprentissage et, par ricochet, ses résultats scolaires.
Toutefois, si on analyse les raisons qui expliquent l’essor d’un tel phénomène, nous en arrivons rapidement à deux facteurs essentiels, le premier résultant d’un manque flagrant de ressources à l’école pour pallier les difficultés d’apprentissage de certains élèves, le second, d’un manque de connaissances des parents concernant les nouvelles approches pédagogiques.
Cependant, la plupart de ces organismes demandent aux parents, et c’est tout à fait légitime, un coût qui se situe autour de 40 $ l’heure, un tarif « raisonnable » mais auquel certains parents ne peuvent contribuer, faute de moyens financiers. De là, le danger de créer un système de récupération à deux vitesses que les écoles doivent pallier en instaurant leur propre système d’aide aux élèves en difficulté…pour autant, bien sûr, que le MEQ leur offre les enveloppes budgétaires nécessaires pour le mettre sur pied !
quebechebdo 3 avril 2016
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2 avril 2016
Sans présumer des conclusions qui ressortiront du rapport du commissaire à l’éthique et à la déontologie des membres de l’Assemblée nationale, Me Jacques Saint-Laurent, les informations dévoilées par l’émission « Enquête » concernant l’octroi de subventions à la société Premier Tech par Sam Hamad avec la complicité de son ami Marc-Yvan Côté sont accablantes. L’échange de courriels entre l’ancien ministre libéral et le président de Premier Tech, Jean Bélanger, fait ressortir sans équivoque que l’« ami Sam » a été impliqué dans une magouille visant à privilégier l’octroi d’un contrat à Premier Tech.
Voilà pour les faits. Toutefois, la balle est maintenant dans le camp du premier ministre Couillard qui n’a d’autre choix, à mon sens, que de sortir de son mutisme et de retirer Sam Hamad de son poste de président du Conseil du trésor jusqu’au dévoilement des conclusions du rapport du commissaire à l’éthique.
L’affaire Hamad porte un dur coup aux déclarations de transparence dont s’est prévalu le premier ministre depuis le début de son mandat. Il a pu éviter la disgrâce dans l’affaire Normandeau puisqu’elle ne faisait pas partie de son équipe actuelle. Il en va tout autrement pour Sam Hamad. Il doit être évincé illico de la responsabilité du trésor publique…C’est une question de crédibilité et d’imputabilité auxquelles M. Hamad ne répond absolument plus !
quebechebdo 2 avril 2016
Le Journal de Québec 3 avril 2016
vigile.net tribune libre 4 avril 2016
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2 avril 2016
Dans un contexte où la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, procède à une grande réorganisation interne de l’OIF, et qu’il «est exigé du personnel de l’Organisation de continuer à serrer la ceinture et, d’une façon générale, à l’Organisation de réduire ses charges de fonctionnement», on apprend, via le journal français L’Opinion, que Mme Jean a fait entériner les dépenses de l’achat d’un piano à queue de quelque 20 000 $, sous prétexte que « la résidence se doit d’être équipée adéquatement, notamment d’un piano pour mettre en valeur les talents de la francophonie lors de certaines réceptions ».
Or, selon une source de l’OIF qui désire garder l’anonymat, « les dépenses pour l’aménagement et l’équipement de la nouvelle résidence de la secrétaire générale ont été faites sans une allocation budgétaire préalable [...] et certaines grosses dépenses ont été réglées directement par des membres de la famille de la secrétaire générale, puis soumises à régularisation, à savoir au remboursement sur factures ». Cette même source affirme que certains équipements, dont le piano, ont été achetés « manifestement pour un usage privé alors que les textes de l’Organisation n’autorisent pas de tels engagements ».
Michaëlle Jean semble faire preuve d’une certaine mégalomanie outrancière lorsqu’elle justifie l’achat d’un piano à queue pour « mettre en valeur les talents de la francophonie lors de certaines réceptions » Comme argument, disons que c’est plutôt « tiré par les cheveux »…Un peu de retenue, Mme Jean, serait de mise!
quebechebdo 2 avril 2016
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1 avril 2016
Après Provigo, Le Cirque du Soleil, Rona…c’est maintenant au tour des Rôtisseries Saint-Hubert de s’envoler vers d’autres cieux ! Une liste qui s’allonge de façon inquiétante et qui doit nous interroger, en tant que Québécois, sur notre sentiment d’appartenance face à nos entreprises patrimoniales.
On a comme l’impression d’assister à un dépouillement collectif qui entraine avec lui nos « fiers fleurons » qui devront se réduire à vivre dans une « économie de succursales ». Mais, où est donc passé le Québec inc ? Où est passé la fierté de nos entrepreneurs de faire partie de l’élite économique québécoise ? Le Québec est-il irrémédiablement entrainé dans le processus de dépossession au profit de la loi du plus fort ? Le Québec est-il à vendre aux plus offrants ? Notre gouvernement se montre-t-il assez préoccupé par les exils de nos entreprises ?
Toutes des questions auxquelles il faut sans délai apporter des réponses, à défaut de quoi le Québec s’apprête à vivre le pire recul économique depuis la fin des années ’50 !
quebechebdo 1er avril 2016
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1 avril 2016
Le 31 mars 2006, le Jardin zoologique de Québec cessait ses activités. Depuis lors, tous les projets qui ont été présentés à la Sépaq ont reçu une fin de non-recevoir sans équivoque. Pendant ce temps-là, ce sont 26 hectares de boisé [soit quelque 2 808 000 pieds carrés] qui dorment sous le ciel de Québec.
Entretemps, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Charlesbourg, François Blais, jongle avec toutes sortes d’hypothèses sans s’arrêter sur un projet acceptable. Et, même si M. Blais se montre positif quant à la réouverture prochaine de l’ancien zoo, les astres ne semblent pas s’aligner pour une telle éventualité.
Verrons-nous apparaître des sentiers, un parc ? Pour l’instant, l’heure est encore à la consultation, et, comme il fallait s’y attendre de ce gouvernement de « gratte cenne », les coûts devront être « raisonnables ». Pourtant, à cet effet, je retiens l’intervention fort à propos du député de la CAQ, Éric Caire, qui faisait remarquer récemment qu’au moment de la fermeture du zoo de Québec, Philippe Couillard était ministre responsable de la Capitale-Nationale alors que le même Philippe Couillard, maintenant ministre responsable du la région du Lac-Saint-Jean, vient d’octroyer 26 millions $ au zoo de Saint-Félicien…Quel zoo !
quebechebdo 1er avril 2016
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30 mars 2016
Le drame fatidique survenu aux Îles-de-la-Madeleine fauchant la vie du chroniqueur politique Jean Lapierre et quatre membres de sa famille ne peut que nous ramener fatalement à la chanson de Luc De Larochellière « Si fragile » dont voici les deux premiers vers : « On ne choisit pas toujours la route Ni même le moment du départ ». Pour Jean Lapierre, le destin a choisi la route de sa terre natale au même moment où il allait aider sa mère à vivre le deuil récent de son mari.
Parmi les innombrables commentaires qui affluent depuis cette terrible catastrophe qui est venue décimer froidement toute une famille, je retiens de Jean Lapierre son authenticité viscérale qui faisait de lui un personnage public à la fois populaire et populiste, une qualité qui lui permettait de dire les vraies choses peu importe le parti politique qu’il visait dans ses observations dénuées de toute basse partisanerie.
Jean Lapierre était un de ses personnages plus grands que nature qui avait placé la communication avec les gens au centre de ses priorités, ce qui lui conférait ce que j’appellerais cette « belle naïveté » qui lui permettait d’atteindre un haut degré de crédibilité dans ses propos auprès de ses auditeurs.
À 59 ans, son rendez-vous fatal avec le destin fait partie des drames inexplicables…Puisse son souvenir nous rappeler tout au moins que l’authenticité demeure la pierre angulaire sur laquelle reposent la grandeur et la prestance d’un personnage public !
quebehebdo 30 mars 2016
vigile.net tribune libre 31 mars 2016
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30 mars 2016
Le contrat de vente d'équipements blindés à l'Arabie saoudite par le gouvernement du Canada continue de susciter des critiques acerbes de la part de nombreux observateurs. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, tente désespérément d’apporter des arguments à la défense d’une telle entente fort controversée, compte tenu du bilan catastrophique de l’Arabie saoudite en matière de droits de la personne.
Parmi les arguments « manipulateurs » de Stéphane Dion pour le maintien de ce contrat figurent, entre autres, le fait d’honorer un marché conclu par le gouvernement précédent et de ne pas nuire à la crédibilité de la signature du gouvernement du Canada. Une farce monumentale qui cache à mots couverts les retombées d’un lucratif contrat de 15 G $.
Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est lorsque le ministre des Affaires étrangères déclare le plus sérieusement du monde que le Canada allait continuer de faire avancer les droits de la personne en Arabie saoudite comme ailleurs, malgré ce contrat d’équipement militaire…C’est ce que j’appelle vouloir sauver la chèvre et le chou, M. Dion !
quebechebdo 30 mars 2016
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