21 novembre 2016
Depuis une quinzaine d’années, l’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières s’est accentuée alors que leur nombre n’a cessé d’augmenter au cours de la même période. Une situation qui cause son lot de difficultés, non pas parce que les enseignants sont opposés à cette intégration mais en raison du manque de ressources pour les appuyer.
À cet effet, les résultats d’une étude initiée par le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) et réalisée par la chercheuse Caroline Jeanson auprès de 283 enseignants de Québec et réunissant 5936 écoliers répartis dans 25 écoles primaires, nous apprend qu’en sixième année, sur les 52% des élèves qui peuvent être identifiés comme « réguliers », 39% sont «à risque» et 29% sont handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
Le tiers des élèves en difficulté et 54% des élèves à risque ne bénéficient d’aucune mesure d’appui sur les bancs d’école même si des services sont parfois prévus…sur papier. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant d’assister à une fatigue excessive des enseignants qui sont appelés à jouer des rôles de psychologues ou de psychopédagogues en plus de veiller à la bonne marche de leur classe auprès des élèves « réguliers ».
Une situation intenable pour les enseignants et carrément irresponsable de la part du ministère de l’Éducation et à laquelle le ministre doit répondre avant que l’avenir de toute une génération d’élèves québécois ne soit sacrifié sur les bancs d’école!
quebechebdo 21 novembre 2016
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21 novembre 2016
Le débat sur la convergence des forces souverainistes demeure un sujet délicat et fragile malgré l’extrême importance qu’il suscite sur la scène politique indépendantiste québécoise. En effet, à chaque occasion où le sujet apparaît à l’ordre du jour des assemblées de partis souverainistes, surgit une guéguerre de clocher qui menace la réalisation de la convergence.
Ainsi en est-il du dernier Conseil national de Québec solidaire (QS) durant lequel les délégués se sont entendus sur l’objectif visant à se débarrasser des libéraux lors du prochain scrutin en 2018, un objectif qui, bien sûr, fait l’unanimité chez le PQ et ON.
Toutefois, dès que le mode d’accession à l’indépendance et le moment choisi pour lancer la consultation visant au référendum sont abordés, des différences fondamentales ressurgissent lorsque, entre autres, QS et ON préconisent la tenue d’un référendum au cours du premier mandat d’un parti indépendantiste, une position rejetée par le PQ de Jean-François Lisée.
En bref, oui à la convergence mais à pas de tortue, chaque parti demeurant sur ses positions sur des dossiers cruciaux…Conséquemment, je demeure fort sceptique par rapport au chemin raboteux sur lequel cette « ouverture » à la convergence est engagée!
quebechebdo 21 novembre 2016
Le Devoir 22 novembre 2016
vigile.net tribune libre 22 novembre 2016
Le Journal de Québec 23 novembre 2016
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20 novembre 2016
En conclusion d'un colloque sur les 40 ans de l'accession du Parti québécois (PQ) au pouvoir, l’ex-première ministre, Pauline Marois, estime que le revers électoral de 2014 s’explique par le refus de s'engager à ne pas tenir de référendum sur l'avenir constitutionnel dans un premier mandat. Un argumentaire qui épouse à la lettre la stratégie du nouveau chef du PQ, Jean-François Lisée.
Deux politiciens qui semblent incapables de concilier le « bon gouvernement » provincial et le processus d’accès du Québec à son indépendance alors que, dans les faits, la raison d’être de la création du Parti québécois de René Lévesque prônait l’accession du Québec à son statut de pays…il y a près de cinquante ans!
Or, comment espérer mobiliser la population du Québec autour du projet de pays si la cause inhérente à la création du PQ est reléguée dans le placard sous prétexte que les Québécois ne sont pas prêts à se prononcer par voie référendaire? C’est la quadrature du cercle. L’indépendance du Québec se transforme en boîte de Pandore qu’il vaut mieux ne pas ouvrir.
Pourtant, dans mon esprit, la mobilisation devrait émerger d’un discours carrément engagé sur la voie de l’indépendance à défaut de quoi le PQ continuera de végéter dans les sentiers sinueux des « conditions gagnantes »… attendues depuis les suites au référendum de 1995!
quebechebdo 20 novembre 2016
cyberpresse.ca 24 novembre 2016
Le Soleil 25 novembre 2016
vigile.net tribune libre 25 novembre 2016
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19 novembre 2016
Dans la saga d’une franchise de la LNH à Québec, une énième rumeur fait allusion à la vente ou même au déménagement des Hurricanes de la Caroline. De quoi relancer la boîte à rumeurs à Québec et remettre à la mer le vaisseau des Nordiques. Toutefois, toujours selon les « rumeurs », rien dans la boule de cristal du propriétaire des Hurricanes, Peter Karmanos, ne laisse présager d’une telle éventualité…du moins officiellement!
En passant, à chaque occasion où le CH se présente à Raleigh au PNC Arena, le hamster se remet à tourner dans sa cage comme s’il ressentait une frénésie contagieuse liée au passage de l’équipe montréalaise, ce qui n’a pas empêché les « pauvres » Hurricanes de vaincre l’équipe de l’heure dans la LNH, les Canadiens de Montréal, qui détiennent la fiche honorable de 13-3-2.
En attendant que les rumeurs se concrétisent un jour, peut-être, les Québécois sont ballottés entre les mains du tout-puissant Gary Bettman pour qui Québec ne semble pas, de toute évidence, un dossier prioritaire…En toute lucidité, il y a loin de la coupe aux lèvres!
quebechebdo 19 novembre 2016
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18 novembre 2016
Parmi les quatre significations rattachées au mot « système » sur le site Linternaute.com, on retrouve celle-ci : « organisation sociale considérée comme aliénante ». En conséquence, le racisme systémique fait référence à une forme de racisme érigée en système.
Ainsi, dans l’hypothèse où le racisme systémique des policiers de la Sureté du Québec (SQ) envers les autochtones s’avérait fondé, ces derniers se verraient confrontés à une gangrène dévastatrice devant laquelle ils sont démunis face à un corps policier solidement établi.
Par ailleurs, à partir du moment où l'observatrice civile indépendante Fannie Lafontaine évoque dans son rapport « l'existence d'un racisme systémique au sein des forces de l'ordre à l'égard des Autochtones », force est d’admettre que les ministres Martin Coiteux et Geoffrey Kelley ne peuvent balayer sous le tapis une affirmation aussi percutante venant d’une observatrice indépendante.
Conséquemment, je suis d’avis qu’une commission d’enquête publique indépendante sur la saga qui ne cesse de contaminer le climat à Val d’Or entre les femmes autochtones et les policiers de la SQ soit créée dans les meilleurs délais avant que cette crise ne soit noyée dans la mer d’une enquête fédérale qui embrasse beaucoup plus large que le racisme systémique évoqué par Mme Lafontaine.
quebechebdo 18 novembre 2016
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17 novembre 2016
Selon toute vraisemblance, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devrait annoncer qu'il ne portera pas d’accusation dans la saga entourant les allégations d’abus sexuels de six patrouilleurs de la SQ envers des femmes autochtones, estimant qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour porter des accusations de sévices sexuels, d'intimidation et d'abus de pouvoir contre les patrouilleurs de la SQ suspendus dans la foulée du reportage de l’émission Enquête d’octobre 2015.
Est-il utile de rappeler que l’enquête contre les six patrouilleurs de la SQ a été menée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)? En termes clairs, des policiers ont enquêté sur des policiers, une démarche contestable qui prête flanc à des conflits d’intérêt prévisibles, voire quasi certains.
De leur côté, les femmes autochtones, cantonnées sans ressource dans leurs régions respectives, sont laissées à elles-mêmes devant une force policière organisée et toute-puissante. C’est David contre Goliath à la différence que les femmes autochtones ne disposent pas de « fronde » pour attaquer le géant.
Ces femmes en détresse n’ont surement pas inventé de toutes pièces ces allégations de sévices sexuels envers ces patrouilleurs. Le DPCP se doit d’en prendre bonne note et d’agir en conséquence…À défaut de quoi une enquête publique devra faire toute la lumière sur cette saga qui perdure depuis trop longtemps!
quebechebdo 17 novembre 2016
Le Devoir 18 novembre 2016
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16 novembre 2016
Notre bon docteur Barrette semble posséder une propension naturelle à catégoriser les aînés comme de vulgaires produits de consommation étalés sur les rayons des magasins de grande surface.
Cette fois-ci, notre ministre de la Santé et des Services sociaux s’attaque au financement de la sécurité dans les résidences pour personnes âgées. Or, pour arriver à disperser « équitablement » l’argent de ses goussets dédiés à la sécurité, il propose que les aînés soient classés sur une échelle de 1 à 5, soit des plus autonomes au moins autonomes.
Or, en vertu de cette classification, une personne de 95 ans vivant avec des facultés réduites quoique bénéficiant d’une assez grande autonomie pourrait être classée sur une échelle de 2, tandis qu’une autre de 66 ans, sous l’emprise d’un handicap physique sérieux, se verrait placée sur une échelle de 5. Soit!
Mais là où le bât blesse, c’est sur le plan des budgets alloués à la sécurité pour des gens comme la dame de 95 ans « autonome » qui présente de facto des risques liés à son âge avancé, d’où le danger imminent à s’entêter à traiter les aînés comme des objets de consommation!
quebechebdo 16 novembre 2016
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15 novembre 2016
L’idée de la création d’un ordre professionnel des enseignants n’est pas nouvelle. La Coalition Avenir Québec (CAQ) la relance en alléguant qu’une telle structure permettrait de disqualifier plus facilement les professeurs qui sont considérés comme dysfonctionnels ou incompétents.
Un argumentaire qui m’irrite au plus haut point. En effet, pourquoi une direction d’école, qui possède déjà toute l’expertise pour intervenir auprès d’un enseignant éprouvant des difficultés professionnelles, ne pourrait-elle pas jouer le rôle de « chien de garde » que les tenants d’un ordre professionnel voudraient lui conférer ?
Certains rétorqueront qu’il est quasi impossible de congédier un enseignant compte tenu de la protection syndicale dont il bénéficie. À mon sens, cet argument ne tient pas la route puisque, pour les syndicats comme pour tout organisme, à l’impossible, nul n’est tenu. Et, quoi qu’il en soit, en cas de mésentente entre les parties, un mécanisme d’arbitrage neutre peut toujours intervenir pour régler le litige.
En bref, si l’utilité d’un ordre professionnel des enseignants se résume à une cour de dernière instance pour congédier un professeur, nous faisons carrément fausse route…Laissons les structures établies jouer leur rôle et le corps professoral ne s’en portera que mieux !
quebechebdo 15 novembre 2016
Le Devoir 16 novembre 2016
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14 novembre 2016
Maintenant que le Parti québécois de Jean-François Lisée s’est dépouillé de son épouvantail référendaire, tous les espoirs sont permis pour espérer conquérir les partisans libéraux mécontents du gouvernement Couillard. C’est du moins ce que pense le nouveau chef du PQ qui allègue qu’«il est difficile pour les libéraux de retenir captifs les non-francophones qui étaient captifs lorsque le référendum était la question électorale».
Il est quand même pour le moins étonnant que le « vaisseau amiral » de l’indépendance du Québec se transforme en une frégate de recrutement des désoeuvrés fédéralistes pour élargir sa base militante alors que ce même vaisseau vogue sur la scène politique québécoise depuis près de 50 ans.
Il y a quelque chose qui sent l’auto-destruction dans la stratégie suicidaire de Jean-François Lisée qui me glace les ardeurs souverainistes. Cette politique du « petit pas » qui me ramène à l'étapisme de Claude Morin et, il n’y a pas si longtemps, à la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, sans oublier les conditions gagnantes de Lucien Bouchard.
En novembre 1976, Jean-François Lisée, alors âgé de 18 ans, est persuadé que le Québec deviendra un pays avant longtemps. Eh bien, quarante ans plus tard, le Québec est toujours une province canadian…Et je suis prêt à parier qu’avec le PQ désincarné que nous propose M. Lisée, l’indépendance du Québec demeurera une « voie d’évitement » pour bien des lunes!
quebechebdo 14 novembre 2016
vigile.net tribune libre 16 novembre 2016
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13 novembre 2016
Selon un sondage Léger, 79 % des Québécois francophones et 67 % des non-francophones sont d'avis que sous la gouverne de Philippe Couillard les problèmes de corruption sont «aussi importants» ou «plus importants» que ce qui se passait sous les gouvernements précédents. Ce qui n’empêche pas Philippe Couillard de se situer nez à nez avec Jean-François Lisée et François Legault comme meilleur chef de parti selon un autre sondage réalisé récemment.
De quoi en perdre son latin, vous allez dire? Eh bien, détrompez-vous…De la même façon que les Américains ont élu un clown misogyne et xénophobe à la présidence des États-Unis, les Québécois ont cette propension à passer outre ces scandales de corruption ancrés dans les mœurs du PLQ et à lui réitérer leur confiance lorsqu’arrive le temps de déposer leur bulletin dans l’urne.
Même les experts sont confondus par l’inexplicable. Le dernier de ces scénarios inattendus s’est déroulé il y a à peine quelques jours aux É.U. La voix du peuple semble imprévisible, voire paradoxale, un peuple qui fait fi des sondages et qui n’a pas fini de nous étonner!
quebechebdo 13 novembre 2016
Le Journal de Québec 18 novembre 2016
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