11 mai 2016
Encore une fois, le doc Mailloux y est allé de ses commentaires, prenant cette fois-ci comme otages les intervenants qui ont fait face au monstre incendiaire de Fort McMurray en Alberta. Du haut de son « expertise » en extinction de feux de forêt, le doc s’exprime en ces termes pour le moins disgracieux » : «En 2016, si vous prenez cette habitude-là de laisser brûler des feux au Québec, mes imbéciles, vous allez vous le faire dire! Avez-vous bien compris? Les imbéciles! Laissez courir des feux! Faut tu être innocent? 2016!»
Et, pour ajouter le ridicule à l’insulte, notre expert appuie son argumentaire sur le scénario de films dans lesquels un incendie s’est déclaré au-dessus d’un puits de pétrole. Eh bien, M. Mailloux, et de un les films ne sont pas toujours le reflet de la réalité. Et de deux, je vous rappelle que la catastrophe s’est répandue dans une forêt boréale à la vitesse de l’éclair.
En bref, le doc Mailloux, comme il lui arrive souvent, a perdu une belle occasion de se taire au lieu de déblatérer sur le travail acharné de pompiers qui, eux, n’incarnaient pas des personnages de films mais des experts aux prises avec la vraie vie!
quebechebdo 11 mai 2016
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11 mai 2016
Il ne s’est pas passé beaucoup de temps après sa mise en candidature officielle à la chefferie du PQ pour que Véronique Hivon se fasse assaillir par les médias sur sa position référendaire.
Or, l’argumentaire de Mme Hivon mérite qu’on s’y arrête sérieusement. En effet, quelle crédibilité aurait-elle dans un processus de convergence des forces souverainistes si elle proposait d’emblée une idée toute faite de démarche référendaire ? Ce serait tout de même incohérent si, du haut de son piédestal, Mme Hivon déclarait : « Voici la seule et unique bonne voie à suivre et arrêtez les efforts de convergence parce que moi, j'ai trouvé la bonne formule ».
C’est le Renard qui répondait à la question du Petit Prince sur la signification du verbe « apprivoiser » en ces termes : « Ça signifie « créer des liens »…C’est le temps que tu prends pour ta rose qui fait que ta rose est si importante ». Dans cette dynamique, c’est le temps que mettra Véronique Hivon à « créer des liens » avec les forces souverainistes que l’indépendance du Québec prendra de l’importance.
quebechebdo 11 mai 2016
vigile.net tribune libre 13 mai 2016 "Le duel Hivon-Cloutier"
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10 mai 2016
Encore une fois, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, lance un appel au rassemblement des forces nationalistes pour mettre fin au monopole libéral et « construire un Québec plus fort à l'intérieur du Canada.» Et, parallèlement à cette stratégie, il en profite pour écorcher au passage ce qu’il appelle le « mirage référendaire » du Parti québécois qui, selon ses dires, fait les choux gras du Parti libéral du Québec.
Or, le plus aberrant dans l’argumentaire de François Legault réside dans le fait qu’il utilise la même médecine qu’il reproche au PLQ pour mousser le membership de la CAQ en alléguant qu’« une claire majorité de Québécois ne souhaite pas la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec.»
M. Legault, je comprends que vous êtes à la recherche d’un créneau pour vendre votre idée de nationalisme qui, soit dit en passant, a frappé le mur du fédéralisme centralisateur à plusieurs occasions dans les dernières décennies, mais, je vous en prie, changez de cassette…votre message ne passe pas !
quebechebdo 10 mai 2016
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9 mai 2016
Parmi les synonymes à « rassembleur » évoqués dans divers dictionnaires, on retrouve le mot « unificateur », celui ou celle qui unit les forces en présence, qui rassemble autour d’un projet commun. Or, dans le dossier sur l’aide médicale à mourir, nul ne peut contester le tact et la diplomatie déployés par la députée de Joliette, Véronique Hivon, pour en arriver à obtenir l’unanimité sur un sujet aussi délicat.
Dans cette ligne de pensée, je suis d’avis que le prochain chef du Parti québécois devra plus que jamais rallier non seulement la confiance des militants indépendantistes mais aussi des souverainistes tièdes qui n’attendent que la détermination et la conviction du futur chef pour faire le saut au sein du PQ.
Aujourd’hui, Mme Hivon se dit prête à « voler de ses propres ailes », une déclaration à laquelle je prête foi sans réserve concernant son intention de briguer la succession de Pierre Karl Péladeau qui lui a d’ailleurs confié, avant son départ, le dossier de la convergence des forces souverainistes, un leitmotiv que M. Péladeau avait placé dans ses
priorités.
Bien que les idées de Véronique Hivon sur la démarche souverainiste ne soient pas encore très explicites, je suis prêt à lui donner mon appui au fil de départ, dans la foulée du député de Labelle et président du caucus, Sylvain Pagé, qui affirme reconnaître en Véronique Hivon quelqu’un qui « recherche cette politique qui n’est pas celle de la confrontation, mais celle de la collaboration ».
Dans l’épineux dossier sur la convergence des forces souverainistes sans lequel le démarche vers l’indépendance du Québec est vouée à l’échec, je suis convaincu que la qualité reconnue de rassembleuse de Véronique Hivon constitue un atout incontournable…Une propension naturelle qui fait de Mme Hivon une candidate de haut calibre.
quebechebdo 9 mai 2016
vigile.net tribune libre 9 mai 2016
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9 mai 2016
À deux députés d’être reconnu officiellement comme un parti au Parlement fédéral, les dix députés du Bloc québécois sont systématiquement ignorés dans les processus de consultation parlementaire sur les projets de loi.
À titre d’exemple patent, le député de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, s’est fait refuser l’entrée sur un dossier qu’il a lui-même soulevé en Chambre, à savoir la situation des réfugiés haïtiens et zimbabwéens menacés de déportation. «Il y a un comité spécifiquement là-dessus et je ne peux même pas y aller comme observateur. C'est vraiment pitoyable», soulève à raison M. Beaulieu.
Il y a là quelque chose de mesquin envers les dix élus du parti chargé de faire entendre la voix du Québec à Ottawa. Les députés du Québec sont bassement traités comme des rejets alors que notre premier ministre Justin Trudeau clame haut et fort la belle unité canadienne…Foutaise!
quebechebdo 8 mai 2016
Le Journal de Québec 9 mai 2016
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7 mai 2016
Même si le passage de Pierre Karl Péladeau à la direction du Parti québécois et à titre de chef de l’opposition officielle fut de courte durée, le recul imposé par sa démission nous amène à nous interroger, comme il est de coutume dans ces circonstances en politique, sur l’héritage qu’il a laissé à son successeur.
Dès le départ, on ne peut passer sous silence l’image choc du poing levé de PK lors du point de presse où il annonçait son intention de se présenter dans Saint-Jérôme sous la bannière péquiste, tout en clamant que cette décision était le fruit de sa volonté de « faire du Québec un pays ». Un leitmotiv qu’il a porté à bout de bras, sans relâche, tout au cours de son court mandat et qui, en soi, constitue une part d’héritage que bien peu de ses prédécesseurs ont léguée.
On peut aussi souligner la création de l’Institut de recherche sur l’indépendance du Québec, une initiative citoyenne qui viendra jeter les bases d’une stratégie montrant la voie à suivre pour l’accession du Québec à son statut de pays.
Toutefois, la plus grande contribution de PKP fut, à mon avis, les efforts qu’il a déployés pour établir une convergence entre les différents intervenants pour la cause de l’indépendance du Québec, une approche basée sur une ouverture qui laisse la place aux autres partis dans un processus à l’intérieur duquel le PQ « n’a pas le monopole » en la matière…Et, à cet effet, le ou la successeur (e) de PKP devra en prendre bonne note s’il ou elle désire entrainer les souverainistes dans son sillon.
quebechebdo 7 mai 2016
vigile.net tribune libre 7 mai 2016
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6 mai 2016
Avant même que les prétendants à la succession de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois n’aient officiellement annoncé leur intention de poser leur candidature, toute sortes de rumeurs circulent, non seulement sur les noms de présumés intéressés, mais aussi sur le mode d’élection du futur chef.
Toutefois, deux « colombes » semblent ressortir de la « volière », à savoir Véronique Hivon et Alexandre Cloutier, deux politiciens adulés qui peuvent facilement prétendre avoir les qualités requises pour accéder à la chefferie du PQ, ce qui rend peu probable un couronnement.
Quoiqu’il en soit, qu’il y ait couronnement ou course à la direction, le parti risque de subir les tiraillements internes inhérents à la nomination d’un chef. À ce sujet, je me rallie à l’argumentaire de Gilles Duceppe qui s’exprime en ces termes : « Un couronnement où les gens sont tassés, ce n’est pas bon pour l’unité, et une course qui dure trop longtemps, où il y a trop de monde et où il y en a qui n’y vont que pour se faire connaître, ce n’est pas mieux non plus. »
Si ces deux présumés candidats ont réellement l’intention d’apporter leurs idées dans un débat qui ne peut se tenir que dans une course à la chefferie, je suis d’avis que cette voie devrait être privilégiée pour permettre un échange d’idées qui ne peut être que bénéfique pour la démocratie au sein du PQ…Et que le meilleur gagne !
quebechebdo 6 mai 2016
Le Devoir 7 mai 2016 "PQ: un couronnement?"
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6 mai 2016
J’ai été sidéré par le récit dramatique d’une étudiante de l’École de technologie supérieure (ETS), Kimberley Marin, 29 ans, qui raconte l’agression sexuelle sordide dont elle a été victime pendant les initiations de septembre 2015 dans Le Devoir du 6 mai.
Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que les intervenants auxquels Kimberley s’est adressée à la suite de cette agression ont fait preuve, selon ses dires, de « culture du silence » et d’« aveuglement volontaire ». Un argument corroboré par un membre du personnel ayant demandé la confidentialité et qui, au sujet de ces comportement machos, a déclaré que « le mot d’ordre, c’est : endurez et faites votre job. Si vous n’êtes pas capable d’endurer, vous n’avez rien à faire ici. » Vous pouvez vous imaginer le désarroi de Kimberley qui, dans une école dont la clientèle est 90 % masculine, se voit rejetée cavalièrement par les autorités de l’ETS.
N’eût été de la persévérance de Kimberley qui, après des rencontres avec d’autres élèves féminines ayant subi le même sort, a finalement rédigé un rapport d’une dizaine de pages qu’elle présenté à la direction de l’ETS en février dans lequel elle décrit la situation, énumère les cas de sexisme et de harcèlement sexuel et suggère des pistes d’amélioration. Finalement, six mois après les événements de septembre 2015, la direction vient tout juste de déclencher une enquête indépendante sur l’agression dont Kimberley dit avoir été victime…Une triste histoire qui démontre à quel point il est long le chemin de l’égalité homme-femme !
quebechebdo 6 mai 2016
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4 mai 2016
La vie politique a horreur du vide si bien que, déjà, les noms de candidats susceptibles de remplacer Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois se font entendre, à savoir les Cloutier, Hivon, Drainville, Lisée, Ouellet et Marceau.
Par ailleurs, un autre candidat potentiel est entré dans le pool des candidats potentiels en la personne de Jean-Martin Aussant, lui qui a quitté la politique pour se consacrer à ses jeunes enfants [un scénario, soit dit en passant, semblable à celui de PKP]. Le même Jean-Martin Aussant qui, lors des funérailles de Jacques Parizeau, avait déclaré que « s’il est une chose que son départ devrait amener, c’est la fin des exils, de tous les exils, qu’ils soient géographiques ou intellectuels ».
Le départ précipité de Pierre Karl Péladeau incitera-t-il JMA à replonger en politique ? Sa vie familiale est-elle maintenant en mesure d’assumer le rythme de vie effréné d’un chef de parti politique ? Bien qu’il soit le seul à connaître les réponses à ces questions, certains observateurs croient que son retour en politique est imminent, compte tenu du nouveau scénario qui s’offre à lui avec le départ de PKP.
En plus de posséder la qualité de rassembleur, particulièrement auprès des jeunes générations, JMA est pourvu d’une formation académique en économie. De plus, la convergence des forces souverainistes fait partie de ses convictions comme il l’avait exprimé lors de son passage à la chefferie d’Option nationale…JMA, un incontournable pour garder l’espoir de « faire du Québec un pays » !
quebechebdo 4 mai 2016
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3 mai 2016
Comme plusieurs d’entre vous, j’ai été à la fois surpris et déçu de la décision de Pierre Karl Péladeau de se retirer de la scène politique québécoise, celui-là même qui avait suscité tout un émoi lorsqu’il avait soulevé le poing lors de son entrée en politique en guise de volonté de « faire du Québec un pays ».
Moins d’un an après son élection à titre de chef du Parti québécois, la voix étranglée par l’émotion, c’est un PKP visiblement ébranlé qui nous annonce qu’il a fait le choix de consacrer davantage son temps à ses jeunes enfants dans l’espoir de « demeurer un exemple pour eux ». Un choix qui lui appartient et qui doit être respecté, peu importe les sentiments que nous éprouvons face à sa décision.
À mon sens, PKP s’est vite rendu compte que le monde accaparant de la politique lui laissait très peu de latitude pour être présent auprès de ses enfants, sa situation de couple en médiation avec Julie Snyder n’ayant rien pour lui faciliter la vie. Le temps consacré pour la « cause » qui lui tenait tellement à cœur lui manquait, et PKP n’a pas le tempérament pour faire les choses à moitié. Conséquemment, il fut placé devant un choix déchirant, et il a opté pour son rôle de père.
Par ailleurs, sur la scène politique, il laisse en plan un dossier qui lui tenait à cœur, à savoir la convergence des forces souverainistes qui passe par la reconnaissance d’un PQ ouvert à tous les militants pour l’indépendance du Québec, peu importe leur allégeance politique…Le défi est maintenant entre les mains de la relève !
quebechebdo 3 mai 2016
Le Devoir 4 mai 2016
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