Face au pardon

18 juillet 2011

Lors de son plaidoyer de culpabilité pour agressions sexuelles auprès de 13 garçons de 12 à 16 ans entre 1979 et 1983, le rédemptoriste Raymond-Marie Lavoie a présenté ses excuses par la lecture d’un texte  intitulé « Excuses et demande de pardon envers mes victimes ». Au-delà de la haine et du mépris que nous pouvons ressentir envers les gestes dévastateurs posés par le prêtre sur ces jeunes, la demande de pardon s’adresse à eux et la réponse doit, par conséquent, venir d’eux.

À mon sens, Raymond-Marie Lavoie, selon son propre terme, est un homme « dévasté ». Quant aux victimes, je suis convaincu que l’aveu de regret de la part du rédemptoriste ne pourra à lui seul panser les plaies profondes laissées dans leur être. En ce qui a trait au pardon imploré par l’agresseur à ses victimes, il leur appartient individuellement de l’accueillir ou de le rejeter.

Le Soleil 18 juillet 2011
quebechebdo 19 juillet 2011

Le cancer de l’âme

17 juillet 2011

Commençons par deux questions…Comment se fait-il que le leadership de Pauline Marois, laquelle a obtenu plus de 93% d’appui de la part des délégués au dernier congrès du PQ, soit si contesté quelques mois plus tard ? Peut-on sérieusement expliquer cette situation par le simple dossier de l’amphithéâtre de Québec ? À mon sens, il faudrait être bien naïf pour en arriver à une telle conclusion ! Je crois plutôt que la dégringolade de Pauline Marois dans les sondages et, subséquemment la désaffection envers le PQ, à la suite des événements qui ont entouré la proposition Maltais, ne représentent que la pointe de l’iceberg !

Les démissionnaires auront beau invoquer le fait qu’ils auraient souhaité être consultés avant que les hautes instances du parti n’endossent la proposition d’Agnès Maltais, voire s’en prendre à la rigidité de la ligne de parti imposée par Pauline Marois, la dégénérescence s’était déjà installée au sein du PQ…Et les résultats époustouflants, obtenus par Pauline Marois lors du dernier congrès, voulaient camoufler, à mon avis, les symptômes d’une maladie grave dont le diagnostic, à la suite du bilan de santé auquel il a été soumis au cours des derniers mois, se traduit par un cancer de l’âme.

Ce type de cancer résulte des nombreuses années de tergiversations des dirigeants du PQ, accentuées dernièrement par le piétinement engendré par le plan de gouvernance souverainiste. À l’exemple de nombreuses entités, politiques ou autres, le PQ vieillit mal ! Avec le temps, il s’est éloigné de ses origines, ce qui l’a conduit lamentablement dans l’errance et, tout récemment, dans une crise de panique. À mon sens, à moins d’être soumis à un électrochoc qui devra être administré par la base du parti, il risque de succomber à ses maux !

J’ai cru longtemps que le PQ représentait le véhicule privilégié pour nous permettre d’accéder à notre indépendance. Récemment, devant les signes dépressifs manifestes dont il a fait preuve, j’ai penché vers une coalition des forces indépendantistes, y compris le PQ s’il arrive à se débarrasser du cancer de l’âme qui le tenaille ! Toutefois, dans l’hypothèse où il n’y parvient pas et qu’il représente, à mes yeux, le noyau autour duquel devrait se former le regroupement, je devrai, comme bien d’autres, zieuter vers d’autres horizons et quitter mon nid de coalition pour me diriger vers d’autres terres, à savoir là où les cieux sont favorables à la création d’un nouveau parti indépendantiste !

vigile.net tribune libre 17 juillet 2011



La seconde alternative de René Lévesque

15 juillet 2011

En 1966, juste avant la chute du gouvernement Lesage aux mains de Daniel Johnson, René Lévesque, alors ministre dans le gouvernement libéral, laisse déjà percevoir dans ses propos des intérêts pour « cette floraison bigarrée que les années ’60 avaient fait surgir d’un sol qui n’avait jamais été remué… Dès ’64, je retrouve en effet cette attitude écartelée dans une légende qu’on avait mise au bas d’une photo me montrant avec des étudiants du collège Sainte-Marie : « M. Lévesque (leur) a affirmé qu’une seule alternative s’offrait au Québec qui étouffe dans les cadres actuels de la Confédération : ou bien le Québec devient un État associé doté d’un statut vraiment spécial, ou bien le Québec se séparera. La deuxième solution, selon le ministre, ne devant être concrétisée que si preuve est faite que la première est irréalisable. »
René Lévesque-Attendez que je me rappelle… ; Québec/Amérique, 1986, p.268

Nul besoin de vous rappeler les circonstances qui ont donné naissance au Parti québécois. Toutefois, le concept de la souveraineté-association émanant du fondateur du MSA, René Lévesque, constitue la pierre angulaire des origines du PQ. Personne ne mettra en doute l’intelligence de René Lévesque pas plus que sons sens inné de la stratégie. Au moment de la création du Mouvement souveraineté-association, M. Lévesque savait très bien que le Québec « étouffait » dans les cadres de la Confédération, mais ils pressentait probablement, en bon stratège, que la séparation recevrait une fin de non-recevoir de la part de la population, compte tenu de son caractère draconien. C’est pourquoi, à mon avis, il préféra y aller par étapes, conservant sa dernière carte, soit l’indépendance, dans le cas où la première stratégie s’avérait « irréalisable ».

J’ai écrit plusieurs articles, sur cette tribune, tournant autour du fait qu’il fallait « remettre à la une » le rêve de René Lévesque. Depuis lors, j’ai été à même de constater que la première stratégie a échoué. À partir de ce constat, il m’apparaît que nous devons maintenant « mettre à la une » la seconde alternative de René Lévesque, soit celle de mettre tout en œuvre pour accéder à notre indépendance, en un mot, faire du Québec un État souverain !

Quant au véhicule à utiliser pour y parvenir, j’ai déjà fait mon nid à cet effet en proposant une coalition de partis dans un article publié sur cette tribune le 8 juillet. En ralliant toutes les forces indépendantistes autour du projet de pays, je crois que nous arriverons à réaliser le véritable rêve de René Lévesque ! Après tout, n’est-ce pas ce que M. Lévesque a fait en ralliant des partis autour de son projet initial au moment de la création du PQ ?

vigile.net tribune libre 15 juillet 2011


 

Un alpiniste québécois défie la « règle »

14 juillet 2011

En portant secours à un porteur pakistanais le 4 juillet à 5500 m d’altitude dans le massif Karakoram, à la frontière sino-pakistanaise dans l’Himalaya, l’alpiniste québécois Louis Rousseau a défié la règle non dite à l’effet qu’il ne faut pas se soucier de secourir les porteurs, sous prétexte que les sauvetages en haute altitude sont trop dangereux et qu’ils mettent en péril le succès des expéditions.

Depuis quand le statut d’une personne en danger de mort doit-il intervenir dans l’urgence des secours à lui envoyer? Comment auraient réagi les porteurs pakistanais qui ont refusé de porter secours à un de leurs confrères si la personne souffrant gravement du mal d’altitude comme ce porteur avait été un alpiniste?

De sérieuses questions qui devraient être posées à ces porteurs irresponsables et aux nombreux autres qui obéissent possiblement à la même « règle » si nous voulons éviter de telles attitudes inacceptables qui, en plus de causer la mort d’un homme, auraient laissé, dans le cas présent, six enfants orphelins!

cyberpresse.ca 14 juillet 2011
quebechebdo 19 juillet 2011

Les leçons de l’histoire

14 juillet 2011

Il arrive parfois, dans l’histoire d’un peuple, qu’il doive faire une pause et se retourner vers les idées qui ont été gravées dans les ouvrages écrits par ceux et celles qui ont vécu cette histoire. Parmi ceux-ci, Pierre Bourgault représente sans aucun doute l’un des plus fervents défenseurs de l’indépendance du Québec. Aussi ai-je senti le besoin, au milieu de toutes les interrogations qui m’habitent, de faire ce retour aux sources en me replongeant dans son livre intitulé « Maintenant ou jamais ! », publié chez Stanké en 1990.

D’entrée de jeu, Bourgault explique en ces termes les raisons qui, selon lui, ont conduit à l’échec du référendum de 1980 :

« Dans les années soixante-dix, nous nous sommes emmêlés dans des stratégies compliquées et souvent contradictoires. Les stratégies étaient devenues l’objectif plutôt que le moyen…Elles servaient trop souvent de prétexte à nos atermoiements et à nos tergiversations…À tel point que nous avions fini par oublier le but que nous nous étions fixé… »

Par contre, cinq ans avant le référendum de 1995, Bourgault est convaincu que le Québec a un rendez-vous avec l’histoire pour autant que les acteurs de la cause souverainiste gardent constamment à l’esprit leur objectif et qu’ils le rappellent sans cesse à tous ceux et celles qui veulent bien les entendre. Et, insiste Bourgault, « cet objectif est le même depuis plus de 30 ans, c’est l’indépendance du Québec. »

Quelles sont les raisons qui, selon Pierre Bourgault, convergent vers l’occurrence d’une victoire du oui en 1995 ?

« Dans l’histoire, les choses arrivent quand il y a conjonction entre les acteurs et les mouvements… Les acteurs, bien qu’éparpillés, sont plus nombreux que jamais et il s’en faudrait de peu pour qu’ils se rassemblent au sein d’une organisation puissante. Le mouvement est palpable jusque dans la rue. Les sondages nous répètent à l’envi que le peuple bouge et qu’il va dans le sens que nous souhaitons. Il semble donc qu’il y a conjonction entre les acteurs et le mouvement. »

À mon sens, deux constats se dégagent des réflexions de Pierre Bourgault : d’abord, le fait que les « stratégies compliquées » des acteurs souverainistes d’aujourd’hui, comme dans les années soixante-dix, deviennent souvent « l’objectif plutôt que le moyen », ensuite, qu’il doit y avoir « conjonction entre les acteurs et le mouvement » pour aspirer accéder à notre indépendance.

En résumé, la leçon de Pierre Bourgault est claire : il faut mettre le cap sur l’indépendance autour d’acteurs convaincus qui réussiront à créer le mouvement nécessaire pour arriver au grand jour ! Saurons-nous tirer profit des leçons de l’histoire ?

vigile.net tribune libre 14 juillet 2011



Le français comme véhicule de fierté nationale

11 juillet 2011

Deux articles, parus récemment, l’un dans Le Devoir du 9 juillet à la chronique « Opinion », l’autre sur la tribune libre de Vigile le 8 juillet, ont suscité en moi un mélange de fierté d’une part et de colère d’autre part. Le premier, intitulé « Le français au Québec- La langue fait-elle encore réagir ? », signé par Sabrina Plante, étudiante à la maîtrise en études politiques appliquées, nous présente une jeune Québécoise, dont la ferveur contagieuse pour la défense de la langue française m’a atteint dans mes racines, le second, signé par Ougho sur cette tribune sous le titre « Mouawad, les Français et l’avenir du Québec », fait allusion au texte du blogueur Patrick Lagacé qui relate une entrevue qu’aurait accordée Wajdi Mouawad aux médias français et dans laquelle il aurait raillé sans réserve la qualité du français parlé au Québec.

Pour illustrer mon propos, je vous cite un extrait de chacun de ces articles :

« Certains diront que la langue ne mobilise plus comme avant, que la question linguistique n’a plus raison de semer des bouleversements, que la population, enclavée dans une mondialisation où l’anglais apparaît indispensable, est passée à autre chose.

Pourtant, il serait impropre de proclamer d’emblée la fin du combat en faveur de la langue française. Comment alors témoigner de la continuité de l’existence de mouvements de longue date voués à la sauvegarde linguistique, tels le mouvement Impératif français ou le Mouvement estrien pour le français ? Ou de rendre compte de la multiplication, au cours des dernières années, de groupes régionaux dédiés à la question linguistique tels, notamment, les mouvements Montréal, Montérégie et Laval français desquels, justement, en est venu à faire revivre le mouvement Québec français ?…

Les moyens et les raisons de se battre pour la langue prennent aujourd’hui un angle distinct par rapport aux combats linguistiques passés, mais l’objectif fondamental reste le même : nous voulons exister. La langue française nous parle. C’est l’émoi d’un peuple qui se cherche encore. C’est la force impétueuse d’un chant, c’est toute la lyre d’un texte. C’est un million de petites choses qui font qu’ici est incomparable à ailleurs. Le Québec se doit de prendre part au monde, mais il ne pourra le faire qu’en restant authentique. Chaque langue de cette planète constitue un apport incommensurable à l’humanité. Chacune d’entre elles, par ses mots, ses expressions, évoque et témoigne d’une façon distincte de concevoir et de vivre cette humanité.

Le combat linguistique est pertinent aujourd’hui, tout comme il l’était il y a quelques décennies, comme il le sera encore dans plusieurs autres années. Jamais nous ne pourrons dire avoir gagné, toujours nous devrons défendre nos barricades dans cette lutte à forces inégales. La langue fait encore réagir, elle le doit encore, elle le devra toujours. »

« Wajdi Mouawad insiste pour dire qu’il n’a jamais pu s’intégrer aux Québécois à cause de leur « langue primitive » et leur manque de rigueur intellectuelle…Naturellement, l’article a glissé vers le blogue, puis devint pâture au commentaire populaire. On y retrouve les honteux de la langue québécoise et les fiers de notre dialecte, présenté comme aussi distinct que celui des Acadiens, des Bretons, des Schtis ou de Pagnol… Il y a aussi cette particularité des Québécois, parfois dits sous éduqués en tant que minorité au Canada, d’utiliser différents niveaux de langage, selon les gens qu’ils fréquentent. Bien sûr, en certains milieux, nous en sommes restés à une langue tellement proche de celle de Louis XIV que les Français doivent se remettre un moment du choc avant d’accepter de nous côtoyer au quotidien.  »

Afin de me libérer les esprits de ce dernier ramassis d’invectives injurieuses envers notre langue franco-québécoise, je répondrai que la langue de chez nous n’a rien de « primitive » mais qu’au contraire, elle dégage une vigueur à l’image de ceux qui la parlent et qui la perpétuent depuis des siècles. J’ai toujours été horripilé par ce type d’attaques méprisantes envers notre langue qualifiée bassement de « dialecte » ! Enfin, si certains Français « doivent se remettre un moment du choc avant d’accepter de nous côtoyer au quotidien », je leur réponds de s’épargner ce « choc » et de rester « gentiment » dans leurs terres !

Voilà… ça m’a fait du bien ! Maintenant, je suis plus calme et je peux passer au premier extrait de texte cité au début de mon article, soit celui de Mme Plante que je qualifierais d’hymne à la défense de notre langue maternelle…un petit bijou ressorti de l’écrin de nos origines et qui vient rehausser toute la fierté de le porter ! Une invitation à remettre à la une notre langue maternelle sur toutes le tribunes où il est question de notre accession à l’indépendance, une exhortation à utiliser le français comme véhicule de fierté nationale que nous devons protéger et conserver tel un précieux souvenir de famille hérité de nos ancêtres !

vigile.net tribune libre 11 juillet 2011

 



Une coalition de partis

8 juillet 2011

Mes derniers articles sur la tribune libre de Vigile pouvaient donner l’impression que je jetais mon venin sur le Parti québécois et son chef et que la polémique l’emportait sur les idées et les pistes de solutions. En fait, j’avais besoin de faire sortir « le méchant » pour faire ressurgir « le bon » ! Je devais susciter des réactions, autant de ma part que des autres intervenants intéressés à la cause de l’indépendance du Québec.

J’ai ainsi pu cheminer des différentes stratégies empruntées par le PQ depuis sa fondation jusqu’à l’idée d’une coalition des forces indépendantistes. Tout au cours de ce chemin, je vivais une certaine résistance, voire même un certain tiraillement, autour de l’idée d’abandonner le bercail péquiste où mon éveil indépendantiste était né et avait grandi. Compte tenu que je suis d’abord un homme d’actions, les longues années de tergiversations autour du projet de pays m’ont conduit à des réactions d’exaspération qui ont pu ressortir au cours de mes derniers articles sous le vocable des « pressés » !

Toutefois, malgré mon petit côté « pressé », j’ai surtout un côté bâtisseur et même, aux dires des gens qui me côtoient, rassembleur. Même si j’ai besoin de confronter les idées avant de « me faire une tête » sur les pistes de solutions à envisager pour résoudre mon problème, je finis toujours par arriver à proposer des avenues.

J’en suis rendu là…et c’est cet extrait de l’article de Sylvain Meunier paru sur cette tribune le 7 juillet 2011 sous le titre « Indépendance du Québec » qui m’a convaincu :

 « Voici comment je vois l’idée, les différents partis choisissent l’élite de leurs éléments et ils se partagent les 125 circonscriptions du Québec. Ainsi, moins de dépenses car moins de députés, premier avantage. Ils s’assoient à une table et se concertent sur un programme de parti, dont l’indépendance serait au cœur du dit programme. Nous pourrions par le fait même trier les pommes des tomates, ceux et celles qui désirent vraiment accéder à l’indépendance et les autres, opportunistes et désireux de pouvoir, deuxième avantage. De cette façon, un vote pour l’indépendance ne serait pas annulé par un autre similaire, ce qui pourrait fort bien faire la différence aux prochaines élections provinciales. »

Avant d’en arriver à proposer cette solution, je voyais difficilement la possibilité de voir une coalition de citoyens s’engager dans un processus d’accession à notre indépendance. Ce qui me rassure dans la suggestion de M. Meunier, c’est que la coalition qu’il propose repose sur des éléments de partis déjà existants. En ce sens, cette avenue rallie expérience et crédibilité, deux facteurs déterminants pour augmenter les chances de réussite du projet. De surcroît, cette formule ne renie aucun parti et permet à chacun d’eux de maintenir sa légitimité.

Maintenant que le polémiste a bousculé « ses idées » pour parvenir à se faire « une idée », il voit beaucoup plus clair et fait le saut vers une coalition de partis avec ceux qui ont le goût de « se serrer les coudes tous ensemble et régler une fois pour toutes la question », pour répondre ainsi à l’invitation de Sylvain Meunier.

vigile.net tribune libre 8 juillet 2011

Commentaire:

"Je crois depuis longtemps que le secret de la réussite réside dans une coalition de partis voulant faire du Québec un pays. Bravo M. Marineau."

vigile.net tribune libre 8 juillet 2011 

Prisonnier de sa folie meurtrière

8 juillet 2011

Le verdict rendu contre Guy Turcotte soulève l’indignation et la colère de la part du public. Dans le conscient collectif, un crime d’une telle cruauté est inacceptable et doit être puni sévèrement et de façon exemplaire. La justice ne peut octroyer un passeport pour la liberté à ce père qui a assassiné froidement ses deux enfants simplement sous prétexte qu’il a été victime d’un élan de folie passagère.

Sans vouloir minimiser l’atrocité d’un crime aussi odieux ni justifier le comportement inhumain de Guy Turcotte, je suis convaincu que cet homme est condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité dans son propre corps où il demeurera à jamais prisonnier de sa folie meurtrière.

cyberpresse.ca 8 juillet 2011 « Vos réactions au verdict de non responsabilité criminelle du Dr Guy Turcotte »
quebechebdo 19 juillet 2011

Plus ça change, plus c’est pareil!

7 juillet 2011

En descendant la page de la tribune libre de Vigile ce matin, je suis arrivé aux articles publiés « il y a un an, deux ans »…jusqu’à « il y a quatre ans », et le titre d’un article a attiré mon attention, soit « Pour en finir avec le PQ », signé par Christian Archambault et publié sur cette tribune le 6 juillet 2007. En voici le contenu :

« Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a berné les citoyens du Québec avec ses pseudos politiques nationalistes et indépendantistes.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a joué à faire semblant d’être l’émancipateur du Québec.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a évité de parler et d’expliquer les conséquences des évènements déterminants de notre histoire.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a refusé de parler des conséquences négatives de 247 ans de colonialisme sur la psychologie du peuple québécois.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois essaie de nous conduire dans la gueule du loup en refusant d’admettre que nous devions avoir les moyens de défendre l’intégrité du territoire du Québec et par conséquent, nos droits fondamentaux.

Depuis trop longtemps, nous avons laissé croire au Parti Québécois qu’il détenait le monopole de l’accès à l’indépendance nationale. Tout ceci doit finir ici et maintenant ! »

Pour en connaître davantage sur l’auteur de cet article, je me suis rendu dans la rubrique « Auteurs » pour constater que M. Archambault n’avait publié qu’un autre article sur ce site, soit le 28 juin 2007, sous le titre « Pauline et ses fleurs fanées » :

« Que Pauline Maurois puisse admettre qu’il n’y aura pas d’échéancier référendaire en soi n’est pas si étonnant que cela puisque nous sommes habitués depuis longtemps aux tergiversations sans fin du PQ vis-à-vis des modalités de l’indépendance nationale.

Ce qui est plus grave dans ce cas-ci, c’est qu’elle puisse dire sans sourciller, comme elle l’a fait hier soir, que l’indépendance, ce n’est pas réellement important !!!

Pauvre Pauline, elle aurait peut-être mieux fait de rester chez elle avec ses petites fleurs et, entre deux séances de jardinage, en profiter pour relire Portrait du colonisé en admettant qu’elle puisse l’avoir déjà lu dans une époque bien lointaine. »

Ces articles ont été écrits il y a quatre ans et ont reçu 546 visiteurs ! Ils pourraient paraître aujourd’hui sur le site de Vigile et ils seraient toujours d’actualité ! Et dire que certains commentaires continuent d’affirmer qu’il faut ralentir les élans des « pressés » !

vigile.net tribune libre 7 juillet 2011  

Le mot de la fin

6 juillet 2011

Le verdict de non-responsabilité criminelle du meurtre de ses deux enfants envers Guy Turcotte suscite, à juste titre, des réactions émotives de révolte envers notre système judiciaire.

Comment un père, après avoir raconté à la cour dans les moindres détails les circonstances atroces dans lesquelles il a poignardé ses enfants, peut-il s’en tirer avec un tel verdict? Pourtant, après douze semaines d’un procès extrêmement médiatisé et six jours de délibération, les onze jurés en sont arrivés à la conclusion que Guy Turcotte n’était pas en possession de tous ses moyens lorsqu’il a posé ce geste insensé.

Toutefois, au-delà des sentiments de colère que nous pouvons ressentir à l’endroit d’un tel verdict, je crois que nous devons nous tourner vers les séquelles profondes qui marqueront à jamais les proches des familles éprouvées.

Et, par-dessus tout, j’aimerais laisser le mot de la fin à Isabelle Gaston, la mère d’Olivier et d’Anne-Sophie, lorsqu’elle a déclaré, au sortir de la cour, que les adultes, en aucune circonstance, n’ont un droit de vie ou de mort sur les enfants et que, peu importe le verdict qui serait tombé sur son ex-conjoint, il ne lui aurait pas fait retrouver ses enfants.

cyberpresse.ca 7 juillet 2011
quebechebdo 19 juillet 2011