L’épouvantail de l’indépendance

31 juillet 2011

Dans mon dernier article paru sur la tribune libre de Vigile en date du 28 juillet sous le titre « Vaincre la peur », j’ai tenté d’illustrer les effets pervers de cette peur viscérale dont souffrent bon nombre de Québécois face à notre accession à l’indépendance. Parallèlement, je faisais allusion à cette même peur utilisée à outrance par nos adversaires politiques, particulièrement quand surviennent des événements cruciaux de notre histoire, tels les deux référendums.

Je terminais mon article en invitant tous ceux qui se sentent capables d’atténuer cette peur sclérosante par de solides arguments à se lever et à le crier sur toutes les tribunes qui leur sont offertes. En lançant cette invitation, je pensais, bien sûr, aux citoyens ordinaires, mais aussi aux militants et aux politiciens qui arborent la cause de l’indépendance.

En ce qui a trait aux politiciens, mon premier réflexe se tourne vers la députation du PQ. Toutefois, force nous est de constater que nous ne risquons pas d’obtenir un appui important des élus péquistes tant et aussi longtemps que le mot « indépendance » sera exhibé comme un « épouvantail », en d’autres termes, comme un mot qui fait peur aux Québécois et, pire encore, qui leur fait peur à eux-mêmes !

À titre d’exemples, on n’a qu’à lire l’article 1 du programme du PQ pour réaliser l’absence de mention à l’indépendance du Québec, le terme « souveraineté » faisant foi de leitmotiv. Encore aujourd’hui, les députés péquistes utilisent à l’occasion, du bout des lèvres, le mot « indépendance », comme s’ils risquaient de se faire taper sur les doigts par les hautes instances du parti, en particulier par leur chef qui, avouons-le, est loin d’avoir intégrer le « mot épouvantable » dans son vocabulaire !

Enfin, il m’apparaît évident que la souveraineté de l’État québécois ne pourra être reconnue que le jour où l’indépendance du peuple aura été acquise par voie démocratique. Pour ce faire, les ténors doivent mettre sur la table les avantages de l’accession à notre indépendance en commençant par cesser d’avoir peur et d’avoir peur de faire peur en appelant les choses par leurs noms, au lieu de se cacher sous le costume d’un épouvantail !

vigile.net tribune libre 31 juillet 2011



L’exception fait la règle?

28 juillet 2011

La dernière saga juridique, entamée entre Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, relance le débat sur les soupçons quant à la véracité des plaintes portées par les femmes au sujet d’agressions sexuelles dont elles ont été victimes.

Selon Karine Tremblay, porte-parole des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, 46% des femmes rencontrées dans les CALACS attendent 13 ans ou plus avant même d’aller chercher de l’aide.

Les données tirées des orientations gouvernementales en matière d’agressions sexuelles estiment que 90% de ces crimes ne sont pas déclarés à la police, les obstacles au dévoilement par les femmes agressées étant principalement la honte, la culpabilité, la peur, notamment celle de ne pas être crues.

Quant aux médias, ils s’empressent de sauter sur les histoires de fausses allégations, contribuant de la sorte à donner un portrait erroné de la problématique de la violence sexuelle. Pourtant, les statistiques estiment que le taux de fausses allégations en matières de crimes est de 2%, les agressions sexuelles n’ayant aucune raison de différer de ce pourcentage.

Pour toutes ces raisons, il m’apparaît urgent que, comme société, nous admettions que la violence sexuelle est un fléau auquel nous devons faire face et surtout apporter des solutions, au lieu de minimiser son impact sous l’exception de fausses allégations qui seraient devenues la règle!

quebechebdo 28 juillet 2011
Le Devoir 30 juillet 2011

Vaincre la peur

28 juillet 2011

Un commentaire laissé par Gérald McNichols Tétreault à la suite de mon article paru sur la tribune libre de Vigile le 23 juillet sous le titre « Un bouillonnement salutaire », faisait ressortir un phénomène viscéral qui semble avoir envahi l’esprit de plusieurs québécois depuis des décennies et qui, à n’en pas douter, est devenu depuis longtemps l’arme préférée de nos adversaires politiques du mouvement indépendantiste, soit la peur ! Pour illustrer ce constat, je vous propose un extrait du commentaire de M. McNichols Tétreault :

« La meilleure arme d’un conquérant n’est-il pas d’inculquer la peur panique et la terreur à l’égard de tout geste de résistance dès la naissance de ses sujets ? Devrions-nous passer le reste de nos existences terrés dans nos chaumières et enfermés dans nos rôles de contribuables-bénéficiaires afin de ne pas indisposer l’état et l’establishment canadien qui dominent le nôtre ?

Voilà une raison de plus pour laquelle les Québécois ont besoin une fois pour toutes de l’indépendance de leur État : apprendre à maîtriser les peurs inconscientes qui entravent leur liberté et leur identité et en fin de compte le destin de leur vie et de celle de leurs enfants…. »

Mais, comment les Québécois peuvent-ils « apprendre à maîtriser les peurs inconscientes qui entravent leur liberté et leur identité » ? À mon sens, ils y parviendront le jour où ils pourront vaincre ces peurs, et ils arriveront à les vaincre lorsque les raisons des changements proposés pour leur statut politique leur seront étalées clairement et que, conséquemment, la peur de l’inconnu s’estompera peu à peu.

Préalablement à cet exercice, nous devons nous assurer qu’il soit mené par des personnes qui manifestent des convictions profondes eu égard à l’indépendance, en plus d’avoir le courage de les affirmer et de les défendre en toutes circonstances, possédant ainsi toute la crédibilité pour mobiliser les forces souverainistes latentes et perplexes.

En ce qui me concerne, je n’ai pas à être converti à la cause indépendantiste… je le suis depuis longtemps ! Par ailleurs, même si je suis un indépendantiste convaincu et que je n’hésite jamais à l’affirmer, je ne possède pas les éléments nécessaires pour réussir à trouver les arguments pointus pour convaincre ceux et celles qui, somme toute, « ne sont pas si mal » dans le Canada et/ou qui hésitent devant l’inconnu que représente notre indépendance en se disant « tout d’un coup que ça marche pas ! ».

C’est Pierre Cloutier qui disait au paragraphe 3 de son article intitulé « Lettre ouverte à un indépendantiste connu » paru sur cette même tribune le 23 juillet :

« De quoi ces gens-là ont-ils peur exactement ? De ne pas être élus s’ils parlent d’indépendance ? Pourquoi se cantonner dans une plate-forme électorale provinciale alors que la source de tous nos maux, c’est le Canada ? »

Même si la recette ne représente pas la solution miracle, il m’apparaît essentiel d’expliquer aux citoyens québécois en quoi « la source de tous nos maux, c’est le Canada » ! En quoi le changement serait-il profitable ? Enfin, faire tomber cette peur morbide de l’inconnu et du changement pour éliminer une fois pour toutes ce « squelette du placard » !

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui sont outillés pour faire un tel exercice d’éclairage essentiel à le présenter sur cette tribune et partout où les occasions se présenteront ! « Un bouillonnement salutaire » qui contribuera à vaincre la peur…et passer à la mobilisation !

vigile.net tribune libre 28 juillet 2011

Le malheur des uns…

23 juillet 2011

La présidente du chantier maritime des Méchins, Denise Verreault, n’a visiblement pas digéré l’aide financière du gouvernement dans la prise en charge des chantiers Davie par un consortium formé de la compagnie ontarienne Upper Lakes, de la firme québécoise SNC-Lavallin et de la multinationale sud-coréenne Daewo. Dans ses doléances, Mme Verreault invoque la concurrence déloyale et affirme que la relance de la Davie dégénérera en catastrophe économique pour sa firme, pour des centaines d’emplois, pour des sous-traitants et pour des commerces de sa région.

Quant à Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de L’exportation, il cachait mal sa colère au lendemain des déclarations de Denise Verreault, alléguant, entre autres, le fait qu’au cours des 15 dernières annéesk, le chantier maritime des Méchins a reçu 20 millions$, dont 15 millions$ provenant de subventions, le reste, de garanties de prêts d’Investissement Québec.

Compte tenu de la relance économique que suscitera la réouverture des chantiers Davie, j’ai bien peur que Mme Verreault doive avaler sa pilule avec le vieil adage qui dit que « le malheur des uns fait le bonheur des autres »!

quebechebdo 23 juillet 2011
cyberpresse.ca 29 juillet 2011

Un bouillonnement salutaire

23 juillet 2011

J’ai beaucoup apprécié le contenu de la chronique de Nic Payne parue sur la tribune libre de Vigile le 22 juillet sous le titre « La nuit politique serait-elle sur le point de se terminer ? », particulièrement le vent d’optimisme qu’il nous invite à sentir à travers le bouillonnement d’idées qui émergent des échanges des dernières semaines autour de l’accession à notre indépendance.

Pour vous mettre en appétit, j’ai cru bon de vous citer cet extrait de l’article de M. Payne :

« Le moule n’est même pas encore cassé qu’on sent déjà gronder l’immense énergie qui veut s’en libérer, et avec elle une parole indépendantiste enfin exempte des artéfacts défectueux d’un souverainisme périmé. »

Il est sûr que, dans un tel contexte, les tensions risquent de créer un débat d’idées parfois musclé, particulièrement de la part des « amateurs de vieilles affaires (qui) s’étaient habitués au ronron de la fournaise qui les rassurait ». Aucun être humain, surtout sur ses convictions politiques, ne peut s’empêcher d’être réfractaire à un tel vent de changement qui vient bousculer les assises mêmes du PQ !

Fort de ce constat, nous devons demeurer ouverts à toutes les options qui sont actuellement mises sur la table par les divers intervenants sur la question nationale et surtout éviter les attaques personnelles relativement aux idées qui sont émises, contribuant de la sorte « à nous imprégner de la nouvelle donne » et à participer activement et positivement à l’évolution du discours.

En ce sens, le texte de Nic Payne est une invitation, voire une incitation, à profiter des vents favorables à l’avancement de notre cause en nous appliquant à « en forger la suite » et à « tirer les rideaux » plutôt que de « fermer les fenêtres » de peur d’attraper un courant d’air…qui risque pourtant d’avoir un effet salutaire si nous sommes disposés à le respirer profondément pour en ressentir tous les bienfaits !

vigile.net tribune libre 23 juillet 2011

Robinson contre Goliath

23 juillet 2011

Plus de seize après le début du litige qui oppose l’auteur et illustrateur Claude Robinson à Cinar, France Animation et RavensBurger Film, un nouveau chapitre vient d’être écrit par la Cour d’appel du Québec qui confirme que l’œuvre « Robinson Curiosité » a été plagiée tout en réduisant de moitié les indemnités qui lui avaient été accordées en 2009 par la Cour supérieure.

Une demi-victoire morale pour Claude Robinson qui risque de vivre d’autres péripéties dans cette saga puisque les producteurs pris en défaut envisagent sérieusement, et disons-le clairement, ajouter l’injure à l’insulte, porter leur cause jusqu’en Cour suprême, prétextant que la moitié du chemin avait été parcourue et qu’ils s’attendaient toujours à une victoire à la fin des procédures judiciaires! Si tel était le cas, nous assisterions, encore une fois, à la victoire d’une justice de basse cour où les recours abusifs et onéreux des riches auraient eu raison des moins bien nantis!

Une histoire qui ressemble étrangement au récit biblique du combat entre David et Goliath! En espérant que Claude Robinson, au moyen de sa fronde, jettera à terre ces vautours…pour son plus grand soulagement et, par-dessus tout, la reconnaissance légitime des droits d’auteur.

cyberpresse.ca 23 juillet 2011
quebechebdo 23 juillet 2011

Le Saint-Laurent, porteur de rêves!

20 juillet 2011

En entreprenant le 19 juillet, le parcours à la nage sur le fleuve Saint-Laurent entre Québec et Matane, sur une distance de 350 kilomètres, la Québécoise de 31 ans, originaire de Cap-Rouge, Heidi Levasseur tente de devenir la première personne à réaliser cet exploit!

En plus de la satisfaction personnelle reliée à un tel défi, la nageuse espère sensibiliser les gens à l’importance de la qualité de l’eau, rappelant à cet effet, que lors de son périple entre Montéal et Québec en 2010, elle avait été malade à cause de la mauvaise qualité de l’eau du fleuve.

La réalisation du rêve d’Heidi Levasseur permettra d’amasser des fonds pour les organismes jeunesse du Bas-Saint-Laurent et Opération Enfant Soleil. Enfin, à chacune des quatorze étapes de son parcours, Heidi en profitera pour échanger avec les gens et partager avec eux sa philosophie personnelle, soit de réaliser ses rêves à travers le dépassement de soi. À cet effet, les personnes intéressées seront invitées à écrire leurs rêves sur un bout de papier qui sera déposé dans une bouteille géante.

Heidi Levasseur…une ambassadrice du Saint-Laurent comme porteur de rêves!

quebechebdo 20 juillet 2011 

Un débat utile et essentiel

20 juillet 2011

Dans un article paru sur la tribune libre de Vigile en date du 19 juillet sous le titre « Changer de changement », le signataire de l’article, André Vincent, pose la question suivante :

« Mais j’ai une question pour mes amis Vigiliens : Quand on veut changer de capitaine parce que ce dernier ne semble pas se diriger vers le bon port, pourquoi vouloir changer le bateau avec ? »

En conclusion de sa réponse à la question d’André Vincent, Bernard Frappier répond en ces termes :

« Je conclus en disant que le PQ doit être remplacé, non pas recyclé. Parce que c’est un « brand » périmé. Il a accompli son travail historique, c’est le seul aspect positif que je lui reconnais : le PQ a contribué à moderniser le Québec, à civiliser les acteurs économiques. Il a accompagné le peuple québécois dans sa prise de conscience de lui-même. Mais aujourd’hui, il semble être devenu un frein pour la suite des choses. »

À mon sens, et la question d’André Vincent et la réponse de Bernard Frappier sont pertinentes. Et, c’est là que le débat, dans un contexte de libre expression, prend tout son sens et devient utile et nécessaire, particulièrement quand il a trait à un sujet aussi important que l’avenir du peuple québécois.

Dans un tel contexte, je me permettrai d’apporter ma contribution au débat. À prime abord, les deux interlocuteurs s’entendent sur le fait que Pauline Marois doive démissionner de son poste de chef du PQ, puisque la question d’André Vincent fait allusion au changement de capitaine. En ce qui a trait à Bernard Frappier, la première partie de son argumentaire parle d’elle-même. Quant à moi, j’abonde dans cette ligne de pensée.

Maintenant, en ce qui a trait à la pertinence de vouloir changer le bateau avec le capitaine, j’ai plutôt l’impression que le bateau est en train de couler, faute de marins pour lui porter secours ! En termes clairs, j’attends toujours qu’un valeureux matelot à bord de ce vaisseau lance le cri d’alarme pour le ramener à ses terres d’origine ! Pour l’instant, je ne peux que constater que l’équipage est en train de procéder à son propre sabordage, à l’exclusion des appels à l’aide discrets lancés par les quelques matelots qui ont déserté le navire !

Dans la lignée de Bernard Frappier et de beaucoup d’autres indépendantistes, j’en suis donc arrivé à la conclusion que le PQ est « devenu un frein pour la suite des choses », compte tenu qu’aucun peuple n’a le goût d’utiliser une épave pour voyager vers des terres nouvelles ! Il préférerait sûrement se joindre à une flottille mieux pourvue au niveau de son arsenal !

Par contre, si des observateurs, tels André Vincent et d’autres, croient encore aux chances de survie du vaisseau péquiste, et à ses possibilités de rallier la flottille, je serais très réceptif aux moyens qu’ils entendent prendre pour le rafistoler ! Sinon, nous serons contraints de procéder à la construction d’un nouveau bateau !

vigile.net tribune libre 20 juillet 2011

 

Le revers de la médaille

19 juillet 2011

Il est bien loin le temps où les Vigneault, Charlebois, Beau Dommage, Séguin et autres compositeurs-interprètes québécois monopolisaient les espaces des spectacles d’ouverture et de fermeture du Festival d’été de Québec! Sans vouloir passer pour un éteignoir, j’aimerais proposer ces quelques réflexions aux organisateurs du Festival.

D’entrée de jeu, force nous est de constater que les Elton John et Metallica ont attiré sur les Plaines D’Abraham des centaines de milliers de spectateurs. Ce n’est pas pour rien que Daniel Gélinas a classé, dans son palmarès des « top cinq » des derniers Festivals, les noms de Mc Cartney, Black Eyed Peas, Elton John, Metallica…et Céline Dion, soit quatre groupes ou interprètes anglophones sur cinq! Si M. Gélinas voulait contribuer à accorder plus de visibilité au Festival d’été de Québec, on peut affirmer sans le moindre doute qu’il a accompli sa mission, d’autant plus que les médias y ont contribué considérablement en accordant la une de leur quotidien de la Capitale nationale à ces super-stars internationales.

Mon intention n’est pas ici de renier le talent de ces vedettes, mais plutôt de vous amener à vous poser quelques questions…entre autres, dans une ville où la très forte majorité de ses habitants sont francophones, n’y aurait-il pas lieu de mettre en évidence les talents de chez nous? En plaçant à la une les performances des artistes anglophones, les médias ne contribuent-ils pas à entretenir le mythe de la super-star anglophone au détriment de nos talents francophones? Au bilan de notre Festival d’été, qu’est-ce que les jeunes vont retenir…Metallica ou Jean-Pierre Ferland? Les organisateurs du Festival ne devraient-ils pas envisager de rétablir l’équilibre entre les deux cultures pour le plus grand profit de notre jeunesse québécoise? Enfin, si les retombées économiques d’un tel Festival sont indéniables, qu’en est-il des retombées culturelles?

quebechebdo 19 juillet 2011
Le Devoir 20 juillet 2011
cyberpresse.ca 20 juillet 2011

Commentaire:

"Je partage le point de vue de l'auteur. Je le tiens pour un de ces allumeurs de conscience de l'ombre qui oeuvrent afin de faire réagir notre milieu culturel, un milieu dont certains membres influents semblent avoir baissé les bras devant le climat d'assimilation ambiante caractérisé qui sévit au Québec."

Marc O. Rainville
Le Devoir 20 juillet 2011
   

Attaques pernicieuses d’André Arthur

18 juillet 2011

Battu le 2 mai dernier par une candidate du NPD, comme à peu près tous les autres députés du Québec tous partis confondus, l'ex-député de Portneuf, André Arthur, a bien du mal à digérer sa défaite. Sur les ondes du FM 93, l'ex-animateur de lignes ouvertes, qui n'a jamais hésité à enguirlander comme du poisson pourri ses adversaires, a traité Élaine Michaud, la nouvelle députée de Portneuf qui lui a infligé une cuisante défaite, une militante et étudiante de 24 ans à l'École nationale d'administration publique, de «grosse fille aux dents pas propres», au cours d'une entrevue accordée le 6 juillet dernier.

Élaine Michaud, faisant preuve d'un tact et d'un calme remarquables, n'a pas élaboré sur les commentaires de son prédécesseur, se contentant de dire que les attaques personnelles peu surprenantes venant de sa part, constituent de la «vieille politique». Combien de temps encore devra-t-on entendre Arthur déblatérer sur les ondes? Quand se cantonnera-t-il à l'intérieur des quatre parois de son autobus pour enfin nous libérer de ses basses et insipides attaques contre ceux et celles qui ne pensent pas comme lui ?

cyberpresse.ca 18 juillet 2011