12 novembre 2016
Quoique Donald J. Trump ait été élu démocratiquement suivant le processus électoral en vigueur aux États-Unis, on ne peut passer sous silence la grogne qui s’est manifestée dans plusieurs villes américaines depuis son élection, une grogne qui traduit un désaveu inquiétant des milliers de manifestants relativement à l’arrivée du candidat républicain à la Maison-Blanche. Un précédent dans l’histoire des élections présidentielles aux É.U.
Des slogans inscrits sur des pancartes, tel « Not my président », traduisent toute la hargne envers l’élection de Donald Trump. À cet effet, une manifestante résume assez bien la colère et la stupéfaction qui l’habitent : «Ce n'est pas parce qu'on est mauvais perdants, a-t-elle lancé. C'est que nous sommes sincèrement renversés, fâchés et terrifiés qu'un programme fondé sur le racisme, la xénophobie et l'homophobie soit devenu si puissant et qu'il contrôle maintenant complètement notre représentation.»
Au lendemain de son élection, Donald Trump s’est engagé à rallier TOUS les Américains dans une seule nation. Force est de constater que le chemin pour y parvenir sera semé d’embûches et qu’il risque de d’avoir laissé sur son passage des plaies béantes résultant d’une campagne électorale empreinte d’attaques vicieuses contre les émigrants et la gent féminine en particulier…
quebechebdo 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
11 novembre 2016
Le fait d’assister de visu à la rencontre entre Barack Obama et Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche dans le but de discuter de passation des pouvoirs nous présentait l’image de deux Amériques complètement opposées, l’une ouverte aux marchés internationaux et à l’accueil des émigrants, l’autre tournée carrément vers le protectionnisme et la fermeture des frontières.
Bien sûr, diplomatie oblige, les deux politiciens ont promis de travailler en collaboration jusqu’à l’assermentation de Donald Trump en janvier 2017 dans le but d’assurer un passage « en douce » de leurs différences d’opinions sur de nombreux dossiers chauds, tels l’Obamacare et l’ALENA.
Une collaboration de façade médiatique qui ne m’a pas du tout convaincu, le président désigné n’ayant eu de cesse de dénigrer à outrance le président sortant tout au cours de sa campagne de destruction massive.
À mon sens, lorsque le nouveau président républicain s’installera à la Maison-Blanche, sa « collaboration » avec Barack Obama sera reléguée dans l’armoire aux oubliettes, et Donald Trump tentera de mettre de l’avant ses promesses électorales…C’est à suivre!
quebechebdo 11 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
10 novembre 2016
Dans toute cette saga qui a conduit l’homme d’affaires milliardaire, Donald J. Trump, jusqu’à la porte de la Maison-Blanche, le grand perdant, quoique Hillary Clinton doive vivre des moments douloureux et amers après sa défaite imprévisible et crève-cœur, est, selon moi, le président Barack Obama.
En effet, même si le président sortant a déployé des efforts surhumains pour appuyer la candidature d’Hillary, force est de constater que ses sorties enflammées n’ont pas eu l’effet escompté, une fin de non-recevoir qui remet en question les politiques de la présidence.
À titre d’exemples, il est fort à prévoir que Donald Trump risque de démanteler l’Obama Care, une politique des soins de santé que Barack Obama, contre vents et marées, a réussi à mettre sur pied à la suite de nombreux compromis par rapport au projet initial. Dans un autre ordre d’idée, il est fort à parier que le nouveau président érigera des barrières avec le Moyen-Orient, annihilant de la sorte les multiples efforts de rapprochement d’Obama avec ces pays.
En clair, Barack Obama se retire de sa présidence avec l’épée de Damoclès sur plusieurs de ses réalisations et, de ce fait, il devient, à mes yeux, le grand perdant de cette élection en faveur de Donald Trump.
quebechebdo 10 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
9 novembre 2016
En choisissant de voter contre l’establishment, incarné par Hillary Clinton, les Américains ont opté pour l’homme d’affaires milliardaire, Donald J. Trump, pour devenir le 45ième président des États-Unis.
Fort d’une majorité républicaine au Sénat et à la Chambre des représentants, le nouveau président dispose dès lors d’une marge de manœuvre qui lui laisse carte blanche. Une situation qui n’a pas tardé à faire réagir les marchés boursiers à la baisse.
À mes yeux, les Américains se sont prononcés pour le changement, un changement draconien qui risque de créer des remous drastiques non seulement dans la vie quotidienne des Américains mais aussi et surtout dans la politique extérieure des É.U.
Enfin, les incartades grossières auxquelles s’est adonné le nouveau président tout au cours de sa campagne ont été reléguées rapidement dans l’oubli au profit du spectre envahisseur du changement. Un changement radical qui coupe les ponts avec des décennies de politique ouverte sur le monde au profit d’une politique protectionniste à outrance qui risque d’isoler la terre de l’oncle Sam dans le chaos économique…Plus que jamais, God bless America!
quebechebdo 9 novembre 2016
cyberpresse.ca 9 novembre 2016
Le Soleil 10 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
8 novembre 2016
Selon une source du ministère de l’Éducation, les hommes constituaient 11 % des enseignants masculins au primaire en 2014-2015 et 36 % au secondaire pour la même période. Des statistiques qui dénotent un désintéressement inquiétant de la gent masculine pour la profession d’enseignant.
Et, parmi les raisons évoquées pour expliquer cette situation, on cite la perte de prestige de la profession, le salaire qui est légèrement inférieur à celui que peuvent espérer des universitaires et les conditions de travail qui sont plus difficiles qu’auparavant.
Loin de vouloir contester la légitimité de ces motifs, force est de constater que cette carence de personnel enseignant masculin laisse des traces inquiétantes sur la vie quotidienne de l’école qui a la responsabilité de présenter aux jeunes un monde pluriel, fidèle à la société dans laquelle ils sont appelés à évoluer. Les garçons, qui constituent la grande majorité des décrocheurs, se doivent d’avoir autour d’eux des modèles masculins auxquels ils peuvent s’identifier.
Conséquemment, les décideurs ont la responsabilité de pallier cette incurie néfaste relativement à la diminution des hommes dans le monde de l’enseignement, à commencer par une campagne de sensibilisation auprès des cégépiens sur la grandeur et l’importance de la profession d’enseignant dans notre société…Le message est lancé, M. Proulx, à vous d’agir en ce sens!
quebechebdo 8 novembre 2016
Le Journal de Québec 9 novembre 2016 "Un monde pluriel"
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
7 novembre 2016
Décidément, le pape François n’a de cesse d’innover au sein de l’Église catholique, sa dernière intervention ayant trait à une rencontre avec des détenus au sein même du Vatican. Nonobstant le caractère novateur d’une telle cérémonie, force est de constater l’invitation de François à une réflexion humaine sur l’humilité qui incombe aux catholiques de toutes provenances.
J’en ai pour preuve cette phrase « provocatrice » de François vis-à-vis la pénible réinsertion sociale des détenus : « On oublie que nous sommes tous pécheurs et que, souvent, nous sommes aussi des prisonniers sans nous en rendre compte », faisant ainsi allusion à une société « enfermée » dans les préjugés, les schémas idéologiques, la loi des marchés financiers et l’individualisme.
Comme quoi, François est demeuré fidèle à sa question désormais « célèbre » : « Qui suis-je pour les juger ? »… En accueillant chez lui ces quelque mille détenus sans réserve, François nous invite sur le chemin de l’humilité, une vertu qui semble avoir été refoulée par une société égocentrique pour qui les honneurs individuels sont devenus le leitmotiv central de ses préoccupations !
quebechebdo 7 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
4 novembre 2016
À n’en pas douter, la révélation musicale de l'année au Québec, Safia Nolin, provoque autour d’elle des réactions qui vont du dénigrement à l’éloge en passant par la satire. C’est ainsi qu’elle est passée d’une pluie de critiques acerbes au Gala de l’ADISQ relativement à son « accoutrement négligé » et à son langage cru, à un accueil débordant d’enthousiasme lors de son spectacle au Cercle dans le quartier Saint-Roch à Québec. Fidèle à elle-même, Safia s’est présentée sur la scène du Cercle, vêtue d’un jean, d’une chemise à carreaux et d’une tuque, accueillie par une foule chaleureuse.
Mais d’où vient cet engouement pour la jeune artiste de 24 ans, issu du quartier Limoilou à Québec? D’où émane ce charisme communicatif auprès de ses fans? À mon avis, les réponses à ces questions se retrouvent en grande partie dans la simplicité et le naturel qui se dégagent de Safia Nolin. Ce que je qualifierais d’une « belle candeur » à laquelle son public adhère inconditionnellement.
En fait, tout le contraire de ces artistes pour qui l’aspect « glamour » de la personne joue un rôle primordial et qui, en réalité, n’arrivent pas à susciter le mouvement de sympathie essentiel qui doit s’exercer entre l’artiste et son public. Safia Nolin, un phénomène de la nature qu’il fait bon voir sur scène…et qui ne laisse personne indifférent!
quebechebdo 4 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
3 novembre 2016
Vingt-quatre heures après avoir appris que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ait épié les informations qui circulaient sur le système de communication du chroniqueur Patrick Lagacé, nous apprenons que la Sureté du Québec (SQ) a obtenu des mandats qui permettaient aux policiers de la SQ d'obtenir le registre des appels entrants et sortants des téléphones de six journalistes en 2013.
Une intrusion éhontée dans le travail professionnel de ces journalistes pour qui leurs sources incarnent la pierre d’assise de leurs enquêtes et qui entre de plein fouet dans le principe inaliénable de la liberté de presse. Une pratique aux allures de cinéma policier de bas étage dans lequel les journalistes sont carrément pris en otages par les corps policiers.
Au rythme où les événements évoluent, il ne faudra pas se surprendre qu’une boîte de Pandore ait été ouverte et que d’autres cas semblables ne soient révélés dans les prochains jours et semaines.
En attendant, la classe journalistique, sous le choc à la suite de ces révélations, se mobilise afin de réagir dans les meilleurs délais devant ce phénomène scandaleux à laquelle elle est confrontée…Je ne peux que souhaiter que, dès maintenant, nos décideurs resserrent les mécanismes de contrôle relatifs à ces pratiques d’écoute électronique qui mettent en péril les fondements mêmes de notre démocratie.
quebechebdo 3 novembre 2016
vigile.net tribune libre 4 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
2 novembre 2016
En tenant des propos sexistes envers les hommes à Tout le monde en parle et à Salut, Bonjour!, l’avocate Anne-France Goldwater n’en était pas à ses premières frasques grossières sur les médias. Pas davantage que les nombreuses poursuites auxquelles elle a dû faire face depuis le début de sa carrière, notamment sur sa tenue vestimentaire qui laisse parfois deviner sa poitrine volumineuse.
Cette fois-ci, Me Goldwater s’est attaquée à la gent masculine en déclarant que « les hommes sont des agresseurs » et que « les garçons, on leur enlève les couches à 30 ans ». une assertion mesquine et de bas étage considérée sexiste par deux avocats, Me Pierre-Marc Boyer et Me Marc-Antoine Desjardins, qui ont décidé de porter plainte contre l’avocate en alléguant que les propos de Goldwater auraient porté atteinte à la dignité des hommes.
Je ne crois pas que quelqu’un, un jour, réussira à changer les comportements et les allégations provocateurs de la « colorée » Anne-France Goldwater. Toutefois, il m’apparaît qu’un minimum de décorum devrait entourer l’enceinte d’une cour de justice. Et cela, Me Goldwater ne semble manifestement pas le respecter. En ce qui a trait à ses propos disgracieux envers les hommes, Anne-France Goldwater, en entretenant de tels préjugés sur les médias, ne fait que se dévaloriser aux yeux du public…
quebechebdo 2 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
2 novembre 2016
Une phrase passe-partout utilisée par le directeur du service de police de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, pour prouver la crédibilité de sa demande d’écoute électronique de Patrick Lagacé au juge de paix, Josée de Carufel.
Mais, de fait, de quelles règles s’agit-il ? La juge était-elle au courant de ces règles ou s’est-elle fiée à la bonne foi du directeur du SPVM ? Des questions qui demeurent sans réponse. Pourtant, nous ne sommes pas devant un cas bénin. Bien au contraire, la liberté de presse et la protection des sources journalistiques sont en jeu.
À mes yeux, le législateur doit de facto saisir la balle au bond et mettre en place des procédures davantage contraignantes à un juge lorsqu’il fait face à une demande pour espionner un journaliste ou pour découvrir ses sources… Il en va du maintien d’une saine démocratie !
quebechebdo 2 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »